Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 15:45

  C’est un truc que tout plongeur redoute : caisson = accident !

  On y va rarement de bon cœur, et pourtant, lorsque l’ami Marc me proposa un "baptême" caisson, je sautai sur l’occasion de faire une plongée un peu inhabituelle. Par contre, faut avouer qu’après Cuba, ça manquait cruellement de poiscaille !

 

depuis-avril-2014-2915-.jpg

 

Nous voilà donc, en ce mardi 13 mai, dans les locaux de la Polyclinique Urbain V d’Avignon, au Centre d’Oxygénothérapie Hyperbare. Sous la houlette du Docteur JJ Albertini, responsable du service, qui nous servit donc de DP, nous allions effectuer une plongée à 30 mètres, au sec … ou presque. Laissant à l’extérieur appareils photos, briquet, montres … nous nous engouffrions dans le méga bloc, pouvant accueillir jusqu’à huit personnes assises. William, ancien para, ancien ambulancier, reconverti en manipulateur de caisson hyperbare, était notre pilote. C’est lui qui géra la "machine" de bout en bout (ne cherchez pas un quelconque jeu de mots dans cette fin de phrase). Devant son ordi, et grâce à une caméra placée dans le caisson, il put nous voir et nous entendre durant toute la plongée A bord du caisson, le Docteur T. Durney fut notre guide de palanquée, pour nous expliquer toutes les étapes de l’expérience.

 

depuis-avril-2014-2902-.jpg

 

Une fois bien installés, les portes bien fermées, la plongée put débuter. Les sensations diffèrent là de celles connues en plongée "mouillée" : l’eau, l’environnement, le vent, les vagues et le courant inexistants, tout cela jouant, en temps normal, sur le comportement du plongeur. Ici, aucun risque de manquer d’air, de se perdre, les signes manuels sont totalement inutiles, l’ivresse des profondeurs autorisée … par contre l’équilibrage des oreilles se fait constamment, les doigts ne quittent pas le nez jusqu'à l'arrivée. Et à l’inverse du milieu sous-marin, la température augmente à la descente. A trente mètres, la température est montée à 30 degrés, l’air comprimé montant en température, comme un bloc que l’on vient de gonfler. A la transpiration (phénomène peu connu en plongée à cette profondeur), est venu s’ajouter l’aspect le plus drôle de l’expérience : la voix de canard ! La pression jouant sur les cordes vocales, le timbre de la voix se déforme.

Nous nous en sommes donnés à cœur-joie. Les rires nasillards répondaient aux vannes fusant de toutes parts. Certains auraient-ils narcosé ?

Ce fut une autre histoire à la remontée. La température est redescendue et le brouillard est apparu, nous sommes passés des tropiques au fog londonien, en quelques minutes. Ceux qui avaient ôté une couche de vêtement firent l’opération inverse. Nous avons bien perdu vingt degrés dans l’histoire !

 

On peut se poser la question de l’utilité d’un caisson hyperbare si loin dans les terres, Avignon ne se situant pas près de la mer, aux dernières nouvelles.

L’intérêt principal de l’oxygénothérapie hyperbare est d’accroître de façon très importante le taux d’oxygène dissous dans les liquides de l’organisme. On en tire un bénéfice considérable dans le traitement de nombreuses pathologies : chirurgie de revascularisation, embolie gazeuse, ulcères diabétiques, arthrites, plaies diverses, greffes osseuses … et bien sûr accidents de plongée. Même si ce n’est pas là, la principale utilisation. Selon les pathologies, les patients peuvent être suivis pendant des mois.

Le caisson, éprouvé pour "descendre" à 50 mètres au départ, a été ré-éprouvé en 2002. Rempli d’eau, il a subi une pression deux fois supérieure à la pression de service, soit 12 bars. Il fut déclassé à 30 mètres, afin de ne plus avoir à subir cette ré-épreuve tous les 10 ans. A 30 mètres, il peut toujours gérer l’ensemble des pathologies.

 

depuis-avril-2014-2904-.jpg

 

Bien guidés par notre chef de palanquée et notre pilote, nous sommes ressortis entier et en pleine forme, nous avons très largement respecté nos paliers, à six mètres, puis à trois. A voir la courbe ci-dessous, on peut parler d’une plongée carrée !

 

10320509_10202494937306954_3185035678107758189_n.jpg

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

pat Sharky 17/05/2014 19:01

super marrant et intéressant, tj un plaisir de te lire

A Vos Masques, Prets, Palmez !

  • : BLOC18, EAU-DELA DU MIROIR
  • BLOC18,       EAU-DELA DU MIROIR
  • : SPOT de partage de photos, de vidéos, d'actu, d'idées, de bons plans...
  • Contact

Bloc Dixhuit sur Facebook

Recherche

Accés photos

Je ne suis ni spécialiste ni "photographe", je fais des photos pour le plaisir.

Cependant, mes photos ne sont pas libres de droits. Merci de me contacter.

Seule la copie pour votre usage personnel, privé et non-lucratif, est autorisée. 

Liens divers

le blog de Siratus 

le blog de Pascal

le site de Fred

le groupe FB "Plongée sur épaves/Wreck Diving"

le site de Sea Shepherd

un site bio marseillais

le blog d'une grande voyageuse

un site bio : Sous les mers

un site de voyages-plongées

 

 

Récentes Div'agations

  • Meeting the Great White Shark
    Après visionnage des plus de 300 séquences rapportées de Guadalupe - et en passant je remercie de nouveau l'ami Marc de m'avoir prêté sa mini caméra pour l'occasion - voici donc (enfin) ma modeste contribution aux (très) nombreuses vidéos sur le Grand...
  • Un Ange passe …
    Il est un endroit au monde où l’on peut croiser la route de trois espèces différentes de raies et deux espèces de requins, lors de la même plongée, et à moins de 20 mètres de profondeur. Lanzarote, l’Ile aux 300 volcans, permet ce genre d’immersion. Ici,...
  • FLASH-BACK : Moray Patchwork
    Dix ans de photo sous la surface. Dix ans qu'un appareil photo m'accompagne dans mes immersions, qu'il est mon inséparable compagnon de plongée. De temps à autre, je badigeonnerai cet espace de quelques modestes clichés. Chacun réveillant en moi un souvenir,...
  • Plongée dans les gorgones
    Failles, crevasses, voûtes et cavités diverses ... Tel était le paysage proposé ce jeudi, par Plongée Passion Carry. Sur la Côte Bleue, face à Marseille, l'Arche de Moulon, réserve bien des surprises à qui sait simplement ouvrir les yeux : langoustes...
  • PLONGER … simplement !
    Retrouver le goût des plongées sans prétention. Basiques, classiques, tranquilles. A nouveau prendre le temps d’observer les brins de corail rouge ou les massifs de gorgones (même sans gorgonocéphale emberlificoté !) Simplement se contenter de croiser...
  • Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
    Cela faisait un petit moment que je souhaitais replonger sur le Liban. La faute à un plongeur marseillais, que je nommerai KB (et qui se reconnaîtra), qui a fait tourner sur les réseaux sociaux une magnifique photo des lieux. Je voulais retrouver le point...
  • GORGO A GOGO !
    Ceux qui me suivent régulièrement connaissent mon amour immodéré pour Astrospartus. Après quasiment onze mois sans plonger, suite au séjour à Guadalupe pour le Grand Requin Blanc, et la longue digestion qui suivit, je retrempais hier mes palmes (et tout...
  • SAN DIEGO, tourné vers la mer
    Située à l'extrême sud-ouest des Etats-Unis, la ville de San Diego est limitée au sud par la frontière mexicaine et au nord par la mégalopole des Anges, Los Angeles. A l'est, collines puis désert ... San Diego semble définitivement tournée vers la mer. Ci-dessous...
  • GUADALUPE
    (info : n'hésitez pas à suivre les liens proposés, vous découvrirez plein de nouvelles photos) Il est un lieu où il est possible de plonger 45 minutes à 10 mètres, puis d’effectuer un palier de 126 minutes ! Grand requin blanc Great white shark Tubarão...
  • Combo Guadalupe-San Benito : kelp et otaries, épisode 3
    San Martin : la forêt rescapée (n'hésitez pas à cliquer sur les liens proposés, vous découvrirez plein de nouvelles photos Après cinq journées sur l’île de Guadalupe et moultes heures passées à observer les Grands Blancs (séjour qui fera l’objet d’un...