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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 22:02

Failles, crevasses, voûtes et cavités diverses ...

Tel était le paysage proposé ce jeudi, par Plongée Passion Carry.

Sur la Côte Bleue, face à Marseille, l'Arche de Moulon, réserve bien des surprises à qui sait simplement ouvrir les yeux : langoustes nombreuses mais craintives, mérous furtifs, congres timides, chapon volant, anémone alice, flabellines et autres petites choses.

Ici, ce qui frappe, dès l'entrée dans le secteur des failles, c'est l'omniprésence des gorgones. Les rouges, tout d'abord, qui apparaissent des 17 mètres de profondeur, et qui ornent les parois rocheuses jusqu'au sable à 35 mètres. Mais aussi les jaunes qui n'ont rien à envier à leurs cousines, ni leur profusion, ni leur éclat, ni leur taille. Le mélange des deux espèces est un régal pour les yeux.

Les gorgones laissent malgré tout encore un peu de place pour les autres cnidaires. Sous les voûtes, se sont aisément développés parazoanthus, coraux rouges et alcyonnaires.

Dans toute cette multitude de branches rouges, j'ai vainement cherché mon échinoderme préféré, le gorgonocéphale.

Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 18:47

Retrouver le goût des plongées sans prétention.

Basiques, classiques, tranquilles.

A nouveau prendre le temps d’observer les brins de corail rouge ou les massifs de gorgones (même sans gorgonocéphale emberlificoté !)

Simplement se contenter de croiser les regards des habitants des lieux : mérous, murènes, congres, chapons, langoustes, lièvres, mostelles, poulpes, barracudas …

PLONGER … simplement !

Ca y est !

Digestion post-Guadalupe effectuée.

Par une extraordinaire journée, chaude et ensoleillée (encore une !), il a suffit de deux immersions de 52 et 55 minutes à 38 et 25 mètres pour me réconcilier avec Mare Nostrum. Les Moyades, un classique parmi les grands classiques, puis la Pierre de Briançon ont été nos terrains de jeu de ce samedi 10 septembre.

les Moyades de Mer, Marseille
les Moyades de Mer, Marseille
les Moyades de Mer, Marseille
les Moyades de Mer, Marseille
les Moyades de Mer, Marseille
les Moyades de Mer, Marseille
les Moyades de Mer, Marseille
les Moyades de Mer, Marseille
les Moyades de Mer, Marseille
les Moyades de Mer, Marseille
les Moyades de Mer, Marseille
les Moyades de Mer, Marseille
les Moyades de Mer, Marseille
les Moyades de Mer, Marseille
les Moyades de Mer, Marseille

les Moyades de Mer, Marseille

la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille

la Pierre de Briançon, Marseille

8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 18:38

Cela faisait un petit moment que je souhaitais replonger sur le Liban.

La faute à un plongeur marseillais, que je nommerai KB (et qui se reconnaîtra), qui a fait tourner sur les réseaux sociaux une magnifique photo des lieux. Je voulais retrouver le point de vue original.

Ce fut chose faite samedi dernier. Après la plongée sur Plane et la collection de gorgonocéphales, c’est sur les Farillons et sa célèbre épave qu’était programmée la deuxième plongée du jour.

En fonction des 44 mètres et des quelques minutes de paliers du matin, il était décidé de ne pas traîner au fond, et de se concentrer sur l’avant des vestiges, à 33 mètres, pour remonter vers l’arche des Farillons et passer quelques minutes parmi les sars, sur le tombant de gorgones rouges.

Comme à l’accoutumée, descente à la bouée et arrivée sur le secteur des chaudières, toujours là. Un petit tour sur les structures, pour enfin s’approcher de la partie avant du bateau, sur le bossoir joliment orné de gorgones rouges et jaunes. Et si je me souviens bien, l’un des rares endroits du Liban où se sont fixées les gorgones rouges.

Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016

Après avoir enfin réalisé le cliché souhaité, direction la proue, qui fait toujours bonne figure, et sa silhouette particulière : étrave écrasée et bossoirs orientés tribord.

Sans trop nous attarder, nous regagnons ensuite la roche pour remonter vers la grande arche, le tombant aux gorgones et sa flopée de sars et castagnoles.

Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 16:26

Ceux qui me suivent régulièrement connaissent mon amour immodéré pour Astrospartus.

Après quasiment onze mois sans plonger, suite au séjour à Guadalupe pour le Grand Requin Blanc, et la longue digestion qui suivit, je retrempais hier mes palmes (et tout le reste) dans les eaux méditerranéennes.

C’est sur l’Ile Plane à Marseille que je goûtais, à nouveau, aux plaisirs de la plongée pépère.

J‘avais averti mes binômes du jour qu’il s’agissait d’une plongée de réadaptation, et que la profondeur n’était pas forcément le but recherché. Je descendrais bien à 30 mètres, et plus loin si je m’en sentais capable, et si l’envie m’en prenait.

Las, dès le premier gorgonocéphale aperçu, les trente mètres étaient dépassés. Mais celui-ci n’était pas là en solitaire. Nous sommes tombés sur un vrai nid d’Astrospartus. Chaque massif de gorgones rouges en supportait un ou deux, voire plus. Et je me suis vite retrouvé à 44 mètres, sur le sable pour tenter un comptage des individus : après vingt, j’ai arrêté !

Malgré un souci avec mon flash déporté, j’ai tout de même pu remonter quelques clichés, livrés ci-dessous.

GORGO A GOGO !
GORGO A GOGO !
GORGO A GOGO !
GORGO A GOGO !
GORGO A GOGO !
GORGO A GOGO !
GORGO A GOGO !
GORGO A GOGO !
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GORGO A GOGO !
GORGO A GOGO !
GORGO A GOGO !
GORGO A GOGO !

BLOC-Notes :

Pour en savoir plus sur Astrospartus Mediterraneus

4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 21:02

Située à l'extrême sud-ouest des Etats-Unis, la ville de San Diego est limitée au sud par la frontière mexicaine et au nord par la mégalopole des Anges, Los Angeles. A l'est, collines puis désert ...

San Diego semble définitivement tournée vers la mer.

Ci-dessous , un florilège des clichés "maritimes" rapportés de là-bas.

San Diego Airport, Point Loma (Shelter Island), Seaport, Downtown, les plages, La Jolla Cove, Old Town, USS Midway Museum, Maritime Museum ("Star of India", caravelle "San Salvador", sous-marin soviétique, "Surprise", sous-marin américain )
San Diego Airport, Point Loma (Shelter Island), Seaport, Downtown, les plages, La Jolla Cove, Old Town, USS Midway Museum, Maritime Museum ("Star of India", caravelle "San Salvador", sous-marin soviétique, "Surprise", sous-marin américain )
San Diego Airport, Point Loma (Shelter Island), Seaport, Downtown, les plages, La Jolla Cove, Old Town, USS Midway Museum, Maritime Museum ("Star of India", caravelle "San Salvador", sous-marin soviétique, "Surprise", sous-marin américain )
San Diego Airport, Point Loma (Shelter Island), Seaport, Downtown, les plages, La Jolla Cove, Old Town, USS Midway Museum, Maritime Museum ("Star of India", caravelle "San Salvador", sous-marin soviétique, "Surprise", sous-marin américain )
San Diego Airport, Point Loma (Shelter Island), Seaport, Downtown, les plages, La Jolla Cove, Old Town, USS Midway Museum, Maritime Museum ("Star of India", caravelle "San Salvador", sous-marin soviétique, "Surprise", sous-marin américain )
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San Diego Airport, Point Loma (Shelter Island), Seaport, Downtown, les plages, La Jolla Cove, Old Town, USS Midway Museum, Maritime Museum ("Star of India", caravelle "San Salvador", sous-marin soviétique, "Surprise", sous-marin américain )
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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 18:12
GUADALUPE : a French film-maker aboard the Nautilus Explorer

Et dire que cette aventure avait bien mal débuté !

En effet, à notre arrivée à l’aéroport de San Diego (Cal, USA), nous avons vainement attendu le quatrième bagage. S’il ne s’était agi que de mes tee-shirts ou de la trousse de toilette de Pat-Sharky …

Malheureusement, Air-One voyait son projet de filmer toute notre expédition prendre un coup dans l’aile, tous ses câbles de recharge de batterie se trouvant dans ce fameux bagage manquant. Un gros coup de stress qui dura toute la journée du lendemain, jusqu’au moment du départ pour le Mexique. Quelques minutes avant le démarrage du bus qui devait nous mener à Ensenada, port d’attache du Nautilus Explorer, Air-One et Pat-Sharky récupéraient enfin ce bagage que la British Airways avait "oublié" à Heathrow et daigné nous livrer. Et ce après avoir sans cesse harcelé hôtesses et douaniers.

Malgré cette mésaventure, Air-One était parvenu à intérioriser sa colère, ou son inquiétude, durant cette journée de transit, et avait attaqué ses premières séquences sur la Marina de Shelter Island, où otaries, pélicans et autres volatiles faisaient le show.

Shelter Island

Shelter Island

Je ne vais point ici vous (re)relater notre périple, puisque des publications précédentes sur Cedros, San Benito et Guadalupe font déjà mention de (presque) tout ce qu’il y avait à en dire. Et je laisse le soin à mon binôme de vous narrer tout ça à sa façon, avec des images qui bougent.

Air-One s’est lancé depuis quelques années dans la vidéo. Après avoir réalisé quelques petits films sur les épaves de Méditerranée, des Antilles ou de Mer Rouge (où je fais quelques subliminales apparitions), il a, après notre séjour à Cuba et nos plongées dans les Jardins de la Reine en mars 2014, décidé de présenter ses films à divers concours et festivals.

Il est ensuite passé au grand format avec "Lanzarote, la perle noire de l’Atlantique", un film de 26 mn (en concours à Marseille, et récompensé à Belgrade en 2015).

Avec ce voyage lointain et les nombreuses images rapportées, gageons que la durée du film va encore s’allonger. Heureux les Festivaliers de Marseille s’ils ont la chance de le voir sur écran géant, au prochain FMISM.

Je peux d’ores et déjà garantir, sans rien dévoiler du film, qu’aucun animal ne fut maltraité durant le tournage, exceptés les êtres humains : privés de sommeil, mis en cage, alimentés n’importe comment, trempés comme des pois chiches, jetés en pâture aux squales … Et de rajouter qu’Air-One a vraiment donné de sa personne pour satisfaire le public en quête de belles images : il fut grignoté par les otaries, nous l’avons perdu dans les nuages de déjections d’Howard, un superbe mâle Grand Blanc. Rio, un autre mâle omniprésent, a bien failli lui emporter un de ses phares. Mais plus de peur que de mal, il s’en est bien sorti, et j’attends les images de la scène avec impatience.

shark attack

shark attack

En attendant, je vous livre ici, mon "making of" :

GUADALUPE : a French film-maker aboard the Nautilus Explorer
GUADALUPE : a French film-maker aboard the Nautilus Explorer
GUADALUPE : a French film-maker aboard the Nautilus Explorer
GUADALUPE : a French film-maker aboard the Nautilus Explorer
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GUADALUPE : a French film-maker aboard the Nautilus Explorer
GUADALUPE : a French film-maker aboard the Nautilus Explorer
10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 16:59

(info : n'hésitez pas à suivre les liens proposés, vous découvrirez plein de nouvelles photos)

Il est un lieu où il est possible de plonger 45 minutes à 10 mètres, puis d’effectuer un palier de 126 minutes !

Grand requin blanc

Great white shark

Tubarão branco

Tiburon blanco

Weisser hai

Wyssa hai

Vit haj

Sur le Nautilus Explorer, existaient sept différentes façons de nommer l’obscur objet de notre désir, pour qui nous étions venus nous perdre dans ce coin reculé du Pacifique.

GUADALUPE

L’Ile Guadalupe, caillou volcanique de 35 km sur 10, planté dans l’Océan Pacifique à 240 km des côtes mexicaines, fut donc le théâtre de la suite de nos aventures américaines, après les plongées "sea lions" des Iles Cedros et San Benito. Classée Parc National depuis 2003, Isla Guadalupe a vu ses populations d’otaries de Guadalupe et de Californie (Arctocephalus townsendi et Zalophus californianus) augmenter, après 60 ans de chasse commerciale et la quasi disparition de ces deux espèces de cet endroit du Pacifique. Mais ce ne sont pas ces sympathiques pinnipèdes qui nous ont attirés en ces lieux, mais bien le légendaire Grand Requin Blanc (Carcharodon Carcharias), qui tous les ans à la même période, revient marauder dans le secteur.

Comme un symbole, un îlot rocheux en forme d’aileron orne l’extrémité de l’île.

l'Aileron de Guadalupe

l'Aileron de Guadalupe

Entre juillet et novembre, chaque année, les Grands Blancs reviennent de leur périple au milieu du Pacifique, entre Hawaï et Guadalupe. Plusieurs hypothèses existent à propos de ce grand rendez-vous annuel : l’abondance de nourriture bien sûr, les otaries étant un met de choix pour les prédateurs. Mais la raison qui semble l’emporter auprès des scientifiques, serait que Guadalupe est un lieu de reproduction. L’île serait donc un lieu de rencontre, d’où les femelles repartiraient fécondées. Ajoutée à cette concentration de squales, une visibilité exceptionnelle jusque 40 mètres, un bleu profond et lumineux, et vous avez là un lieu idéal pour l’observation des Grands Blancs.

Point de plongée scaphandre à Guadalupe. C’est tout simplement interdit. Ici, seul le "cage diving" est autorisé. Ici, on met l'humain derrière les barreaux. Ceux qui plongent ici en bouteille (ou sans) ont des autorisations particulières (recherches scientifiques, documentaires…). Quoiqu’il en soit, sur le Nautilus Explorer, c’est juste hors de question. Certains par le passé nous avaient avoué avoir monnayé la sortie de la cage, nous avaient montré des photos, mais, en réalité, aucune preuve qu’ils étaient bien sortis. Des sociétés jouent à ce petit jeu du service payant, sous conditions de n’avoir aucune preuve du délit. A leurs risques et périls.

Avec mes binômes Air-One et Pat-Sharky, c’est début octobre que nous avions choisi pour ce voyage. Entre juillet et septembre, les requins sont certes plus nombreux mais de taille raisonnable. Entre septembre et novembre, les conditions sont un peu moins bonnes, mais les plus imposants arrivent.

Le Nautilus Explorer propose une organisation bien rôdée : 24 plongeurs, divisés en quatre groupes de six. Quatre cages : deux qui descendent toutes les 45 minutes à 10 mètres, une adossée au bateau qui descend à 3 mètres, et la dernière qui descend à 6 mètres, et à laquelle on accède par une échelle sécurisée. Ces deux dernières sont en accès libre, mais limitées à trois plongeurs. Chaque groupe de trois paires descend tour à tour dans les "30 feet cages" pour 2 ou 4 personnes, trois fois par jour. Ainsi chaque duo profite de la cage à deux une fois par jour, elle est certes plus petite, mais on s’y bouscule beaucoup moins. Les deux cages dites profondes accueillent chacune un divemaster, qui va gérer descente, remontée, divers substances appétissantes, et certains comportements déviants.

Alors que l’équipage s’affairait à descendre les quatre cages dans l’eau, nous reçûmes la visite des gardiens de la Réserve, accompagnés de militaires, venus vérifier les autorisations, et rappeler les règles de savoir-vivre à Guadalupe. Par ailleurs, loin de cette agitation, deux baleines à bosse faisaient leur apparition à quelques encablures.

GUADALUPE

Les consignes dans les cages sont simples : photographes et vidéastes, tout le monde donc, sont priés de garder les coudes sur le bord de la cage quand ils sortent leurs appareils. Toutes ces consignes ont été respectées … vingt minutes. Après ce fut "freestyle" : les coudes dehors, les bras dehors, la tête dehors, le torse dehors. Si on avait pu s’attacher une jambe à la cage et sortir tout le reste …

GUADALUPE

Dès notre première immersion à 6 mètres en "free access", alors que les "deep cages" effectuaient leur voyage inaugural, un premier Grand Blanc faisait son apparition. L’émotion était à son comble, nous avions traversé la moitié de la planète pour lui ! Et il ne fut pas avare en passages. Puis espérant toujours un peu plus, nous attendions avec impatience notre tour de "profonde", ayant bien vite remarqué que les squales tournent surtout autour des cages les plus basses, même s’ils ne rechignent pas à remonter sous le bateau, offrant de magnifiques points de vue à tous les photographes.

Les cages en accès libre avaient leur intérêt bien sûr, mais aussi beaucoup d’inconvénients : selon le courant, on s’y prenait toutes les bulles qui venaient d’en dessous, pour une plongée-champagne des plus exceptionnelles.

GUADALUPE

Et pour la cage à 0-3 mètres, mieux valait enfiler un casque, car arrimée directement au bateau, elle subissait tous les soubresauts provoqués par le ressac, et les pertes d’équilibre étaient chose courante.

Partis du bon pied avec ce premier requin, l’espoir d’en voir plus et de plus près nous fit vite oublier que le requin est libre, et qu’il ne se commande pas. "That’s nature !" dixit Captain Stefan. Du coup, par défaut, nous nous focalisions sur les nombreuses carangues et les quelques thons qui sont les véritables habitants des lieux. Parfois même, je me surprenais à observer les cténaires, ceintures de Vénus et groseilles de mer, et les petites méduses de passage. Durant le séjour, le spectacle alla crescendo, démarrant doucement, un requin par ci un requin par là, pour terminer en apothéose les deux derniers jours, avec l’apparition du célèbre Bruce (le plus grand mâle connu), qui nous gratifia d'incessants passages de tous côtés, dessous, dessus, à ras des cages … Sûr qu’il nous aurait rejoints s’il avait pu se faufiler dans la cage. Un vrai festival !

Bruce #007

Bruce #007

Grâce au "catalogue" où sont répertoriés 170 squales, nous avons pu confirmer la présence de Rio #82 qui arbore de belles taches noires au-dessus de la machoire, Howard #73 à l'aileron crénelé, El Diablo #99 reconnaissable à son museau abîmé et sa cicatrice à tribord, Bella #36 grosse femelle bien abîmée par la vie, et enfin Bruce #007, ainsi que celle d’un mâle encore inconnu dès la première plongée. Nous reçûmes aussi la visite d’autres individus, mais aucune photo ne nous permit de les identifier clairement. Tous ces requins étaient de très belles bêtes, mesurant toutes entre quinze et vingt pieds (soit 4.50-6 mètres).

El Diablo #99

El Diablo #99

Bien sûr, tous ces squales ne viennent pas vers nous pour nos beaux yeux. D’autant plus que nous n’étions pas seuls sur la zone. Il y avait en permanence au moins quatre bateaux, à distance raisonnable, qui se disputaient les faveurs des seigneurs de la mer. La technique de l’appâtage est utilisée pour stimuler l’appétit des requins. En premier lieu, un mélange de sang , d'eau et de petits morceaux de thon est déversé dans l’eau, loin de la technique du "chum" qui consiste à répandre de grandes quantités d'une mixture de sang et d'huile. Puis dans les cages, les divemaster disposent de gros quartiers de thon emballés dans un sac de toile. Pendant chaque session de cage profonde, ce quartier de thon va être mis à mal afin d’attirer les requins opportunistes à l’affût d’une proie facile. Le but n’étant pas de nourrir directement les bêtes (interdit à Guadalupe) mais de les attirer en propageant dans l’eau ces effluves que leur odorat hors normes ne pourra ignorer. D’abord écraser à grands coup de talons, le sac est ensuite ouvert afin de pouvoir déchiqueter le malheureux thon et répandre ainsi de multiples petits morceaux de poisson. Les premiers à se délecter de tout ça, ce sont les gangs de carangues qui patrouillent sans arrêt autour des cages, allant jusqu’à nous priver de belles photos de requins en approche. Le morceau est ensuite attaché à une corde que l’on laisse traîner dans le courant, toujours dans l’espoir de séduire les Grands Blancs. Cela nous a permis de voir que les requins ne se jettent pas comme des furieux sur les appâts, mais tournent autour à plusieurs reprises avant de s’en emparer, si tant est que le divemaster leur en laisse le temps. Et il arrive effectivement que de temps à autre, un requin s’empare du morceau sans espoir qu’il le relâche.

Attack by Rio

Attack by Rio

Cette technique est de plus en plus contestée : elle modifierait le comportement des squales ! Pour ce que nous avons pu en voir, ces appâts ne provoquent pas la frénésie de trente requins blancs se battant pour un bout de thon. De plus, l’équipage n’excite pas les requins à outrance histoire de faire monter l’adrénaline. Les appâts sont utilisés dans la cage, et pas de la surface, pour faire remonter les animaux et offrir de spectaculaires gueules ouvertes (comme il est possible de le voir sur certaines images d’Afrique du Sud ou d’Australie). Affaire à suivre.

Ici, les seuls frénétiques, ce sont les carangues. Et avoir cet amas compact de poissons pouvant dépasser le mètre de longueur, gigotant vigoureusement à portée de masque, peut être très impressionnant. Certaines carangues, poussées par leurs congénères ont même, à plusieurs reprises, traversé la cage en nous passant entre les jambes, ou percuté les dômes et flashs des appareils photos. Elles passaient si près que l’on pouvait distinguer leurs parasites.

lunch time

lunch time

parasites

parasites

GUADALUPE

Durant nos nombreuses et longues immersions, nous avons pu observer plusieurs espèces : grands blancs bien sûr, mais aussi carangues, thons, otaries et même quelques oiseaux.

Absolument pas effrayés par ce qui se passe sous la surface, certains oiseaux plongeaient la tête sous l’eau afin de capter quelques bribes de repas, puis se laissaient flotter au gré du courant, sans peur de se faire "breacher" par un Grand Blanc. De toutes façons, à Guadalupe, les requins ne "breach" pas, ils sont trop gros, aux dires du capitaine. Quelques téméraires otaries ont aussi fait leur apparition à proximité des cages. Par curiosité ou tiraillées par la faim ? Quittant leur plage de cailloux, où elles se confondent avec la roche, elles semblaient n’avoir aucune crainte de se faire happer par un requin de passage.

Alors que les carangues occupaient le devant de notre scène, les thons jaunes (thunnus albacares) patrouillaient au large, comme s’ils ne voulaient pas se mélanger aux grappilleurs. Ils passaient cependant assez près pour révéler certaines blessures.

Quant aux carangues, outre leur appétit insatiable et leur ronde perpétuelle autour des cages, certaines tentaient de suivre les requins pour se frotter à leur queue et se débarrasser de leurs parasites. Parfois, elles se plaçaient dans leur sillage uniquement pour se repaître de leurs déjections. En effet, les Grands Blancs, quand ils avaient à se libérer les intestins, laissaient de longues traînées colorées dignes de la Patrouille de France. Ce qui provoquait, au même titre que le thon déchiqueté, un affolement général.

GUADALUPE

Côté poussées d’adrénaline et séquences chocs, tout le monde a eu sa part : le gros coup de stress quand la cage devient folle, les duos, le face-à-face que tout le monde espère, le vol de sac, le requin qui vient cogner la cage par en-dessous, qui vient se frotter, frôler, qui vient mordre les barreaux de la cage à quelques centimètres des objectifs, qui nous gratifie d’un vol plané au milieu des quatre cages, ou qui s’attaque au quartier de thon à pleines dents avant de le relâcher en ouvrant une gueule immense, quitte à déboîter les phares de la caméra de mon binôme Air-One.

El Diablo, juste avant la morsure

El Diablo, juste avant la morsure

Rio a faim ! Très faim !
Rio a faim ! Très faim !
Rio a faim ! Très faim !
Rio a faim ! Très faim !
Rio a faim ! Très faim !
Rio a faim ! Très faim !
Rio a faim ! Très faim !
Rio a faim ! Très faim !
Rio a faim ! Très faim !
Rio a faim ! Très faim !

Rio a faim ! Très faim !

GUADALUPE

Un moment exceptionnel aussi fut la montée autorisée sur la plateforme supérieure de la cage, uniquement protégé par une chaînette. Avec Air-One en face, dans la cage pour quatre, nous avons vainement attendu qu’un squale monte à notre niveau.

Les remontées sur le bateau furent à chaque fois un véritable spectacle, notamment de la part des Américains, très expressifs et bruyants : on se congratule, on se tape dans la main, on "check", on mime la morsure, le choc, on crie, on rit ; et l’équipage, malgré l’habitude, participe toujours. Mais sans perdre de temps, à la sortie de la cage profonde, on s'engouffre rapidement dans les cages libres, pour faire durer le plaisir, jusqu’à ce que les batteries des appareils crient famine. Pour ma part, mon record sous l’eau se monte à 171 minutes d’affilée, avec 45 minutes en "deep cage" puis 126 minutes dans la cage libre à 6 mètres.

Sur tout le séjour, j’ai passé 26h20 en immersion, pas loin du record du Nautilus Explorer qui se monte, je crois, à près de 30 heures.

cage profonde pour deux, photo Pat Sharky

cage profonde pour deux, photo Pat Sharky

Un regret peut-être, parce qu’il doit toujours y avoir des regrets, ce fut de ne pas avoir reçu la visite de Deep Blue #166, la plus grosse femelle jamais observée sur Guadalupe. Des vidéos de Deep Blue, dont la taille est estimée à 20 pieds (6.09 mètres) et l’âge à 50 ans, sont disponibles sur la page facebook du biologiste marin mexicain Mauricio Hoyos Padilla, en charge des requins de la Réserve (vidéo 1, vidéo 2, vidéo3). Il s’en est fallu de peu que Mauricio ne vienne nous rendre visite à bord du Nautilus Explorer, pour voir l’un de ses amis mexicains, un des "cage diver".

Depuis 2015, le biologiste et son association Pelagios-Kakunjá récoltent des dons pour sécuriser les endroits où les requins femelles mettent bas, en les taguant en vue de créer une base de données permettant de développer de nouvelles stratégies de conservation près des côtes de l'île de Guadalupe.
Parallèlement, en 2016, un programme d'aide à la recherche scientifique a débuté dans l'Archipel des Revillagigedo (dont l’île la plus connue est Socorro) en collaboration avec l'association Shark Mission France, afin de marquer, répertorier, mieux connaitre et ainsi protéger les nombreuses espèces de requins peuplant ses eaux.

New York est dans la place

New York est dans la place

Bruce #007

Bruce #007

Howard #73

Howard #73

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coming soon ...

GUADALUPE
11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 11:23

San Martin : la forêt rescapée

(n'hésitez pas à cliquer sur les liens proposés, vous découvrirez plein de nouvelles photos

Après cinq journées sur l’île de Guadalupe et moultes heures passées à observer les Grands Blancs (séjour qui fera l’objet d’un autre post), afin de couper le voyage de retour vers Ensenada, Captain Stefan nous proposait de plonger sur l’île San Martin. Après avoir voyagé toute la nuit, le Nautilus Explorer jetait l’ancre prés de l’îlot. L’intérêt de venir ici fut d’y découvrir une forêt de kelps géants, encore peu exploitée. Malgré la présence de pêcheurs/cueilleurs, le site reste très fourni.

Dès notre immersion, nous vîmes que la visi n’était pas au top. L’eau était trouble, limite laiteuse. Le ressac n’arrangeait pas les choses. Je doute d’ailleurs que l’on puisse avoir une bonne visi en ces lieux.

Le site offre une ambiance très particulière. Les kelps géants et les kelps à flotteurs (bull kelp), deux espèces différentes, s’entremêlent pour former une forêt dense, où l’on peut se perdre facilement. Nous n’y avons pas observé d’otaries, mais je subodore qu’elles, elles nous ont vus.

forêt inextricable

forêt inextricable

Pas aisé de déambuler dans ce dédale, sans se prendre les palmes, les flexibles ou tout autre ustensile dans les "feuillages". De plus, emportés par le courant, nous éprouvions les pires difficultés pour éviter le piège. Et garder son binôme à ses côtés s’avérait également compliqué.

D’ailleurs, les habitants des lieux ne s’en sortaient pas mieux que nous : une maman otarie y aurait perdu ses petits.

Malgré ces difficultés, le kelp restait très photogénique et proposait aux amateurs de véritables œuvres d’art.

kelp artistique

kelp artistique

De plus, le soleil, perçant l’épaisseur végétale, offrait de fabuleux jeux de lumières.

Quelques curiosités aussi agrémentèrent la plongée, notamment ces pierres qui semblaient en lévitation, soulevées par la légèreté du kelp qui s’en servait comme support.

Outre la énième raie guitare, il a été possible d’observer la faune locale, cette forêt étant très riche en biodiversité : bars, Garibaldi, bancs de poissons inconnus, anémones ou simples mollusques accrochés au kelp. Le plus surprenant fut sans doute ce cormoran plongeant à plus de 15 mètres, qui me surprit par sa soudaine apparition. Je compris ce que c’était lorsqu’il remonta en agitant ses ailes, pour s'évanouir dans le contre-jour. Je me retournai vers ma palanquée pour leur en faire part, mais ils crurent que je leur signalais la présence d’une raie manta. Avoir mimé la forme d’un bec ne suffit pas à leur faire comprendre de quoi il s’agissait, et le battement des ailes d’ajouter à la confusion.

Bien sûr … une raie manta au milieu du kelp !

La deuxième plongée ne connut pas de meilleures conditions : la visibilité restait médiocre, le ressac se renforçait, multipliant les particules en suspension. Je quittai délibérément le groupe, suivant une raie guitare, encore une, pour vivre à nouveau l’expérience de la plongée solo. Il y avait tellement de remous que des bouts de kelp gisaient ça et là. Idéal pour s’y empêtrer !

C’est d’ailleurs ce qui se produisit. A plusieurs reprises, je dus faire machine arrière pour tenter de sortir une palme, un phare, un bras de cet embrouillamini. J’en profitai même pour faire un selfie.

Avec la multiplication des particules, la luminosité et la visibilité se réduisaient, donnant l’impression d’être emprisonné. Une barrière semblait se dresser devant moi, la seule issue de secours se situant au sommet.

kelps avec vue sur le ciel

kelps avec vue sur le ciel

Sommet que j’allais devoir gagner pour terminer ma plongée. Parvenu au-dessus de la canopée, je voyais les longues tiges remonter à la surface, et même sortir de l’eau. J’eus la joie de croiser la route d’une otarie en mi-air mi-eau alors que le speed-boat venait me chercher.

Nous eûmes droit à une troisième plongée, sur un sec nommé Roca Ben, qui ne restera pas gravée dans nos mémoires, tellement la houle était forte. Descendus à 27 mètres (vivent les profils inversés), nous avions autant de difficultés à nous mouvoir que les Garibaldis. Même les pousses de kelp avaient l’air de souffrir. A 35 minutes, j’abrégeai ma plongée, fatigué de lutter contre les éléments. J’avais retrouvé le filin de la bouée, et c’était le principal. La direction de l’Explorer était retrouvée, j’y retournais seul, et effectuais mon palier accroché à la cage … pour le symbole.

Combo Guadalupe-San Benito : kelp et otaries, épisode 3

Là, s’achevait notre voyage sur le Pacifique, même si le trajet vers Ensenada allait encore durer quelques heures.

Notre périple, lui, entrait dans sa deuxième phase. Mais ceci est une autre histoire.

fin de l'aventure

fin de l'aventure

3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 18:13

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Iles San Benito : "show" les adultes !

Les arides îles Saint Benoît sont au nombre de trois, c’est sur l’île la plus à l’est, Benito del Este, que se déroulèrent nos plongées. L’idée était de contourner un promontoire rocheux pour s’engager dans une petite crique où sont installés les pinnipèdes, phoques et otaries.

C’est sur ce spot que je goûtai pour la première fois à la plongée solo.

Partis à quatre, avec mes comparses Erwan et Patrice, ainsi que Gus le Dominicain francophile, le groupe se scinda en deux, lorsque chacun pensa avoir trouvé le chemin de la crique. Alors qu’Erwan et Patrice s’empêtraient dans un espace exigu et goûtaient aux joies de la machine à laver, avec Gus, nous croisions la route d’une raie guitare (zapteryx exasperata).

sur une aire de guitare

sur une aire de guitare

Puis, mon binôme désirant explorer d’autres lieux, alors que je comptais attendre le retour de mes french comparses (qui jamais ne revinrent), je me retrouvai seul.

Ah, la plongée solo … vaste débat !

Je décidais de suivre le chemin pris par Gus, mais ne pouvant le rattraper, je me laissais porter par le ressac le long d’un beau tombant, emporté par le mouvement des courtes pousses de kelp, m’intéressais de plus près aux Garibaldi, mais me faisais pratiquement agressé par les "kelp bass" à la mine patibulaire et bien trop entreprenants à mon goût.

Après quelques minutes, je croisais un groupe, et tout en restant à proximité, continuai seul mon petit bonhomme de chemin. A l’approche de la crique tant recherchée, le ressac fit rebrousser chemin à tout le monde, la visibilité devenant médiocre à cause des innombrables fines particules d’algues et des grains de sable en suspension. Sur le chemin du retour, je retrouvais enfin Erwan et Patrice, qui désiraient persévérer dans la recherche de la crique, alors que je voulais reprendre le tombant en sens inverse, et y finir ma plongée. C’était le seul endroit où j’avais croisé une otarie lors de cette immersion.

Bien m’en a prit, car trois individus adultes accompagnèrent mon dernier quart d’heure sous-marin. Sondant, remontant, dansant, gesticulant, en couple, ou en triplette, puis revenant à la charge lorsque je larguai mon parachute pour signaler ma présence au speed-boat, ils semblaient s’offrir à l’objectif de l’appareil photo. Le parachute devenant une nouvelle cause d’amusement.

ballet en surface

ballet en surface

La présence sur les lieux du Nautilus Explorer attira la Marine Mexicaine. Après cette première plongée, nous reçûmes la visite du "Commandante" du navire militaire, accompagné de quelques gardes armés, qui fouillèrent le bateau, contrôlèrent toutes les autorisations, et vérifièrent les identités de tous les passagers. Ce qui n’avait pas l’air d’offusquer l’équipage, rôdé à ce genre de manœuvres. On nous informa que cette visite impromptue avait pour but d’assurer notre sécurité, et on nous rappela "amicalement" qu’à Guadalupe, on ne touche pas les requins, et on ne sort pas de la cage !

Après ce contretemps, la deuxième plongée fut planifiée.

Elle eut aussi son lot de surprises : une raie-guitare, encore, nous invita à la suivre quelques temps. Puis un requin dormeur cornu (heterodontus francisci) embusqué fut débusqué, et se laissa approcher durant quelques minutes, avant de nous laisser en plan.

le dormeur s'est réveillé

le dormeur s'est réveillé

Mais nous étions là pour voir des otaries, alors nous tentâmes une nouvelle fois d’approcher la crique. Le speed-boat nous lâcha d’ailleurs tout près. Malheureusement, la situation était encore pire que le matin, le ressac encore plus violent, la visibilité encore plus médiocre. C’est donc sur le tombant que se passa la majeure partie de la plongée. Et là, encore, les otaries adultes firent le show. Jouant tantôt dans l’écume des vagues brisées sur la roche, tantôt dans les pousses de kelp, passant d’une palanquée à l’autre, ça gesticulait, ça se tortillait, ça se déhanchait, ça se contorsionnait, ça défiait les lois de l’apesanteur. C’était tout simplement drôle !

Tout laissait penser que les otaries venaient pour se faire photographier, prenant des poses, s’immobilisant juste devant les plongeurs, lâchant quelques bulles, histoire de faire comme nous.

otarie bulleuse

otarie bulleuse

Le spectacle était total. Tout le monde eut droit à son show particulier. Il suffisait d’être patient et d’attendre son tour. Mais alors que les otaries cherchaient visiblement le contact avec l’humain, un phoque (ou veau marin, phoca vitulina) pointa son nez à proximité mais garda ses distances, se montrant fort timide. Ҫa tournoyait toujours au-dessus de nos têtes, quand une seconde raie-guitare se mêla à la surprise-party. Si bien que nous ne voulions plus sortir de l’eau, nombreux furent les blocs consommés jusqu’aux dernières goulées d’air.

Le temps perdu lors de la visite des marins mexicains ne nous permit pas de replonger au même endroit, la situation s’étant dégradée dans l’après-midi, le ressac se renforçant encore. C’est sur Kelp Rock, un rocher émergeant tout proche, que nous fûmes largués. Pas d’otarie cette fois, même si la possibilité d’en voir existait bel et bien. La roche était couverte de kelp en phase de repousse.

la danse du kelp

la danse du kelp

Loin d’être monotone, cette plongée nous proposait simplement autre chose. Enormément de poissons Garibaldi nous accompagnèrent durant le parcours, qui nous amena durant de longues minutes au-delà de 25 mètres (la plus grande profondeur de la journée), nous donna une fois de plus l’occasion de suivre une raie-guitare. Nous fîmes deux fois le tour du rocher, tout en remontant, tandis que la mer perdait de son calme. La remontée sur le speed-boat fut la plus sportive de la journée.

Après cette dernière plongée sur San Benito, le Nautilus Explorer prit la route vers Guadalupe.

Enfin ! allais-je dire.

A SUIVRE ...

26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 15:57

(info : n'hésitez pas à cliquer sur les liens proposés. Vous découvrirez plein de nouvelles photos)

Comme écrit précédemment, le Nautilus Explorer ne suivit pas son trajet classique Guadalupe-San Benito. Le capitaine avait décidé de descendre le long de la Basse-Californie pour rejoindre l’Ile Cedros (l’île des cèdres) à 235 milles du port d’attache d’Ensenada. L’île est encore proche du continent, puisque seuls 24 kilomètres la séparent de la Basse-Californie. Nous sommes ici encore proche de la civilisation, puisqu’il y a un aéroport … et du réseau.

C’est donc sur Cedros que nous avons effectué nos premières plongées du séjour. Et ce sont les otaries de Californie qui en ont fait les frais.

Les premières otaries que nous avons eu le plaisir d’observer furent américaines. En effet, lors d’une balade sur la Marina de Shelter Island, à San Diego, pélicans, goélands et autres volatiles assuraient le spectacle aérien, alors que les otaries déambulaient parmi les bateaux en attendant le retour des pêcheurs, qui ne manqueraient pas de leur balancer quelques déchets poissonneux.

L’otarie de Californie (zalophus californianus), aussi appelée lion de mer de Californie (le Sea-Lion anglais) vit en colonies, le long des côtes californiennes américaines et mexicaines, jusque l’Alaska. Les otaries peuvent plonger à 80 mètres pour s’alimenter, mais ne s’éloignent guère des côtes qui les abritent. Leur régime se compose de divers poissons, calmars et bivalves. Leurs principaux prédateurs sont les orques et les requins. Longtemps chassées, les otaries sont désormais protégées par les lois américaines et mexicaines. Et tellement bien protégées qu’elles surpeuplent certains secteurs, et occasionnent de nombreuses nuisances. Des témoignages font même état d’agressions sur des nageurs en Baie de San Francisco.

Notre séjour en Californie, ainsi qu’à bord du Nautilus Explorer dans les eaux mexicaines, nous permit bien sût d’en observer en plongée, sur les îles Cedros, San Benito et San Martin, mais aussi sur terre, à Shelter Island, et à l’entrée du port d’Ensenada. Hors plongée, le plus impressionnant fut de les approcher de très près sur les rochers de La Jolla Cove, petite station balnéaire du nord de San Diego. Elles étaient quelques-unes affalées au soleil, baignées par l’écume de l’océan, et photographiées à tout-va par les visiteurs terriens. Il est même possible de les approcher en snorkeling en partant de la plage locale, si tant est qu’elles le décident.

bain de soleil sur les rochers de La Jolla Cove

bain de soleil sur les rochers de La Jolla Cove

Dans un post précédent, je faisais état de la disparition progressive des forêts de kelp ; cette algue pouvant atteindre 80 mètres de long est un terrain de jeu habituel des otaries. Les îles de San Benito ont récemment fait les frais d’un engouement nouveau pour les bienfaits du kelp, ou varech (alimentation, vitamines, …). Les forêts disparaissent peu à peu et l’intérêt d’y plonger avec. Pour cette raison, cette destination disparaît des propositions de Nautilus Explorer.

Ile Cedros : rendez-vous avec l’Otarie-Club

Notre première halte dédiée aux pinnipèdes fut donc l’ile Cedros. Quatre plongées y furent proposées, toujours au même endroit, à proximité d’une plage repère d’otaries, phoques et éléphants de mer. Les consignes étaient simples : se laisser emporter par l’effervescence provoquée par les jeunes otaries, mais faire attention aux femelles qui patrouillent et peuvent tenter d’intimider d’éventuels intrus, en de multiples et rapides va-et-vient. Une autre consigne tout aussi simple : « si vous rencontrez des éléphants de mer, passez votre chemin ! »

Ce sont les femelles otaries que nous vîmes en premier, quelques minutes seulement après notre mise à l’eau au départ du bateau. Telles des sentinelles, elles veillaient à la sécurité des jeunes, et nous ont en quelque sorte autorisé à avancer sur leur territoire. A partir de là, le festival commençait. Les jeunes, à la peau plus sombre, curieux, joueurs, inépuisables, nous gratifiaient de leurs interminables acrobaties : ça se mordille, ça se fait des mamours ; ça frôle, ça touche et ça goûte au plongeur.

effervescence chez les jeunes otaries

effervescence chez les jeunes otaries

Ces plongées sont indescriptibles : elles sont simplement extraordinaires.

Leurs passages incessants, leur danse perpétuelle, leur étonnement devant les dômes des caméras et appareils photos, sont autant d’attitudes qui rendent époustouflante cette proximité avec ses animaux, sauvages bien que peu dangereux, hormis pour les mini-caméras.

"Buenos dias buceador !"

"Buenos dias buceador !"

Cependant, lorsque l’on se fait charger par une otarie adulte, on ne comprend pas le message au premier abord. Tellement habitué aux arabesques et cabrioles des jeunes, on pense en premier lieu à une frasque supplémentaire, fluide et élégante. Mais après deux ou trois contacts très rapprochés, on s’aperçoit qu’il se passe un truc, et reviennent alors en mémoire les consignes du Dive Master : « alors que les jeunes vont venir très vite et très facilement à votre rencontre, ils seront précédés par les femelles qui viendront voir qui sont les intrus en approche. Par contre, si ces mêmes adultes multiplient passages rapides et allers-retours fulgurants, c’est pour signifier que vous êtes allés trop loin, que vous approchez des plages, et qu’il faut rebrousser chemin. »

Par contre, je ne m’attendais pas à me faire hurler dessus !

La tactique est simple : les adultes se montrent, puis se rapprochent, passent et repassent à la vitesse d’une torpille, et si l’intrus n’a pas saisi qu’il dérange, ils lui foncent dessus, en aboyant et l’esquive au dernier moment. Et je vous garantis que ça s’entend sous l’eau. Comme par magie, dès lors que nous changeons de direction, ils s’effacent du tableau et les jeunes réapparaissent.

Les trois plongées effectuées sur ce site furent toutes du même acabit. A part qu’à la troisième, l’eau étant d’une incroyable douceur, c’est en maillot de bain que je plongeai. Peu nombreux furent les candidats à une quatrième immersion : c’est que ça fatigue ces bêtes-là ! Lors de ces séjours underwater, nous eûmes à peine le temps de nous occuper des poissons Garibaldi à la plastique parfaite (hypsypops rubicundus, cousins de nos castagnoles), et des kelp bass ou bars de kelp (paralabrax clathratus).

Nous avions profité d’un long intervalle entre les deux premières plongées pour demander à Herman, le pilote du zodiac de nous emmener près des plages. Ce fut l’occasion d’approcher les éléphants de mer, de les observer et de les écouter quelques minutes. De braves bestioles ceux-là ! Les plus jeunes otaries, toujours en quête de sensations fortes, rejoignaient sans peur le sillage de notre esquif, ou nous entraînaient dans une course folle. Cette petite balade nous permit entre autres d’observer les pélicans locaux, le mélange des espèces sur les plages, et une attendrissante scène d’allaitement.

l'heure du bib'

l'heure du bib'

Le Nautilus Explorer quittait Cedros au tout petit matin pour rejoindre les îles San Benito, distantes de 25 kilomètres, vers l’ouest.

A suivre …

2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 18:44

Guadalupe, c'est 26 heures d'avion (sans compter les attentes à London-Heathrow),

c’est environ 70 heures de navigation pour 645 miles nautiques (près de 1200 kilomètres),

ce sont quatre îles visitées : Cedros, San Benitos, Guadalupe et San Martin,

c’est neuf heures de décalage horaire avec la France.

Guadalupe, plus précisément le "Combo Guadalupe-San Benitos", c’est déjà une aventure spatio-temporelle et physiologique.

Dix membres d’équipage, 24 plongeurs, dix nationalités, six langues différentes.

Guadalupe, c’est aussi une aventure linguistique.

Sinon, que dire ?

Que les Grands Blancs et les otaries étaient au rendez-vous.

Que des gens de 40, 50 ou 60 ans ont eu des comportements de gamins lorsque le top prédateur a frôlé, tapé, ou mordu la cage.

Que la plongée solo a trouvé là un lieu privilégié. J’en reparlerai dans un prochain post.

Sans le savoir, nous avons participé au dernier "Combo" organisé par le Nautilus Explorer. Cette formule emmène les plongeurs à Guadalupe pour les Grands Blancs, puis à San Benitos pour les otaries et les forets de kelp. Tout ça, c’est de la théorie !

A l’occasion de cette croisière, en fonction de conditions météorologiques qui s’annonçaient exceptionnelles le troisième jour, le voyage vers Guadalupe fut repoussé ; et c’est tout d’abord à proximité de la Basse-Californie, sur l’Ile de Cedros, que le bateau nous mena. Là, nous goûtâmes aux douceurs de la plongée au sein des groupes de jeunes otaries.

Guadalupe, a very good trip !

Puis, c’est à San Benitos que l’Explorer jeta l’ancre pour trois nouvelles plongées. Moins d’otaries, mais des sensations différentes avec des adultes curieux et joueurs, nageant à la vitesse de torpilles, des phoques timides, des raies-guitares, des requins dormeurs. Las, plus de forêts de kelp ! Les Mexicains récoltant cette algue (qui peut atteindre 60 mètres de haut) pour la revendre, les forêts ont largement disparu à San Benitos, et c’est pour cette raison que le Combo ne fait plus partie des offres de Nautilus Explorer.

Guadalupe, a very good trip !

Et tout le monde a su profiter au maximum de ces plongées libres ou en cage. Photographes et cinéastes, armés d’APN, reflex, gopro, caméra semi-pro, ou même drone, se sont régalé des reliefs volcaniques, des cabrioles des pinnipèdes, du kelp labyrinthique, ou des apparitions des squales. A cela se sont ajoutées les quelques rapides rencontres avec de petits groupes de dauphins, ou l’observation lointaine de deux baleines à bosse près de l’ile de Guadalupe.

La French Team que je composais avec mes deux binômes Erwan et Pat Sharky, surnommée "Les Trois Mousquetaires" par certains plongeurs étrangers, su se fondre dans le melting pot on board, malgré son anglais approximatif. Erwan eut tout le loisir de filmer et interviewer l’équipage, pour la réalisation d’un reportage sur cette expédition. Avec Pat Sharky, le bien-nommé, nous faisions figure de parents pauvres de la photo sous marine, en nous comparant aux talentueux photographes Américains, Mexicains, Dominicains, Suisses ou Danois. Nous ne faisions clairement pas le poids. Et notre équipement non plus d’ailleurs, au sens propre comme au figuré. Bref, le spectacle était sur et sous l’eau, dans et en dehors de la cage.

Guadalupe, a very good trip !
Guadalupe, a very good trip !

A SUIVRE ...

29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 18:05

J'inaugure, en ce jour, ma chaîne Youtube, avec un fameux souvenir de ce voyage, que dis-je, de cette expédition à l'autre bout du monde. Ce séjour dans les eaux mexicaines de l'Océan Pacifique, sur les îles de Guadalupe, Cedros, San Martin et San Benitos, a laissé quelques séquelles : une méchante envie de remettre ça au plus vite !

En attendant cet heureux moment, je me console en faisant le tri des photos et des vidéos ramenées de là-bas.

Trip Guadalupe

Celle-ci ne restera l'une des plus belles, mais l'une des plus incroyables que j'ai réalisées, un peu au jugé, tout en filmant avec la petite caméra installée à côté du caisson de mon appareil photo, et en évitant de marcher sur mes voisins.

Mais place à la petite vidéo réalisée ce 9 octobre 2015, aux alentours de 10h50, alors que nous nous trouvions dans la "30 feet cage".

A SUIVRE ...

21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 13:57

Le 5 octobre 2015 (le 5/10/15, facile à retenir) restera à jamais le jour où mon regard croisa pour la première fois celui d'un Great White.

Trip Great White Shark - Guadalupe

Tout comme ce fut le jour où je vis mes premières baleines, car bien qu'elles soient passées relativement loin de nous, nous avons été quelques-uns à pouvoir les admirer l'espace de quelques secondes.

Quand au Grand Blanc, lui, il est passée tout près, une fois, deux fois, trois fois ... Et il s'avéra de plus être un individu non encore répertorié : aucune photo des quelques 170 requins connus ne pouvant lui être associée.

Trip Great White Shark - Guadalupe

Dix jours extraordinaires passés sur le Nautilus Explorer, tout d'abord grâce à un équipage au taquet. Des cris raisonnent encore dans ma tête : "Crew, crew, crew ! Cages coming up !"

Merci donc à Katie "cookie", Cici "coffee", Captain Stefan, Tim, Jesse, Ryan, Felipe, Charlie, Hernan, et Pibe.

Thank you ! 

Gracias !

 

Merci également à tous les passagers.

Sans leur sympathie, leur envie d'échanger, leur enthousiasme, leur petit grain de folie à chacun ... cette expédition n'aurait pu être une réussite.

 

Alors un grand merci à Angelika, Beth, Brenda, Hinya, Lena et Stephanie, Andre, Bernardo, Charles, Dave, Eladio, Erwan, Francisco, Frederick, Gustavo, Jose, Mauricio, Patrice, Peter et Peter, Thomas et Tim.

Trip Great White Shark - Guadalupe

A SUIVRE ...

28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 17:47

La première fois que j’entendis parler de Paul Watson, ce fut lors de la sortie en France, du film "Sharkwater", de Rob Stewart, en 2008. Le documentaire avait pour ambition au départ de raconter la rencontre d’un apnéiste avec les requins. Mais c’est sa rencontre avec Paul Watson qui changea la donne. Il embarqua sur son navire et suivi la mission anti-braconnage, mandatée par le Guatemala pour s’opposer à la pêche illégale des requins et au finning. Dès la première opération coup de poing, je me suis dit : « ce mec est taré ». C’est d’ailleurs de cette intervention que datent les ennuis de Paul Watson avec la "justice" du Costa-Rica. Puis le film me fit découvrir avec horreur le sort que l’humanité réserve à la grande famille des squales.

Je me suis ensuite renseigné sur le personnage et le groupe qu’il a créé en 1977, la Sea Shepherd Conservation Society. J’ai eu l’occasion de lire son premier livre, "Au nom des mers" (1996, et réédité en 2013 sous le titre "Ocean Warrior"). Puis je suis allé à la rencontre de l’antenne marseillaise lors du Festival de l’Image Sous Marine en novembre 2012, et j’y ai rencontré Lamya Essemlali, cofondatrice et présidente de Sea Shepherd France. J’ai d’ailleurs également lu son « Entretien avec un pirate ».

Sensible aux problèmes que rencontrent les océans à travers le monde : surpêche, pollution, braconnage, massacre divers… j’ai tout naturellement suivi l’actualité de l’association. Ce qui m’amena tout dernièrement, le week-end des 26-27 septembre 2015, à Carry-le-Rouet, qui accueillait une conférence de Paul Watson, organisée conjointement par Sea Shepherd Marseille et l’association locale Les Perles de la Côte Bleue.

RENCONTRE  :  PAUL WATSON

Je profitai de cette descente sur la côte pour venir tremper mes palmes avec Plongée-Passion-Carry, club fervent supporter de Sea Shepherd. J’y retrouvai d’ailleurs des binômes occasionnels, venus eux aussi à la rencontre de Paul Watson.

Quelle ne fut pas notre surprise quand, au retour de la plongée de l’après-midi, un petit groupe tout de noir vêtu s’approcha alors que nous étions en plein rangement du matériel. Le bonhomme, en personne, tel un quidam venu se renseigner sur les horaires ou tarifs, s’arrêtait devant le local du club, en pleine rue, suscitant joie, tremblote, sourires, émotion … Voilà un truc qui n’était pas du tout prévu. Nous savions qu’il devait se rendre au port de Carry pour embarquer sur le bateau des Sauveteurs en Mer, pour une petite visite de la Côte Bleue ; et nous étions bien décidés à y descendre pour le voir en petit comité, avant la conférence du soir, où plus de 500 personnes étaient annoncées. Avant de poursuivre son chemin vers le port, il se plia fort aimablement à la petite séance de dédicace improvisée sur le trottoir. Tout le monde put poser à ses côtés pour la photo souvenir. Tout ceci ne nous empêcha pas de descendre au port, plus tard, pour son embarquement avec les Sauveteurs.

RENCONTRE  :  PAUL WATSON

Nous avons eu un coup de bol monstrueux. Ce passage par le centre de plongée avait été provoqué par Les Perles de la Côte Bleue, les dames en turquoise, pour remercier Marlène, responsable du club, qui arbore fièrement les couleurs de Sea Shepherd.

La Conférence :

Beaucoup pensent que les activistes ou les sympathisants de Sea Shepherd sont des désœuvrés, des oisifs, ou des baba-cools, rebelles et anticonformistes, ou bien encore des percés et tatoués peu recommandables, voire même de dangereux éco-terroristes. Ce n’est pas ce que nous avons pu voir ce samedi soir. Environ 800 personnes, des Monsieur et Madame Tout-le-Monde, tous âges confondus, ont pris d’assaut le complexe sportif de Carry. Pour l’anecdote, un ancien de la Calypso, Bernard Delemotte, me précédait dans la file d’attente.

Paul Watson aborda lors de cette soirée tous les thèmes qui lui sont chers : pollution, surpêche, braconnage, chalutage profond, plastiques, massacres, traditions séculaires dépassées, complaisance politique, filets dérivants ou fantômes … Il nous fit faire le tour du monde des interventions passées, présentes et futures de Sea Shepherd : Iles Féroé, Japon, Russie, Chine, Guatemala, Costa Rica, Islande, Norvège, Colombie, Nouvelle-Zélande, Ile de la Réunion, Australie, Antarctique, Canada, Etats-Unis, Sénégal, France …

Il nous parla de biodiversité, d’interactions animales, de réchauffement climatique, d’appauvrissement des océans, de déséquilibre écologique, de Marineland et autres prisons pour mammifères marins.

RENCONTRE  :  PAUL WATSON

Il passa en revue les espèces concernées par son combat : castors, loups, baleines et cachalots, dauphins, orques et globicéphales, requins, tortues, phoques, légines australes, goélands, plancton … Il rappela les nombreux soutiens dont bénéficie Sea Shepherd chez les célébrités : le champion de surf américain Kelly Slater, les acteurs Martin Sheen, Pierce Brosnan, William Shatner, Christian Bale, Richard Dean Anderson … Que peut-il lui arriver avec l’appui de James Bond, Capitaine Kirk, Batman et McGyver ? Il relata sa rencontre avec le Dalaï-Lama (considéré comme un terroriste par le gouvernement chinois) et leur discussion au sujet de la compassion aggressive.

Plus près de nous, il évoque les dernières interventions de Sea Shepherd France, l’Opération Mare Nostrum, destinée à nettoyer les côtes méditerranéennes françaises des déchets plastiques et filets fantômes. Actions qui reposaient pour la première fois exclusivement sur les plongeurs. Plus précisément, il souligna la plongée effectuée dans le Vieux Port de Marseille, avec l’autorisation des autorités, et la découverte de plusieurs mètres d’épaisseur de déchets en tout genre, accumulés en strates sous la surface. La vidéo tirée de cette plongée a tourné en boucle sur les réseaux sociaux.

La conférence s’est achevée par quelques questions de l’assistance, puis par une longue séance de dédicace, sur le stand de Sea Shepherd, préalablement dévalisé de tous ses tee-shirts à l’effigie du groupe.

Dimanche 26 septembre :

RENCONTRE  :  PAUL WATSON

Le lendemain matin, les Perles de la Côte Bleue le recevaient dans leurs locaux du Parc Jules Moulet à Sausset-les-Pins, pour une mini-conférence destinée aux enfants. Après avoir répondu aux médias locaux, Paul Watson s’est adressé aux nombreux enfants présents, en reprenant les nombreux sujets évoqués la veille, mais en adaptant son discours au jeune auditoire captivé. Il a bien sûr mis l’accent sur l’éducation, rappelant qu’il a débuté sa carrière de défenseur de la nature à l’âge de 10 ans, suite à la disparition d’une famille de castors, sur son lieu de vacances. Avant de remercier tout le monde d’être venu à sa rencontre, il nous gratifia d’un émouvant chant de baleine.

RENCONTRE  :  PAUL WATSON

Mais pour nous, le week-end ne s’arrêtait pas là. Suite à une énième séance de signatures et de photos, Paul Watson repartait pour d’autres aventures, alors que la centaine de personnes présentes partait nettoyer les plages de Sausset. Durant deux heures, sous un soleil radieux, arpentant les blocs rocheux, crapahutant dans les failles de la corniche, fouillant les amas de posidonie séchée, inspectant le sable, toutes sortes de déchets furent collectés : bouteilles, canettes, aérosols, tubes de crème solaire, plaques de polystyrène, pneus, fils de pêche, frites de plage, bouts de plastique ou de verre, bouchons, débris métalliques, furent extirpés avec patience des endroits les plus incongrus, dans les postures les plus improbables. La récolte de mégots de cigarettes fut aussi fort convenable. Ce nettoyage des plages est organisé tous les deux mois par les Perles de la Côte Bleue.

RENCONTRE  :  PAUL WATSON

J’achève ce post en remerciant les Perles et Sea Shepherd Marseille pour l’organisation de cette conférence, ainsi que Marlène et Patrick de Plongée-Passion-Carry, pour leur accueil toujours chaleureux.

Si les militants écologistes paraissent "pénibles et chiants", ils seront demain, pour les générations futures, des "ancêtres respectés". (Paul Watson)

23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 09:34

Parmi les fanatiques des épaves, les amoureux des vieilles tôles, il est un personnage hors du commun. Car comment définir autrement un photographe qui s’obstine à utiliser le coûteux et risqué argentique à l’époque du tout numérique, facile et rapide.

Patrice Strazzera, photographe narbonnais, a su, par ces clichés argentiques en noir-et-blanc, sublimer les vaisseaux engloutis qu’il a visités au cours de ses innombrables plongées. Il n’aime pas être catalogué comme une "pointure" du monde de la photo sous-marine. Et pourtant !

Lectures underwater : Le Sommeil des Epaves

Et pourtant, nombreux sont les apprentis photographes qui s’essaient au noir-et-blanc, après avoir consulté ses livres, ou simplement vu quelques-unes de ses images. Sans grands résultats.

Et pourtant, même s’il n’a pas inventé la photo noir-et-blanc, il l’a élevée au rang d’art. Ceci est bien sûr mon avis de profane. Mais que dire de ce plongeur, parce qu’il est plongeur avant tout, … que dire de ce plongeur qui visite tout d’abord un lieu de mémoire avant de "plonger une épave", que dire de ce photographe qui assure que les épaves ont une âme, qui n’oublie jamais qu’une épave est souvent le résultat d’un drame humain, qu’une histoire est toujours à découvrir …

Que dire de Patrice, qui est capable de rester de longues minutes devant une échelle, tentant d’imaginer les matelots la monter, devant l’hélice, à jamais immobile, d’un avion oublié, une ancre de bateau, une bouche d’aération, pour toujours en tirer le meilleur cliché, toujours en trouver un angle inédit.

Et que dire, quand il affirme que les chaudières ont un visage !

Lectures underwater : Le Sommeil des Epaves

Ma récente rencontre avec lui, lors de mon séjour dans les Pyrénées Orientales, a été riche en émotions. D’abord accueilli de belle manière dans son atelier, j’eus ensuite le plaisir de descendre avec lui, sur l’une de ces carcasses qui le fascinent tant, le Saumur.

Je ne suis bien sûr pas rentré les mains vides de ce court périple sur la Côte Vermeille : "Les souvenirs", " L’odyssée" et "Chimères" sont venus enrichir ma div’othèque. Deux ouvrages manquent encore à l’appel pour compléter la série. Je compte sur mon bouquiniste préféré pour me les dénicher d’ici peu.

En attendant, je vais pouvoir revisiter le Togo, le Donator, le Grec, le B17 de Calvi, le Messerschmitt ... J'écris bien revisiter, car ces épaves ont un peu évolué depuis la parution des albums, subissant sans cesse les outrages du temps ... et des plongeurs. Les photos de Patrice me permettent de revivre certaines plongées, avec un œil différent, découvrant de-ci de-là une ancre, un canon, un mât ... Elles apportent également un témoignage non négligeable pour l'avenir, quand ses belles englouties ne seront plus qu'amas de tôles informes.

Lectures underwater : Le Sommeil des Epaves
9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 09:11

21 mai 1944 :

" Le 21 mai 1944, le lieutenant Chapman, commandant le sous-marin britannique HMS Upstart, en est à sa septième mission. Parti le 18 mai de Maddalena, il croise tout près du Cap Béar, guettant les mouvements de navires aux abords de Port-Vendres. Ses seuls succès depuis ses débuts en août 1943 sont le torpillage de deux bateaux de pêche sur les côtes de Bretagne et l’attaque de deux bases d’hydravions et d’une usine de matériel ferroviaire en Méditerranée. Vers six heures du soir, Chapman aperçoit le Saumur qui vient de quitter Port-Vendres avec un chargement de minerai de fer. A 14 pieds de profondeur (environ 4 m), il ordonne de tirer quatre torpilles, faisant mouche par deux fois. Le Saumur, touché par son milieu, s’enfonce en quelques instants. Les quatre canons de 90 mm, installés par les Allemands, n’auront pas servi à grand-chose. " (extrait des Epaves de la Côte Vermeille, d’Hervé Levano)

WRECK DIVING : LE SOMMEIL DU SAUMUR

Fin août 2015 :

Banyuls, 7h30 du matin, la plongée sur le Saumur aura bien lieu. Nous sommes peu nombreux, six volontaires, mais le club Rédéris Plongée a tout de même maintenu cette sortie. Tout comme il maintiendra la sortie sur cette même épave, deux jours plus tard, avec aussi peu de monde. Tant mieux pour nous. Ҫa changera du Donator ou du Rubis !

C’est donc deux plongées que je pus effectuer sur le Saumur au cours de mon séjour dans les Pyrénées Orientales.

Le Saumur, qui a passé beaucoup plus de temps sous que sur l’eau, mesure près de 100 mètres. Malgré les cassures centrale et arrière dues au torpillage, il gît toujours d’un seul tenant, par près de 46 mètres de fond (profondeur variable en fonction de l’envasement). Il est possible de le visiter en une plongée, à condition d’y aller au pas de charge. Et d’accepter de cumuler les minutes de décompression.

L’autre option est de choisir un terrain de jeu bien précis et de s’y tenir, afin d’éviter justement une trop longue attente à trois mètres.

D’ailleurs, comme le pilotage, le briefing est "carré" : c’est 35 minutes de plongée maximum, paliers compris. De toute façon, pour une plongée à l’air à 40 mètres, hors de questions d’abuser.

La première immersion sur le Saumur est donc consacrée à l’avant du bâtiment. Descendus au bout fixé à la bouée, nous tombons pile-poil sur le château, et la cabine en bien piteux état. La visi est habituelle pour cette épave : 2 mètres ! Ici, la vie n’est pas à dominante bleue, comme sur le Chaouen, ou verte, comme en Bretagne, elle est à dominante noire et marron. Le moindre palmage trop près de la tôle soulève un nuage de particules qui obscurcissent encore plus l’environnement. Faire des photos n’est pas chose aisée.

Je suis de près mon binôme, P.A.R, un habitué des lieux. Il me conduit vers le gaillard avant, en survolant les cales. Les treuils concrétionnés s’offrent en premier à mon objectif.

WRECK DIVING : LE SOMMEIL DU SAUMUR

Puis la mitrailleuse, la seule restante sur les quatre, montre sa silhouette. Paraît-il qu’elle tourne toujours sur son axe ? Aidée en cela par les nombreux plongeurs qui viennent entretenir sa capacité de rotation. Peu satisfait de mes clichés en couleurs, je passe en mode noir et blanc, pour céder aux vieilles habitudes d’un plongeur local fort connu.

WRECK DIVING : LE SOMMEIL DU SAUMUR

Le temps tourne. Pas question de s’éterniser sur l’engin de mort. Toujours à la suite de mon binôme, je descends côté bâbord vers l’énorme ancre toujours à poste dans son écubier, contourne la proue, m’en éloigne un peu pour tenter un cliché par-dessous, sans grand réussite. Côté tribord, l’ancre, également énorme, également à poste, est noyée dans une nuée d’anthias. Nous remontons le long de la coque et j’aperçois une forme très particulière : je pense immédiatement à une bombe ou une torpille. Bizarre, le briefing en aurait fait mention. Je prends un cliché, en passant, sans trop m’attarder. On verra plus tard. Nous revenons au château, retrouvons le bout, alors qu’un banc de sars tambours se fait repérer à quelques mètres, par les reflets de leurs écailles, provoqués par nos phares. Nous entamons notre remontée, vers le bleu, vers la lumière, vers le soleil.

WRECK DIVING : LE SOMMEIL DU SAUMUR

Deux jours plus tard, c’est avec un binôme d’exception que je replonge sur le Saumur : Patrice Strazzera, le plongeur local cité plus haut, auteur de la série "Le sommeil des épaves", et fondateur d’un groupe de plongeurs du même nom. Rencontré quelques jours plus tôt à Narbonne, il m’avait promis de descendre sur Banyuls pour m’accompagner sur une de ces épaves qu’il chérit tant.

Chose promise, chose due !

Il est bien descendu.

Et nous sommes bien descendus sur le Saumur.

Mais avant, il a fallu gérer la bête.

WRECK DIVING : LE SOMMEIL DU SAUMUR

Je ne parle pas de son recycleur, mais de son compagnon de jeu, Da Nang, plus connu sous le sobriquet de Tigre. Ce Tigre est d’ailleurs reconnu comme étant la mascotte du groupe "Sommeil des épaves". Peu enclin à laisser son alter ego partir sans lui, il fut autorisé à investir L’Aigle, bateau de plongée du Rédéris.

Accompagnés durant notre trajet par des vols d’exocets, ce sont d’ailleurs les plus belles vues de poissons que nous aurons ce jour-là. En effet, la visibilité était exactement la même que lors de mon précédent passage, voire même un peu plus lugubre.

Briefing toujours carré du pilote, Renaud, également membre de la "Brigade du Tigre" ; avec mon binôme, nous décidons de rester 15 minutes au fond.

Patrice, expert ès épaves, s’est révélé être un excellent guide, doublé d’un super éclairagiste. Il avait choisi de me faire découvrir les abords du château. Avec lui, point besoin de voir un vol de raies aigles ou un banc de mola mola dansant sur l’épave pour s’extasier, une simple échelle, une vanne quelconque, une bouche d’aération tout juste visible sous son manteau d’algues, une porte qui n’existe plus … tout peut-être sublimé. Tout est apte à nous "parler" du Saumur du temps de sa vie d'avant, à condition de savoir écouter.

WRECK DIVING : LE SOMMEIL DU SAUMUR

Ça n’est pas lors de cette plongée que j’ai usé mes palmes. Le périmètre visité est resté fort restreint. Avec une telle visibilité, et une luminosité quasi nulle, je trouve que nous nous en sommes bien sortis. Nous avons peu palmé, nous avons beaucoup observé, quittes à s’immobiliser de longues secondes. Nous n’étions pas en ce lieu pour troubler le sommeil du Saumur.

BLOC-Notes :

Retrouvez le Tigre et les images du Saumur (sur Fb et Google+)

4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 19:59

A peine dans l’eau et équipés, nous jetons un œil sous la surface afin de découvrir la visibilité du jour. Et là, deux tâches blanches, bien reconnaissables, se détachent du fond de sable et de posidonie, 16 mètres sous nos palmes. Deux raies aigles (myliobatis aquila), ventre tourné vers la surface, donnent de mauvais augures à cette plongée.

Première immergée, Marlène de Plongée-Passion-Carry, descend voir et s’apercevant que l’une d’elle semble être encore en vie bien que très affaiblie, la retourne afin de lui offrir une chance de "partir" paisiblement.

Nous sommes au pied du Frioul, sur le site du Tiboulen, ce vendredi 31 juillet.

Les anges déchus du Frioul

Avec mon binôme du jour, nous entamons notre descente, et les mauvaises nouvelles continuent : ici aussi, l’algue filamenteuse, dite "barbe à papa", souille la roche et le tombant. Les gorgones n’ont plus rien de rougeoyant, mais sont plutôt blanchâtres, voire jaunâtres.

Les anges déchus du Frioul

Cependant, cela ne ressemble en rien au désastre du tombant du Planier.

Ici, beaucoup résistent à l’envahisseur, encore et toujours. Entre deux pieds apparaissent même quelques antennes caractéristiques de langoustes. J’ai toujours le plaisir de dégoter, à 35 mètres, un gorgonocéphale de belle taille. Certes pas le plus gros de la création, mais toujours plus imposant que les juvéniles observés récemment sur le Chaouen.

Les anges déchus du Frioul

Le parcours se poursuit sans encombre, jusqu’au moment de faire demi-tour. Et là, je me remets à penser aux petites victimes. La survivante sera-t-elle toujours là ? D’ailleurs, est-elle toujours en vie ? En arrivant au point d’immersion, nous nous dirigeons vers cette tâche brune qui, à n’en pas douter, bouge encore. Nous nous approchons, je souhaite ardemment participer au décollage salvateur.

Notre présence devrait l’effrayer. Notre présence l’effraie certainement, mais trop affaiblie, elle n’est même plus capable de s'enfuir, ou de dresser sa queue équipée de deux aiguillons venimeux.

Les anges déchus du Frioul

C’est malheureusement dans ces conditions que l’on peut le mieux observer l’animal. La tête bouge. Derrière les yeux, les spiracles sont actifs. Les "ailes" ondulent très légèrement, tentent d'esquisser des mouvements amples. Elle vit encore. Mais pour combien de temps ?

Sur son dos, marqué par le temps passé sur le sable, se distingue nettement une blessure, sur le côté gauche. La pointe d’un harpon ? Pas le temps d'aller plus avant dans nos investigations, le manomètre nous indique maintenant une durée de palier que je ne veux pas voir décupler. Nous remontons décompresser sous le bateau.

Sortis de l’eau, les questions fusent : que font des "cadavres" de raies sur ce site ? Victimes d’un chasseur en apnée ? Ou pire, d’un plongeur-chasseur, qui aurait jeté par-dessus bord ses prises illégales ? Nous sommes sur un site Natura 2000, où tout prélèvement est interdit … en théorie.

Pêchées ailleurs et rejetées, sont-elles simplement venues mourir ici, poussées par les courants ?

L’aigle ne volera plus et le mystère demeure. Pas de quoi passer des nuits blanches, mais, en tant que plongeurs, nous préférons observer ces animaux en pleine possession de leurs moyens, et non agonisantes à même le sable.

Triste spectacle !

Les anges déchus du Frioul
16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 20:51

Les vendredis se suivent et se ressemblent.

Cette fois encore, température caniculaire et mer d’huile ouvraient la voie du semi-rigide de Plongée-Passion-Carry, vers le Planier. A la différence de la semaine précédente, nous n’étions pas seuls sur le site. Deux, trois bateaux étaient en attente de leurs derniers plongeurs encore immergés. Du coup, nous nous retrouvions à nouveau seuls sur le Chaouen. Autre différence de taille, la température de l’eau avait chuté de 10 degrés suite au coup de mistral des jours précédents.

Ayant encore bien en tête ma toute récente visite, je proposais à mes coéquipiers du jour, de parcourir le tombant pour finir notre plongée sur l’épave.

Et c’est une vision d’horreur qui nous envahit en arrivant sur les parois généralement rougeoyantes du tombant. Les si belles gorgones rouges étaient totalement recouvertes de cette foutue algue envahissante qui avait si peu colonisé les gorgones sur les structures du Chaouen.

WRECK DIVING : Le Chaouen, 10 juillet 2015

Malgré une descente vers les 35 mètres, le spectacle de désolation restait le même. Nous décidâmes alors de remonter et de nous diriger vers le Chaouen, croisant au passage la route de plusieurs dentis en maraude.

Et comme la semaine précédente, le contraste était grand entre les gorgones du tombant et celles du Chaouen, où l’algue reste assez discrète.

WRECK DIVING : Le Chaouen, 10 juillet 2015

Restant sur ma fin quant au parcours sur le tombant, qui m’avait offert, en de meilleurs temps, mon plus beau gorgonocéphale, je me donnais comme devoir de débusquer quelques astrospartus ayant élu domicile sur la tôle. Ma quête fut récompensée assez vite, avec ce petit spécimen trouvé après avoir fait le tour du mât-radar.

Malgré une visibilité assez moyenne, suite au passage de nombreuses palanquées avant nous, j’ai pu tirer quelques clichés de mon animal totem.

WRECK DIVING : Le Chaouen, 10 juillet 2015

Il nous restait assez de jus pour poursuivre la visite de l’épave : cheminée, cales, structures diverses … au milieu des myriades de barbiers. La plongée s’achevait tranquillement sous le bateau, avec quelques minutes de palier, en compagnie de crénilabres et autres blennies.

Mise à jour du 20 juillet 2015 :

Quelques infos sur cette fameuse algue

http://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/mediterranee-le-rechauffement-climatique-a-l-origine-de-la-proliferation-des-algues_941053.html

9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 16:24

Imagine une journée fortement ensoleillée, voire caniculaire.

Imagine un littoral méditerranéen où l’absence de vent semble miraculeuse.

Imagine une mer d’huile où seul le semi-rigide crée de minuscules remous.

Imagine maintenant venir plonger sur la Côte Bleue.

Une seule destination s’impose : le Planier !

Imagine également que tous les clubs du secteur vont profiter de cette journée, et que les épaves du Planier vont être assaillies par des hordes de touristes plongeurs avides de vieilles tôles.

Imagine maintenant que plus tu approches de l’îlot, plus tu t’aperçois que le coin est désert. Arrivé sur site, tout cela se confirme : pas âme (humaine) qui vive !

C’est donc dans cette ambiance un peu particulière que je plongeais ce vendredi 3 juillet, sur l’épave du Chaouen. C’était ma cinquième immersion sur cette épave, et la plus réussie de toute. Déjà peu nombreux sur le bateau de Plongée Passion Carry, nous nous sommes retrouvés encore moins nombreux à déambuler sur et surtout sous les structures du cargo marocain.

Côté matériel, ayant un petit souci avec mon flash déporté, je décidai d’utiliser mon phare pour révéler les couleurs de nos hôtes sous-marins ou de passer parfois en noir et blanc. Je jonglais donc tout au long de la plongée, bien entouré de mes deux binômes grenoblois, et bien aidé pas une visibilité très correcte.

Première surprise, et pas des moindres, il y a avait très peu d’algues filamenteuses. Cette algue qui a récemment envahi le littoral varois, et poursuivi sa conquête des eaux méditerranéennes vers l’Ouest, a atteint la région marseillaise. Mais sur le Chaouen, même si nous n’en voyons pas lors de la descente du côté de la coque, c’est du côté des structures exposées aux courants, que les gorgones rouges sont parfois recouvertes de cette substance cotonneuse blanchâtre. Mais c’est surtout le mât-radar qui a été touché et a, de ce fait, revêtu un inhabituel manteau blanc. Mais rien de bien méchant, comparé à certains sites que l’on dit complètement envahis.

WRECK DIVING : le Chaouen, 3 juillet 2015

D’autres belles rencontres me ravirent : par trois fois, de mini gorgonocéphales, accrochés sur leur gorgone jaune ou rouge, tendaient leurs bras délicats dans le faible courant. A croire que, tout récemment, les larves planctoniques d’Astrospartus Mediterraneus ont choisi de s’établir en ce lieu pour s’offrir aux mirettes des plongeurs. Je me souviens d’ailleurs avoir observé l’un de mes plus beaux spécimens sur le Tombant du Planier, il y a quelques années.

WRECK DIVING : le Chaouen, 3 juillet 2015
WRECK DIVING : le Chaouen, 3 juillet 2015

Après la coque et l’hélice, les premières structures arrières, puis le mât-radar et les structures centrales, nous nous aventurions quelque peu à l’intérieur de l’épave. Puis nous nous dirigeâmes vers le tombant à la rencontre des dentis et mérous, avant de revenir effectuer nos faibles paliers au-dessus de l’ancre.

Presqu’une heure ultra zen passée sous l’eau, avec la méchante envie de ne pas ressortir.

11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 17:36
Lectures UNDERWATER : David Doubilet

Mon bouquiniste préféré a le don de me trouver toutes sortes de bouquins en rapport avec la mer, en général, et la plongée sous-marine, en particulier.

Ma dernière trouvaille dans son méli-mélo de vieux papiers, « Lumière dans la mer », de David Doubilet, fait partie de ces livres d’images qui donnent envie, encore et encore, de remettre sa tête sous l’eau.

Pour situer le personnage, sachez qu’il photographie la vie sous-marine depuis l’âge de 12 ans, et qu’il est entré au National Geographic à 25 ans, en 1971.

Dans cette œuvre, David Doubilet nous entraîne en Mer Rouge, dans l’Océan Indien, dans les Caraïbes (Caymans, Bahamas, Bonaire), à Palau, au Canada (Colombie Britannique), au Japon, en Nouvelle Guinée, dans les Iles Salomon …

Entre autres curiosités, il nous parle d’une « plongée normale de deux heures », pendant laquelle il ne peut rester que 20 minutes à 60 mètres !!!

Lectures UNDERWATER : David Doubilet

Dans un chapitre spécialement dédié aux requins, il nous présente la photo du plus petit requin du monde, le requin diable (etmopterus lucifer).

David Doubilet a commis d’autres livres : « Face aux requins », « La grande barrière de corail ».

8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 13:50

Alors que ce vendredi 1er mai, toute la France se mouillait les pieds, seul un petit pourtour méditerranéen, bien que fort nuageux, gardait la tête au sec. Idéal pour mouiller ses palmes !

Originellement partis pour plonger sur le Riou, c’est, après quelques péripéties, vers l’Ile Maire et les Farillons, que le Corail d’Atoll Plongée de Marseille nous menait pour cette plongée du 1er mai.

Le Liban a étalé ses vestiges sur une telle distance qu’une seule plongée ne peut suffire pour en explorer tous les recoins. Malgré plusieurs plongée sur cette épave, j’avais déjà survolé rapidement la proue, mais je n’avais jamais eu la possibilité de m’attarder sur l’avant du vaisseau.

WRECK DIVING : le Liban, 1er mai 2015

C’est donc sur la partie avant que notre plongée se réalisa. Durant environ trente minutes, nous avons fait deux fois le tour de la proue, examiné tous les bossoirs encore en place, cherché les petites bêtes réfugiées à l’intérieur de la coque.

Barbiers, sars et castagnoles forment un comité d’accueil virevoltant. Rascasses et gobies profitent de ce récif artificiel. Les bossoirs constituent à eux seuls de véritables microcosmes : algues, ascidies, éponges, alcyonnaires, bryozoaires, gorgones, petits poissons, vers plats, limaces diverses et variées…

WRECK DIVING : le Liban, 1er mai 2015
WRECK DIVING : le Liban, 1er mai 2015

Après la proue et son étrave écrasée sur la roche, nous tentons une escapade vers le centre de l’épave, passons au milieu des structures encore débout, passons la base du mât effondré, longeons les chaudières. Mais nous n’irons pas plus loin, notre regard est attiré par deux poulpes sagement lovés dans deux trous réguliers de la carcasse. Nous restons quelques minutes en leur compagnie, puis nos ordinateurs nous rappellent à l’ordre en nous annonçant les paliers.

WRECK DIVING : le Liban, 1er mai 2015

Notre plongée s’achève après 42 minutes d’immersion, et malgré les remous en surface, notre pilote nous aperçoit rapidement. Mais nous devrons encore patienter de nombreuses minutes, sur le bateau, et sur une mer quelque peu agitée, que nos compagnons en recycleurs daignent remonter.

16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 17:33

 

L’intéressant dans le fait d’avoir une passion débordante et dévorante, c’est que rares sont vos proches qui ignorent vos déviances. Et quand ceux-ci sont amenés à vous faire des cadeaux, le thème est tout trouvé.

Le livre d’images fait partie de ces cadeaux qui procurent toujours un certain plaisir au plongeur fou.

Piochant dans ma div’othèque, j’ai récemment relu les titres suivants :

 

lectures-0681.JPG

 

VISIONS SOUS MARINES

De Pascal Kobeh (Editions Glénat, 2007)

 

Du polype corallien au requin baleine, Pascal Kobeh nous décline la vie sous-marine tropicale par thèmes : couleurs, matières, multitudes, disparitions et ambiances.

 

 

PASSION MER, l’incroyable richesse des récifs coralliens

De Simon Christopher (éditions Gallimard, 2007)

Photos de Jason Isley, Matthew Oldfield, Roger Munns

 

A partir de souvenirs de plongées sur les plus beaux récifs coralliens, des thèmes aussi divers que la prédation, la survie, la symbiose, la procréation … sont abordés avec moultes photographies, dont d’époustouflants macros.

 

 

PLANETE MERS, Voyage au cœur de la biodiversité marine.

De Laurent Ballesta et Pierre Descamp (éditions Michel Lafon, 2005)

 

Du grand-angle à la macro, de la plus insignifiante algue phyto-planctonique à la baleine bleue, les biologistes photographes nous entrainent sous toutes les mers du monde, sous toutes les latitudes et températures à la découverte des espèces les plus incongrues, les plus menacées, les plus photogéniques ...

Leurs photos et textes, sont accompagnés d’intervention de divers spécialistes de l’UICN, au sujet des périls qui menacent la bonne santé des océans : pollution, surpêche, dérèglement climatique, méconnaissance des écosystèmes …

 

 

L’INVITATION

De Jean-Marie Ghislain (éditions Les Arènes, 2014)

 

Dans cet ouvrage, Jean Marie nous livre une multitude de photos en noir et blanc des requins du monde. Ce livre fut primé au dernier Festival de l’Image Sous Marine de Marseille, en novembre 2014.

A Vos Masques, Prets, Palmez !

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    Ceux qui me suivent régulièrement connaissent mon amour immodéré pour Astrospartus. Après quasiment onze mois sans plonger, suite au séjour à Guadalupe pour le Grand Requin Blanc, et la longue digestion qui suivit, je retrempais hier mes palmes (et tout...
  • SAN DIEGO, tourné vers la mer
    Située à l'extrême sud-ouest des Etats-Unis, la ville de San Diego est limitée au sud par la frontière mexicaine et au nord par la mégalopole des Anges, Los Angeles. A l'est, collines puis désert ... San Diego semble définitivement tournée vers la mer. Ci-dessous...
  • GUADALUPE : a French film-maker aboard the Nautilus Explorer
    Et dire que cette aventure avait bien mal débuté ! En effet, à notre arrivée à l’aéroport de San Diego (Cal, USA), nous avons vainement attendu le quatrième bagage. S’il ne s’était agi que de mes tee-shirts ou de la trousse de toilette de Pat-Sharky …...
  • GUADALUPE
    (info : n'hésitez pas à suivre les liens proposés, vous découvrirez plein de nouvelles photos) Il est un lieu où il est possible de plonger 45 minutes à 10 mètres, puis d’effectuer un palier de 126 minutes ! Grand requin blanc Great white shark Tubarão...
  • Combo Guadalupe-San Benito : kelp et otaries, épisode 3
    San Martin : la forêt rescapée (n'hésitez pas à cliquer sur les liens proposés, vous découvrirez plein de nouvelles photos Après cinq journées sur l’île de Guadalupe et moultes heures passées à observer les Grands Blancs (séjour qui fera l’objet d’un...
  • Combo Guadalupe-San Benito : kelp et otaries, épisode 2
    (n'hésitez pas à cliquer sur les liens proposés. Vous découvrirez plein de nouvelles photos) Iles San Benito : "show" les adultes ! Les arides îles Saint Benoît sont au nombre de trois, c’est sur l’île la plus à l’est, Benito del Este, que se déroulèrent...
  • Combo Guadalupe-San Benito : kelp et otaries, épisode 1
    (info : n'hésitez pas à cliquer sur les liens proposés. Vous découvrirez plein de nouvelles photos) Comme écrit précédemment, le Nautilus Explorer ne suivit pas son trajet classique Guadalupe-San Benito. Le capitaine avait décidé de descendre le long...