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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 17:01

Inch'Allah, si tout va bien, je serai en Mer Rouge en juin de cette année, pour la croisière BDE (Brothers, Daedalus, Elphinstone Reef), aussi connu sous le nom de Triangle D'or.

L'occasion pour moi de me remémorer mon premier séjour en Mer Rouge, en Mars 2008, à Marsa Alam.

Hôtel Equinoxe, Marsa Alam

Hôtel Equinoxe, Marsa Alam

Avez-vous déjà plongé dans un aquarium ? 

C'est exactement l'effet que m'a fait ma première immersion, en Mer Rouge, sur un site appelé Garden North, à quelques encablures de l'hôtel. A peine entré dans l'eau, on remarque cette formidable visibilité, et cette luminosité. J'étais encore en surface, attendant mon binôme, que je voyais la première palanquée, en-dessous, à moins vingt mètres, comme si elle était hors de l'eau. Puis ce fut le festival de formes et de couleurs : loches, raies pastenagues craintives, anthias en groupe ou solitaires, couples de cochers ou de papillons, perroquet percutant les coraux de sa puissante mâchoire, poissons clowns frétillant dans leurs anémones ou protégeant leurs oeufs, poissons ballons, porc-épics, poissons-flûtes, poissons-crocodiles et rascasses volantes ... et les invertébrés, bénitiers multicolores, coraux mous blancs, jaunes, marrons, rouges, coraux de feu exubérants, coraux acropores, pocillopores, gorgones géantes...

   Dans des articles précédents, j'ai déjà évoqué les rencontres avec le dugong, les tortues et les dauphins, mais nous avons vécu de nombreux autres moments inoubliables, que j'espère revivre d'ici peu. Ce poisson-clown qui défendait "bec et ongles" sa petite anémone, dans laquelle il ne pouvait plus entrer, elle-même fixée sur l'épave d'un bateau de plongée qui avait sombré, sept ans auparavant, victime d'un incendie à bord. J'imagine la tête des plongeurs qui remontaient pendant que le bateau descendait...

Ou ce majestueux poisson-napoléon qui passa en revue toutes les palanquées, en dérive le long du tombant d'Elphinstone Reef, tout ceci pépère et à contre-courant. Un autre napoléon qui patrouillait, imperturbable, sous le bateau alors que nous effectuions nos paliers.

Cette magnifique anémone magnifique -c'est son nom, heteractis magnifica- repérable par sa couleur vive, et visible de très loin ; tellement grande qu'elle hébergeait plusieurs espèces de poissons, notamment des clowns téméraires, qui n'ont pas hésité à se placer entre moi et leur demeure. D'ailleurs, au moment où je m'apprétais à faire ma dernière photo, un petit locataire, que je n'avais pas vu venir, m'a mordu au poignet, déclenchant de ma part un mouvement de réflexe et l'hilarité subaquatique de mon binôme. Il avait sans doute confondu les poils ondulant au gré des courants avec de menues proies, ou me signifiait-il simplement que la séance touchait à sa fin.

poisson clown (amphiprion bicinctus)

poisson clown (amphiprion bicinctus)

Cette ENOOOORME murène javanaise, au tour de tête plus gros que le mien (et c'est peu dire), à l'attitude inquiétante, mais que j'ai tout de même tenté d'approcher, uniquement protégé par mon appareil photo. J'ai eu un quart de seconde d'hésitation quand elle a esquissé un mouvement... de recul. Le formidable ballet que nous ont offert les rascasses volantes, véritables danseuses aquatiques, aux larges frou-frou, sur House Reef, le récif bordant l'une des plages du domaine hôtelier. 

poisson lion à antennes (pterois antennata)

poisson lion à antennes (pterois antennata)

Cette plongée de nuit, toujours sur House Reef, où nous avons pu observer calmars, oursins, crevettes, comatules, rascasses volantes omniprésentes dans les faisceaux des phares ; plongée malheureusement écourtée parce qu'un jeune allemand mal lesté a pompé son bloc en trente minutes, à -8 mètres.

C'était la première fois que je sortais avec 130 bars !!!

   D'autres mésaventures, également, ont ponctué notre séjour. Munis de blocs en alu de 12 litres, nous étions donc plombés plus qu'à l'accoutumé. Sur un site en particulier, nous avons eu affaire à un fort courant de travers, qu'il fallait absolument affronter, afin de rejoindre l'autre partie du récif. La lutte fut rude mais belle, et la nature l'emporta sur ma consommation. Ma plongée s'est achevée au bout de trente minutes, et c'est du sommet du canyon, en snorkeling, que j'ai pu observer la suite du parcours. 

 

  Un autre jour, nous nous sommes carrément perdus, à l'entrée d'un canyon : le mauvais choix sur un virage, et hop ! plus personne. Nous nous sommes retrouvés à quatre, paumés au beau milieu de l'océan ... euh, non, là, je dérive et je divague. Nous avons simplement poursuivi notre plongée, par un autre chemin. Les sites n'étaient pas bien grands, et la possibilité de ne pas retrouver le bateau était bien mince. Cette escapade hors des sentiers battus était finalement pas si mal ; nous étions, à mon goût, un peu trop chaperonnés par l'encadrement. Excepté le premier jour, où les palanquées étaient relativement libres de déambuler au gré de leurs envies, nous étions toujours encadrés, regroupés, guidés, "surveillés" par la responsable de plongée. Même si certaines plongées, comme les dérivantes sur Elphinstone, nécessitaient un encadrement plus serré, les sites étaient tout de même assez faciles à cerner, d'autant plus que les schémas présentés lors des briefings étaient très explicites.

 

  Le dernier jour étant interdit à la plongée, because l'avion, nous avons arpenté le désert à bord de quads "d'avant-guerre". Quelle aventure !! Un pneu crevé, la visite d'un campement bédouin avec dégustation gastronomique des produits locaux, du brûlant et du fumant ! Visite qui avait l'étrange apparence d'un package touristique, comme la vieillle ville de Tanger, ses marchands de tapis, son dresseur de serpent, son resto "à touristes" et ses guides commissionnés. Bien belle rando malgré tout, des paysages à couper le souffle, des dunes immenses, de longues traînées de roches de différentes couleurs, vestiges d'anciennes coulées de lave, des blocs de roche épars qui ont bien failli nous envoyer dans le décor. L'après-midi, le groupe se scinda en trois : beaucoup voulaient aller faire quelques emplettes, affublé du guide local, deux ont décidé de se la buller grave au bord de l'eau, affalés sur les fauteuils de plage, et moi, tout seul, j'ai continué mes pérégrinations marines en PMT, au-dessus d'House Reef et Gottaa al-Nabaa, pendant trois bonnes heures. L'occasion de voir le récif du dessus, de nager avec une tortue, de me faire quelques apnées en solo, de côtoyer encore et toujours les rascasses volantes, d'aller visiter l'entrée d'une grotte où se réfugiaient quelques platax ... 

 

  C'est Jeff, notre G.O., qui avait organisé ce voyage. Nous étions neuf de mon club de l'époque à avoir fait le déplacement. Nous en reparlons encore assez souvent, preuve que c'est et que ça restera un excellent souvenir : belles plongées (dix prévues, plus les plongées bonus du bord, plus celle de nuit, donc quinze au total pour moi et binôme Lolo), accueil chaleureux du personnel hôtelier, un grand hôtel pouvant loger 400 personnes où nous n'étions qu'une quarantaine, des petites sculptures en serviette mitonnées par le service de nettoyage, la traditionnelle soirée orientale avec danseuse et "derviche tourneur" (un truc de fou : plus de 25 minutes à tourner sans s'arrêter), et surtout très-très-très bonne ambiance au sein du groupe, ce qui, en soi, reste le plus important.

244-d-26mars-chambre des filles

361-27mars.JPG

 

 La vidéo, c'est ici :

 
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 16:53

En pleine lecture d'un vieux bouquin trouvé sur le marché, "Les dauphins et la liberté", de Diolé et Cousteau, 1975, je me remémore un épisode de notre périple en Mer Rouge en Mars 2008.

 

Marsa Alam, Mer Rouge, 27 mars 2008

Erg Abu Dabab et Garden South

  

 Affalés sur les fauteuils du pont supérieur, nous attendions impatiemment le départ pour cette nouvelle journée de plongée. Le vent et les vagues faisaient bouger le bateau pourtant bien calé au ponton de l'Hôtel. Les trente minutes nécessaires pour rallier le site d'Erg Abu Dabab  s'annonçaient chaotiques. Et effectivement, ça a secoué méchamment sur le bateau, il nous tardait d'arriver et de nous amarrer au récif. Personne ne tenait debout, nous étions tous assis, à subir.

 Quand soudain, les membres d'équipage se mirent à hurler: "dolphins, dolphins !", dans leur anglais si particulier. Ces cris nous arrachèrent à nos pensées. Le temps de réaliser de quoi ils parlaient et, comme un seul homme, nous nous levions, et coûte que coûte, bravant le tangage, nous nous précipitions sur bâbord, avec quelques belles gamelles à la clé. Les membres de l'équipage nous prenaient pour des cinglés.

   Et là, énorme surprise, un immense banc de dauphins arrivait à notre gauche, comme lancés à notre poursuite. Caméras et appareils photos aux poings, le mitraillage commençait. L'équipage, habitué à ce genre d'apparition, préparait déjà le zodiac, pour offrir une aire de jeux à nos poursuivants. La journée bien mal commencée, prenait une tournure des plus exceptionnelles. Pendant de longues minutes, les dauphins nageaient dans notre sillage, virevoltaient dans les vagues créées par les deux embarcations, se jouaient des mouvements de l'eau que nous haïssions quelques instants plus tôt.... Nous profitions, les yeux grands ouverts, de ce spectacle.

 

  Avant le départ pour l'Egypte, j'avais surfé sur le net, à la recherche d'infos sur la faune de Mer Rouge. Et bien sûr, j'y lisais des récits de rencontres comme celle-ci. La Mer Rouge recelant six espèces de dauphins, certains articles garantissaient la rencontre au cours d'un séjour !  Mais, tous les matins, au départ du bateau, j'étais bien loin d'y penser ou de l'espérer. Les rencontres de murènes javanaises, poissons-lions, poissons-napoléons et autres raies pastenagues, les jours précédents, suffisaient amplement à nos attentes. Là, c'était la cerise sur le gâteau.

 

 

blog-dauphins-02-.jpg

 

 

Puis nos compagnons de route nous abandonnèrent à notre triste sort d'homo sapiens, en accélérant le mouvement, laissant sur nos visages des sourires béats. Des gosses ... nous étions des gosses ayant découvert les cadeaux sous le sapin.

Plongée du matin sur Erg Abu Dabab : napoléon, balistes bleus, poissons clowns, bancs d'anthias ... classique pour la région ; transfert vers Garden south, et un aileron de requin aperçu à environ 200 mètres, amarrage au site de l'après-midi, repos, petite sieste même, en attendant le repas.

"Dolphins, dolphins !", cette fois-ci, c'est de notre torpeur que ces cris nous extirpèrent. L'espace de quelques secondes, j'ai cru à une blague. Mais non, décidément, c'était notre jour de chance. Le même banc (personne ne me fera croire que c'en était un autre) revenait vers nous. Et cette fois, l'énorme troupe est passée au ralenti, entre le bateau et le récif. Nous étions en plein rêve, ils passaient sous notre nez, à deux à l'heure, tels des mannequins défilant devant les photographes. Nous aurions presque pu les compter, tâche qui se serait avérée bien difficile tellement ils étaient nombreux. A ce moment, j'imagine bien que certains ont pensé se jeter à l'eau. Ils n'en ont pas eu besoin, puisque le capitaine nous proposait de les suivre avec le zodiac. Youhou ... Caisson étanche dans une main, palmes, masque et tuba dans l'autre, je prenais place à bord du pneumatique, avec cinq volontaires, pour cette escapade. Tel John Wayne lançant la charge héroïque , Capt'ain se tenait à l'avant, jouant l'équilibriste. Notre directeur de plongée nous criait "pas d'apnée, pas d'apnée !" suite à la plongée du matin, mais déjà, les dauphins nous rejoignaient, par dizaines, par centaines (??). On se jetait à l'eau au milieu du banc.

Une poignée de secondes venues d'ailleurs...

 

blog dauphins 07

                    (à l'arrière-plan, notre bateau amarré au récif)

 

Difficile de filmer, tellement les vagues me ballottaient, je tenais l'appareil à bout de bras, capturant les images au hasard, essayant de ne pas boire la tasse, en ne pensant à rien d'autre qu'à profiter du spectacle le plus longtemps possible. Quelle poussée d'adrénaline !

Au finish, une sensation indescriptible, une "torpille"qui me passe à proximité et quelques cris perçus, malgré le bruit des vagues, des bulles et de ma respiration. 

 

Les dauphins, c'était fait...

Dès le lendemain, dugong et tortues, ce serait fait...

Secrètement, j'espérais de futures rencontres avec des raies mantas ou des requins. Ce même jour, l'autre bateau du centre nous rejoignait sur Garden South. Il revenait d'Elphinston Reef, où les conditions météos n'avaient pas permis l'immersion. Il s'était rabattu sur des sites plus calmes. En s'approchant de nous, les passagers faisaient de grands mouvements de bras, mimant de larges battements d'ailes. Ils avaient croisé la route d'une manta.

Dans notre groupe, sur tout le séjour, seule une palanquée aperçut un requin en plongée.

Ce sera pour une prochaine fois, sans doute... 

 

  Selon la responsable de plongée, il s'agissait de dauphins à long bec ( Stenella longirostris), confirmé d'après les photos, même si ces dauphins sont réputés se mélanger à d'autres espèces.

  Place aux images et tendez l'oreille !!!

 
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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 13:49
RIEN A VOIR AVEC LA PLONGEE, MAIS A VOIR ABSOLUMENT
Le premier d'une série de sept
 
 
 
 
 
 
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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 17:38

La Martinique en image, en mouvement et en musique ...

 

Retrouvez les hôtes des eaux martiniquaises : langoustes, raies torpilles, gorgonocéphales géants, poissons trompettes, ophiures, crabes araignées et nez pointu déambulant parmi les éponges et coraux en tout genre.

Madinina, en images
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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 16:26

MARTINIQUE , 22 novembre - 6 décembre 2010

 

  martinique via google heart

                                                                            

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'île aux fleurs offre une multitude de possibilités d'activités, nautiques, terrestres, aériennes, gastronomiques ...

Mais en ce qui nous concerne, il s'agira essentiellement de plongée. Du 22 novembre au 6 décembre 2010, mon club organisait un séjour dans ce département d'outremer. Pour ce faire, les structures du centre UCPA de Saint-Pierre furent louées, pour une petite soixantaine de personnes, dont 37 plongeurs. Ce séjour avait pour moi une saveur bien particulière, puisque j'opérais, en quelque sorte, un retour aux sources.

  En effet, en mars 2006, c'est au sud de l'île, du côté de Saint-Anne, que je passais mon premier Niveau, au club Kalinago, de l'excellent David D. (boss de l'époque). Oui, je sais, y a pire pour passer son N1 !  Après un cours aperçu en snorkeling, dans les eaux de l'Anse Figuier, où éponges et poissons rivalisaient de couleurs, où je photographiais mes premiers coraux-cerveaux, je découvrais alors un monde sous-marin dominé par des éponges géantes, aux formes excentriques, mesurant parfois jusqu'à 2 mètres de haut. C'est avec ces souvenirs que j'ai replongé, avec impatience, mes palmes dans les eaux caraïbes. 

Tombant des Demoiselles, Sainte-Anne, mars 2006

Tombant des Demoiselles, Sainte-Anne, mars 2006

 Excepté ce "retour aux sources", ce sont  d'autres anecdotes qui font de cette quinzaine, une  période inoubliable :

- j'ai effectué, de nuit, ma centième plongée, sur une petite épave,  au sud de Saint-Pierre (ce qui m'a coûté bombon en frais d'apéro...)

- j'ai connu ma plongée la plus profonde sur une autre épave, le Roraima, victime de l'éruption de 1902,

- et enfin, j'ai accompagné une certaine petite blonde pour son baptême en mer.  

                                                                                                                                                                                            Au cours de ces deux semaines, nous avons arpenté des sites au noms bien évocateurs : les Jardins du Prêcheur, les Canyons de Babodi, le Kay Maréchal, le Roraima, le Tombant de Coucoune, la Perle, les Sources Chaudes, la Pointe Lamarre,  la Citadelle et le Diamant. Chaque spot a son paysage bien particulier : tombants, canyons, patates, plateaux, éboulis, épaves concrétionnées, mais la faune fixée ou non, bien qu'identique sur tous les spots, apporta de biens belles surprises : tortues, raies torpilles, raies léopards, bancs de platax, barracudas, anguilles jardinières, éponges barriques énormes, crabes araignées aux pinces impressionnantes ... auxquels viennent s'ajouter la multitude de poissons colorés.

  Les quelques épisodes pluvieux de la première semaine n'ont pas entaché nos plongées de morosité. Il est vrai que la pluie antillaise n'a rien à voir avec la pluie métropolitaine. Et de toutes façons, s'il pleut, on fait les paliers sous le bateau. Les seuls à se plaindre de ce climat, peu propice à la bronzette, furent les non-plongeurs. Effectivement, visiter les Jardins  de Balata sous la pluie, ça doit pas être le top.

Et fuir l'Anse Couleuvre sous des trombes d'eau ?

  Exceptés la Perle, les épaves et le Diamant, tous les sites se situaient au large ou à proximité du Prêcheur, voire parfois à 200 mètres du bord, et étaient tous rapprochés les uns des autres. Une vingtaine de minutes en bateau était nécessaire pour les rejoindre. Le temps de choper un coup de soleil sur les épaules, et d'apercevoir quelques poissons-volants.

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 La Perle et le Diamant, ces deux joyaux martiniquais, sont souvent opposés, à savoir quelle plongée est la plus belle ...

Lors de notre séjour, la plongée sur la Perle (47 minutes) fut des plus mouvementées, avec un courant très fort, un saut et une remontée sur le bateau plus que sportifs, une visibilité très médiocre ; mais quelques bancs de poissons assez impressionnants et des prédateurs aux aguets, le relief sous-marin très particulier de ce rocher, ont fait de cette sortie un moment mémorable. Alors que la plongée effectuée au Diamant (avec un club local) fut toute son opposée : eaux calmes, visiblité exceptionnelle, tortues pour certains, immersion de 65 minutes, avec un binôme à la "zenitude"  très communicative, mais pas autant de poissons qu'à la Perle ... et un prix discriminatoire!!!

Le Diamant est considéré par beaucoup, comme le plus beau spot de Martinique, celui à ne pas manquer lors d'un séjour sur l'île. Mais le prix -bloc et plombs fournis- pratiqué par l'ensemble des clubs qui proposent cette sortie : 55€ ! WAOUWW !

Nous remplissions le bateau, nous avons donc pu négocier un rabais conséquent ; mais le quidam, qui se présente, même avec son plus beau sourire, paiera le prix fort. Alors cette plongée vaut-elle 55 euros ??

Pour certains plongeurs du groupe qui, lors d'un précédent séjour, ont connu la Perle par conditions très favorables, cette plongée vaut largement le Diamant. "La Perle vaut le Diamant", de quoi faire perdre son latin à un diamantaire d'Anvers...

 

  Autre plongée à ne pas rater sur Saint-Pierre, le Roraima.

Toute plongée sur épave, surtout profonde, revêt un caractère particulier. Nous plongeons sur un site, une carcasse concrétionnée, mais avant tout sur un morceau d'histoire. Et quelle histoire !

Ayant brûlé pendant trois jours, suite à l'éruption de la Montagne Pelée, le 8 mai 1902, le Roraima a fini par sombrer, et se poser sur le fond à 55 mètres. Cette profondeur réserve cette plongée aux Niveaux 3 minimum, et oblige à planifier durée au fond et remontée : descente jusqu'aux premiers bouts de tôles, à 40 mètres, puis descente jusque 55 mètres, ou visite de l'intérieur. A 15 minutes de plongée ou 80 bars au manomètre, on remonte le long de l'amarre, qui à elle seule vaut le détour. Mieux vaut éviter de s'y accrocher, tant les organismes qui y ont élu domicile sont nombreux et la divers-articles-2589.JPGplupart urticants. Cette amarre, véritable HLM à invertébrés, permet de passer les quinze minutes de palier, autrement qu'à se tourner les pouces, à compter ses bulles, ou à photographier des cténophores (même si dans ce cas-là, plusieurs clichés sont souvent nécessaires).

Cette plongée réserve bien des surprises, outre les minutes de paliers que l'on voit défiler sur son ordi, dès qu'on touche les 50 mètres. Depuis 1902, la faune n'a cessé de s'y fixer et d'y proliférer, notamment des gorgones filaires, lui donnant  l'allure d'une "épave aux cheveux blanc" (commandant Cousteau). 

 

 

  divers-articles-3134.JPG

 A la centième !

Petit événement au sein du groupe qui, tous les soirs, partageait l'apéritif sur les pelouses du Centre. J'en étais de ma poche, après la plongée de nuit sur l'épave de l'Amélie, ma centième immersion, sur l'île de mes débuts. Punch et ti-punch au programme, pour fêter la 100 ème et placer en ligne de mire la 200 ème ...

 

 

 

 

 

Cette plongée, parce qu'elle était de nuit, était déjà bien particulière. Nous étions une quinzaine de volontaires à effectuer cette troisième plongée du jour (après le Roraima et le Tombant de Coucoune), répartis en cinq ou six palanquées, qui se sont vite retrouvées à former une énorme palanquée, où torches et phares de plongée projetaient des rayons dignes des plus beaux combats de Star Wars. Au "menu", plateaux de langoustes, toutes plus téméraires les unes que les autres, oursins en vadrouille, gros crabes, murènes en pagaille, poissons dociles, astrophytons déployés (cousins antillais des gorgonocéphales), une tortue effrayée par les phares, que certains ont vainement tenté de suivre. Au finish, 8 mètres maxi, et 55 minutes, qui auraient pu durer bien plus longtemps...

 

gorgonocéphale géant (astrophyton muricatum)

gorgonocéphale géant (astrophyton muricatum)

Nous n'en sommes pas restés là, puisque quelques jours plus tard, certains d'entre nous sont allés faire un petit tour au-dessus de l'épave en snorkeling. Elle est effectivement accessible depuis la plage de l'Anse Turin, à la sortie sud de Saint-Pierre. Et dès les premières brasses, nous avons trouvé quelques morceaux immergés à deux mètres de profondeur. Ce petit bateau, coulé en 1902, avant l'éruption, a eu le temps de se disloquer et de voir ses morceaux s'éparpiller au gré des tempêtes et des ouragans. Ce site, même s'il n'est pas exceptionnel, est aussi intéressant vu du dessus que d'en dessous : un petit aquarium en quelques sortes.

vestiges de l'Amélie, Anse Turin

vestiges de l'Amélie, Anse Turin

   Malgré quelques conditions un peu limites par moments, les forts courants notamment qui nous empêchaient de profiter pleinement de nos plongées (la Perle, la Pointe Lamarre), la visi de m.... qu'on s'est coltinée une ou deux fois, ce séjour-plongée a été une réussite.

Toutefois, quelques points noirs sont à noter. Plusieurs fois, nous avons pu observer des grands casiers de pêcheurs posés sur les récifs. Loin de moi l'idée de m'attaquer au droit des gens du cru de pratiquer leur métier. D'autant plus qu'il règne une entente cordiale entre centres de plongée et pêcheurs. Cependant, il faut souligner que ces casiers qui sont lâchés au-dessus des récifs, écrasent, cassent, arrachent tout sur leur passage. Nous avons pu observer dans ces pièges, outre des poissons commercialisables, de nombreuses murènes prisonnières, dont une morte à moitié sortie du casier mais restée coincée dans une maille. N'existe-t'il pas une solution pour que pêcheurs et plongeurs puissent profiter pleinement de cette ressource ?

   Autre chose de plus dangereux encore pour nous, plongeurs, les chasseurs sous-marins. Alors que nous effectuions notre plongée, longeant un tombant, nous avons entendu un bateau s'approcher du secteur, puis ce fut les sifflements des flèches d'arbalètes qui nous passait au-dessus de la tête. Les gars nous voyaient, d'ailleurs, ils savaient très bien que nous étions là, puisque le pavillon de plongée flottait. Mais, sans aucun scrupule, 15 mètres au-dessus de nous, il tiraient dans le tas, sans rien toucher d'ailleurs. Notre pilote s'est chargé de leur parler du pays.

 

   Enfin, et pour en finir avec l'aspect plongée de notre séjour, c'est la découverte de plusieurs espèces de coraux victimes de blanchissement (ou blanchiment).  divers-articles-2407.jpgEt effectivement, certaines espèces ont vécu un épisode de blanchissement en 2010.  Et j'ai ainsi appris que les coraux n'étaient pas les seuls à subir ce phénomène.  La dernière journée, passée à arpenter les routes de la côte atlantique, nous a mené à la Trinité, sur la plage de la Brêche (si j'ai bien retenu son nom), versant nord-est de la Caravelle, où la musique et la bonne ambiance étaient de rigueur, sortie familiale du dimanche oblige. Nos quelques coups de palmes, nous ont entraîné à quelques 2-300 mètres de la plage. Nous avons découvert tout un secteur ravagé, où gisaient des tas de bouts de coraux, débris de coquillages ... Cet endroit ressemblait à une petit barrière de corail qui aurait été limée. Je n'ai pas trouvé d'explications à ce jour, si quelqu'un sait quelque chose ?           

              

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(la Brêche, amas de coraux morts)                                                     

 

     Le centre UCPA de Saint-Pierre, en deuxième semaine, servit de base aux diverses excursions. En effet, la première semaine était réservée à la plongée, même si nous avions la possibilité de replonger par la suite, ce que nous avons fait d'ailleurs. La deuxième semaine, donc, nous vit nous éparpiller aux quatre coins de l'île. Pour ma part, le volcan m'appelait de sa petite voix : "Viens, viens..." Une rando bien moins pénible que je ne l'imaginais, mais que nous avions limité à deux heures aller-retour, puisque nous avions deux enfants dans les bagages ! Juste le temps de parvenir à l'Aileron, altitude 1107 mètres. Un Aileron, quoi de plus logique pour une équipe de plongeurs. Ce jour fut d'ailleurs le seul du séjour où la Montagne Pelée fut totalement découverte pendant quelques heures. Photographes, à vos marques !

 

  Diverses plages (Anse Couleuvre, Anse d'Arlet, Anse Turin, la Brèche à la Trinité) nous permirent de continuer nos explo sous-marines en snorkeling. La forêt tropicale, les restos de plage, les rhumeries, les ruines de Saint-Pierre, les Jardins de Balata, la route de l'Atlantique, la fête de village à Grand-Rivière ... une deuxième partie de séjour bien chargée donc. Et enfin, le retour qui fut un peu chaotique, avec une correspondance Paris-Marseille ratée de très peu, deux heures d'attente dans l'aéroport, où certains auraient croisé la plus célèbre bénévole de la Croix-Rouge, celle qui sait entretenir son corps parce qu'elle dort sur un super matelas, et qui porte de très belles lunettes... Désolé, là pas de photos !!!

Plus de batterie et carte SD pleine !                                                   

 

                                

tous les chemins mènent au rhum !

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 16:44

Même si les Egyptiens ont d'autres préoccupations à l'heure où j'écris ces lignes, il me parait intéressant de vous livrer cet article paru dans  "Blue", le magazine officiel de la plongée en Egypte, qui est exceptionnellement traduit en Français à l'occasion du Salon de la Plongée de Paris, en Janvier, et qui rendait hommage à la Mer Rouge.

 

  "  L'HEPCA demande l'interdiction du plastique  "

 

  L'association pour la protection de l'environnement d'Hurghada (HEPCA) a lancé sa campagne contre les sacs plastiques en ciblant l'une des plus grandes chaînes de supermarchés d'Egypte. Malgré leur interdiction dans les gouvernorats de la Mer Rouge et du Sud Sinaï, les supermarchés et les boutiques distribuent toujours des sacs plastiques à leurs clients.

  L'HEPCA invite la chaîne de supermarchés Metro à respecter l'interdiction dans tous ses magasins. Selon elle, Metro devrait montrer l'exemple en proposant des sacs-cabas réutilisables plutôt que des sacs plastique.

 

  "En 2005, on a estimé que 70% des tortues mortes en Mer Rouge ont succombé à une ingestion de plastique. Les sacs plastique étouffent les coraux et les mammifères marins, emprisonnent les oiseaux de mer,  tuant sur terre comme dans la mer", écrit l'HEPCA dans un communiqué.

  "Malheureusement, un après après le décret d'interdiction, on trouve toujours des sacs plastique dans les établissements réputés pour leur excellence. Alors qu'elle est la plus grande chaîne de supermarchés d'Egypte, Metro Market persiste à fournir des sacs plastique à ses clients."

 

  Hurghada.jpg 

 

BLOC-Note :

les sites : www.hepca.com

                www.cdws.travel

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 16:45
Gottaa al-Nabaa, rencontre avec le dugong, le 27 mars 2008
Gotta al-Nabaa, 2è rencontre avec le dugong, le 29 mars 2008

 

tortue imbriquée sur le plateau à -18 mètres, Elphinston Reef, le 29 mars 2008

 

tortue imbriquée sur Gottaa el-nabaa, le 29 mars 2008

 

 PMT sur House Reef, nage avec une tortue, le 30 mars 2008

    

PMT sur House Reef, 2è séquence 

 

 

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 19:49

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 14:29

Tous les plongeurs qui ont fait cette rencontre vous le diront : côtoyer une tortue lors d'une plongée est un  moment inoubliable !

Quel bonheur de pouvoir lui tourner autour, de pouvoir l'approcher au plus près, sans qu'elle ne se sente en danger. J'ai eu la chance d'en rencontrer lors de plusieurs plongées en Mer Rouge, en Mars 2008 (Gottaa al Nabaa, House Reef, Elphinston Reef), et même lors d'une sortie snorkeling (pour les néophytes : en Français PMT, pour Palmes, Masque et Tuba). En décembre dernier, en Martinique, par trois fois, les tortues ont fait leur apparition. La tortue imbriquée (eretmochelys imbricata), c'est en Mer Rouge et aux Caraïbes, c'est la tortue caouanne (caretta caretta).

   A condition de s'avancer prudemment, de façon à ce qu'elle nous voit, sans lui faire peur, qu'elle ne nous confonde pas avec un prédateur. Et surtout si elle en a envie. Alors, la magie opère. Elle nage à une allure modérée, ce qui nous permet de la suivre, elle s'arrête, nous laisse franchir son périmètre de sécurité, se laisse approcher, photographier, prend des airs de diva (c'est l'impression qu'elle donne). Nous sommes nombreux à s'être laissés tenter de poser, ne serait-ce qu'un doigt, sur sa carapace. Nous sommes nombreux à avoir fait l'erreur de la toucher ! Il est fortement déconseillé de caresser une tortue marine, sa carapace est recouverte d'un mucus protecteur qui empêche la fixation d'organismes, tels que coquillages et algues. Sans ce mucus, la tortue serait alourdie par ses hôtes encombrants, et se fatiguerait très vite.

 

  Cet animal nous est sympathique, au même titre que le dauphin : nous avons même fait des tortues terrestres  des animaux domestiques. La tortue marine se nourrit, entre autres, de méduses. Rien que pour ça, je la trouve fort fréquentable. Qui n'a jamais senti un pincement au coeur en regardant un reportage montrant les jeunes tortues, nouvellement éclos, se faire dévorer d'un coup de bec, avant d'avoir pu rejoindre la mer. Dans le film "Océans" de J. Perrin (2010), tout une couvée sert de repas aux oiseaux, pas un seul n'en réchappe. C'est la sélection naturelle qui régule les populations animales. Imaginons que tous les oeufs pondus par les tortues donnent un adulte en pleine forme : l'océan déborderait, et ce ne serait pas un effet du changement climatique. 

  Pour ceux qui ne s'intéressent pas particulièrement à la plongée ou à la faune marine, mais qui restent sensibles aux questions environnementales, sachez qu'un sac plastique qui arrive en mer peut tuer une tortue. En effet,  très friandes de méduses, les tortues confondent les sachets avec leur proies favorites, les capturent et en meurt de faim, le ventre plein. De plus , un sac plastique, outre l'aspect visuel d'un déchet flottant, finit tôt ou tard par se décomposer. "Super !, me direz-vous, on ne le voit plus". Mais il est toujours présent, désagrégé en milliers de minuscules morceaux qui se retrouvent dans les organismes des poissons, donc dans nos assiettes.

 

  A ce sujet, une anecdote me revient. En mai 2007, lors d'un retour de plongée dans les eaux marseillaises, nous avons croisé la route d'une tortue qui nageait en surface, à la poursuite d'un grand sac plastique, sans doute la housse d'une planche, ou la protection d'un quelconque objet. Nous avons fait demi-tour et avons sorti de l'eau cet erzats de méduse, au grand dam de l'animal, qui voyait son repas lui filer sous le bec. Et bien non, pas un remerciement ! Elle nous a fait la gueule et a disparu sous le bateau. Le responsable du centre ne croyait pas en cette apparition d'une tortue dans la rade de Marseille. Depuis plus de 10 ans qu'il oeuvrait dans le secteur, c'était la première fois qu'il en entendait parler. Heureusement, la courte vidéo (que je vous livre ici) servit de preuve. C'était là une bien bonne nouvelle !!!

  C'est toujours le hasard qui nous fait rencontrer cet animal, même si lors du briefing d'avant-plongée, on nous informe de la présence de tortues sur les spots. On peut passer à côté sans la voir, une palanquée la suit pendant 10 minutes alors qu'une autre n'a pas la chance de la croiser, elle peut aussi nous couper la route et disparaître en quelques secondes. A croire que c'est elle qui décide...

Mon meilleur souvenir remonte à ma sortie snorkeling à Marsa Alam, en mars 2008 : 40 minutes (dates et heures des photos à l'appui) que j'ai passées à nager aux côtés d'une tortue imbriquée, sur House Reef, le récif qui longeait la plage du domaine hôtelier. Elle descendait jusqu'au sable à 8-9 mètres, puis remonter nager entre deux eaux, repartait et remontait respirer en surface. Inutile de vous dire que la carte SD a chauffé. Le plus grand plaisir était de la suivre en apnée jusque 5 mètres de profondeur, de la suivre tranquille pendant 30-40 secondes, et de remonter me réapprovisionner en air. A chaque fois je pensais qu'elle serait partie, et bien non, elle restait toujours à proximité. Je l'ai  aussi suivie sur son lieu de repas. Une partie du récif était infestée d'anémones disques métalliques (discosoma rhodostoma), elle s'en nourrissait et repartait. C'est peut-être au même endroit que nous l'avions rencontrée en plongée quelques jours avant.

Quand enfin, elle décidait de me laisser sur place, deux coups de pattes énergiques et la voilà partie. Je lâchais le morceau, d'autant plus que la batterie de l'APN donnait des signes de faiblesse.

 

TORTUES

A ce jour, seules les tortues égyptiennes ont intégré ma photothèque. Dans les Caraïbes, elles m'ont semblé beaucoup plus farouches. Par trois fois, nous en avons vu, mais je n'ai pu immortaliser la scène qu'une seule fois. Alors que sur certains sites, comme le Diamant, certains ont eu la chance d'en approcher une de très près. Etre au bon endroit au bon moment...le coup de chance en somme !

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 22:40

 Inscrit sur FACEPLOUF, autrement dit Scuba-people, le réseau social de la plongée (oui j'ai osé), je viens de lire, dans LE MAG n°6, un article sur le Dugong (dugong dugon), animal qui semble être en voie de disparition en Mer Rouge.

 En  mars 2008, lors de mon séjour à Marsa Alam, à quatre heures de bus d'Hurghada -pas mon meilleur souvenir- avec une dizaine d'amis du club, nous avons plongé deux fois sur un récif côtier, le Gottaa al Nabaa. C'est à cet endroit que nous avons eu la chance d'apercevoir cet étrange animal, cette vache de mer. Petite poussée d'adrénaline à chaque fois (comme écrit dans le précédent article), plein de photos et quelques vidéos.

 

     453--pélagie,ingurgitant une salpe C'est lors de la deuxième plongée sur ce spot, et la dernière du  séjour, que j'aperçus la grosse bébête, qui nous croisait à quelques mètres, alors que nous slalomions entre d'innombrables méduses pélagies (pelagia noctiluca) aux interminables tentacules urticants. J'avertissais binôme Thierry et, emporté par mon enthousiasme, je me lançais à sa poursuite, tandis que binôme Thierry se lançait ... à ma poursuite.

Bien vite, j'ai dû laisser tomber l'idée de le rattraper, j'espérais simplement le retrouver, broutant son met préféré à 8 mètres de profondeur. Revenant sur mes "pas", j'arpentais  à nouveau le récif, quand soudain, binôme Lolo me tira la palme, et par la même occasion, me fit louper un cliché. Il me tira donc la palme pour me signaler qu'il était revenu vers nous, à quelques mètres seulement.

 YESSSSSSSS !!                                        

DUGONG

 Il a traîné là quelques minutes avant de remonter en surface, prendre une goulée d'air,  puis est revenu nous faire son show : accélération, demi-tour express dans un nuage de "poussière"... Il cherchait, je pense, à se débarrasser du rémora (echeneis naucrates) qui lui collait aux basques.    

 

Le dugong est un mammifère exclusivement marin, on le confond avec son cousin le lamentin, qui vit en eau douce. Il est le seul mammifère marin herbivore. Le mâle adulte peut mesurer 4 mètres et peser 400 kilos.

Diantre !! Vaut mieux pas entrer en collision avec le bestiau !

A propos de collision, les marques, les entailles devrais-je dire, que l'on peut observer sur son dos sont dues aux hélices des bateaux qui croisent sa route.  

 Pour plus d'infos sur celui qui, dit-on, est à l'origine du mythe de la sirène, rendez-vous sur l'excellentissime DORIS.

 

PS : puisque j'inaugure ici le domaine bio, sachez que les noms entre parenthèses et en italique sont les noms latins des animaux cités (genre espèce). Il en sera ainsi dans tous les articles.

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 09:52

Parmi mes coreligionnaires, je suis considéré comme un gros consommateur... d'un gaz totalement licite : l'air comprimé.

Alors que la quasi totalité des plongeurs (euses) utilisent des bouteilles (ou blocs) de 12 ou 15 litres, je fais figure d'extra-terrestre quand j'arrive avec mon BLOC 18 litres. Vannes en tout genres fusent alors de toutes parts.

 Peu importe ! Quand je me suis décidé à avoir ma propre bouteille, l'occasion d'un 18 litres s'est présentée ; et tant mieux, parce que je suis effectivement un gros consommateur. 458-lolo à la poursuite du dugong,ça doit être une femel

 Je vis la plongée comme une découverte permanente, et m'immerger sans appareil photo me paraît inconcevable. Donc, sous l'eau, je mitraille, allant de droite à gauche et de gauche à droite, fouillant trous et crevasses, éclairant tombants et éboulis, visitant coins et recoins des épaves. Et qui dit mouvement, dit consommation.

 

 Ajoutez à ces déplacements, les efforts déployés à  lutter contre les courants, les profondeurs très variables d'un spot à l'autre, les moments d'énervement quand l'ordi tombe en rade à -30 mètres (ça arrive), les grands moments d'enthousiasme quand on suit une tortue ou un dugong (ça arrive aussi) ... alors, oui, je consomme (beaucoup) plus que la moyenne, mes plongées sont réduites dans le temps , 45-50 minutes, où d'autres dépassent

allègrement l'heure d'immersion. 469-séance photo

 

  Mais je me soigne. Il m'arrive de plonger avec un 15 litres, voire même un 12 litres (un véritable crêve-coeur), je fais les efforts nécessaires pour éviter de siffler mon bloc en 30 minutes. Et pas plus tard qu'en décembre 2010, mes deux dernières plongées en Martinique ont dépassé les 60 minutes (merci binôme Renaud). Il est vrai que toutes les conditions étaient réunies pour y arriver. J'y reviendrais.

 

 Bienvenue sur ce blog, qui parlera de plongée bien sûr, de photos et vidéos sous-marines, de biologie marine, de spots de plongées, de mers chaudes et moins chaudes, de séjours entre copains, d'épaves ... et bien d'autres choses encore.

 Bienvenue sur ce blog de partage de photos, d'idées, de bons plans, de souvenirs.

 Bienvenue à mes amis binômes et compagnons de plongée, à mes amis plongeurs et non-plongeurs, aux inconnus qui passaient par-là, ont vu de la lumière et sont entrés.

 Lâchez-vous, commentez, questionnez, corrigez moi si nécessaire ... apportez votre pierre à l'édifice !

(ouverture du blog le 21 janvier 2011)

 

P1010359.JPG

         de gauche à droite : bloc de 12 litres, bloc de 15 litres et  MON 18 litres...

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