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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 09:16

Hier, je publiai mon dernier article relatant mes rencontres au Salon de la Plongée, le 10 janvier dernier.

Cette dernière rencontre, avec André Laban, riche en émotions, m’a permis de lui faire dédicacer son livre « La Passion du Bleu », datant de 1995 :

« la passion du bleu qui anime (bloc) durera jusqu’à la fin des temps. Je l’espère fermement.

Amicalement,

André Laban »

 

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Le hasard de mes lectures fait que j’ai achevé la (deuxième) lecture de cet ouvrage hier, également.

 

Je livre ici quelques mots de l’auteur, piochés en fin du livre, et plus que jamais d’actualité :

« Certes, il faut se battre pour que la "Grande Bleue"  ne devienne pas la "Grande Verte", et il faut espérer qu’il n’en sera rien, mais je vois tant de rivières qui charrient, sans cesse, des flots de café-crème qu’il y a de quoi être inquiet.

A toutes fins utiles, essayons de laisser à nos descendants  un témoignage de ce que nous avons vu de plus beau au cours de nos plongées : l’eau et la lumière du soleil qui, ensemble, nous apportent la vie, une vie en bleu. 

 

Tous ceux qui défendent la mer ont une seule et même patrie dont le pavillon tricolore est Bleu, Bleu et bleu. »

Je rappelle que ceci fut écrit en 1995 !

 

Ne me reste plus qu’à aborder « Pirates » de Gaby Di domenico …

 

 

Le Salon

Toutes les rencontres : François Sarano, les dessinateurs, Gérard Soury, Shark Mission France, Gabriel Di Domenico, Alban Michon et les Calypsoniens

 

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 12:50

LES CALYPSONAUTES

 

 

André Laban, ancien de la Calypso et peintre sous-marin, était annoncé sur le stand de HDSF (Histoire du développement Subaquatique-France) accompagné par l’association Maecene Arts.

Depuis quelques années, j’avais en ma possession, un livre d’André Laban, « La Passion du Bleu », datant de 1995. Nous avions croisé M. Laban, dans les allées du Festival à Marseille, mais il était sans cesse occupé à diverses tâches, aussi nous avions laissé tomber .

 

Cette fois, sachant qu’il serait présent sur un stand bien précis, il était hors de question de le louper.

 

André Laban embarqua en 1952 sur la Calypso, en tant qu’ingénieur chimiste, il y côtoya le Commandant Cousteau et Albert Falco, mit au point les premières caméras sous-marines pour l'équipe et participa au tournage du "Monde du silence", il fit partie de toutes les aventures, notamment la découverte de l’épave du Thistlegorm, en Mer Rouge.

Sur le stand, d’ailleurs, étaient exposés des morceaux, que dis-je, des reliques du cargo britannique coulé durant la seconde guerre mondiale : un morceau de tableau électrique et une lampe.Cette épave est une incontouranble lors des croisières-épaves en Mer Rouge.

 

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Ingénieur, plongeur, musicien, peintre … et grand blagueur, André Laban s’autoproclame, dans son livre, « vidangeur le plus profond du monde », suite au nettoyage des tuyaux d’évacuation des toilettes, durant l’expérience Précontinent-3 à 100 mètres de fond (Cap Ferrat, 1965).

 

Bien sûr, nous avons abordé la destinée de la Calypso, qui meurt à petit feu dans un hangar, à Concarneau. Je lui suggèrais qu’elle aurait pu être coulée, elle serait ainsi devenue la Mecque des plongeurs, l’épave la plus célèbre au monde. André Laban concéda qu’il aurait même fallu la couler par plus de 80 mètres, pour éviter de la voir disparaître morceau par morceau, chacun voulant en remonter un souvenir (comme le Mur de Berlin).

 

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                       (séance de dédicace, derrière une relique du Thistlegorm)

 

Il me dédicaça son livre et se prêta fort aimablement à une petite séance photo.

C’est alors qu’arriva sur le stand Louis Prezelin, arrivé sur la Calypso en 1968, et qui vit maintenant en Californie. J’étais tout de même un tantinet ému. J’étais venu voir un ancien du célèbre bateau, et j’en voyais deux, auxquels il faut tout de même ajouter François Sarano, rencontré plus tôt dans la journée.

Ces gens très accessibles sont ceux m’ont fait rêver de fonds sous-marins. Si je fais aujourd'hui de la plongée, c'est en grande partie grâce à eux. Séquence émotion !

BLOC-Notes :

 

 

 

http://maecene-arts.jimdo.com

http://www.hdsf.fr/  

 

Les rencontres précédentes :

Rencontre N°1 : François Sarano

Rencontre N°2 : les dessinateurs

Rencontre N°3 : Gérard Soury

Rencontre N°4 : Shark Mission France

Rencontre N°5 : Gabriel Di Domenico

Rencontre N°6 : Alban Michon

 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 14:50

 ALBAN MICHON

 

Après être passés plusieurs fois devant son stand, toujours occupé par les groupies, nous nous sommes tout de même décidés à nous y arrêter. Au Festival de l’Image sous–marine de Marseille, il nous avait réservé un accueil sympa ; nous voulions juste lui prendre deux petites minutes.

Alors que nous attendions sagement notre tour, il nous a reconnus au premier coup d’œil. Avec un grand sourire, il s’est dirigé vers nous pour nous saluer. Ah, les bons côtés des réseaux sociaux !!! Et nous a, encore une fois, accordé un peu (beaucoup) de son temps si compté.

Nous n’avons pas discuté du « Piège blanc » (déjà fait à Marseille) mais plutôt des retombées médiatiques, suite au succès du film. Il est revenu sur son passage chez Ardisson dans « Salut les Terriens », diffusé le 4 janvier dernier. Et de tous les retours positifs qu’il a eus dans la foulée.

Sans doute, une partie des invités du plateau et du public ne connaissaient pas ce plongeur « under iceberg », et trouvaient peut-être farfelu ce gars qui avoue qu’étant gamin, il faisait la bascule arrière du canapé de ses parents avec son cartable sur le dos !!! De cet ado, cancre et fier de l’être, qui couchait sur le papier ses rêves et ses ambitions pour les années à venir. Et qui s’y est tenu !

Il nous parlait d’une certaine nervosité à s’exprimer, de crainte de sortir LA grosse connerie, face à des gens habitués à s’exprimer devant une caméra de télé. D’ailleurs quelques-unes des ses répliques furent coupées au montage (!!)

Mais l’essentiel est qu’un message est passé auprès de nombreux adultes et enfants : rien n’est impossible. Le plus important est de vouloir vivre ses rêves, et de s’en donner les moyens !

 

Du monde commençait à attendre (à s’impatienter aussi) pour le voir. Les deux minutes avaient fait des petits. Nous le laissions donc à ses obligations, après qu’il ait accepté de se plier à la traditionnelle séance photo.

Les rencontres précédentes :

 

Rencontre N°1 : François Sarano

Rencontre N°2 : les dessinateurs

Rencontre N°3 : Gérard Soury

Rencontre N°4 : Shark Mission France

Rencontre N°5 : Gabriel Di Domenico

 

 

A SUIVRE …

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 11:47

GABRIEL DI DOMENICO

 


Alors lui, c’est un bavard !!!

 

Alors que je me rendais je ne sais plus où, je repassais devant le stand de Plongée Mag, et là je fus trop heureux d’y trouver le Jacques Sparrow de la plongée marseillaise, Gabriel Di Domenico. Trop heureux, parce qu’il n’était pas censé être au Salon ce jour. Ces séances de dédicaces étaient prévues pour le samedi et le dimanche.

Par le biais d’un blog régulièrement visité, entretenu par LeVieuxScaph, une connaissance du sieur Dido, j’avais appris qu’il serait tout de même là le vendredi, mais je n’avais eu aucune confirmation. Au cas où, j’avais emporté avec moi le bouquin « Pirates », quatrième volet des « Carnets de Plongée », que le gros à la barbe blanche avait eu la gentillesse de m’apporter par une pluvieuse nuit de décembre.

Je m’empressai donc de poser mon sac et de sortir le livre que je n’avais finalement pas transporté pour rien.

 

salon-16.jpg

 

L'accueil fut très chaleureux. La machine à parler se mit en route, pour notre plus grand bonheur.

Gabriel, alias Gaby, alias Dido, alias le Têtard, n’en est pas à son coup d’essai. Comme tout pirate qui se respecte, il est connu sous plusieurs identités. Certaines lui viennent de ces ouvrages précédents, relatant les aventures d'un certain Têtard.

Il nous a parlé pêle-mêle de la Comex, de la Sogetram, des anciens scaphandriers, de ses rapports avec le Commandant Cousteau, de Francis LeGuen qui l'a tanné pour qu'il écrive ce livre, du sous-marin Saga qu’il nous encourage vivement à visiter si l’occasion se présente.

 

Il nous a invités à lui faire part de nos remarques sur le livre. Nous n'y manquerons pas. Dès que nous aurons eu le temps de le lire.

Il nous a même proposé de passer le voir sur son bateau à Marseille.

QUOI ! ...

Le Black Pearl est à Marseille !

 

 

BLOC-Notes :

Le blog du Vieux Scaph

http://le-scaphandrier.blog4ever.com/le-salon-de-la-plongee-de-paris-en-2014?trck=notif-10532963-536523-103vG

le sous marin Saga

http://www.laprovence.com/video/Saga+%3A+visite+d%27un+sous-marin+remis%C3%A9/iLyROoafv-oW/laprovence/actualite  

 


Les rencontres précédentes :

Rencontre N°1 : François Sarano

Rencontre N°2 : les dessinateurs

Rencontre N°3 : Gérard Soury

Rencontre N°4 : Shark Mission France

 

 

A SUIVRE …

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 14:30

SHARK MISSION FRANCE

 

Sur ma liste, ou plutôt mon planning, j’avais bien noté le stand C12, pour y rencontrer les responsables de la jeune association Shark Mission France et sa présidente Fabienne. L'asso partageait l'espace avec Margarita Tortuga Diver. Ce fut l’occasion d’échanger quelques mots au sujet de la dernière conférence organisée à Lyon en décembre, avec l’expert ès-requins, Alessandro de Maddalena.

 

SMF a pour vocation d’agir, d’informer, de sensibiliser et de protéger.

Les objectifs de cette toute jeune asso - à peine un an d’existence - sont clairs :

- améliorer la connaissance des requins auprès du grand public, et surtout le jeune public

- sensibiliser les citoyens à la nécessité de sauvegarder toutes les espèces de requins et raies dans le monde entier

- développer des actions auprès des décideurs pour que la France devienne un bon élève en terme de protection

- proposer des partenariats avec les clubs de plongée

- organiser des conférences et des débats …

 

Une brochure, intitulée « RECOMMANDATIONS DES CONDUITES A TENIR EN PRESENCE DE REQUINS EN PLONGEE », a été récemment réalisée et mise en ligne sur le site de l’asso http://sharks-mission.fr/ .

Nous avons rencontré une équipe sympathique et motivée.

 

Fabienne nous expliqua qu’elle rencontrait encore beaucoup de plongeurs qui avaient une faible connaissance des requins, voire une grande ignorance. Le travail risque d’être long et fastidieux.

A en croire certaines infos, les animateurs du stand n’ont pas chômé de tout le week-end. C’est bon signe pour la suite.

Longue vie à SMF !

 

COUV-BROC-SMF-RECO-SD.jpg

 

 

BLOC-Notes :

La version téléchargeable et imprimable de la brochure

http://sharks-mission.fr/?cat=7

 

 

Les rencontres précédentes :

Rencontre N°1 : François Sarano

Rencontre N°2 : les dessinateurs

Rencontre N°3 : Gérard soury

 

 

A SUIVRE …

 

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 11:00

GERARD SOURY


Alors là, y a eu un plantage très grave de ma part…

Arrivé sur le stand de Plongée Mag pour faire dédicacer « Géants » par Gérard Soury, à mon grand étonnement, celui-ci n’était pas encore dans la place. Les dédicaces ayant dû démarrer depuis plus de trente minutes, je demandais alors à voir Cécile Cioni, rédactrice en chef, pour lui dire tout le bien que je pensais du ton employé dans ses éditos.

 

C’est alors qu’elle arriva avec deux personnes, que j’ignorais royalement, pour lui délivrer mon message. Le monsieur que je n’avais pas reconnu faillit bien se vexer : « c'est pas pour moi que t'es là, alors ? »

Et ce n’est pas ma supplique « S’il vous plait, Monsieur Soury » qui calma l’homme. Il a plus apprécié un bon et tonitruant « Gérard, s'il te plait ! »

 

Il est vite devenu intarissable sur les sujets que je voulais aborder avec lui. Personne ne l’avait encore repéré, nous avions tout notre temps.

Tout d’abord, nous avons reparlé du « Dauphin des Trépassés », le premier chapitre du bouquin. La lecture de son récit avait fait surgir en moi de vieux souvenirs d’enfance. Oui, j’avais entendu parler de ce dauphin qui venait régulièrement, et pendant de nombreuses années, tourner autour des "visiteurs sous néoprène" dans la Baie des Trépassés, entre Audierne et Douarnenez, à proximité de la Pointe du Raz, entre 1976 et 1990.

 

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Du premier chapitre, nous sommes passés au dernier « La nuit du calmar », que j’ai très apprécié par le fait qu’il y lance quelques clins d’œil à l’asso Sea Shepherd, et même plus que des clins d’œil ! Il n’hésite pas à y dénoncer les activités baleinières japonaises pour de pseudo-raisons scientifiques. La saison baleinière battant actuellement son plein en Antarctique, tout est bon pour révéler au monde ces activités criminelles.

C’est d’ailleurs sur ce chapitre que je lui ai demandé une dédicace particulière.

 

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Malgré ma monumentale bourde, il nous a réservé un accueil des plus chaleureux.

Un grand merci à lui.

 

 

Les rencontres précédentes :

Rencontre n°1 : François Sarano

Rencontre N°2 : les dessinateurs

 

 

 

A SUIVRE … 

 

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 22:17

JYTERY, CAZENOVE et SALINGUE : DESSINATEURS DE BD

 

Sébastien Salingue, Christophe Cazenove et Jytéry étaient présents, sur le Salon, pour dédicacer de façon fort sympathique leurs BD.

 

Jytéry et Cazenove ont sans doute attrapé des crampes tellement leurs ouvrages «  Les Animaux Marins », tome 1 et 2, ont fait des émules. Alors que je m’attendais à avoir quelques mots sympas couchés sur le papier à l’attention de mes poulettes, c’est à une véritable séance de dessins que les aficionados ont pu assister.

La dédicace ne se joue plus en quelques mots, mais plutôt en quelques coups de crayons bien réfléchis. Chacun a droit à sa petite œuvre artistique personnalisée. Autant dire que le temps d’attente diffère sensiblement entre un dessinateur et un auteur de romans. D’une moyenne de 10/15 minutes pour une dédicace, comptez le temps dont vous allez bénéficier pour admirer les artistes à l’œuvre, surtout s’il y a cinq personnes avant vous !

Vous demandez ce que vous voulez : nudibranche, requin, crevette nettoyeuse, comatule …, tous les goûts sont dans la nature !

 

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   (Jytéry et Cazenove, à l’œuvre, entre deux tranches de saucisson, heure de l’apéro oblige)

 

Sébastien Salingue, lui, se trouvait là pour sa BD « Plongeurs », qui sent le vécu, à n’en pas douter.

Chez lui aussi, il faut prendre un numéro à l’entrée, et sagement attendre son tour. Mais même cela ne suffit pas. Ayant débordé de 20 minutes le temps de dédicace prévu au stand de Turtle Prod,  c’est vers les Editions Gap qu’il fallut migrer à la queue leu leu. Du coup, je me retrouvais premier de la liste, ronchonnant, réclamant un café de dédommagement, pour le stress subi lors de l’annonce de la fin des signatures sur le premier stand. Une attente supplémentaire de 20 minutes pour lui permettre de terminer ses dédicaces et de nous rejoindre, élégamment vêtu de son sweet Sea Shepherd !

 

Dive master sur un bateau de la flotte Seafari, Sébastien a réalisé lors d’une croisière, une fresque de dédicaces sur une douzaine d’ouvrages. La vidéo est disponible sur le net (voir le lien ci-dessous). Pendant plus de deux heures, il a dessiné et peint poissons divers, requins, raies, hippo, pingouins, … pour le plus grand bonheur des plongeurs présents.

 

salon-14.jpg                   (Sébastien Salingue et la manta qui va bien )

 

 

BLOC-Notes :

La vidéo de la fresque

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=ZTv2zofCeqE

 

Les rencontres précédentes :

Rencontre n°1 : François Sarano

                                                                                           

 

A SUIVRE ... 

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 08:44

FRANCOIS SARANO

 

Alors que je faisais la queue pour obtenir une précieuse dédicace, je voyais François Sarano déambuler entre les stands. Il était seul, cherchant peut-être un moment de solitude réparatrice. C’était le moment idéal pour l’approcher. Dans ces cas-là, nous avons toujours une crainte de ne pas arriver au bon moment !

 

Déjà croisé au Festival de l'Image Sous-Marine à Marseille en 2012 et 2013, où il était sollicité de toutes parts, nous n’avions même pas imaginé, ne serait-ce que le saluer. Là, il approchait vers nous, tel le solitaire Grand Blanc ; il était temps pour nous de sortir de notre cage !

Il accepta fort gentiment de partager quelques minutes avec nous. Et nous engageâmes une discussion sur l’engouement pour les requins engendré par cette fameuse séquence du film « Océan », où il nage côte à côte avec un Grand Blanc, comme accepté par le maître des lieux. Ce qui m’avait fait écrire dans un post précédent : « François Sarano, l’homme qui murmurait à l’oreille du Grand Blanc ».

 

 

Donc cette fameuse scène semble avoir été un déclencheur auprès du grand public, dans la volonté d’en savoir plus sur les requins, et par extension, la découverte du danger d’extinction qui les guette, le développement des mesures de protection et la naissance d'une passion dévorante chez certains. L’environnement marin a également bénéficié de cet engouement.

 

Après quelques minutes, il nous invita à le retrouver plus tard sur le stand de l’asso Longitude 181, pour y découvrir le projet « Expédition Grand Blanc Méditerranée ». Malheureusement, nous n’eûmes pas le temps de nous y attarder, le secteur ne désemplissant pas, comme un argument supplémentaire à la discussion que nous venions d’avoir. C’est là que je croisais Franck Fougère-Gnagni, jeune cinéaste corse, cité dans mon précédent post.

 

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   (en grande discussion avec Gérad Soury, auteur de « Géants »)

 

 

BLOC-Notes

le projet de Longitude 181

https://www.facebook.com/pages/Exp%C3%A9dition-Grand-Requin-Blanc-M%C3%A9diterran%C3%A9e/181330112076154

 

A SUIVRE ...

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 11:24

Vendredi dernier, avec la palanquée habituelle, nous avons tenu Salon à Paris. Une journée riche en rencontres et discussions, dédicaces et retrouvailles.

 

Arrivés à 10h30, nous étions fort surpris du monde circulant déjà dans les allées. J’imagine aisément le peuple le samedi et le dimanche. La densité de visiteurs au mètre-carré doit être impressionnante.

Resté sur place qu’une seule journée, je suis revenu lessivé. Dans quel état physique et mental, les exposants sortent-ils donc de ces trois jours d’ouverture ?

 

Laurent Ballesta, parrain de cette édition, exposait les photos de l’expédition Gombessa, ainsi que le matériel utilisé. Il a répondu  toute la journée aux nombreuses sollicitations.

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Au gré de nos pérégrinations, nous avons pu partager quelques minutes avec :

- Osman Ersen, directeur de Blue Lagoon et responsable du site « Photo Bio Sous- Marine »

(http://www.photosous-marine.com/fr/accueil.php ).

- Greg Lecœur, jeune photographe, récemment primé à Marseille puis à Nice (lui aussi rencontré précédemment à FMISM)

- Xavier, responsable d’Aloès Plongée à Cerbère, où nous avions plongé en septembre

- Marlène de Plongée-Passion à Carry (13) avec qui nous avons plongé au printemps dernier

- Fabienne du Narval-Plongée à Cassis (13) où j’ai passé mon Niveau 3.

Pour la petite histoire, c’est elle qui avait découvert trois dauphins morts à 58 mètres de profondeur, en plongeant à proximité de Morgiou, en octobre 2011.

- Franck Fougère-Gnagni, jeune cinéaste corse, rencontré devant le stand de Longitude 181

(http://www.dailymotion.com/video/x18bsya_les-seychelles-une-seconde-vie-pour-le-corail-bonus-longitude-181-et-francois-sarano_animals)

 

 

Nous avons également croisé de nombreux tee-shirts et sweets à l’effigie de Sea Shepherd qui se baladaient de-ci de-là, dans les allées du salon.

Entre deux dédicaces, je pus apercevoir les deux apnéistes de renom, Fred Buyle et Pierre Frolla, devenus des spécialistes du marquage des requins.

Et sans parler de toutes ces têtes que l'on croit reconnaitre, que l'on pense avoir déjà vues, ou celles qui nous observent en se posant les mêmes questions !

 

salon 23

 

 

Les rencontres furent donc diverses et variées.

 

A SUIVRE ...

 

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 18:42

L’année qui s’achève fut propice en découverte ou redécouverte de vieilles tôles.

La Mer Rouge et la Méditerranée furent des terrains de jeu bien fournis.

Pas moins de 11 épaves sont venues enrichir ma collec’.

croisiere-mixte 6900-                                                               (le Giannis D, juin 2013)


Du Giannis D au Grec, de 20 à 60 mètres, de la roche au sable, de la gorgone rouge au corail des mers chaudes, des myriades de glassfishes aux myriades de sars, de la tranquille murène javanaise au débonnaire mérou, ces plongées estampillées « rouille » m’ont offert de multiples possibilités de clichés.

Jouant avec la lumière, jonglant avec les formes, ou accompagné des espèces locales, je me suis tout simplement éclaté à parcourir passerelles et coursives, cales et cabines, salles des machines et cheminées, ancres et hélices, et autres débris en tout genre.

  

Rien ne prédisait en début d’année que je m’enticherais de ce style de plongée.

Comment expliquer cette passion, devenue irrationnelle, pour les vaisseaux engloutis ?

Les possibilités de clichés y sont infinies. Le cadre, la lumière, la visibilité, la faune, tout apporte un petit quelque chose, le petit plus qui rend une plongée inoubliable. Et la même épave peut se révéler différente d’une plongée à l’autre. Sans parler des histoires particulières à chaque site, et de l’Histoire avec un grand H ! bloc-IMG 9920

                                                                                              (le Grec, octobre 2013)

 

Cette passion du « WRECK DIVING » m’a conduit à créer un groupe sur un réseau social bien connu. Ce groupe « Plongée sur épaves / Wreck diving » compte aujourd’hui près de 1400 membres. On y partage photos et vidéos, on s’extasie devant les clichés des « pointures », on y pioche des idées, on prend des infos, on échange les bons plans, on y dévoile des photos-mystère, on s’y éclate en somme, entre fondus d’épaves !

Des amitiés y sont nées, virtuelles certes, mais qui ne demandent qu’à se concrétiser … autour d’un vaisseau ensommeillé, of course.

(le groupe FB, https://www.facebook.com/groups/plongeesurepaves/ )

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Chaque plongée a donné lieu à un post sur ce blog.

- le Giannis D

- le Rosalie Moller

- le Thistlegorm

- le Yolanda

- le Dunraven

- le Numidia et le Aïda

- le Rubis

- le Togo

- le Donator

- le Grec

 

2013, l’année des épaves, le film !

Un petit clin d’œil musical à mon binôme attitré, qui se reconnaîtra.

 

 

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 17:49

En ce samedi 21 décembre, l’association Shark Mission France organisait une Conférence à l’Aquarium de Lyon.  L’intervenant Alessandro de Maddalena, éminent spécialiste des requins, allait nous « divertir « pendant presque deux heures.

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Pour cette plongée dans l’univers du Grand Requin Blanc d’Afrique du Sud, environ 80 personnes étaient présentes dans la salle de cinéma de l’aquarium : un succès pour l’un des responsables du site, qui organisait ce genre de manifestation pour la première fois.

 

Fabienne Rossier, présidente de Shark Mission France*, avant de présenter l’intervenant, rappelait les actions de son association pour la préservation des requins dans le monde.

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Alessandro de Maddalena, avant de s’attaquer réellement au grand blanc d’Afrique du Sud, rappela à l’assistance que la Méditerranée recèle dans ses eaux environ 50 espèces de requins.  Et le Grand Requin Blanc en fait partie. Cependant, il a pratiquement disparu. Espèce très commune il y a quelques décennies, le Grand Blanc est devenu rare en Méditerranée. Des endroits étaient même connus pour en abriter de nombreux, comme certaines régions de Croatie.

La principale façon d’étudier les requins en Méditerranée est de les étudier morts, car il est très difficile de les suivre dans leur milieu. Et aucune entité scientifique n’existe à ce jour pour mettre en place des études.

Le Grand Blanc est l’espèce qui interpelle le plus le grand public, notamment à cause des attaques médiatisées et de certains films à gros succès.

 

C’est dans la région du Cap, en Afrique du Sud, qu’Alessandro mène ses expéditions à la recherche du Grand Blanc. Simon’s Town, village régulièrement visité par les pingouins africains, se situe non loin de Seal Island (l’île aux phoques), dans la grande baie dite « False Bay ».

False Bay, connue pour ses tempêtes et ses naufrages, est un haut lieu de la vie marine : baleines franches, pingouins, albatros, dauphins (qui peuvent être des milliers), mais aussi requins : mako,  peau bleue, grisets et bien sûr Grand Blanc.

Seal Island abrite une colonie de 60 000 otaries à fourrure du Cap et une colonie de cormorans. Un véritable garde-manger !  articles-05-0283.JPG

 

Le choix d’Alessandro s’était porté sur l’Afrique du Sud, même si l’Australie, la Californie ou Guadalupe au Mexique, offrait aussi de bonnes possibilités pour l’observation des grands blancs. Mais surtout la région du Cap offrait les meilleures chances de rencontre dans des conditions optimales, à condition d’y être la bonne saison ; les sites d’observation, très proches de la côte, étant également un atout.

C’est avec Chris et Monique Fallows** qu’Alessandro de Maddalena mène ses expéditions. Ils proposent, par le biais de leur petite compagnie, outre une pseudo-plongée en cage ou un pseudo-snorkelling en cage, l’approche des requins en observant les sauts hors de l’eau et des scènes de prédation. De nombreux photographes professionnels font d’ailleurs appel à leurs services pour réaliser des clichés exceptionnels.

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Après cette présentation des lieux et des personnes, Alessandro a énuméré les techniques d’approche pour observer les requins.

La grasse matinée est à proscrire pour qui veut voir le grand prédateur, le grand blanc attaquant à l’aube. La lumière y est suffisante pour repérer sa proie mais insuffisante pour sa proie pour le voir venir. La vitesse et la surprise sont les éléments indispensables. Les proies sont surtout de jeunes spécimens, novices et moins puissants. Une fois sa proie prise dans sa mâchoire, le grand blanc la dévore très vite, pour éviter de se la faire chiper par un autre requin.

Pour repérer la présence du prédateur, il faut d’abord observer les oiseaux, qui débusquent, d’en haut, les requins en approche. Ceux-ci vont, après l’attaque et le festin, profiter des restes.

 

La meilleure période pour observer ses actes de prédation court d’avril à septembre. Après la naissance des jeunes otaries en novembre, celles-ci grossissent et s’entourent de gras jusqu’en avril. C’est là que les requins espèrent trouver le plus d’apport énergétique. Entre septembre et avril, les conditions climatiques changent, les courants apportent le plancton et les poissons qui s’en nourrissent près de la côte. Les requins, à cette période, s’approchent donc très près des côtes. Cependant, les accidents sont rares, car les gens sont bien informés et la présence des squales est acceptée.

 

Continuant son exposé sur les techniques de chasse (repérer les otaries seules), sur les leurres utilisés pour photographier les sauts hors de l’eau (utilisation d’une otarie en néoprène), sur la taille des requins de False Bay (les plus grands d’Afrique du sud, entre 3.20 et 4 m, le plus grand observé mesurant  5 m), Alessandro dut faire face à un micro défectueux et un ordi récalcitrant. Il se permit même quelques traits d’humour, quand il nous assura que les photographes n’étaient pas des sadiques parce qu’ils attendaient que les otaries se fassent happer et dévorer (voir la vidéo).

 

Il parla aussi (je ne vais tout relater ici)

- des possibilités de faire des photos exceptionnelles des requins en plein vol

- des conditions de « plongée » en cage, ou la visi est beaucoup moins bonne qu’à Guadalupe

- de l’appâtage, qui à une époque proposait du foie de requin, technique officiellement abandonnée aujourd’hui

- des bonnes techniques pour ne pas modifier les comportements des prédateurs,

- des prises de renseignements à chaque sortie pour alimenter une grande banque de données,

- de la stabilité des populations de grands blancs en Afrique du Sud, alors qu’en Méditerranée, on estime une baisse de 80% des effectifs depuis le début du 20è siècle,

- du risque de voir la protection des grands blanc remise en cause en Australie

 

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« si quelqu’un m’avait dit, un jour, tu prendras la photo du requin blanc qui va toucher le soleil avec sa queue, … je ne l’aurais pas cru »

 

 

La conférence se poursuivit par le jeu des questions réponses.

Une question l’embarqua dans une diatribe contre le marquage des requins de façon invasive, qui présente un danger pour le requin mais aussi pour l’homme ; il dénonça par la même occasion la chasse aux moyens financiers, la recherche de notoriété par des moyens plus que douteux et pour des résultats sans grand intérêt.

Une autre question aborda la survie des jeunes, l’absence de prédateur du grand blanc, l’existence de nurseries, ce qui lui permit de mettre un terme à une légende : le cannibalisme intra-utérin. Non, nous n’avons aucune preuve de cannibalisme intra-utérin chez le grand blanc. Par contre, cela existe chez le requin taureau (carcharias taurus).

Enfin, ayant en tête les images sensationnelles des « Sardine Run », je demandais si les grands blancs participaient à ces frénésies rassemblant de nombreuses espèces de prédateurs le long des côtes sud-africaines. Les Grands Blancs participent en fait très peu aux « Sardine Run », ils y ont été très peu observés. Le grand blanc préfère des poissons plus gros.

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Pour finir, il dédicaça les quelques livres qu’il avait apportés et se prêta aimablement à quelques discussions « en privé » et quelques photos.

 

Un grand merci à cet excellent orateur, qui par son accent et certaines de ses « traductions », donna à cette conférence un petit côté exotique.

Et un grand merci à Shark Mission France pour nous avoir rendu possible cette rencontre.

 

Quelques extraits ...

... et l'album photo en suivant le lien :

https://www.facebook.com/bloc.dixhuit/media_set?set=a.561616663914953.1073741832.100001998732783&type=3

 

* http://sharks-mission.fr/

   https://www.facebook.com/sharksmissionfrance

 

**http://www.apexpredators.com/

 

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Bloc18 Ray Manta - dans Rencontres
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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 14:53

articles-05-0005.JPGSi je devais résumer « notre » festival à deux choses, je donnerais deux titres : « Le piège blanc » et « Le cœlacanthe, plongée vers nos origines ». Deux films primés et deux rencontres très intéressantes avec Alban Michon et Laurent Ballesta, deux « personnages » qui ont accepté de partager quelques minutes avec nous, de façon fort sympathique. Dur-dur de répéter maintes et maintes fois les mêmes anecdotes, surtout qu’ils en étaient, eux, à leur quatrième jour !

Avec mes habituels acolytes, nous étions au Parc Chanot, à Marseille, sur le Festival Mondial de l’Image Sous-Marine (FMISM), ce dimanche 3 novembre. Parcourir les allées un peu au hasard, déambuler d’un stand à l’autre, croiser de nombreuses personnalités et d’innombrables quidam dans un seul but : la plongée et l’image sous-marine. Le Graal est aussi d’avoir la possibilité d’échanger quelques mots avec les gens reconnus dans le milieu. Ca avait été le cas, l’an dernier lors de la 39è édition, où nous avions rencontré Francis Leguen et Lamya Essemlali (présidente de Sea Shepherd France). 

Belle entrée en matière, des panneaux présentaient au public de nombreuses affiches de vieux films : vieux films, vieux matériel, vieux papiers, tout y était Vintage ! Même les acteurs !

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« Le piège blanc » fut la première œuvre que nous vîmes sur grand écran. Déjà diffusé sur France Télévisions, chez l’excellent Georges Pernoud (présent sur le site les jours précédents), le film avait alors réalisé une audience record pour la chaîne. Récompensé la veille par le Prix du Public, il était à nouveau diffusé ce dimanche pour les heureux veinards que nous sommes.

C’est juste après la diffusion  que nous avons pu rencontrer Alban Michon, l’un des deux interprètes-pagayeurs du film, devant son stand et la tente ayant servi à l’expédition. Se pliant sans problème aux jeux des questions-réponses, il nous a indiqué avoir eu deux fois le pressentiment que la fin était proche durant l’expédition, et tout ça avec le sourire !

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Dans la foulée de cette rencontre, nous croisions Greg Lecoeur. Tout juste primé Plongeur d’Argent pour ses photos dans la série Portfolio Images Numériques, Greg a, à son tour, partagé quelques instants et quelques souvenirs avec nous. Nous avions pu voir quelques-uns de ses clichés sur grand écran, avant la diffusion du « Piège blanc ».

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Puis trouvant Laurent Ballesta, enfin disponible et en tongues, c’est avec joie que nous avons pu discuter quelques minutes avec lui. Chose que nous n’avions pu faire l’an dernier tellement il était sollicité.

 

Du Coelacanthe à Ushuaïa, il a répondu à des questions qu’on lui avait déjà sans doute posées des milliers de fois. Quelques sourires quand je lui ai demandé ce qu’il pensait d’un litige concernant la paternité du premier film sur le cœlacanthe : un spécimen pêché avait été remis à l’eau puis filmé, sous la surface !

 

D’autres personnes connues et reconnues flânaient ça et là sur le Salon : François Sarano (l’Homme qui murmurait à l’oreille du grand blanc), André Laban (ancien de l’équipage Cousteau, dont un prix porte le nom), Lamya Essemlali (précédemment citée), Henri Eskenazi(photographe), René Heuzey (cinéaste), quelques pontes de la Fédé … et tous ceux que j’ai oublié ou pas vus !!!

Pour clôturer notre journée à Marseille, nous avons eu la chance d’assister à la seconde diffusion du film sur le Cœlacanthe, la boucle était bouclée. J’ai tiré quelques vilains clichés du film, pour ne pas rentrer bredouille.

Ce film n’obtint QUE le Prix Spécial du Jury. Après la standing ovation reçue après la présentation du film le samedi après-midi, beaucoup pensaient que la Palme d’Or allait lui revenir. Mais le Jury en décida autrement.

 

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(Laurent Ballesta, l’Homme qui murmurait à l’oreille du cœlacanthe)

 

La standing ovation :

 http://www.youtube.com/watch?v=z-ePRPlDciM&feature=youtu.be&desktop_uri=%2Fwatch%3Fv%3Dz-ePRPlDciM%26feature%3Dyoutu.be&app=desktop

 

le site de Greg Lecoeur :

http://www.greglecoeur.com/index.html

 

 

L’album de notre festival :

https://www.facebook.com/bloc.dixhuit/media_set?set=a.539605932782693.1073741831.100001998732783&type=3

 

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Bloc18 Ray Manta - dans Rencontres
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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 18:00
Le Grec, de son vrai nom "le Sagona", coula enDessin_Grec.jpg décembre 1945, après avoir heurté une mine à proximité de l’île de Porquerolles. Depuis lors, les
organismes marins n’ont cessé de redonner vie à cette imposante carcasse.  
Posé sur un fond de 47 mètres, le Grec fut coupé en deux par l’explosion. C’est la partie arrière du cargo qui se visite. La partie avant se trouve à quelques dizaines de mètres.
 
 
     
Avec binôme Air-One, nous avons planifié cette plongée, en nous traçant mentalement le trajet que nous allions suivre. C’était pour nous deux, notre deuxième passage dans le coin ; ça aide pour savoir où l’on doit aller.
Lors de ma première immersion (en tant que Niveau 2), l’encadrant nous avait mené sous la poupe à 45 mètres (c’était encore permis à l’époque). Le souvenir d’une vision grandiose était encore tenace.
Notre objectif était donc de descendre à l’hélice, à 47 mètres. Pour ce faire, nous avons parcouru les abords des coursives bâbords, pour rejoindre la poupe (et croiser le chemin du mérou local) puis filer droit vers le fond, afin d’avoir une vue générale du site.
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(arrivée sur la poupe)
 
Plus nous descendions, plus la lumière nous faussait compagnie. A cela s’ajoutaient les nombreuses particules soulevées par les plongeurs qui nous avaient précédés. Une fois passés sous la poupe, s’offrait à nous une vue fantomatique du site.
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En nous éloignant quelque peu vers tribord, l’imposante silhouette se détachait dans le bleu profond, alors que castagnoles et girelles s’agitaient de toutes parts.
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Une étoile de mer repérée à proximité fit un premier plan de choix pour ce cliché :
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Mais à 47 mètres, les minutes semblent s’écouler plus vite ! Le temps de remonter vers le flanc tribord venu, tranquillement nous amorcions une ascension le long de la coque, puis des coursives, colonisées par de foisonnantes gorgones rouges (variété caméléon).
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Encore quelques clichés ou prises de vue vers les 35 mètres de profondeur, et le mano afficha 80 bars.
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Comme convenu, la visite s’achevait, la lente remontée débutait, dans une ambiance planctonique des plus surprenantes : méduses, cténophores et salpes défilaient devant nos masques, égayant ainsi nos douze minutes de paliers.
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(salpe thétys – thetys vagina)
 
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(Bolinopsis -  bolinopsis infundibulum )
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(guirlande de salpes – salpa maxima)
 
Après la plongée de la veille sur la Gabinière, cette immersion sur cette épave de grande renommée, dans une eau à 21° et sans courant, clôturait, de belle façon, notre week-end dans le Var.
 
 
En savoir plus :   
 
 
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Bloc18 Ray Manta - dans Wreck Diving
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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 15:30
Paraît qu’on ne part jamais déçu de la Gabinière !
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Ceux qui disent cela n’étaient pas avec moi le 22 septembre 2007, lors de ma première immersion sur ce lieu mythique : un bateau de 40 plongeurs qui arrive en cinquième position, un courant qui rend cette dérivante très sportive, quelques dorades, un seul et unique mérou entre-aperçu à plus de vingt mètres et une photo floue (direction la corbeille)  ! Oui, un peu déçu tout de même !
En 2008, je revenais tremper mes palmes et mon APN à la Gab’. Sur le coup, nous étions huit, et les premiers sur le site en début d’après midi. Cela m’avait réconcilié avec la légende : pas de courant, des mérous dans tous les coins, et surtout, seuls au monde !
Cinq ans après, je venais pour la troisième fois plonger à Port-Cros.
Et là, un festival !!!
Le pilote eut la brillante idée de nous larguer un peu plus loin qu’à l’accoutumée, afin de nous donner une chance d’apercevoir le banc de barracudas. Bien lui en a pris : quelques minutes après l’immersion, avec binôme Air-one, nous tombions sur quelques individus, puis sur une véritable armée.
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 Je voyais pour la première fois autant de barra d’un coup. Au mieux, j’avais observé un mini-banc de six individus.
De temps en temps, un mérou venait détourner notre attention.
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Pendant que binôme filmait un mérou en approche,
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je prenais le temps de compter les barracudas qui nous dominaient en « vol stationnaire ». Environ quarante barra comptabilisés lorsque je tournai la tête pour apercevoir, les yeux écarquillés, un autre banc, énorme celui-là, venu rejoindre les quelques dizaines d'égarés. Ce qui me fit déduire qu’il y en avait plus de 200. Se trouver là, au milieu de ce banc, à shooter autant que possible, c’était le pied total ! Jouant tantôt avec le bleu, tantôt avec le soleil.
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Restés plus de 25 minutes entre 20 et 25 mètres, pour profiter au maximum des ces poissons légendaires, nous nous sommes, à un moment, décidés à poursuivre notre chemin. Les barras laissaient leur place aux mérous. Nous nous en donnions, ici aussi, à cœur joie !
Les mérous, plus ou moins farouches, nous laissaient facilement approcher avant de prendre la décision de mettre de la distance entre nous. Ce qui me permit de réaliser quelques clichés sympas.
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Au bout d’une heure, arrivés sous le bateau pour effectuer nos légers paliers, nous avions encore, à portée de palmes, un bel individu qui semblait nous appeler de toutes ses forces. Il resta plus de dix minutes dans un espace très proche.
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Mais le mano et l’ordi prenaient les décisions à notre place, et c’est avec regrets que nous mirent la tête hors de l’eau. Pourtant, ce n’est pas l’envie qui me manquait de redescendre lui faire la causette !
 
OK, ce jour-là, je n’ai pas quitté la Gabinière déçu !
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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 21:08
Moi, je plonge Aloès …
Petit clin d’œil à Christelle, Patrick et Yves , mes binômes bretons.
 
La 35è Coupe Neptune se déroulait cette année, à Cerbère, à proximité de la frontière espagnole, du 25 au 29 septembre. C’est au sein du Village de Vacances Les Aloès que nous avons posé nos bagages.
 
La Coupe Neptune (c'est quoi la Coupe Neptune ?).
Comme chaque année, il y eut des jeux sur et sous l’eau.
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Et surtout des plongées, de belles plongées, sur la Réserve de Cerbère-Banyuls.
Il suffisait juste d’arriver sain et sauf au quai d’embarquement, pour avoir accès aux mérous, corbs, chapons et autres tambours qui peuplent la réserve. L’organisation avait fait appel à cinq bateaux différents pour gérer environ 80 plongeurs. Le système de rotation établi permit de ne pas se marcher sur les palmes, sur un quai à fleur d’eau et étroit comme un couloir.
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La Réserve Naturelle Marine de Cerbère-Banyuls, créée en 1974, est la première réserve marine française. Elle couvre 650 ha de mer, et s'étend sur 6,5 km sur environ 2 km vers le large, entre Banyuls et Cerbère. Cette réserve comporte une zone de protection partielle et une zone de protection renforcée. C’est dans la première qu’ont lieu les plongées, l’autre zone étant interdite à toute activité, autre que scientifique.
Cependant, dès la première sortie, notre pilote se plantait de site et nous larguait dans la zone de protection renforcée. Alors que deux palanquées s’étaient immergées, un bateau de la réserve arrivait droit sur nous, et intimait l’ordre de sortir de l’eau. Chopés par la patrouille ! Une plongeuse de la Réserve dut même aller au fond chercher une palanquée manquante, équipée d’une pancarte « Réserve naturelle, remontez ! » J’aurais aimé être là pour immortaliser l’instant !
Malgré une eau quelque peu laiteuse, la visi fut assez correcte durant tout le séjour, surtout que le soleil était au rendez-vous.
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Ne vous attendez pas à des tombants de gorgones rouges, à des profondeurs insondables.
Ici, on plonge à 25 mètres maxi, sans paliers obligatoires, et 60 minutes à chaque fois.
Ici, les plongées s’effectuent essentiellement sur les Tinyes et le Cap l’Abeille, dans le périmètre de la réserve.
Ici, on se balade dans un décor au relief chaotique, où chaque virage, chaque surplomb peut révéler son lot de surprises : un trio de corbs en pleine conversation par ci, un croisement de mérous par là, ou encore un poulpe méfiant …
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Comme cette plongée, où à peine immergés et descendus à 12 mètres sous le bateau, nous tombions sur deux mérous tournant autour d’un repas potentiel, un gros poulpe, qui eut vite fait de profiter de notre présence pour se carapater. Malgré notre bulleuse présence, les deux mérous restaient proches de nous, toujours dans l’espoir de se goinfrer.
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Les surprises furent nombreuses : chaque plongée nous offrit mérous, corbs, sars tambours ou loups sur un plateau, parfois même tous ensemble dans cinq mètres d'eau, noyés dans un nuage de castagnoles.
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Il y en avait de partout, on ne savait plus où donner de la tête.
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Gavés de mérous, ce fut ce lièvre de mer (aplysia fasciata), véritable danseuse catalane, qui illumina notre balade, le troisième jour.
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Les roches, essentiellement colonisées de gorgones blanches, semblaient nues parfois. Et malgré un coralligène offrant trous et cachettes, chercher la petite bête me sembla vite inutile, tellement les gros étaient présents. Je laissais tomber la lentille macro, pour me consacrer à la prise de vue au grand-angle, qui donne un meilleur aperçu des lieux.
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Cependant, je ne dédaignais pas les petits êtres qui arrivaient à capter mon attention : anémone charnue (cribrinopsis crassa), anémone verte (anemonia viridis), doris géant (hypselodoris picta) ou étoile de mer (echinaster sepositus).
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(un petit jeu : trouvez la crevette améthyste)
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Il y eut quelques petits accrocs durant le séjour.
Mon équipement me joua des tours. Ce fut tout d’abord la fibre optique du flash externe qui connut quelques problèmes de connexion (vis de fixation au flash fissurée), limitant les prises de vue photographiques et me forçant à rester en mode vidéo. Le lendemain, c’est la fixation au caisson qui disparaissait dans les tréfonds sous marins, alors que la fixation au flash cassait définitivement. Une fois au sec, il me fallut quelques minutes de réflexion, puis quelques autres de bidouillage à la « McGyver » pour enfin récupérer un appareil opérationnel. Moralité : toujours avoir à portée de main, un bouchon, quelques élastiques, bouts de ficelles et fil de fer ! 
 
J’eus aussi à me traîner un boulet breton durant deux plongées. Il se reconnaîtra. Tout d’abord, il perdit sa ceinture de plomb sur un fond de 15 mètres, m’obligeant à une séance d’aquagym improvisée pour la lui remettre en place (et je pèse mes mots). Puis une fois en surface, c’est son masque qu’il perdit, et que je dus aller rattraper au vol à six mètres de fond. Je pense qu’il connaît désormais le sens de l’adage « masque au front, masque au fond ». Après coup,  je me posais même la question de savoir s’il n’était pas mandaté par une quelconque autorité pour évaluer mes capacités !!!
Puis, appréciant sans doute mes réflexes de plongeur autonome, lors de la deuxième plongée, il ne me suivit pas lors de l’immersion, m’obligeant à refaire surface. Je vous le disais : un vrai boulet ! Mais quel plaisir d’en rediscuter après avec lui, autour d’une boisson désaltérante ... offerte ! Pour bons et loyaux services !
En savoir plus sur la Réserve :
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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 20:22

Hélas, mon trip de sensations et d’expériences nouvelles a fait long feu ! (voir post précédent)

Ce week-end, lors d’une sortie avec mon club, deux plongées sur deux sites faits et archi-faits : la Pointe de  Caramasseigne et les Moyades de Mer.

Bon OK, une plongée, c’est une plongée ! C’est au plongeur de la rendre intéressante. De ce fait, j’optais pour la lentille grand-angle récemment acquise. Histoire de photographier différemment.

Malgré une bonne connaissance des sites, je me suis surpris à redécouvrir les lieux.

La taille et surtout le foisonnement de gorgones rouges m’étonnera toujours. Sur Caramasseigne, celles-ci apparaissent à nos yeux, dès six mètres . Pour le coup, je ressentais de bonnes vibrations, malgré les 14° affichés. Et tout cela au milieu de millions d’alevins, présents juste sous la surface jusqu’au fond. Ces alevins étaient présents sur les deux sites.  

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Je me suis régalé avec ma nouvelle « prothèse », et me suis réconcilié avec ces spots, où ma binômette Patoche a fait office de modèle, et d’éclaireuse.

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(camouflage « red coral » pour une langouste)

    

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(wide angle spiro)

 

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(une confirmation, les anémones du pagure n’apprécient guère d’être tripotées !)

 

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(chapon à la démarche chaloupée)

 

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(murène vs wide angle)

 

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(labre merle –labrus merula- au nettoyage, photo prise « en passant »)

 

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(Blennie curieuse, aussi au grand angle !)

 

Après deux plongées à plus de 40 mètres, cette journée se termina tranquillement à La Vesse, pour une « night dive ». Je laissais tomber le grand-angle pour une lentille macro. Et je puis vous affirmer que faire de la macro de nuit n’est pas chose aisée.

 

Dès l’immersion, et dans deux mètres d’eau, c’étaient les congres et les lièvres qui nous souhaitaient la bienvenue.

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(cachés ou en pleine eau, les jeunes congres étaient de la partie)

  

 

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(une dizaine de lièvres de mer -aplysia fasciata- rencontrés durant la balade)

 

J’utilisais la lentille macro pour un pagure (c’est une habitude à La Vesse) et une rascasse,

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(pagure anachorète - pagurus anachoretus)

  

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(rascasse rouge - scorpaena notata)

  

alors que binômette me dégottait quelques spécimens locaux de crevettes et pagures.

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(grand pagure-dardanus calidus- et ses anémones épanouies)

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(crevette cavernicole jaune-stenopus spinosus)  

 

Je pris des positions impensables pour pouvoir ajuster mes shoots.

A La Vesse, les gorgones sont aussi très présentes, mais là, elles sont jaunes..

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C’était la fête sous l’eau : rascasses, pagures, cérianthes, lièvres, étoiles glaciaires, crabes de toutes tailles, crevettes aux yeux luisant à la lumière de nos phares…

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(double couronne de cérianthe – cerianthus membranaceus)

 

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(lièvre de mer amorçant une nage)

 

La température « bretonne » eut raison de binômette, la plongée dura tout de même 56 minutes. Je reste fan de ces « night dives », toujours propices à des rencontres inhabituelles. Finalement, ces sensations inhabituelles que je recherchais, je les ai eues !

 

 

Toutes les photos sur :

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 10:55
« Vendredi 13 » Diving articles-05-9115.JPG
 
Depuis quelque temps, avec binôme Air-One, nous sommes partis dans un trip « nouvelles expériences », genre unusual dive.
De mon côté, partir en Bretagne en fin août,c'était déjà un truc de dingue. Y plonger relevait de la folie !!! Soyez sans crainte, j’en suis sorti sain et sauf … et heureux de cette découverte.
 
Plonger en lac fait partie de ces trucs, que nous, plongeurs de Méditerranée, considérons comme un palliatif pour ceux qui ont un accès restreint à la Méd. Et justement, c’est ça qui nous attire. Un truc un peu fou, dans des endroits où, croit-on, il n’y a rien à voir !
En ce Vendredi 13, nous voilà donc partis à l’aventure, vers un lieu froid, où règne la pénombre, à la recherche de nouvelles sensations.
« Laker Seb », le régional de l’étape, nous emmenait donc à la découverte de son terrain de jeu : le Lac du Bourget. Pour cette première approche, il avait décidé de nous faire plonger à la Pierre à Bise et au Tombant de Châtillon, au nord du lac.
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La première plongée eut lieu à la Pierre à Bise, juste en face de l’Abbaye de Hautecombe.
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Pour l’occasion, le grand-angle était de sortie.
En attendant mes compères, je parcourais les abords du site, et effectuais mes premiers coups de palmes dans des algues inconnues.
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L’eau plutôt claire et la température à 25° n’étaient qu’un leurre, les choses allaient bientôt évoluer. Au bout de quelques mètres, la température chutait à 15° et la touille limitait la visi à très peu !
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 Arrivé à environ 15 mètres de profondeur, alors que le froid s’emparait de moi, j’avais l’impression d’avoir oublié d'enfiler ma combi par-dessus mon maillot de bain ! J’engageais alors avec moi-même un dialogue intérieur : « c’est pas possible, je ne vais pas tenir. Faut que je lui dise que je remonte ! » Et je me souvins de ce que « Laker Seb » m’avait dit juste avant l’immersion. Le corps allait vite s’habituer à la température. Et j’avais plongé à 13° en Bretagne, alors No Panic. Et effectivement, mon corps s’acclimata. C’est à ce moment-là que je compris le vrai sens de l'expression « être saisi par le froid » ! Mon ordi afficha subitement le triste chiffre de 7°, nous dépassions à peine les 20 mètres ! Le vert dominant laissait peu à peu la place au noir profond. La couche de touille, cette masse de particules qui stagnent entre 10 et 30 mètres, stoppait les rayons du soleil. On se faisait une plongée de nuit, en plein jour !
A trois, nous formions une équipe de choc ! Choc thermique, bien évidemment !
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A partir de là, malgré la proximité des binômes, on se sent seul, dans le noir, dans le froid, à la merci d’un éventuel danger venu des profondeurs ! Vendredi 13, le bien nommé !
Malgré un lestage fortement revu à la baisse (3 kilos au lieu des mes 6 habituels, plongée sans sel oblige), la descente me semblait rapide. Les 40 mètres s’affichaient, puis 50. A ce moment, on se sent encore plus seul. Ayant une confiance absolue en notre hôte du jour, je le suivais sans me poser de question. L’objectif fixé était d’atteindre les 60 mètres et de remonter pépère par la roche.
Et hors de question de glisser, le fond se trouvant vers 120 mètres !!!
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Une fois l’objectif atteint, nous attaquions une tranquille ascension, mais quelque peu éloignés de la roche, c’est en pleine eau que nous remontâmes. Nous ne trouverons pas le tombant. Parachute sorti, nous effectuâmes un court palier de sécurité.
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Avant la sortie de l’eau, je partais me balader dans les algues peu profondes. Je faisais la rencontre d’un petit brochet, peu farouche.
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A peine réchauffés et approvisionnés, le Tombant de Châtillon nous tendait les bras.
Sur la commune de Chindrieux, tout au nord du lac, un espace fort accueillant sert de camp de base à la plongée.  
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La plongée est ici un peu différente.
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Dans un premier temps une prairie algale peu profonde nous mena au tombant rocheux, qui chutait à plus de 60 mètres. Le but était d’atteindre les 50 mètres et d’aller à la rencontre des lottes cachées dans les failles.
Je ne reviens pas sur les mêmes sensations ressenties : le froid, le vert puis le noir, la descente rapide (avec encore un kilo de dégagé). Sans lampe, on ne distinguait presque rien du relief.
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Les premières lottes (lota lota) apparaissaient vers 40 mètres.
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Descendus jusque 52 mètres, en ayant pu observer plusieurs autres spécimens de lottes, c’est le mano qui dicta sa loi : les 100 bars restant allaient nous suffire pour remonter et effectuer nos paliers.
Lors de notre second passage sur la prairie, perches et perchettes (perca fluviatilis) nous offraient un petit spectacle, tantôt en bancs de juvéniles, tantôt immobiles sur les longues algues. Sans compter les furtives écrevisses, qui ne semblaient pas apprécier la promiscuité avec homo palmus.
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Mais au-delà de la faune, c’est tout l’environnement qui m’a bien plu. Longues algues, roches diverses, troncs d’arbres envasés …
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A trois mètres de profondeur, la clarté de l’eau nous permettait d’apercevoir la végétation extérieure. Grâce au grand-angle, je pus sortir quelques clichés intéressants. Nous passions nos 8 minutes de paliers dans cet entrelacement de végétaux.
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Nous qui étions venus découvrir de nouvelles sensations, nous fûmes servis : le dépaysement total.
Je tiens à remercier notre hôte Seb, pour unusual dive !
 
 
Les photos de ces plongées sont visibles sur :
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Pour en savoir plus sur ces deux sites :
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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 10:31
Mes plongées estivales en Bretagne ne m’ayant pas permis de découvrir les épaves locales, c’est avec grande impatience que je me rendais dans le Var pour m’immerger sur deux joyaux méditerranéens : le Rubis et le Togo. Ma collection  d’épaves a encore pris de l’importance avec un week-end spécial carcasses.
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Deux plongées, deux épaves, distantes de quelques kilomètres, mais que beaucoup de choses séparent.
-Nous avons d’un côté un engin militaire qui a traversé sans encombre le deuxième conflit mondial, pour finir coulé volontairement après de bons et loyaux services.
De l’autre, un navire civil qui fut victime de la première guerre mondiale !
-D’un côté, une épave toute jeune ; de l’autre, une vieille dame bientôt centenaire.
-D’un côté, une épave presque nue ; de l’autre, de la taule envahie par une surabondance d’organismes fixés.
 
Ce qui rapproche cependant ces deux plongées, c’est la profondeur : celle qui vous limite le temps d’immersion. Et le point commun à ces deux plongées, c’est que l’on reste sur sa faim, avec la méchante envie d’y revenir !
C'est avec le club de l'Eperlan, basé à Cavalaire, que nous partions à la rencontre de ces "mythes" de la plongée sous-marine.
    
 
ENVIE DE RUBIS
En ce samedi 7 septembre, nous voilà partis découvrir ce bijou de la Méditerranée.
Ce petit sous-marin mouilleur de mines, de 66 mètres de long, est considéré comme un lieu de plongée incontournable dans le sud de la France.
De 1931, date de son lancement, à 1957, date de sa retraite, il servit la Marine, traversant la guerre sans dégât, puis servant de base d’instruction ou de base sous marine. Il fut coulé en 1958, allant se poser sur un fond de sable à 40 mètres de profondeur.
En arrivant sur les lieux du « naufrage », nous remarquions les excellentes conditions qui nous attendaient : grand soleil, mer calme, pas de vent, pas de courant … alors que l’endroit est connu pour ses courants qui peuvent être fort désagréables. Et cette plongée s’est effectivement déroulée sans problème.
Après une descente le long du bout (toujours se méfier des courants traitres), nous nous dirigeâmes, avec binôme Air-One, directement vers l’avant, afin de découvrir l’engin dans son ensemble, croisant la route de mérous et de dorades royales. En passant au dessus du kiosque, je fis une halte pour admirer la vue.
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rubis-02.jpg
rubis-03.jpgrubis-09Puis en nous éloignant de l’épave, je cherchais un organisme digne de figurer sur un cliché. Je trouvais cette étoile, en position d’éjection de gamètes.
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Sachant que notre temps était compté ici bas, nous nous sommes surtout intéressés à l’épave dans son ensemble, bien aidés par la visibilité et la luminosité.
Nous profitions de courts instants de répit pour photographier la proue, sans aucun plongeur autour.
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Posé de la sorte, le sous-marin semblait être en phase de « décollage ».
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Mais nous n’étions pas seuls sur les lieux, et comme tout le monde voulait être sur la photo …pas mal de très grosses particules apparaissent de-ci de–là !
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Un court passage sur l’arrière détruit du bâtiment, et déjà, l’heure de remontée arrivait. Après 17 minutes de plongée, nous attaquions donc une lente ascension, limitant notre temps de palier à 7 minutes au total. Je n’ai jamais été un grand fana des paliers longs. 
 
 
TOGO, « GO, GO ! »
En ce dimanche 8 septembre, étant resté un peu sur notre faim la veille avec le Rubis, nous étions prêts à en découdre avec ce fameux « Togo ». Son ancienneté, sa profondeur, ses « garnitures », font de cette épave un autre site remarquable dans le secteur.
Nous avions affaire là à un navire bien plus ancien que le Rubis. Construit en 1882, il transportait du charbon, lorsqu’il heurta une mine en mai 1918. Il se cassa en deux et coula immédiatement, allant se poser sur un fond sableux, en pente, à plus de cinquante mètres de profondeur. Découverte en 1976, cette épave fait depuis le bonheur des plongeurs. 
Les conditions de plongée étaient les mêmes que la veille, sauf le soleil qui jouait à cache-cache avec les nuages : mer calme, vent inexistant, courant imperceptible. Le bateau s’approchant pour nous larguer palanquées après palanquées, au cri de « GO GO ! », nous basculions à la rencontre de cette épave mythique. Alors que nous attaquions notre descente dans le bleu, nous croisions la route de ceux qui remontaient déjà.
A nouveau, nous prenions la direction de l’avant, sauf que d’où nous étions, nous ne savions pas où était l’avant. Nous nous sommes fiés au nombre de plongeurs, que nous estimions plus importants sur l’avant. Que nenni, nous nous retrouvions vite sur la cassure. Peu importe, la luminosité n’était pas aussi belle que la veille, et la profondeur accentuait encore la puissance du bleu profond. Les photos de l’épave dans son ensemble semblaient bien compromises.
Ce qui attira très vite l’attention en arrivant sur la carcasse du Togo, ce fut la surabondance des gorgones rouges, qui ont eut ici, tout le loisir de s’étoffer, au cours du siècle passé.
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Là où les gorgones ne se sont pas installées, la place a été occupée par d’autres organismes : éponges, algues, ascidies, vers, bryozoaires …
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Le long de la coque, ces satanés anthias captaient toute la lumière de mon flash, et de ce fait, aucune photo tirée n’est exploitable. La vidéo fournie en fin d’article étayera bien mon propos.
Estimant qu’aller se fourvoyer à plus de 50 m, avec une visi moyenne et une luminosité réduite, allait limiter notre temps de plongée, nous sous sommes résignés à rester au-dessus du navire. Descendant tout de même à 49 mètres, j’eus la surprise de trouver cette étoile glaciaire tranquillement posée sur une arête métallique.
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Le mano et l’ordi nous intimaient alors l’ordre de remonter, avec un court palier à 6 mètres, puis 12 minutes à 3 mètres. Vous ai-je déjà dit que je n’étais pas fana des longs paliers ?
Là aussi, nous restions sur notre faim !!! 
 
Mais tout ne s’arrêtait pas ainsi ! Alors que nous nous morfondions au palier, nous pouvions voir de grosses gouttes de pluie venir s’écraser sur la surface de la mer. Et lorsque nous sortîmes la tête de l’eau, au niveau de la bouée lâchée par l’Eperlan, ces gouttes vinrent s’écraser sur nos masques. Nous eûmes tout juste le temps de signaler notre présence, que déjà le bateau disparaissait derrière les mouvements de l’onde. La Provence nous distillait une averse comme elle sait si bien le faire : le vent, la pluie, et une mer beaucoup moins calme qu’à notre arrivée.
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Le plus surprenant, c’est le calme qui régnait sur l’Eperlan. D’habitude, après une plongée, tout le monde raconte ses exploits, révèlent les magnifiques espèces rencontrées … et là, rien !
Parkas, cirés, bonnets et chapeaux étaient sortis ; les gens se blottissaient les uns contre les autres. Avec binôme Air-One, nous en avons profité pour rincer notre matos à l’eau de pluie.
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Cette sortie agitée fut un peu la cerise sur le gâteau, après deux jours relativement calmes, pour venir clore ce week-end « spécial épaves ». J’adore ça !  
 
 
Pour en savoir plus sur ces épaves :
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Bloc18 Ray Manta - dans Wreck Diving
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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 12:31
J’ai plongé à l’ouest !!!
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    (Audierne, Finistère)
 
Plonger à l’ouest …
C’est comme être narcosé : à un moment, on se demande ce qu’on fout là !
Sous le crachin, dans une eau à 13° et une visi à ch…
Plonger à l’ouest   
C’est comme être narcosé, suite à une grosse consommation de Kerné, additionnée à une immersion dans une eau à 13° (je confirme). Mais cette eau aurait, d’ailleurs, plutôt tendance à réveiller !
Plonger à l’ouest …  
Eh bien, c’est le pied total !
Une grande première pour moi. Et pour être franc, je m’attendais à pire.
 
Tout juste revenu d’une croisière en Mer Rouge, je me jetai à corps perdu dans la plongée extrême : la plongée bretonne.
J’ai subi un CHOC thermique !
Passer d’une eau à 27-28° à un frigo, croyez-moi, ça réveille.
 
Trêve de plaisanterie !
Une semaine passée sous le soleil breton, à quelques kilomètres de la Pointe du Raz, dans le Finistère, avec des températures avoisinant les 25° chaque jour … un temps idéal après les températures caniculaires du sud de la France. Juste un peu de crachin de temps à autre pour bien rappeler à tout le monde que ce n'est pas les Maldives !
Le Finistère signifie « fin de la terre », et qui dit fin de la terre, dit début de la mer …
Et dans la mer, on plonge.
Et dans celle-là, on plonge donc à l’ouest ! CQFD 
C’est sur « Audierne Plongée », aussi connu sous le nom des « Plongeurs du Cap », que je jetais mon dévolu. Ce choix n’était pas innocent, puisque je comptais bien y rencontrer une certaine personne, elle se reconnaîtra !
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  (beau ciel bleu, n’est-il pas ?)
C’est en compagnie d'Yvette et Jean-luc, plongeurs bigoudens, rompus à l’immersion dans « l’enfer vert », que je découvrais les mystères de l’ouest, sur des sites tels que « Cotten », « Bass Priol », ou « les Echelles », sur une zone estampillée « réserve marine ».
Aussitôt immergé et descendu sur les plateaux rocheux, à 20 mètres de profondeur, ce fut d’abord la flore très particulière qui ma rappela abruptement qu’ici, point d’herbier de posidonie, point de récif corallien, mais ces longues algues ondulant dans le courant, les laminaires. En se laissant hypnotiser par leur mouvement, on peut rapidement se retrouver « à l’ouest ». En tout cas, pas facile d’y dénicher un nudibranche !!!
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Mes deux chaperons, la « GreenTeam », se sont échinés, au cours de ces trois plongées, à me débusquer des représentants de la faune locale.
En premier lieu, les tacauds (trisopterus luscus), que j’aurais sans doute trouvés tout seul, tellement ils étaient nombreux à certains endroits.
Pas effrayés pour deux sous, ils déambulaient parmi les palanquées. Ca passait dessus, dessous, devant, derrière. Y en avait des tas, des jeunes et des vieux … tacauds !
Un téméraire s’est même permis de passer entre mon visage et mon APN, au bout de mes bras tendus. Sans doute voulait-il me répondre du tacaud-tac !!! (sorry, pas pu m’en empêcher)
Pas facile de sortir un cliché extra dans cette purée de pois !
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J’eus droit à un énorme plateau de crustacés : homards en-veux-tu-en-voilà, araignées, tourteaux embusqués, bouquets de crevettes, et même langouste. Ce qui représentait un petit évènement, les langoustes ayant pratiquement disparu de la zone. Et la réserve produisant ses effets bénéfiques, elles réapparaissent par-ci par-là.
Sur Bass Priol, je croisais même la route du Sheriff local.
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   (araignée de mer atlantique – maja brachydactyla- et son étoile cuir sanguine – henricia sanguinolenta)
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   (langouste – palinurus elephas)
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   (homard européen - homarus gammarus)
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   (tourteau – cancer pagurus)
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   (crevettes bouquets – palaemon serratus)
 
Les congres (conger conger) sont ici très présents, petits et gros, camouflés ou en pleine eau, craintifs ou bagarreurs.
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Je voyais, pour la première fois, des oursins globuleux (echinus esculentus), qui n’ont rien à envier aux oursins melons,
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… des anémones perles, ou bijoux, ces petits joyaux des roches (corynactis viridis),
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… des anémones marguerites (actinothoe sphyrodeta),
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… des lèches-doigts de Lefèvre (aslia lefevrei), les concombres capteurs locaux,
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… des étoiles à sept bras (luidia ciliaris)
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... des étoiles cuirs sanguines (henricia sanguinolenta)    
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… des gorgones verruqueuses, typiques des tombants bretons (eunicella verrucosa)           
             articles-05-8641.JPG    (ici, avec un alcyon rouge, ou doigts de Neptune – alcyonium glomeratum)    
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Les laminaires recèlent aussi des petites choses, il suffit de regarder. De nombreux gastéropodes se laissent bercer, hissés sur les thalles. articles-05-8689.JPG 
Lors de ma dernière plongée, alors que nous effectuions nos paliers à 3 mètres, nous eûmes la surprise de flotter dans une pluie d’étoiles. En effet, d’innombrables étoiles de mer, ou plutôt d’êtres ressemblant à  des étoiles, à l’état planctonique, nous offrait un spectacle surprenant. Il ne fut pas aisé d‘en capturer une.
 Ceci tombe à point nommé : un article paru dans le dernier Plongée Mag, reçu il y a peu, met en avant ces petits êtres qui pourraient passer inaperçus au palier.  articles-05-8802.JPG
 
Bilan de l’opération : trois plongées, une température qui oscillait entre 13 et 16 degrés, une visi plus que moyenne (mais je m’attendais à pire), un temps très convenable (sauf le crachin du dernier jour, mais je m’attendais à pire). Le plus drôle, c’est que je n’ai jamais eu froid, alors que mes binômes bigoudens …
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N’en ayant pas eu assez avec la plongée-bouteille, j’ai tout de même tenté le snorkeling, la Pointe de Saint-Hernot, sur la Presqu’île de Crozon, ayant un cadre qui se prêtait bien à cet exercice.
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Dans une eau à 13 degrés, et muni d’une combi de 3 mm, j’ai tout de même tenu un peu plus de 20 minutes, pour découvrir des rochers surpeuplés d‘étoiles de mer glaciaires (marthasterias glacialis), également présente en Méditerranée. Un congrés, sans doute, ou un rassemblement en vue de se reproduire. IMGP0635.JPG 
Les bons plans :
(on m’a conseillé, je vous conseille)
  
-Librairie Ar Vro à Audierne, pour des souvenirs intelligents
 
-Biscuiterie de la pointe du Raz, pour des souvenirs gustatifs
 
- Au Loup Garou gourmand (la Maison des 100 bières bretonnes) à Locronan, pour des souvenirs rafraichissants (attention tout de même, piège à touristes ... la ville, pas l'épicerie) 
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-Le Kaludi (à Confort-Meilars) et An Dol Breizh (à Audierne) pour de succulentes crêpes
 
-Audierne plongée (ou les Plongeurs du Cap) pour de succulentes plongées

 

 

-le chaleureux Gîte des Deux Baies, à Confort-Meilars, pour se loger

http://gitesdes2baies.pagesperso-orange.fr/

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- La Pointe de Saint Hernot, la Pointe du Raz, la Baie des Trépassés, la Presqu’île de Crozon … pour d’agréables balades ou de belles randonnées

 
BREIZH DIVING
 
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Retrouvez les photos de ces plongées sur Google + :

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 20:00
Cet été fut bercé par mes souvenirs égyptiens, par cette croisière vécue avant les derniers évènements politico-religieux, qui mettent à mal, entre autres, le tourisme en Egypte. 
 
Retrouvez chaque épisode de cette div’enture :
croisiere-mixte 6733
 
- « retrouvez l’aquarium » à Gota Abu Ramada
croisiere-mixte 6775-
 
- « D comme Délire » sur le Giannis D
croisiere-mixte 6918
 
- « Ambiance Night Dive » sur le Rosalie Moller
croisiere-mixte 7007-
 
- « Max de platax et gang de carangues » sur le Thistlegorm
croisiere-mixte 7175-
 
- « Plongées de chiottes » sur Ras Mohamed
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- « Rencontres » sur le Dunraven
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- « Du requin sinon rien » sur Big Brother 
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- « Le Hat Trick » sur Little Brother
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- « Sous le signe du clown » sur les récifs de Safaga
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Retrouvez toutes les photos sur :
 
Vous pouvez aussi voir, ou revoir les vidéos, rythmées par « Mozart l’égyptien » :
- la mise en bouche
- Gota Abu Ramada
 
- le Giannis D  
  
- le Rosalie Moller
  
- le Thistlegorm
  
- Ras Mohamed
  
- le dunraven
  
- Big Brother  
  
- Little Brother
  
- Panorama Reef et Gamul Soraya  
    
Je vous invite également à visionner les « élégantes » vidéos de mon binôme Air-One :
 

           

                
 

 

 Retrouvez le sur :

- GOOGLE +:
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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 16:00
« Sous le signe du clown  »
 
Suite à notre dernière plongée sur Little Brother, nous avions pris le chemin du retour, pour passer la nuit à proximité de Safaga.
Panorama Reef et Gamul soraya, deux sites qui ne paient pas de mine : ici, pas d‘épaves, pas de tombant vertigineux, pas de gros en perspective … mais des récifs extrêmement poissonneux et riches en vie fixée.
Une seconde chance m’était offerte de visiter une « Anemone City », après l’échec de Ras Mohamed. En effet, Panoramam Reef recèle une belle étendue d‘anémones et une multitude de clowns, grands et petits.
Mais c’est avec une fougueuse raie pastenague que la plongée débute. Arrivés sur le platier vers -30 mètres, ce fut une folle chevauchée qui nous accueillit.
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Nous passions les premières minutes de la plongée à rechercher les petites bêtes : crevettes ayant élu domicile dans un corail à bulles ou sur les tentacules d‘une anémone, petite murène craintive, rascasse volante rayonnée …
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(corail à bulles – plerogyra sinuosa)
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(rascasse volante rayonnée – pterois radiata
Après douze minutes passées à arpenter les lieux, nous reprenions la direction du récif proprement dit. La « Cité des Anémones » s’étendait entre 3 et 20 mètres de profondeur. Sur cette surface, les tentacules des anémones dansaient au rythme du courant et les clowns s’agitaient comme des petits fous à notre approche. Ca grouillait de vie. Les clowns n’étaient pas les seuls locataires, beaucoup de demoiselles (des cousines) squattaient également les anémones. Etant un grand fana des clowns, je m’en donnais à cœur joie et mitraillais à tout-va !
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Je pense avoir réussi, ici, l’un de mes plus beaux clichés de clown !
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C’est d‘ailleurs, parmi cette myriade de clowns et demoiselles que nous achevions notre plongée.
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 (Tracé approximatif de la plongée)
 
 
 
Pour la deuxième plongée du jour et la toute dernière de la croisière, nous découvrions le récif de Gamul Soraya.
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Comme il y a deux ans, sur Abu Dabbab , la "der des der" fut l’occasion pour nous de nous éclater, sans problème de profondeur, donc de consommation. : 17 mètres et 65 minutes, passées à profiter au maximum de cette ultime immersion.
Je retrouvais Air-One et Pat-Sharky pour cette partie à trois, de photos et vidéos !!! Et ce n’est pas Dame Pastenague qui me contredira.
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Le circuit conseillé durant le briefing fut suivi à la lettre.
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Passant d‘une patate à l’autre, rencontrant d‘innombrables rascasses volantes et poissons clowns,
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(votre serviteur, en chasse)
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le challenge était de dégoter un gobie sur les coraux fouets.
De ce fait, Pat Sharky, grand amateur de bio lui-aussi, scrutait avidement tous ceux qui se présentaient à nous, et eut finalement la joie de nous en trouver un.
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Les bonnes surprises ne s’arrêtaient pas là, puisqu’au détour d‘une roche, apparaissant dans un nuage, une raie léopard nous gratifia de son vol majestueux.
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Nous terminions notre plongée sur le champ d‘anguilles jardinières, à proximité du bateau.
La journée se terminait à quai, à Safaga, ou nous pûmes assister au déchargement, puis au rechargement du Moad’dib, bientôt fin prêt pour accueillir une nouvelle cargaison de plongeurs.
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Quant à nous, l’avion décollant tôt le matin, nous ne quittions Safaga que dans la nuit, après quelques minutes de sommeil. L’escale à Istanbul nous acheva !
 
Retrouvez les plongées précédentes :
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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 18:30
" le Hat Trick !  "
 
Comme d’hab’, Big brother servit de hors d’œuvre pour Little Brother !!!
Je ne vais pas vous relater tous les parcours effectués, ce sont les mêmes qu’en 2011, lors de la Croisière BDE .
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Ce rocher vaut bien quatre plongées.
Après la deuxième du matin sur Big, le Moad’dib décala son stationnement de quelques places. Nous retrouvions sur Little Brother, l’Odyssey, le bateau occupé cette semaine-là par Plongeur.com !
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Au mois de juin, ça n’avait pas encore explosé en Egypte, mais la crise était bel et bien présente : un seul bateau sur Big, puis un seul bateau sur Little, en plus du Moad’dib. Autant dire très peu de plongeurs au fond ! 
La première plongée fut une redécouverte du site. Le guide étant parti comme un fou vers les profondeurs, à la recherche des requins gris, nous avons décidé de ne pas le suivre, et de rejoindre le tombant. Au bout de 7 mn, nous en étions déjà à 150 bars au mano !!!
Le parcours du tombant me permit de faire quelques clichés de la faune récifale : gorgone splendide et xénias pompeurs, corail noir, alcyonnaires, corail de feu…
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Un anthias me fit même l’honneur d ‘une grimace !    lb-IMG_7622.jpg
Il est vrai que ces poissons sont tellement présents à chaque plongée, que l’on  a tendance à les oublier. Pourtant, ils sont de bons indicateurs du sens du courant.
Beaucoup moins nombreux mais plus photogéniques, les poissons faucons à tâches de rousseur se calent régulièrement sur les branches de corail de feu ou d‘acropores. lb-IMG_7626.jpg
 
La PALME d ‘OR du séjour revient, sans aucune réserve, aux trois plongées suivantes sur Little.
Trois plongées.
Trois fois des requins. 
Et trois espèces différentes rencontrées sur la même !!!
Le HAT TRICK !
 
La première descente sur la Station de Nettoyage, sur le platier nord, à la rencontre du Gris fut vite stoppée, car la lumière n’avait pas encore atteint le fond, et surtout que le Gris en question nageait paisiblement vers 15-20 mètres de profondeur. Il se trouvait là, bien visible, dans la lumière. Et c’est tant mieux, et bien plus appréciable pour notre conso ; car rester planter à 30-35 mètres à attendre … attendre … attendre… d‘hypothétiques squales … ça, on avait déjà fait. Et plusieurs fois en 2011, surtout que je plongeai à nouveau avec Buddy Air-One (déjà mon acolyte à l’époque)
 
Ce gentil Gris fit un petit tour puis s’en alla …
… afin de laisser la place au Marteau !
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Encore plus sympa, celui-ci réalisa deux passages, et resta un peu plus de temps en notre compagnie. Je pense qu’il attendait que Buddy concrétise les réglages sur sa caméra !!!
    
Un deuxième zodiaque se fit entendre en arrivant sur la zone, pour lâcher sur nos têtes trois autres palanquées. Le Marteau disparut à son tour. Il ne nous restait plus qu’à attaquer le tombant à main droite.
Quelques minutes plus tard, alors que nous nous trouvions vers -10 mètres, un Renard nous passa dessous, à environ 5/10 mètres de distance. En 2011, je n'en avais vu que le bout de la queue ; cette fois-ci, je le vis de manière presque subliminale, tellement son passage fut rapide !

♪♪ Mais tout le monde ne vit pas le Renard passer ♪♪

tout occupé à observer les passages des thons, carangues et autres mérous.

 

 

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(thon à dents de chien – gymnosarda unicolor)
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(carangue bleue – caranx melampygus)
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(vieille étoilée – cephalopholis miniata)
   
Et comme cela ne suffisait pas à notre bonheur, un gros napo vint slalomer entre nous. Nous frôlant placidement.
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Cela aurait mérité un grand angle, parce que lui, il avait déjà le Fisheye !
Inutile de dire que la sortie de l’eau ne se fit pas dans un silence de cathédrale.
Eh oui, le Jeudi, c’est « SHARK DAY » !!!
Enfin, pas pour tout le monde, car il sembla que nous étions les deux seules palanquées à avoir vu du squale lors de cette plongée.
 
La deuxième immersion sur la Station fut aussi placée sous le signe de l‘adrénaline. Cette fois-ci, la descente fut nécessaire jusqu’au platier. Là, deux Gris s’offraient aux bons soins des nettoyeurs. Stoppés à 37 mètres, nous observions les allées et venues des squales, qui déambulaient entre le bleu et la roche.
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Durant une petite dizaine de minutes, nous avons profité du manège. S’approchant un peu plus à chaque passage, les squales faisaient le Show … jusqu’à l’arrivée, un peu trop rapide, des palanquées suivantes, et leur positionnement un poil trop profond. Dommage ! Nous y serions bien restés encore un peu.
Mais les seigneurs des mers n’ont peut-être pas apprécié l’afflux massif de touristes, qui venaient rompre la quiétude des lieux.
 Nous regagnâmes alors le récif, à main gauche, en espérant bien être portés par le courant. Que nenni ! On se prit un courant de face, bien perceptible par la position des anthias ! Nous nous calâmes entre 10 et 15 mètres, pour limiter notre conso et retourner au bateau.  
Ceci ne nous empêcha pas de réaliser encore quelques clichés.
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(poissons soldats – myripristis xanthacrus)
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(corail de feu en éventail – millepora platyphylla)
 
Je vous l’ai dit : Jeudi, c’est « SHARK DAY »
 
Et le jeudi n’était pas encore terminé. Lors de notre troisième et dernière plongée du jour sur Little, sur la Foret de Gorgones, ce sont encore deux Gris, puis un troisième qui sont venus nous rendre visite. Le troisième, j’ai bien failli le louper car trop occupé à observer un méga-barra se faire nettoyer !
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Et pourtant, il n’est vraiment pas passer loin.
 
Ayant passé plus de 20 minutes vers -30 mètres (le jeu en valait la chandelle), notre mano nous signifia vite qu’il fallait rejoindre la bateau. Nos petits yoyos entre -20, -25 et -30, comme aspirés par la présence des requins, nous valûrent de clôturer notre plongée au bout de 32 minutes seulement. Mais ce ne fut que du bonheur !
La remontée sur le Moad’dib fut plus folklorique encore. Pris par le courant à l’approche du bateau, j’avais tant bien que mal  réussi à attraper le bout arrière, mais je sentais bien que je n’avais aucune chance de nager jusqu’à l’échelle, d‘autant plus que mon long cordage se mit à l’horizontal et me fit presque toucher la coque du bateau ! Buddy Air-One, avec son physique de crevette, ne put attraper le bout et se fit emporter vers l’avant, ou il put saisir l’autre bout. Je me laissais donc dériver à mon tour vers l’avant, et c’est « au vol » que je pus me saisir du cordage salvateur ! Un zodiaque vint nous récupérer, pour nous incorporer aussi sec dans la palanquée-saucisson !!!
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           (Little Brother : le schéma)
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   (coucher de soleil sur Big Brother)
 
 
     
     
Retrouvez les requins des Brothers : By Air-One
A suivre …
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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 21:00
« Du requin, sinon rien ! »
 
Plonger sur l’épave du Numidia fut une superbe transition entre les plongées sur épaves effectuées les jours précédents et les plongées « espoir de voir du squale », sur les Brothers.
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Après une navigation de nuit, en provenance du Sinaï et l’épave du Dunraven, nous accostions sur Big Brother vers deux heures du mat. Voir l’équipage à pied d’œuvre de jour, c’est déjà pas mal, mais de nuit, ça atteint des sommets. Ces types-là sont des virtuoses ! 
Au petit matin, j’effectuais mon retour sur Big Brother, après la croisière BDE de juin 2011. J’en gardais un excellent souvenir, notamment le requin gris croisé en quittant le Numidia !
En palanquée de trois, avec mes binômes Xav’ et Pat-Sharky, nous voilà donc partis vers l’épave du Numidia, sur le tombant ouest.
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A peine avions-nous atteint les premières structures qu’un requin gris nous passait au-dessus.
« Ok, c’est parti ! »
Ca commençait sur les chapeaux de roue !
 
Durant toute notre visite de l’épave, ce ne sont pas moins de dix passages de squales auxquels nous avons eu droit. Malheureusement, peu de photos valables et encore moins de vidéos : trop sombre, trop loin, trop bleu !
Seul un cliché est presque publiable, où j’ai pu coupler le sélacien avec un autre prédateur présent sur les lieux (oui, oui, y a bien un requin, cherchez bien !).

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J’attends avec impatience la vidéo de Buddy Air-One qui, lui, les a chopés comme il faut !
Malgré tout, cette deuxième visite du Numidia restera la plus intéressante, tant les prédateurs rôdaient dans les parages : requins gris, barracudas, thons, carangues, flûtes …
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Les structures concrétionnées représentaient toujours de formidables sujets pour les photographes.
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Une fois certains que les requins étaient bel et bien partis, nous quittions le périmètre de l’épave pour longer le récif, et prendre la direction du bateau.
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Avec Pat-Sharky, autre photographe, nous nous attardions sur les grandes gorgones, les massifs de coraux de feu,  et sur tous ces petits poissons qui donnent de la couleur à nos photos !!!
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   (gorgone de Hickson – subergorgia hicksoni)
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   (corail de feu – millepora dichotoma)
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   (priacanthe / beauclaire lanterne – priacanthus hamrur)
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   (poisson ange empereur – pomacanthus imperator)
 
Sans oublier ceux que je commence à kiffer autant que les clowns, mes nouveaux amis, les poissons faucons à tâches de rousseur (parrachirrites forsteri)
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Au bout de cinquante minutes, nous émergions, tout heureux de ces rencontres.
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(tracé approximatif de la première plongée)
 
La deuxième plonge sur Big Brother fut du même acabit : hormis les requins, toujours la luxuriance et la diversité !
La question que l’on posa une fois sorti : « avez-vous vu le renard passer ? »
Personne ne vit le renard, une fois de plus.
2011-2013 bis repetita !
Pourtant, paraît qu’il y en a un qui furète dans le coin !
C’est sur le tombant Est que nous plongions en deuxième session. Très riche, très peuplé, très coloré …
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(gorgone splendide – acabaria sp)
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 (poisson ange royal/holacanthe duc – pygoplites diacanthus)
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(poisson lime gribouillé – aluterus scriptus)
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(baliste titan – balistoides viridescens)
 
Pour la première fois, je capturais un de ces petits poissons qui se faufilent entre les branches des gorgones, un juvénile de poisson cochon lyre (bodianus anthoides), labre peu commun et solitaire.
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Mes nouveaux amis eurent aussi droit à quelques clichés de plus, de moins en moins farouches à mon approche … ou alors c’est moi qui a une approche un peu moins farouche ?
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Les rascasses volantes faisant aussi partie de mes préférés, elles y eurent droit à chaque fois.
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Ainsi s’acheva notre retour sur Big Brother. A quelques minutes de navigation, le gros morceau nous attendait, avec de gros espoirs : Little Brother !
 
A suivre …
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16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 21:00
« Rencontres »
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Suite à un sondage au sein du groupe, il fut décidé, pour notre dernière immersion du jour, de plonger sur une nouvelle épave proche du Sinaï, plutôt que de faire une Night Dive sur un site quelconque. Quoique je pense qu’il n’y ait pas de site quelconque lors d‘une plongée de nuit ! Mais c’est plutôt le délai de la traversée qui nous attendait qui a pesé lors de la réflexion. En effet, après Ras Mohamed, le programme nous dirigeait vers le sud et les îles Brothers, à quelques huit heures de trajet. 
C’est donc vers Shaab Mahmoud que la croisière nous menait afin de découvrir l’épave du Dunraven. C’’est au rythme d’ « Alexandrie » que les joyeux plongeurs s’équipèrent.
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Construit en 1873, le Dunraven, bateau à vapeur, eut une vie très courte. C’est en avril 1876, au retour d’un voyage vers Bombay, chargé d’épices et de coton, qu’il sombra sur le récif de Shaab Mahmoud. Reposant aujourd’hui entre 15 et 29 mètres de profondeur. Il a la particularité de reposer à l’envers « sans dessus-dessous », offrant sa coque aux visiteurs.
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Je suis resté un peu sur ma faim lors de cette plongée. Pas au niveau de la faune rencontrée mais plutôt sur le fait que le parcours me semblait un peu long pour accéder à l’épave.
Quoiqu’il en soit, sur le récif, la faune fut au rendez-vous : clowns, rascasses volantes, platax, … sans doute ce qui nous retarda un peu sur le timing.
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C’est presque par hasard que l’on s’aperçoit que nous y sommes !
Un énorme rocher sembla apparaître dans une eau légèrement trouble, sans doute à cause des plongeurs qui nous avaient précédés.
Mais sa ligne régulière m’alarma aussitôt. Nous y étions. La coque retournée avait offert un support à de nombreux coraux et alcyonnaires, lui donnant vraiment l’allure d’un récif naturel. D’où la présence de nombreux poissons de récif.
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   ( poissons porc épic à tâches jaunes – cyclichthys spilostylus)
Trois grands trous dans la coque permettaient d’accéder à l’intérieur, pour y découvrir les chaudières et tout un fatras de pièces métalliques. Les glassfishes nous offrirent un ballet à la lumière de nos phares.
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C’est vers l’arrière que nous fîmes notre plus belle rencontre de la plongée. Eclairée par le phare de binôme Manu, une immense murène nous fit la grâce d’une longue nage. Sans montrer la moindre crainte, elle s’éloigna pour mieux se rapprocher, puis repartir à nouveau, à la rencontre des autres palanquées.
Une fois sortis de l’épave, nous gagnâmes la poupe pour y découvrir l’hélice colonisée de petits alcyonnaires.
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En nous éloignant un peu, nous eûmes un semblant de vue d’ensemble, la visi n’étant pas au rendez-vous !
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Nous achevâmes notre plongée sur le récif, avant de regagner le Moad’dib.
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   (tracé approximatif de la plongée)
Suite à notre remontée, le Moad’dib prit la route vers le sud. Alors que nous voguions, je dis, comme une prémonition : « manque juste les dauphins ! »
Et il était écrit que les belles rencontres, faut juste les souhaiter : un groupe d’une vingtaine de dauphins arriva d’un coup et fit un bout de route avec nous. C’était de bon augure pour la suite.
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Alors que la palanquée-saucisson œuvrait (j’y avais rejoint, par solidarité, mon binôme qui m’avait lâchement abandonné lors de notre plongée sur Anemone City), le soleil couchant donnait à la Mer une belle teinte rouge-orangée.
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A suivre …
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15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 17:15
« Plongées de chiottes »
 
Après la découverte du Thistlegorm, cap à l’Est.
Mardi 11 juin, troisième jour de notre croisière, et plongée sur le Parc National de Ras Mohamed, adossé au Sinaï.
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Classé Réserve marine depuis 1983, Ras Mohamed est un lieu très couru. Heureusement pour nous, il y avait juste trois bateaux sur le site à l’aube de cette nouvelle journée.
Deux plongées étaient prévues dans le secteur : Yolanda Reef, pour la première du matin, puis Anemone City. 
  
YOLANDA REEF
Ce site porte le nom d’un cargo chypriote coulé sur le récif en 1980, mais qui a, au fil du temps, « glissé » vers les profondeurs du Parc. Ne reste aujourd’hui visible que sa cargaison engloutie.
La plongée suivante eut lieu sur Anemone City, situé un peu plus à l’est. Ces spots, ainsi que Shark Reef, situé entre les deux, donnent sur le même tombant.
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Largués par le Moad’dib au niveau de Shark Reef, nous nous sommes laissés porter par le courant le long du tombant, jusqu’à une profondeur de 36 mètres.
Une palanquée géante de 29 plongeurs rencontrait alors un immense banc de vivaneaux, puis un banc de nasons licornes.
C’est en déclenchant mon APN que je m’aperçus, qu’à nouveau, il allait me causer des tracas. Le petit nettoyage effectué la veille sur les boutons poussoirs ne fut pas concluant. C’’est donc sur le mode caméra que j’effectuais la presque totalité de ma plongée. 
La lente remontée du tombant nous mena sur le récif, où s’accumulaient pêle-mêle les structures métalliques arrachées au Yolanda, les vestiges d'un container et la cargaison de sanitaires : baignoires et WC gisant tantôt bien alignés, tantôt en vrac, comme à la foire-fouille ! Le décorateur du lieu avait décidément un goût de chiottes !!!
Toute une petite faune ayant réussi à se développer sur l’émail, nous eûmes la surprise d’y trouver du corail dur, du mou, des anémones, des rascasses et des poissons pierres bien camouflés, ainsi que tous les PPMR gravitant autour.
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Mais le plus frappant sur ce site, ce fut surtout l’extraordinaire richesse et la diversité des espèces rencontrées : station de nettoyage gérée par les labres, murènes, raies pastenagues, napoléons, vivaneaux, carangues, nasons licornes, balistes striés, globes, coffres, limes … Et tout ça, avec une luminosité et une visibilité extraordinaires.
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       (nason licorne-naso unicornis)
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         (poisson ballon à épaules noires-arothron hispidus)
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          (poisson lime gribouillé-aluterus scriptus)
On voulait de la poiscaille, on en a eu !
Le clou du spectacle fut ce napoléon, sans doute une huile, accompagné de six carangues bodyguards, qui l’encadraient coûte que coûte dans tous ses déplacements !
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    (tracé approximatif du parcours)
  
ANEMON CITY
 Après graissage des boutons pressoirs, j’étais fin prêt pour la plongée suivante. Plus rien ne pouvait m’empêcher de réaliser une plongée parfaite sur Anemone City et sa colonie de clowns !
Hélas, dès la mise à l’eau, mon octopus se mit à fuser comme un fou. Le temps de le récupérer et de le mettre en bouche, mon binôme avait disparu sur la pente du tombant. Remonté en surface, j’eus la surprise d’y retrouver un autre plongeur égaré, qui avait, lui, des soucis avec ses oreilles. Décision fut prise de partir de notre côté, à faible profondeur, tant que les oreilles de Monsieur faisaient les délicates !
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Nous eûmes tout de même droit au ballet des clowns !
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Finalement, au bout de dix minutes de plongée à 5/6 mètres, mon binôme put descendre. Mais d‘autres problèmes survenaient : le bras de mon flash déporté se dévissait et les pilles donnaient des signes de faiblesse. Plongée de chiottes, je vous le disais !!!
Nous atteignîmes tout de même une profondeur de 26 mètres, où de grandes gorgones de Hickson tapissaient cette partie du tombant.
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Enfin nous retrouvâmes le plateau bordant le récif, sur lequel avait eu lieu la première plongée. Là aussi, la faune pullulait : clowns, anges, limes, carangues, napoléons … égayaient notre parcours. Sur ce plateau dominé par les coraux mous (brocolis et alcyonnaires), quelques acropores tabulaires servaient toutefois de cachette aux murènes géantes.
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                 (corail brocoli et alcyonnaire : ambiance vanille–fraise)

yr-IMG_7318.jpgac-IMG_7324.jpg 
C’est ici que les autres palanquées nous rejoignaient et que je récupérais mon binôme du jour, pour achever cette plongée, au niveau de Yolanda Reef. La sortie de l’eau fut plutôt sportive, au milieu des Daily Boat de Sharm el-Sheikh qui avaient envahi le site.
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   (tracé approximatif de la plongée)
 
 
A suivre …
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Pour en savoir plus sur Ras Mohamed :
  

Retrouvez les plongées précédentes :

- Gota Abu Ramada

- Le Giannis D

- le Rosalie Moller

- le Thistlegorm

  

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