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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 22:02

Failles, crevasses, voûtes et cavités diverses ...

Tel était le paysage proposé ce jeudi, par Plongée Passion Carry.

Sur la Côte Bleue, face à Marseille, l'Arche de Moulon, réserve bien des surprises à qui sait simplement ouvrir les yeux : langoustes nombreuses mais craintives, mérous furtifs, congres timides, chapon volant, anémone alice, flabellines et autres petites choses.

Ici, ce qui frappe, dès l'entrée dans le secteur des failles, c'est l'omniprésence des gorgones. Les rouges, tout d'abord, qui apparaissent des 17 mètres de profondeur, et qui ornent les parois rocheuses jusqu'au sable à 35 mètres. Mais aussi les jaunes qui n'ont rien à envier à leurs cousines, ni leur profusion, ni leur éclat, ni leur taille. Le mélange des deux espèces est un régal pour les yeux.

Les gorgones laissent malgré tout encore un peu de place pour les autres cnidaires. Sous les voûtes, se sont aisément développés parazoanthus, coraux rouges et alcyonnaires.

Dans toute cette multitude de branches rouges, j'ai vainement cherché mon échinoderme préféré, le gorgonocéphale.

Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
Plongée dans les gorgones
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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 18:47

Retrouver le goût des plongées sans prétention.

Basiques, classiques, tranquilles.

A nouveau prendre le temps d’observer les brins de corail rouge ou les massifs de gorgones (même sans gorgonocéphale emberlificoté !)

Simplement se contenter de croiser les regards des habitants des lieux : mérous, murènes, congres, chapons, langoustes, lièvres, mostelles, poulpes, barracudas …

PLONGER … simplement !

Ca y est !

Digestion post-Guadalupe effectuée.

Par une extraordinaire journée, chaude et ensoleillée (encore une !), il a suffit de deux immersions de 52 et 55 minutes à 38 et 25 mètres pour me réconcilier avec Mare Nostrum. Les Moyades, un classique parmi les grands classiques, puis la Pierre de Briançon ont été nos terrains de jeu de ce samedi 10 septembre.

les Moyades de Mer, Marseille
les Moyades de Mer, Marseille
les Moyades de Mer, Marseille
les Moyades de Mer, Marseille
les Moyades de Mer, Marseille
les Moyades de Mer, Marseille
les Moyades de Mer, Marseille
les Moyades de Mer, Marseille
les Moyades de Mer, Marseille
les Moyades de Mer, Marseille
les Moyades de Mer, Marseille
les Moyades de Mer, Marseille
les Moyades de Mer, Marseille
les Moyades de Mer, Marseille
les Moyades de Mer, Marseille

les Moyades de Mer, Marseille

la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille
la Pierre de Briançon, Marseille

la Pierre de Briançon, Marseille

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 16:26

Ceux qui me suivent régulièrement connaissent mon amour immodéré pour Astrospartus.

Après quasiment onze mois sans plonger, suite au séjour à Guadalupe pour le Grand Requin Blanc, et la longue digestion qui suivit, je retrempais hier mes palmes (et tout le reste) dans les eaux méditerranéennes.

C’est sur l’Ile Plane à Marseille que je goûtais, à nouveau, aux plaisirs de la plongée pépère.

J‘avais averti mes binômes du jour qu’il s’agissait d’une plongée de réadaptation, et que la profondeur n’était pas forcément le but recherché. Je descendrais bien à 30 mètres, et plus loin si je m’en sentais capable, et si l’envie m’en prenait.

Las, dès le premier gorgonocéphale aperçu, les trente mètres étaient dépassés. Mais celui-ci n’était pas là en solitaire. Nous sommes tombés sur un vrai nid d’Astrospartus. Chaque massif de gorgones rouges en supportait un ou deux, voire plus. Et je me suis vite retrouvé à 44 mètres, sur le sable pour tenter un comptage des individus : après vingt, j’ai arrêté !

Malgré un souci avec mon flash déporté, j’ai tout de même pu remonter quelques clichés, livrés ci-dessous.

GORGO A GOGO !
GORGO A GOGO !
GORGO A GOGO !
GORGO A GOGO !
GORGO A GOGO !
GORGO A GOGO !
GORGO A GOGO !
GORGO A GOGO !
GORGO A GOGO !
GORGO A GOGO !
GORGO A GOGO !
GORGO A GOGO !
GORGO A GOGO !
GORGO A GOGO !
GORGO A GOGO !
GORGO A GOGO !

BLOC-Notes :

Pour en savoir plus sur Astrospartus Mediterraneus

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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 19:59

A peine dans l’eau et équipés, nous jetons un œil sous la surface afin de découvrir la visibilité du jour. Et là, deux tâches blanches, bien reconnaissables, se détachent du fond de sable et de posidonie, 16 mètres sous nos palmes. Deux raies aigles (myliobatis aquila), ventre tourné vers la surface, donnent de mauvais augures à cette plongée.

Première immergée, Marlène de Plongée-Passion-Carry, descend voir et s’apercevant que l’une d’elle semble être encore en vie bien que très affaiblie, la retourne afin de lui offrir une chance de "partir" paisiblement.

Nous sommes au pied du Frioul, sur le site du Tiboulen, ce vendredi 31 juillet.

Les anges déchus du Frioul

Avec mon binôme du jour, nous entamons notre descente, et les mauvaises nouvelles continuent : ici aussi, l’algue filamenteuse, dite "barbe à papa", souille la roche et le tombant. Les gorgones n’ont plus rien de rougeoyant, mais sont plutôt blanchâtres, voire jaunâtres.

Les anges déchus du Frioul

Cependant, cela ne ressemble en rien au désastre du tombant du Planier.

Ici, beaucoup résistent à l’envahisseur, encore et toujours. Entre deux pieds apparaissent même quelques antennes caractéristiques de langoustes. J’ai toujours le plaisir de dégoter, à 35 mètres, un gorgonocéphale de belle taille. Certes pas le plus gros de la création, mais toujours plus imposant que les juvéniles observés récemment sur le Chaouen.

Les anges déchus du Frioul

Le parcours se poursuit sans encombre, jusqu’au moment de faire demi-tour. Et là, je me remets à penser aux petites victimes. La survivante sera-t-elle toujours là ? D’ailleurs, est-elle toujours en vie ? En arrivant au point d’immersion, nous nous dirigeons vers cette tâche brune qui, à n’en pas douter, bouge encore. Nous nous approchons, je souhaite ardemment participer au décollage salvateur.

Notre présence devrait l’effrayer. Notre présence l’effraie certainement, mais trop affaiblie, elle n’est même plus capable de s'enfuir, ou de dresser sa queue équipée de deux aiguillons venimeux.

Les anges déchus du Frioul

C’est malheureusement dans ces conditions que l’on peut le mieux observer l’animal. La tête bouge. Derrière les yeux, les spiracles sont actifs. Les "ailes" ondulent très légèrement, tentent d'esquisser des mouvements amples. Elle vit encore. Mais pour combien de temps ?

Sur son dos, marqué par le temps passé sur le sable, se distingue nettement une blessure, sur le côté gauche. La pointe d’un harpon ? Pas le temps d'aller plus avant dans nos investigations, le manomètre nous indique maintenant une durée de palier que je ne veux pas voir décupler. Nous remontons décompresser sous le bateau.

Sortis de l’eau, les questions fusent : que font des "cadavres" de raies sur ce site ? Victimes d’un chasseur en apnée ? Ou pire, d’un plongeur-chasseur, qui aurait jeté par-dessus bord ses prises illégales ? Nous sommes sur un site Natura 2000, où tout prélèvement est interdit … en théorie.

Pêchées ailleurs et rejetées, sont-elles simplement venues mourir ici, poussées par les courants ?

L’aigle ne volera plus et le mystère demeure. Pas de quoi passer des nuits blanches, mais, en tant que plongeurs, nous préférons observer ces animaux en pleine possession de leurs moyens, et non agonisantes à même le sable.

Triste spectacle !

Les anges déchus du Frioul
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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 13:04

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Cette preums de 2014 aurait mérité un climat plus clément.

Malgré les nuages, un peu gris, un peu blancs, un peu noirs, la température était agréable et l’absence de vent la bienvenue.

 

Avec les binômes du jour, nous allions enfin découvrir les fonds de Callelongue, inscrits depuis un moment sur notre « To Do List » bucco-rhodanienne.

A Callelongue, le bout du bout du monde marseillais, c’est mission commando lorsque les places de parking les plus proches des quais sont toutes occupées. Donc, tout équipés, avec blocs sur le dos, et appareil photo en main, nous faisons figure de randonneurs, et ici, ce n’est pas ce qui manque.

 

L’eau était un peu fraîche, 14°, mais pas plus basse que la température de l’air, donc il faisait aussi chaud (ou froid) dehors que dedans.

Il est préconisé pour atteindre le site de plongée de palmer en surface, sur une distance qui nous a paru bien longue, au regard d’un petit courant qui nous donnait l’impression de faire du surplace. C’est donc avec un peu d’avance que nous nous sommes immergés, pour rejoindre le site proprement dit.

Comme je voulais tester des réglages, manipuler successivement lentilles macro et grand angle, et m’habituer au nouveau bras de mon flash, qui me permet de déporter un peu plus l’éclairage, je n’ai pas hésité à canarder à tout va : un poulpe par ci, un rocher par là, une étoile glaciaire ici, une étoile peigne là … Autant avouer qu’il y eut beaucoup de déchets.

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            (rocher garni d’anémones encroûtantes  - parazoanthus axinella)

 

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                              (étoile de mer glaciaire en pleine escalade - marthasterias glacialis)

 

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           (petite étoile peigne qui courait le marathon - astropecten spinulosus)

 

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             (anémone charnue arborant une belle couleur verte, à la limite du fluo – cribrinopsis crassa)

 

Le but de cette plongée est surtout d’aller voir les deux grottes, toutes deux lovées au sein de petites criques. Leur situation donne à la plongée un profil en yoyo, qui peut amener les plongeurs de 15 mètres à zéro, puis les faire redescendre à 15 mètres, pour ensuite les faire remonter à zéro. Nous n’avons pas perdu de temps à chercher la première grotte, par contre la deuxième valait le coup d’œil. Sans remonter jusque sous la surface, nous nous sommes approchés de la source lumineuse qui marque la cheminée de cette grande cavité.

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                                       (clichés « inside »)

 

Notre immersion plus rapide que prévu au départ nous interdit d’étendre notre explo au-delà de la deuxième crique, où il est possible de parcourir des doigts rocheux. Nous nous sommes contentés de descendre à 19 mètres et de prendre le chemin du retour, tout en déambulant autour des rochers bien garnis de faune fixée.

En rentrant à nouveau dans la calanque, nous nous sommes stoppés un instant sur une pseudo-épave, un essieu et ses deux roues qui, isolés du contexte, peuvent faire illusion.

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         (l’épave de Callelongue)

 

Puis nous avons dérivé vers la sortie de la calanque, comme poussés par Dame Nature. Je sentis le truc un peu suspect quand je m’aperçus que la profondeur augmentait. Une remontée en surface fut nécessaire pour se remettre dans le droit chemin. Au bout d’une heure « underwater » en semi-étanche, je commençais tout juste à avoir froid au bout des orteils. Il était grand temps de se mettre au sec. Un petit rayon de soleil fut le bienvenu lors du rhabillage.

 

Plan du site, plongée du 16 février 2014 :

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Les photos :

L’album Google + 

https://plus.google.com/u/0/photos/106061858289039016385/albums/5981692810429204225

L’album facebook 

https://www.facebook.com/bloc.dixhuit/media_set?set=a.589807734429179.1073741834.100001998732783&type=3&uploaded=19  

 

 

 

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                                (Oursin granuleux en mode camouflage - Sphaerechinus granularis)

 

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 15:30
Paraît qu’on ne part jamais déçu de la Gabinière !
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Ceux qui disent cela n’étaient pas avec moi le 22 septembre 2007, lors de ma première immersion sur ce lieu mythique : un bateau de 40 plongeurs qui arrive en cinquième position, un courant qui rend cette dérivante très sportive, quelques dorades, un seul et unique mérou entre-aperçu à plus de vingt mètres et une photo floue (direction la corbeille)  ! Oui, un peu déçu tout de même !
En 2008, je revenais tremper mes palmes et mon APN à la Gab’. Sur le coup, nous étions huit, et les premiers sur le site en début d’après midi. Cela m’avait réconcilié avec la légende : pas de courant, des mérous dans tous les coins, et surtout, seuls au monde !
Cinq ans après, je venais pour la troisième fois plonger à Port-Cros.
Et là, un festival !!!
Le pilote eut la brillante idée de nous larguer un peu plus loin qu’à l’accoutumée, afin de nous donner une chance d’apercevoir le banc de barracudas. Bien lui en a pris : quelques minutes après l’immersion, avec binôme Air-one, nous tombions sur quelques individus, puis sur une véritable armée.
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 Je voyais pour la première fois autant de barra d’un coup. Au mieux, j’avais observé un mini-banc de six individus.
De temps en temps, un mérou venait détourner notre attention.
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Pendant que binôme filmait un mérou en approche,
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je prenais le temps de compter les barracudas qui nous dominaient en « vol stationnaire ». Environ quarante barra comptabilisés lorsque je tournai la tête pour apercevoir, les yeux écarquillés, un autre banc, énorme celui-là, venu rejoindre les quelques dizaines d'égarés. Ce qui me fit déduire qu’il y en avait plus de 200. Se trouver là, au milieu de ce banc, à shooter autant que possible, c’était le pied total ! Jouant tantôt avec le bleu, tantôt avec le soleil.
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Restés plus de 25 minutes entre 20 et 25 mètres, pour profiter au maximum des ces poissons légendaires, nous nous sommes, à un moment, décidés à poursuivre notre chemin. Les barras laissaient leur place aux mérous. Nous nous en donnions, ici aussi, à cœur joie !
Les mérous, plus ou moins farouches, nous laissaient facilement approcher avant de prendre la décision de mettre de la distance entre nous. Ce qui me permit de réaliser quelques clichés sympas.
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Au bout d’une heure, arrivés sous le bateau pour effectuer nos légers paliers, nous avions encore, à portée de palmes, un bel individu qui semblait nous appeler de toutes ses forces. Il resta plus de dix minutes dans un espace très proche.
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Mais le mano et l’ordi prenaient les décisions à notre place, et c’est avec regrets que nous mirent la tête hors de l’eau. Pourtant, ce n’est pas l’envie qui me manquait de redescendre lui faire la causette !
 
OK, ce jour-là, je n’ai pas quitté la Gabinière déçu !
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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 21:08
Moi, je plonge Aloès …
Petit clin d’œil à Christelle, Patrick et Yves , mes binômes bretons.
 
La 35è Coupe Neptune se déroulait cette année, à Cerbère, à proximité de la frontière espagnole, du 25 au 29 septembre. C’est au sein du Village de Vacances Les Aloès que nous avons posé nos bagages.
 
La Coupe Neptune (c'est quoi la Coupe Neptune ?).
Comme chaque année, il y eut des jeux sur et sous l’eau.
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Et surtout des plongées, de belles plongées, sur la Réserve de Cerbère-Banyuls.
Il suffisait juste d’arriver sain et sauf au quai d’embarquement, pour avoir accès aux mérous, corbs, chapons et autres tambours qui peuplent la réserve. L’organisation avait fait appel à cinq bateaux différents pour gérer environ 80 plongeurs. Le système de rotation établi permit de ne pas se marcher sur les palmes, sur un quai à fleur d’eau et étroit comme un couloir.
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La Réserve Naturelle Marine de Cerbère-Banyuls, créée en 1974, est la première réserve marine française. Elle couvre 650 ha de mer, et s'étend sur 6,5 km sur environ 2 km vers le large, entre Banyuls et Cerbère. Cette réserve comporte une zone de protection partielle et une zone de protection renforcée. C’est dans la première qu’ont lieu les plongées, l’autre zone étant interdite à toute activité, autre que scientifique.
Cependant, dès la première sortie, notre pilote se plantait de site et nous larguait dans la zone de protection renforcée. Alors que deux palanquées s’étaient immergées, un bateau de la réserve arrivait droit sur nous, et intimait l’ordre de sortir de l’eau. Chopés par la patrouille ! Une plongeuse de la Réserve dut même aller au fond chercher une palanquée manquante, équipée d’une pancarte « Réserve naturelle, remontez ! » J’aurais aimé être là pour immortaliser l’instant !
Malgré une eau quelque peu laiteuse, la visi fut assez correcte durant tout le séjour, surtout que le soleil était au rendez-vous.
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Ne vous attendez pas à des tombants de gorgones rouges, à des profondeurs insondables.
Ici, on plonge à 25 mètres maxi, sans paliers obligatoires, et 60 minutes à chaque fois.
Ici, les plongées s’effectuent essentiellement sur les Tinyes et le Cap l’Abeille, dans le périmètre de la réserve.
Ici, on se balade dans un décor au relief chaotique, où chaque virage, chaque surplomb peut révéler son lot de surprises : un trio de corbs en pleine conversation par ci, un croisement de mérous par là, ou encore un poulpe méfiant …
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Comme cette plongée, où à peine immergés et descendus à 12 mètres sous le bateau, nous tombions sur deux mérous tournant autour d’un repas potentiel, un gros poulpe, qui eut vite fait de profiter de notre présence pour se carapater. Malgré notre bulleuse présence, les deux mérous restaient proches de nous, toujours dans l’espoir de se goinfrer.
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Les surprises furent nombreuses : chaque plongée nous offrit mérous, corbs, sars tambours ou loups sur un plateau, parfois même tous ensemble dans cinq mètres d'eau, noyés dans un nuage de castagnoles.
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Il y en avait de partout, on ne savait plus où donner de la tête.
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Gavés de mérous, ce fut ce lièvre de mer (aplysia fasciata), véritable danseuse catalane, qui illumina notre balade, le troisième jour.
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Les roches, essentiellement colonisées de gorgones blanches, semblaient nues parfois. Et malgré un coralligène offrant trous et cachettes, chercher la petite bête me sembla vite inutile, tellement les gros étaient présents. Je laissais tomber la lentille macro, pour me consacrer à la prise de vue au grand-angle, qui donne un meilleur aperçu des lieux.
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Cependant, je ne dédaignais pas les petits êtres qui arrivaient à capter mon attention : anémone charnue (cribrinopsis crassa), anémone verte (anemonia viridis), doris géant (hypselodoris picta) ou étoile de mer (echinaster sepositus).
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(un petit jeu : trouvez la crevette améthyste)
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Il y eut quelques petits accrocs durant le séjour.
Mon équipement me joua des tours. Ce fut tout d’abord la fibre optique du flash externe qui connut quelques problèmes de connexion (vis de fixation au flash fissurée), limitant les prises de vue photographiques et me forçant à rester en mode vidéo. Le lendemain, c’est la fixation au caisson qui disparaissait dans les tréfonds sous marins, alors que la fixation au flash cassait définitivement. Une fois au sec, il me fallut quelques minutes de réflexion, puis quelques autres de bidouillage à la « McGyver » pour enfin récupérer un appareil opérationnel. Moralité : toujours avoir à portée de main, un bouchon, quelques élastiques, bouts de ficelles et fil de fer ! 
 
J’eus aussi à me traîner un boulet breton durant deux plongées. Il se reconnaîtra. Tout d’abord, il perdit sa ceinture de plomb sur un fond de 15 mètres, m’obligeant à une séance d’aquagym improvisée pour la lui remettre en place (et je pèse mes mots). Puis une fois en surface, c’est son masque qu’il perdit, et que je dus aller rattraper au vol à six mètres de fond. Je pense qu’il connaît désormais le sens de l’adage « masque au front, masque au fond ». Après coup,  je me posais même la question de savoir s’il n’était pas mandaté par une quelconque autorité pour évaluer mes capacités !!!
Puis, appréciant sans doute mes réflexes de plongeur autonome, lors de la deuxième plongée, il ne me suivit pas lors de l’immersion, m’obligeant à refaire surface. Je vous le disais : un vrai boulet ! Mais quel plaisir d’en rediscuter après avec lui, autour d’une boisson désaltérante ... offerte ! Pour bons et loyaux services !
En savoir plus sur la Réserve :
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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 20:22

Hélas, mon trip de sensations et d’expériences nouvelles a fait long feu ! (voir post précédent)

Ce week-end, lors d’une sortie avec mon club, deux plongées sur deux sites faits et archi-faits : la Pointe de  Caramasseigne et les Moyades de Mer.

Bon OK, une plongée, c’est une plongée ! C’est au plongeur de la rendre intéressante. De ce fait, j’optais pour la lentille grand-angle récemment acquise. Histoire de photographier différemment.

Malgré une bonne connaissance des sites, je me suis surpris à redécouvrir les lieux.

La taille et surtout le foisonnement de gorgones rouges m’étonnera toujours. Sur Caramasseigne, celles-ci apparaissent à nos yeux, dès six mètres . Pour le coup, je ressentais de bonnes vibrations, malgré les 14° affichés. Et tout cela au milieu de millions d’alevins, présents juste sous la surface jusqu’au fond. Ces alevins étaient présents sur les deux sites.  

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Je me suis régalé avec ma nouvelle « prothèse », et me suis réconcilié avec ces spots, où ma binômette Patoche a fait office de modèle, et d’éclaireuse.

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(camouflage « red coral » pour une langouste)

    

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(wide angle spiro)

 

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(une confirmation, les anémones du pagure n’apprécient guère d’être tripotées !)

 

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(chapon à la démarche chaloupée)

 

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(murène vs wide angle)

 

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(labre merle –labrus merula- au nettoyage, photo prise « en passant »)

 

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(Blennie curieuse, aussi au grand angle !)

 

Après deux plongées à plus de 40 mètres, cette journée se termina tranquillement à La Vesse, pour une « night dive ». Je laissais tomber le grand-angle pour une lentille macro. Et je puis vous affirmer que faire de la macro de nuit n’est pas chose aisée.

 

Dès l’immersion, et dans deux mètres d’eau, c’étaient les congres et les lièvres qui nous souhaitaient la bienvenue.

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(cachés ou en pleine eau, les jeunes congres étaient de la partie)

  

 

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(une dizaine de lièvres de mer -aplysia fasciata- rencontrés durant la balade)

 

J’utilisais la lentille macro pour un pagure (c’est une habitude à La Vesse) et une rascasse,

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(pagure anachorète - pagurus anachoretus)

  

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(rascasse rouge - scorpaena notata)

  

alors que binômette me dégottait quelques spécimens locaux de crevettes et pagures.

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(grand pagure-dardanus calidus- et ses anémones épanouies)

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(crevette cavernicole jaune-stenopus spinosus)  

 

Je pris des positions impensables pour pouvoir ajuster mes shoots.

A La Vesse, les gorgones sont aussi très présentes, mais là, elles sont jaunes..

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C’était la fête sous l’eau : rascasses, pagures, cérianthes, lièvres, étoiles glaciaires, crabes de toutes tailles, crevettes aux yeux luisant à la lumière de nos phares…

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(double couronne de cérianthe – cerianthus membranaceus)

 

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(lièvre de mer amorçant une nage)

 

La température « bretonne » eut raison de binômette, la plongée dura tout de même 56 minutes. Je reste fan de ces « night dives », toujours propices à des rencontres inhabituelles. Finalement, ces sensations inhabituelles que je recherchais, je les ai eues !

 

 

Toutes les photos sur :

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 15:18
LA VESSE, 25 mai 2013,
 
De jour, comme de nuit…
 
01--
 
Je n’avais pas remis les palmes à La Vesse, depuis 2008, et le début de mes plongées techniques de Niveau 2. D‘autant plus que depuis l‘éboulement de la falaise en septembre 2009, l’accès était fort limité, sans parler des conditions de stationnement … Même si l‘on ne peut affirmer  que ces conditions soient meilleures aujourd’hui !
 02-
                              (éboulement sur les maisonnettes)
Ne vous sentez vous pas heureux, parfois, de braver les interdits ?
D’aller au-delà des restrictions en tout genre ?
03-interdit-aux-plongeurs.JPG
Etre placés au même rang que les chiens ... Pfff !
  
Nous étions six, ce samedi après-midi, à passer outre, afin de ressentir le plaisir de s’immerger dans une eau à 14°C. Le mistral soufflant de façon abusive sur la région, notre projet d‘aller plonger sur Callellongue était « tombé à l‘eau ». La Calanque de La Vesse constituait une solution de repli, l'endroit étant relativement bien protégé du vent.
Je dis bien « relativement » !!
Le plan était de plonger en fin d’après-midi, puis de nuit. Pour la première, il avait été décidé de longer la calanque par la falaise côté Est, et de se limiter à 40 mn, afin de pouvoir faire regonfler nos blocs à temps, au club local.
J’avais décidé d’axer mes photos sur la macro. Pour ce faire, la lentille macro est restée un bon moment fixée au caisson. Vu la visibilité très médiocre, de toutes façons, la macro s’imposait !
04-polypes-de-gorgone-jaune.JPG
                 (polypes de gorgone jaune - eunicella cavolini)
06-.jpg
07-.jpg
                          (triptérygion jaune - tripterygio delaisi)
09-eponge-rouge-a-cratere.JPG                  (éponge rouge à cratères – phorbas topsenti)
Après avoir longé le petit tombant à main gauche, visité une grotte (enfin ... juste jeté un œil), nous faisions demi-tour, pour respecter le temps prévu. Avant de revenir vers le bord, au détour d’une roche, un poulpe sympa nous faisons un show façon « je me la joue timide » : pas un mouvement pendant que Binôme Air-One filmait, et brusque changement de couleur et mouvement de fuite lorsque ce fut à mon tour de lui tirer le portrait.
015-poulpe-sentant-le-danger.JPG
016-poupe-intimidateur.JPG
 
Quarante minutes, c’était largement assez au vu de la température de l‘eau … et des contraintes physiologiques humaines !
En plongée, nous parlons de bar, de pression, de bouteille … est-ce une raison pour devoir assister au spectacle désolant de « cadavres » de bouteilles de bières ? Certains pêcheurs indélicats semblent penser que la calanque est un bien bel endroit pour y laisser des témoignages de notre civilisation ! Outre cette bouteille "à la mer", pas mal de plombs de pêche restent aussi pour témoigner de l'activité humaine.
018.JPG
                                          (la récolte du jour)
Au large, un bateau nous faisait grand plaisir à nous rappeler que la Mer Rouge nous attendait. Les plongées de ce jour étaient les dernières avant notre départ pour le pays des pharaons.
019.JPG
 
La Vesse, du côté obscur !
01-le-spot.JPG          (spot retenu pour la nuit, côté ouest de la calanque)
 
 Après un petit apéro offert par notre Pascalou qui fêtait son Niveau 4, et alors que la lune montait sur Marseille …

02-la-nuit-tombe-sur-Marseie.jpg

… nous nous préparions pour notre seconde plongée.
Le circuit était tout tracé !
Grâce au site mapalmes.net, nous avions sous les yeux un itinéraire alléchant, longeant les rochers immergés, et descendant jusque 13 mètres. Un petit coup de palmes nous emmenait à notre point d’immersion. Une fois en-dessous, un nouvel épisode de Star Wars débutait. Les faisceaux des lampes se croisaient tels des sabres laser, à la recherche des petites bêtes qui tentent des escapades nocturnes, de poissons dans les vapes, ou de sujets idéals pour des photos de nuit …

03-spirographes-sur-un-vieux-filet.JPG

                  (spirographes dansant sur les mailles d’un vieux filet)
04-pagure-anachorete-et-sa-coquille-de-cerithe-recouverte.JPG
            (pagure anachorète et sa coquille recouverte de bryozoaires)
06-jeune-pagure-poilu.JPG
                  (jeune pagure poilu - pagurus cuanensis)
09-ascidies-rouges.JPG
                  (ascidies rouges – hallocynthia papillosa)
11-quatuor-de-doris.JPG
                 (quatuor de doris dalmatiens – peltodoris atromaculata)
14-aiptasie-verte.JPG
                  (aiptasie verte – aiptasia mutabilis)
17-pagure-anachorete-sur-gorgone-jaune.JPG
                (pagure anachorète sur gorgone jaune)
20-crenilbare-paon.JPG
                  (crénilabre paon – symphodus tinca)
22-galathee-bicolore.JPG
                 (galathée bicolore – galathea strigosa)
 
A la sortie de l’eau, après 50 mn de plongée, l’horloge affichée 23h30 …
ça, c’est de la plongée de nuit !!!
 
Les plongées du jour :
la-vesse.jpg
Toutes les photos sur :
- Google + :
(photo 83 à 120) 
- Facebook
(photos 83 à 120)  
 
 
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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 15:35

FRAPAO ET CARRO, le 10 mai 2013

 

Retrouvez dès maintenant les photos de ces deux plongées sur

google + :

https://plus.google.com/photos/106061858289039016385/albums/5869350110490914497

Frapao n° 060 à 073

Carro n° 074 à 082

 

facebook :

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.601214883223395.1073741826.512767475401470&type=3

Frapao n° 061 à 074

Carro n°075 à 082 

 

 

Première plongée sur Frapao, toujours avec Plongée Passion à Carry.

Avec binôme Air-One, nous étions rejoints pour l'occasion par Binômette Patounette.

Bien besoin d'un plumeau pour nettoyer la poussière.

 

104-spiro-sur-le-tombant-aux-gorgones-copie-1.JPG

 

Une descente à 37 mètres, un beau tombant de gorgones rouges et un véritable spiro-show !!!

 

La deuxième plonge était planifiée du bord, sur le Cap Couronne, en bordure de la réserve, mais la mer quelque peu agitée nous laissait entrevoir une mise à l'eau compliquée et une sortie ... sportive.

 

108-le-cap-couronne.JPG

 

Nous nous sommes donc rabattus sur Carro, et le spot de la Carrière de Baou Tailla, que l'on commence à connaître par coeur !

 

110-le-spot-de-la-carriere.JPG

 132.jpg

 

 

Petite anecdote qui ne m'a fait rire qu'à moitié :

 

Nous avions bricolé une balise sous-marine pour retrouver plus facilement le syphon (la visi n'étant pas exceptionnelle), avec une bouteille vide, un filin orange et une loupiote clignotante que j'utilise pour les plongées de nuit. C'était sans compter avec un chasseur sous-marin qui nous l'a chouravée. Nous l'avons sans doute dérangé dans sa quête de victimes ? Nous sommes remontés deux fois en surface pour être sûr d'être au bon endroit, avant de comprendre que la balise n'était plus à sa place ...

 

Merci le gars !!!

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 17:35
Tiboulen du Frioul et Tête de Chien, 26 avril 2013
 
Bilan assez mitigé pour cette nouvelle journée de plonge sur la Côte Bleue : visi pourrie, eau « verte », température de l’eau à 15°C, mais surtout un temps superbe pour ce mois de novembre !!!  
Nous plongeons de nouveau avec le club de « Plongée-Passion » de Carry, mais avec une autre équipe : toujours le petit café à l’arrivée au club, et le thé à la sortie de l’eau. On re-signe !!!
C’est vers l’Archipel du Frioul que nous mène cette première sortie de la journée. L’îlot du Tiboulen permet de se protéger d’un petit vent d’Est, que nous percevons à peine.
Sourire sur le bateau, avant de s’équiper, lorsque le cap’tain nous demande si on connaît la plongée. Réponse du tac-au-tac : « ben oui, un peu, on est niveau 3 !! »... Ma dernière plongée ici remontait à 2007.
Avec binôme Air-One, après briefing, nous planifions une descente à 40 mètres, vers l’Ouest du rocher. Après la plongée de la semaine dernière à l’Elevine, à 30 mètres, nous voulons retrouver la sensation de la profondeur, sans être des acharnés de la descente à tous prix. Avant tout, nous sommes là avec l’objectif de tester notre matériel, avant la croisière en Mer Rouge en juin.
Dès la tête sous l’eau, nous nous apercevons que les tests photos ne vont pas être  sensationnels : une visibilité digne des pires plongées en lac, une couleur verdâsse digne de l’étang de Thau , après le passage d’un troupeau de bisons !!  Par endroit, on ne voyait pas à plus de 5 mètres.
062-erwan-en-plan-rapproche.JPG
                Binôme Air-One en tête-à-tête avec un spiro (sabella spallanzanii)
               
Cette plongée est ce que j’appelle une plongée-piège, avec une profondeur planifiée qui n’est pas atteinte rapidement, et qui finit par se résumer à une course contre les paliers. Et c’est effectivement ce qui s’est passé. Quelques photos de-ci de-là, quelques roches percées d’anfractuosités, des spirographes de belle taille, des grandes nacres (pinna nobilis), de grandes anémones vertes (anemonia viridis), quelques bancs de saupes, sars, castagnoles … et toujours pas de 40 mètres.
061-grande-nacre.JPG
060-anemone-verte--detail.JPG
Lorsqu’enfin nous les atteignons, après une longue descente en pente douce, il est déjà temps de remonter, le mano de mon binôme annonce 100 bars, et les minutes de paliers s’ajoutent les unes aux autres. Après environ 30 minutes de descente, nous entamons une remontée prudente en nous rapprochant de l’îlot. Nous effectuons nos paliers, 11 minutes au total, en grande partie en pleine eau, puis nous ressortons à la roche, non loin du bateau.
Seuls quelques clichés sont à ressortir de cette descente en « enfer », ce site méritant mieux que ce temps de …
Par un heureux hasard, je n’ai pas loupé la photo du squale, endémique du bassin marseillais, le REQUIN TIGROU !
articles-04-6119.JPG
063-tiboulen-du-frioul.jpg                      trajet approximatif de la plongée 
 
  Sur les conseils de Patrick, de « Plongée Passion », nous programmons notre plongée du bord, pour l’après midi, sur la Calanque de Méjean, à la Tête du Chien. Nous arrivons sur le petit port sous une belle averse, ce qui nous oblige à rester cloîtrés quelques minutes dans notre véhicule. Puis c’est l’expédition : ceux qui connaissent le site savent que les places de parking sont rares près du port.  
Avant d’attaquer le capelé pour rejoindre la pointe de la barre rocheuse, je fais un petit coucou à l’actinie rouge (actinia schmidti) qui se cache sous la roche, à l’endroit de la mise à l’eau. J’avais déjà repéré cette tomate lors d’un passage précédent, et une plongée sur le Tombant.
064-actinie-rouge.JPG
 
066-trajet-en-capele.JPG
Alors que nous approchons de la pointe de la calanque, nous nous apercevons que le semi-rigide en attente sur le site, n’est autre que celui que nous avons pris ce matin.
067-bateau-de-plongee-passion.JPG
               le Pearl, de « Plongée-Passion ».
               Reconnaissez vous le pavillon noir ? 
La plongée débute par un parterre de posidonies, parfois ponctué de gorgones blanches.
Ces gorgones blanches servent de support à de nombreux organismes : ascidies, bryozoaires, alcyonnaires, pagures …
069-deux-pagures-anachorete-sur-gorgone-blanche.JPG
                Pagures anachorètes (pagurus anachoretus) sur gorgone blanche
La visi est toujours aussi calamiteuse. Malgré cela, nous pouvons observer dans certaines crevasses peu profondes, du corail rouge tout feu, tout flamme (corallium rubrum)
075-corail-rouge--vers-15-m.JPG
 
Les polypes de gorgone blanche (eunicella singularis) ne nous échappent pas non plus.
072-branches-de-gorgone-blanche-avec-polypes.JPG
 
Binôme a déniché une murène (mureana helena) bien timide, qui arbore une belle crevette sous son menton.
079-murene-et-sa-crevette-sous-le-menton-copie-1.JPG
                  Sur cette photo, on devine à peine la présence de la crevette  
 
Après avoir atteint la profondeur de 30 mètres, nous attaquons la remontée, le temps de voir, sur la même roche, les quatre couleurs de gorgone : la blanche, la jaune, la rouge et l’orange, à l’allure plus géométrique.
082-gorgone-orange-et-petites-sabelles-entortillees.JPG
             Gorgone orange (leptogorgia sarmentosa)
             et des petites sabelles, entortillées (sabella discifera)
 
Une fois la pointe repassée, alors que nous pensons nous diriger vers le port, avec l’espoir de rejoindre, immergés, notre lieu de mise à l’eau, nous nous mettons à tourner en rond, au-dessus des petites étendues sableuses et des portions de posidonies. Pas un brin de soleil, aucune roche caractéristique, aucun repère visuel : nous palmons sans cesse, sans voir la profondeur diminuer, sans entrapercevoir le bout du tunnel. Lorsque  nous décidons d’abréger nos souffrances et de sortir la tête de l’eau, après 60 minutes d’immersion, nous voyons avec lassitude que nous ne nous trouvons qu’à quelques mètres de la pointe rocheuse. Condamnés à réitérer le capelé de l’aller (dédicace spéciale : « Level Four, fingers in the nose » … il se reconnaîtra), nous profitons de ce contretemps pour débriefer, échanger nos impressions, et refaire quelques clichés … tout en palmant.
088-la-Tete-de-Chien.JPG
              cliché non retouché : il faisait vraiment un temps misérable !!!
 
089-mejean--la-tete-de-chien.jpg
 
BLOC-Notes
Les photos du jour, ici
N°37 à 59
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 17:36
ELEVINE ET PETIT NID - 19 avril 2013
 
L’été, ou du moins le printemps, semblait, ces derniers temps, être prêt à virer l’hiver par la fenêtre. L’alerte pré-estivale n’aura duré que quelques jours. Dès vendredi, le mistral nous remettait tous d’aplomb. L’été n’était pas encore arrivé. « En Avril, … », comme dit le dicton ; et les dictons, ça me connaît !
Avec Binôme Air-One, nous nous en sommes bien vite rendus compte.
La date avait été bloquée depuis quelques semaines : le 19 avril, nous allions rechausser les palmes, pour des plongées pépères. Le beau temps du début de semaine nous promettait un climat adéquat pour cette remise à l’eau. Malheureusement, la masse d’air bien connue des sudistes déjouait nos plans.
 
  Nous étions convenus de plonger en structure le matin, et de se faire une petite « du bord » l’après-midi. C’est avec « Plongée Passion » à Carry-le-Rouet (13) que le rendez-vous fut pris. Accueil pro et sympa, bonne humeur de rigueur, gonflage de nos blocs à notre arrivée,  thé après la plongée … A conseiller ! 001-rocher de l'Elevine
Le site prévu pour ce matin fut le Rocher de l’Elevine (aussi appelé l’Erevine).
Placé à l’abri du vent, le site propose deux plongées : les deux tombants, le nord, côté chenal, et le sud. Et même une troisième, si l’on compte la possibilité de faire le tour complet de l’îlot. Nous laissons cette option aux palmeurs fous, aux marathoniens de la plongée.
l'élevine, google earth
  Nous options pour le côté sud, qui voit la roche descendre à – 40 mètres. Pour cette plongée de reprise, nous nous sommes limités à 30 mètres. Température de l’eau à 15°C, visi pas terrible (visi de M… pour être plus précis !), de la particule en-veux-tu-en-voilà … tous les ingrédients étaient réunis pour nous faire regretter cette sortie. C’était compter sans notre force intérieure, digne d’un Jedi ! Le but premier de ces immersions était de baptiser notre nouveau matériel. Alors que binôme testait son nouveau caisson vidéo, à vide, je faisais mes premières armes avec un flash externe, un Inon D-2000 qui venait compléter mon APN Canon Powershot S90.
IMGP2239
  Le but était de faire un max de photos, apprendre à orienter le flash, de bien prendre en main ce qui s’apparente énormément à une prothèse. Autant vous avouer que les loupés, les à-peu-près, les presque-réussis, les-j'aurais-pu-faire-mieux furent nombreux. Ces déchets numériques me seront pourtant bien nécessaires pour la suite.
Heureusement, quelques organismes bien sympathiques ont égayé notre balade. Hormis les gorgones jaunes et blanches qui ont jalonné notre parcours, les crénilabres paons, en pleine période de reproduction, arboraient de vives couleurs et semblaient batifoler comme de jeunes fous ... ça s’agitait sérieusement là-dessous ! Les nudibranches en tous genres ne s’en laissaient pas compter, puisque de très nombreuses pontes étaient visibles. 
 
Langouste (palinurus elephas), peu farouche, qui a même tenté une approche.
002-langouste-20-m.jpg
 
Jeune gorgonocéphale (astrospartus mediterraneus) accroché à une branche de corail rouge, découvert de justesse, à la limite de la profondeur planifiée.
005-jeune-gorgonocephale.jpg
 
 Grosse anémone verte (anemonia viridis), à la chevelure flamboyante.
009-grosse-anemone-verte.jpg
 
Petite rascasse rouge (scorpaena notata), championne du camouflage et bien reconnaissable à la bande claire à l’arrière de la tête
014-petite-rascasse-rouge--camouflee.jpg
 
A notre sortie de l’eau, après 51 minutes d’immersion, nous eûmes droit au petit thé, chaud juste comme il faut, et quelques parts de gâteau. En effet, trois minots fêtaient dignement leur Niveau 1 … vu leur âge, nous dûmes nous contenter du thé !!!    
 
 
 
023-calanque-du-petit-nid.jpg
Notre deuxième plongée eut lieu à la Calanque du Petit Nid, à Sausset-les-Pins. Avec le mistral, c’était l’endroit le plus conseillé pour se mettre à l’eau. C’était en plus un secteur que nous connaissions bien puisque nous y avions déjà plongé deux fois de nuit (en septembre 2011 et octobre 2012).
Le vent s’était renforcé depuis le matin, mais la plongée restait très abordable.
 
025-j-y-vais-ou-j-y-vais-pas.jpg
« J’y vais où j’y vais pas ? »
 
Notre précédent passage dans le secteur avait été marqué par un record de temps passé « underwater », 80 mn. Nous étions bien conscients qu’avec une eau à 15°C, l’objectif serait bien moindre ce jour !
Une fois immergés, nous nous sommes vite aperçus que nous allions nous faire quelque peu balloter. La posidonie que nous survolions nous donna le tempo. Le problème, dans le coin, c’est que tout se ressemble, il n’y a aucun point de repère particulier pour s’orienter, le soleil étant de plus bien caché par les nuages (malgré le mistral). C’est donc un peu à l’aveuglette que nous avancions ; vu la visi pourrie, ce n’était pas dur (d’avancer à l’aveuglette). 
 
029-relief caractéristique
 
Les remous faisaient danser les spirographes (sabella spallanzanii), dont les tutus virevoltaient de droite et de gauche,
043-spiro
 
ainsi que les pontes de calmars (loligo sp), bien cachés dans une petite crevasse.
030-ponte-de-calmar.JPG
 
Et mettait les étoiles de mer en difficulté !
 
Ici aussi, les crénilabres et les serrans étaient de sortie.
J’ai pu tester des réglages différents malgré le balancement. Ce serran chèvre (serranus cabrilla) semble avoir été rajouté au montage.
038-serran-chevre.jpg
Ce crénilabre à cinq tâches (symphodus roissali)  a attiré mon attention par les deux « clandé », des anilocres (anilocra), qui voyageaient gratos sur sa tête ! Il a fallu le suivre un peu pour pouvoir le cadrer un tant soit peu.
056-anilocres-sur-crenilabre-a-5-taches-femelle.jpg
Quelques anémones bien fournies font aussi partie de la récolte :
Cette anémone verte (anemonia viridis) profitait bien des remous pour capter les particules alimentaires.
050-grande-anemone-verte.JPG
Cette anémone charnue (cribrinopsis crassa), aux ongles vernis, cachait en son sein une crevette améthyste (periclimenes amethysteus), difficile à déloger.
039-anemone-charnue.JPG
Au bout de 50 minutes, sans savoir réellement où nous étions, nous décidions de faire demi-tour. Il nous restait 80 bars, bien assez pour filer droit et rentrer à bon port. Mais le manque de repères précédemment cité nous causa bien des soucis pour retrouver notre point de départ. De plus, d’en dessous, nous voyions que des vagues se formaient en surface, signe que le vent soufflait un poil plus. Nous mîmes la tête hors de l’eau à au moins 200 mètres de l’entrée de la calanque. Nous étions condamnés à palmer, à contre courant, cheveux au vent. Nous qui n’avions pas placé un record en ligne de mire, nous nous en étions plus qu’approché : les ordi annonçaient 76 minutes !!!
Une fois sorti de l’eau, je voulais y retourner : il y faisait plus chaud que dehors. Le temps avait pratiquement tourné à la tempête.
sausset-le-19-avril-2013.jpg
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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 17:20

2012 touche à sa fin ... plus tard que prévu !

Maigre recette cette année, avec seulement 19 plongées. Oh, que ça démange !!!.

Malgré tout, quelques images suffisent pour sortir le PLONG’ OF 2012.

 

Au programme : la Costa Brava, Saint-Raphaël, les archipels marseillais et la Côte Bleue.

 

Au menu : langoustes, poulpes, murènes, congres, mérous (dont vous apprécierez les déhanchements) …

 

Dive Addict, le PLONG’OF 2012

 

Lien direct : http://www.dailymotion.com/video/xwbmi7_plong-of-2012_sport  

 

Revoir le Best Of 2011

Revoir les vidéos de Saint-Raph : le Cap Dramont et le Lion de Mer

Revoir la vidéo de Sausset de nuit

Revoir la vidéo de Cala Montjoi

Revoir les plongées sur Marseille : 8 et 22 septembre et 30 novembre

 

Le Plong’of, c’est aussi l’album-photos des plongées :

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.546004965411054.89873901.512767475401470&type=1#!/media/set/?set=a.546004965411054.89873901.512767475401470&type=1

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 14:16

  Lorsque nous décidâmes, avec binôme Air-One, de plonger le vendredi 30 novembre, il s’attela à la délicate tâche de trouver un club Marseillais qui sortait en semaine. Certains étaient fermés, d’autres ne plongeaient que le week-end, et d’autres encore attendaient d’avoir plus de volontaires pour prendre une décision. Seul Atoll Plongée, de la Pointe Rouge à Marseille, répondit positivement, très optimiste quant au climat prévu pour le jour prévu. 

  Arrivés sur place, ce n’est pas que nous nous attendions à une mer d’huile, mais la mer quelque peu agitée nous surprit un brin. Le méchant mistral de la veille avait laissé des séquelles. Mais le club sortait, alors c’était OK pour nous. Les Farillons, sur l’Ile Maïre, offraient un havre de paix, comparés aux impressionnants creux rencontrés durant le trajet en zodiac.

Nous étions quatre volontaires. Deux autres gars avaient prévu de faire de l’apnée sur le site, dont l’un sans cagoule … MEME PAS PEUR ! les-farillons.jpg

 

  Je reprends là quelques lignes du Scaph-blog* parues le même jour, et qui s’adaptent parfaitement à la situation. L’action se déroule en 1953 : « Nous étions sur la côte Est de l’île juste avant la passe des Farillons. La mer n’était pas très belle avec un petit mistral, cela roulait bord sur bord et fatiguait quelque peu nos estomacs (parisiens) fragiles. Etant en (mars), il faisait froid, toutes conditions météo ne favorisant pas le volontariat enthousiaste à l’immersion ... » Remplaçons mars par novembre, et le tour est joué !!! 

   J’avais déjà plongé aux Farillons, mais en partant du côté ouest, en attaquant par l’épave du Liban. La géographie des lieux ne m’était donc pas inconnue. Sophie, la pilote, nous déconseilla (= interdit) fortement de nous laisser embarquer de l’autre côté. Nous allions vite comprendre pourquoi.

   Une fois immergés, notre descente fut rapide vers le sable à 39 mètres. La paroi rocheuse présentait de nombreuses anfractuosités, les crustacés étaient à la fête. Tout d’abord une galathée peu farouche s’offrait à mon flash, puis une, deux, trois, et enfin une quatrième langouste nous mirent en joie. Leurs longues antennes me causèrent beaucoup de problèmes pour faire la mise au point. galathee.jpg

                    Galathée bicolore (galathea strigosa)

                    devant une anémone charnue rétractée

langouste.jpg           Langouste (palinurus elephas)

 Nous passâmes notre plongée à nous faire chahuter par les flots, et c’est tout juste si nous vîmes la première arche à travers le brouillard de particules. la-petite-arche-des-farillons.jpg

    Avec la difficulté de se maintenir sur place, mes photos furent rarement réussies : les clichés de congres, crevettes, gorgones caméléons … ont tous fini à la corbeille. 

gorgone-orange.jpg                         Gorgone orange (leptogorgia sarmentosa) 

  Lorsque nous arrivâmes devant la grande arche, que je comparais à un vortex dans un précédent post, nous comprîmes aisément de quoi voulait parler notre pilote. Nous nous sentions tantôt aspirés, tantôt rejetés. Le terme de « vortex » prenait là tout son sens. On se serait cru dans le tambour d’une machine à laver ! Décision fut prise de faire demi-tour avant de se retrouver embarqués de l’autre côté et de se faire balancer contre la roche.

   Le retour vers le bateau fut du même acabit : ballotés, chahutés, … décidément, les Farillons ne voulaient plus de nous. Deux ou trois fois, mon ordi s’affola, annonçant -7 mètres, puis -11, puis -5 en quelques secondes. Il était temps pour nous de regagner au plus vite le zod, les mano annonçant 40 bars.

Malgré une température de l’eau mesurée à 15 degrés, ce n’est qu’en sortant que je commençais à ressentir le froid au bout de mes 20 doigts. Alors que notre apnéiste sans cagoule était frigorifié après avoir passé cinq minutes dans l’eau. MEME PLUS la force de parler !!!

Le trajet du retour vers la Pointe-Rouge, à bord du Coyote, fut encore plus mouvementé qu'à l’aller, le vent s’étant quelque peu renforcé. Finalement, c’est le Guerrier que nous aurions du prendre. blog-IMG 5450

                         Le Coyote et le Guerrier, à quai, au port de la Pointe-Rouge

 

 Ayant envisagé une deuxième virée, du bord, nous nous rendîmes ensuite à Carro, pour plonger sur la carrière de Baou Tailla.

carriere-de-baou-tailla.jpg  Nous pensions trouver ici des conditions plus clémentes … PERDU !

Hésitant à s’équiper sur la roche et se laisser glisser dans l’eau (pour ne pas abimer sa super trop belle combinaison étanche !!!), Binôme eut bien du mal à ajuster sa stab, tout balloté qu’il était par l’écume. la-piscine.jpg

                                  La piscine, lieu mise à l’eau, à l’onde tourbillonnante

  C’était ma septième plongée en ce lieu, mais la première fois dans ces conditions « extrêmes ». Dès la mini-grotte et le siphon qui permet de gagner la pleine mer, nous nous sentions aspirés vers l’extérieur. La visi était très limitée, deux-trois mètres maximum ; la lumière de nos phares fut très utile pour ne pas se perdre de vue. Malgré cela, je découvrais encore de nouveaux coins : mini tunnels, larges voûtes, … Le banc de saupes sédentarisé, rencontré à maintes reprises, nous accueillit dès la sortie du siphon. banc-de-saupes.jpg

                      Banc de saupes (sarpa salpa) --- plongée normande ?

   Les gorgones jaunes, toujours épanouies lors de mes précédents passages, étaient toutes rétractées et semblaient trembloter dans le courant. Malgré ces conditions peu propices à la photo, je réussis à immortaliser des crabes inachus dans leur anémone verte, ainsi qu’un beau ver plat sur la paroi d’une grotte. ver-plat-noir.jpg

                    Ver plat noir, d'environ 4 cm (pseudobiceros splendidus)

 inachus.jpg

inachus-2.jpg

                Araignées  des anémones (inachus phalangium)

                          et leur anémone verte (anemonia viridis)

 

    Le retour fut un peu hasardeux, je me repérai grâce aux roches qui affleuraient la surface. Mon expérience du site nous fut très utile pour retrouver l’entrée du siphon, afin d’effectuer notre palier de sécu dans la grotte. Ces trois minutes ne furent pas de tout repos, nous devions nous cramponner à la roche nue pour ne pas être aspirés et éjectés hors du lieu.  

Malgré tout, binôme sortit enchanté de cette plongée, une première pour lui ; même s’il me confessa avoir eu trop chaud, dans son étanche.

 

 

Ma dernière compo : images pas au top, ballet de particules, mais rencontres sympas tout de même dans ces plongées chahutées.   

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 22:49

Il y a un peu plus d’un an, nous plongions sur la Calanque du Petit Nid, à Sausset-les-Pins (Bouches du Rhône), dès la tombée de la nuit. Je me souviens d’une plongée très sympa, cool, tranquille. Rien vu d’extra, mais bonnes conditions, donc bon souvenir !

001-le-petit-nid.JPGUne plongée de nuit est toujours très agréable quand les bonnes conditions sont réunies : eau calme et claire, température acceptable, binôme au top … mais faut avant tout être fan de ce genre de trip, avoir la fièvre en quelque sorte !

 

Le week-end dernier, nous nous retrouvions à six, entre potes, pour une nouvelle « night dive ». Le choix s’est porté, cette fois, sur le secteur Est de la calanque, sur un plateau rocheux entrecoupé de failles, qui lui donnent la forme d’une main. La température extérieure avoisinait les 20°C, l’eau fut testée à un 19°C … raisonnable.

Du coup, quand mon binôme sortit sa combi étanche, nous avons esquissé quelques francs sourires … C’est le genre de gars à pas trop se mouiller ! 

003-gravure-de-mode.JPG

                               véritable gravure de mode 

 

Toujours équipé de mon APN et son caisson, mais toujours sans flash déporté, je laissais tomber l’idée de plonger avec la lentille macro.

La plongée démarrait doucement vers 21h00, alors que la nuit s’était déjà bien installée. Nous évoluâmes pas mal de temps sur un fond de 4/5 mètres, puis trouvions enfin la première faille, qui tombait à 8/9 mètres au sable. Entre les parois (de véritables mini-tombants), la posidonie et le sable, la vie grouillait. Nous nous attardions facilement sur un rouget fouillant le sable, des petites rascasses à l’affût, des cigales craintives, des crevettes en vadrouille, repérables à leurs petits yeux brillants …

009-rouget-de-roche.JPG                 Rouget de roche (mullus surmuletus)

033-cigale-de-mer.JPG

                 Petite cigale de mer  (scyllarus arctus)

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                 Crevette jaune cavernicole (stenopus spinosus)

 

De nuit, la difficulté pour la photo, c’est l’omniprésence de ces petites particules qui viennent se fourrer entre l’objectif et le modèle. J’optais la plupart du temps pour la mise en veille du flash de l’APN, et de me servir au maximum de mon phare. Les résultats sont parfois surprenants. C’est sur le sable que la situation se complique ; même en palmant à un mètre au-dessus, le moindre mouvement peut soulever un nuage de sable et de débris de posidonie. Là, l’orientation du phare est primordiale. Je testais différentes positions, différents effets.

032-poseidon-crea-le-poisson.jpg

                                               « et Poséidon créa le poisson »

 

Les petits poissons qui s’esquivaient à notre approche offraient un spectacle très sympathique.  031-atherine-de-boyer.JPG                  Athérine (atherina boyeri)

Captivé par cet environnement, je m’aperçus, à un moment, que nous étions déjà à 39 minutes de plongée, alors que nous n’avions toujours pas fait demi-tour. Mon mano indiquait 150 bars. J’esquissais intérieurement un petit sourire : ça sentait le record tout ça … (même si je ne considère pas la plongée comme une course à la performance).

 

Les halos des phares de l’autre palanquée, tout en créant une ambiance discothèque, nous indiquaient la direction. Nous les croisions alors qu’ils attaquaient le retour, nous les accompagnâmes sur quelques mètres.

Gorgones jaunes ou blanches, alcyons, ascidies coloniales, parazoanthus, … décoraient les parois. Ces organismes que nous avons l’habitude d’observer de jour, prennent de nuit une tout autre dimension.

041-alcyon-encroutant.JPG                 Alcyon encroûtant (alcyonium coralloides)

042-gorgone-blanche.JPG

                             Gorgone blanche (eunicella singularis)

 

Dans chaque trou, des poissons dormaient ou se cachaient. La plongée de nuit est un moment propice pour une approche très serrée des poissons. Nul besoin de se jeter sur eux ; ils sont là, bougent peu, semblent vous ignorer. Inutile de les éclairer comme un fou. Imaginez être réveillé en pleine nuit, par un éclairage de terrain de foot !!! L’orientation des phares tient un grand rôle dans la quiétude des résidents des lieux.  

017-crenilabre-paon.JPG                 Crénilabre paon (symphous tinca), endormi

 

Le retour fut tout aussi intéressant que l’aller. Nous nous repérions grâce aux lumières des lampadaires qui éclairaient la route. Alors que la plongée approchait les 75 minutes, nous nous rapprochions du bord. C’est ce moment que choisirent deux poulpes tachetés, dont un estropié, pour traverser les faisceaux de nos phares. Nous nous attardions sur leurs déplacements, tantôt en pleine eau, tantôt au sol. Celui à qui il manquait des bouts de tentacules nous faisait pitié. Sans doute victime des assauts voraces d’une murène ou d’un congre, il semblait avoir de la peine à se déplacer. Il réussit tout de même à se réfugier dans la posidonie.

048-poulpe-tachete.JPG051-poulpe-tachete.JPG                 Poulpe tacheté (octopus macropus)

 

Sentant la crampe arriver, j’annonçais à mon binôme ma volonté de remonter. Nous émergeâmes finalement à très peu de distance de notre lieu d’immersion. Et tout ça sans boussole ! L’ordi affichait 85 minutes, mon mano 65 bars.

Il était 22h30, et s’achevait la plus longue plongée de ma carrière.

Suivit un pique-nique, agrémenté de la célébration d’une 200 ème plongée ; on débriefa, on s’extasia, on résuma, on énuméra nos observations … une « after dive » classique en somme. plongee-sausset-copie-1.jpg

                         spot de plongée

 La vidéo :

 
 L'album photos :

 

 

 

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 14:00

 Neptune, cette figure si prisée des plongeurs, a prêté son nom à cette grande réunion annuelle, la 34è du nom. 

 

articles-04 4976Pour faire court, la Coupe Neptune est un challenge qui réunit, chaque année, les clubs de plongée des différents sites d’une grande entreprise française. Après Galéria en 2009 et L’Estartit en 2010, je participais, à Saint Raphaël, à ma troisième Coupe. Cette « compétition » entre les différents clubs est surtout l’occasion de plonger, et de partager notre passion avec de nouveaux binômes. La compétition se résume à des questionnaires divers et variés durant les repas, et des jeux durant les plongées.  

    Les repas sont le théâtre des plus âpres négociations dans l’échange des réponses. Bien que ces questionnaires ne m’aient jamais interpellé plus qu’il n’en faut, j’avoue que cette fois, dès le début, je me suis pris au jeu. Le premier thème abordait la bio, donc oui, en effet, je fus de suite emballé. Je tiens encore à féliciter les organisateurs, pour les différents jeux proposés, sur terre comme sous la surface. 

articles-04-5070.JPG                  Jeu des 7 erreurs ou observation accrue des détails ?

                  Questions à la sortie : combien d’erreurs, et combien de bulles ?

 

  La Coupe Neptune, c’est avant tout de la plongée. Les sites visités furent le Lion de Mer à quelques encablures du port de Saint–Raphaël, ainsi que le Cap Dramont et les abords de l’Ile d’Or. Plus de 120 personnes s’étaient donc donné rendez-vous à Saint-Raphaël en ce radieux début d’octobre (méchant coup de bol après la pitoyable météo de fin septembre). Parmi elles, environ 90 plongeurs, de tous niveaux. Pour satisfaire tout ce petit monde, les organisateurs avaient fait appel à deux entités : le club local « Aventure sous-marine » et le club voisin «Alpha Beluga » de Fréjus. Deux bateaux, un vieux en bois et une vedette (surnommée la barge-alu), plus un « vestiaire », un bateau pour balader les touristes, reconverti en aire de séchage. A part qu’au bout de deux jours, ce vestiaire sentait le fauve  … c’était nickel. 

articles-04-4979.JPG                         le bateau vestiaire

articles-04-4982.JPG                     90 plongeurs qui se croisent lors des rotations,

                              ça met un minimum d’ambiance sur les quais.

 

 Du 4 au 7 octobre, nous effectuâmes sept plongées. Ca a tourné plein pot, à raison de deux rotations par demi-journée.

Ma première journée fut passée à bord du bateau en bois, « Archimède », que nous nommions le « Chalut ». Le club Alpha Beluga, et plus particulièrement le pilote Ludo, annonçait très vite la couleur. Un sympathique pavillon noir flottait sur le chalut, et un requin semblait, par sa présence apporter sa protection aux plongeurs, tel un totem. 

  

articles-04-4787-.jpg

articles-04-4729-copie-1.JPG                                

Le Lion de Mer, la Grotte à Corail, le Sec des Pyramides, le Sec des Cigales, les Arches, le Sec du Poisson Lune furent nos espaces de jeu, durant ces quatre jours. De plus, une eau de 24 à 21°C nous a permis de profiter pleinement de nos immersions. 

 articles-04-4795.JPG  

  Le Lion de Mer, site le plus proche de Saint-Raphaël, fut ma première découverte. Cet ensemble rocheux, semi immergé, offre un plateau sous-marin, une arche, deux statues, un tombant jusque plus de 40 mètres, et une grotte - ou plutôt une espèce de voûte - creusée d’une multitude d’anfractuosités où le corail rouge a élu domicile, entre 25 et 37 mètres. Cette grotte serait unique au monde.

 Le premier parcours proposé nous faisait passer sous l’arche, puis traverser le plateau, avant d’attaquer le tombant. Même si ce site n’a rien d’exceptionnel, le relief inhabituel rend la plongée vraiment très agréable. La faune y est abondante, outre les traditionnels bancs de sars et castagnoles, de nombreux chapons et rascasses, murènes, flabellines mauves ou doris dalmatiens agrémentent la promenade. La faune fixée est d’un grand classique, beaucoup de gorgones jaunes sur le tombant, et quelques individus rouges au-delà de 35 mètres. Deux binômes hyper-cool me permirent de réaliser pas mal de clichés.

 

articles-04-4745.JPG

                      Chapon (scorpaena scrofa)

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                      Gorgone rouge caméléon (paramuricea clavata)

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                                  Flabelline mauve sur un hydraire (flabellina affinis) 

 

Cette plongée, relativement simple à effectuer, eut malheureusement ces « pertes ». En effet, une palanquée dut sortir son parachute pour signaler sa présence à un endroit pas du tout convenu pour les retrouvailles. Vu l’aspect délavé du parachute, gageons qu’il s’agit là d’un plongeur habitué à s’en servir …

 

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Je m’attarde quelque peu sur cette première journée, car la suite fut épique, et vaudrait à elle seule un article sur ce blog.

Toujours sur le Chalut, pour la plonge d’après-midi, nous remarquions dès la sortie du port que la mer n’était plus aussi plate que le matin. Déjà, le vent observé de la terre ferme nous avait mis la puce (de mer) à l’oreille. Le trajet vers le Cap Dramont fut assez mouvementé. Une heure de navigation, à se faire brinquebaler de droite et de gauche. Pour les non-initiés, le chalut semblait courir à sa perte, à chaque assaut des vagues. Je fus même étonné qu’il n’y ait personne de malade, surtout si peu de temps après le repas. Les décibels envoyés par la sono du bateau permettaient, sans doute, de penser à autre chose.

Archimède s’amarrait à la bouée au-dessus du Sec des Pyramides. Ce site se présente comme une succession de patates de 12 à 60 mètres, c’est le genre d’endroit qui me fait apprécier la plongée en Méditerranée. Nous nous sommes régalés durant 54 minutes, pendant lesquelles nous avons fait le tour de trois patates jusque 30 mètres de profondeur : dentis, mérous, barra, murènes, sans oublier une impressionnante concentration de grandes nacres (l’une d’elles mesurait environ 60 cm, pour sa partie « aérienne »). 

 

articles-04-4865-.jpg                   Grande nacre (pinna nobilis) 

 

Approchant de la fin de notre plongée, nous revenions vers le bateau et effectuions notre palier de sécu juste en-dessous … sauf qu’à un moment, le bateau avait tout bonnement disparu de notre champ de vision. L’amarre avait cassé et Archimède avait dû s’éloigner. La remontée à bord : un truc de sauvage ! Que personne ne vienne me dire que la plongée, c’est pas du sport. Alors que chacun son tour, nous essayions d’attraper l’échelle, celle-ci faisait des va-et-vient entre l’eau et la surface. Et une fois l’échelle entre les mains, le plus dur était de ne pas la lâcher, tout en remontant, bloc sur le dos, palmes aux pieds. L’aide apportée par l’équipage n’était pas superflue. 

 

articles-04-4907.JPG 

 

Pour l’anecdote, nous plongions à proximité de l’Ile d’Or, surmontée d’une tour qui aurait inspiré Hergé pour son album de Tintin, « L’île noire ».

articles-04-4836.JPG 

Les plongées se sont succédées ainsi durant quatre jours, une fois sur le Lion de Mer, une fois au Cap Dramont.

Le Lion de Mer, comme écrit plus haut, n’est pas un endroit exceptionnel, mais les rencontres y sont tout aussi intéressantes qu’ailleurs.

 

articles-04-4983.JPG                    Plan du site, photo prise sur la barge d’Aventure Sous-Marine.

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                      La Sirène, statue en céramique, -18 m

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                                     Doris géant (hypselodoris picta)

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                  Doris dalmatien (peltodoris atromaculata)

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                     Langouste (palinurus elephas)  

 

Au détour d’une roche, alors que nous remontions pour effectuer nos paliers, nous tombions sur ce duo de grands spirographes. Un vieux couple ? Leur panache suivait le mouvement de l’onde. Nous tournions autour quelques minutes, j’en tirais quelques clichés, sous tous les angles … Connaissant leur rapidité habituelle à rétracter ce panache, je suppose qu’ils étaient tellement obèses, qu’ils ne pouvaient plus rentrer dans leur combi !!!

 

articles-04-5033-.jpgarticles-04-5040-.jpg                     Spirographes (sabella spallanzanii)

 

L’avantage de plonger avec des binômes zens et sensibles aux biotopes sous-marins, c’est que l’on peut prendre le temps pour certains clichés, qui méritent plus qu’un clic vite fait, en passant. Ma deuxième immersion sur le Lion fut riche en rencontres murènesques. Certes de petites tailles, ces murènes, bien que très craintives, ont su prêter leur bouille pour des tirages de portraits.

 

articles-04-5017-.jpgarticles-04-5015.JPG                    Murène (muraena helena)

                         et ses crevettes nettoyeuses rouges (lysmata seticaudata) 

 

La dernière plongée sur le Lion fut une dérivante ; lâchés au bout du rocher, nous devions atteindre la « grotte » à corail vers 25 mètres, puis prendre le tombant pour parcourir toute la longueur du site. Corail rouge en-veux-tu-en-voilà, langoustes, doris géants … C’est un réel plaisir que de se laisser porter par le courant, sans songer au mano et les 100 bars fatidiques qui annoncent le demi-tour.

 

articles-04-5079.JPG                                              Corail rouge (corallium rubrum) 

  

   Autant les plongées sur le Lion de Mer étaient agréables de par le relief, autant les plongées au Cap de Dramont semblaient révéler un autre monde : profondeur, petites collines immergées, failles, arches et couloirs, omniprésence de mérous, concentration de grandes nacres, parois couvertes d’anémones encroûtantes jaunes, …

 

articles-04-4935.JPG

                      Gorgones rouges (paramuricea clavata) - sec des cigales

articles-04-4972-.jpg                                     Trio de grandes nacres (pinna nobilis)

                                              et binômette – sec des cigales

articles-04-4943.JPG

                        Mérou brun (epinephelus marginatus) - sec des cigales

articles-04-4885.JPG

                   Grande étendue d’anémones encroutantes

                                     (parazoanthus axinellae) – sec des pyramides 

 

   Mais les organisateurs nous gardaient le meilleur pour la fin : le Sec du Poisson Lune. Voilà de la plongée programmée par excellence. Une patate plantée dans le sable à plus de 40 m, un sommet à environ 30 m, et des parois couvertes de gorgones rouges sur tout le tour. C’est sa forme qui lui confère ce nom. Vingt-cinq minutes pour faire deux fois le tour du rocher, puis remontée tranquille lorsque l’ordi annonce sept minutes de palier. Finalement, ce fut dix minutes que nous passâmes à glander sous le bateau. Mais le jeu en valait la chandelle. 

Des nuées d’anthias semblaient nous submerger, durant cette plongée. Y a comme une vision « mer-rougienne » qui m’est apparue : en remplaçant les gorgones par des alcyonnaires translucides rouges, les anthias me donnaient l’impression de plonger sur un tombant égyptien.

 

articles-04-5129-.jpgJe propose de rebaptiser ce site : MOLA MOLA REEF !!!

 

Grande question que je soumettrai bientôt sur le forum du site Doris, photo à l’appui :

le doris dalmatien peut-il être considéré comme un parasite capable de vivre hors de l’eau ?

articles-04-5117.JPG(Pour la petite histoire, je terminais 4è du concours individuel masculin, j’en suis encore tout retourné !!! )

 

Les Vidéos :

 

« born to wild  dive »  

 

   http://www.dailymotion.com/video/xu9eyw_plongees-au-cap-dramont_sport

  

Le lion de mer (BO de Solaris)

http://www.dailymotion.com/video/xu9xsh_plongees-au-lion-de-mer-saint-raphael_sport

 

Toutes les photos, ici :

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.512771065401111.89868021.512767475401470&type=1#!/media/set/?set=a.512771065401111.89868021.512767475401470&type=1

(Accessible à tous, même les allergiques aux réseaux sociaux)

  

Site internet des clubs :

http://www.aventuresousmarine.fr/  à Saint-Raphaël

http://www.alphabeluga.com/accueil.html  à Fréjus

 

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 16:36

  Cette journée du samedi 22 septembre avait pourtant mal débuté. L’automne faisait une entrée fracassante avec les premières pluies sur la région depuis un moment déjà. Puis l’été refusant de céder la place aussi facilement, le soleil a fait son apparition, et ne nous a plus quittés du week-end.

Pour ceux qui ont du mal à y croire, pour preuve cette photo prise à l’approche du rocher de l’Impérial du Large, près de l’Ile de Riou.

articles-04-4568-bloc.jpg

 

Malgré ce soleil radieux, une mauvaise nouvelle nous tombait dessus alors que nous nous préparions à embarquer. Le site choisi pour ce matin était … tan tan tan : l’Impérial du Milieu. J’en connais un qui doit rire dans ces moustaches à la lecture de ce récit. Plein de « Pff » ou « enCOOORe ! » se firent entendre de part et d’autre du quai des Goudes. Ca ne ferait que la cinquième fois en un an, que je plongerai sur ce site. La seule chose qui me consolait est que je pourrais aller rendre visite à mon pote le gorgo, et lui tirer à nouveau le portrait sous de nouveaux angles.

 

Mer d’huile, température de 25° à l’air et 20° à l’eau. Finalement, la journée n’était pas si mauvaise.

Arrivés sur le site de l’Impérial du Milieu, les forts courants remarqués de la surface firent changer d’avis le responsable de la plongée : Yessss (et adieu gorgo) !!! Nous contournâmes donc l’Ile de Riou pour tenter la Pointe de Caramassaigne. Déjà connu de mes services, ce site me plaisait beaucoup plus. Le courant était bien présent ici aussi, mais paraissait moins violent. Je me souvins que c’est ici que j’observai pour la première fois une gorgone rouge, version caméléon, il y a trois ans.

 

Me souvenant que cet endroit regorge de gorgones rouges, je préférais régler mon APN sur le mode vidéo. Y aurait moins de couleurs (je n’ai pas le phare adéquat), mais le rendu serait plus intéressant. De plus, j’ai déjà pas mal de photos du lieu. Donc, comme d’hab’, descente le long du tombant, les premières gorgones apparaissant dès 8 mètres de profondeur. Puis, en s’éloignant un peu de la paroi, nous retrouvions les gros blocs rocheux, densément peuplés de paramuricea clavata. Bienvenu au royaume de la gorgone rouge. C’est sans effort que nous avancions, puisque le courant perçu en surface nous poussait. Le retour s’avérerait délicat.

Passés la pointe de l’île, le courant disparaissant, nous étions à l’abri. Nous atteignîmes la profondeur de 40 mètres, et je m’aperçus que mon octopus lâchait des bulles en permanence. Je pris donc la décision de m’en servir en priorité, les bulles fuyantes servant au moins à m’alimenter. En dehors des gorgones, notre plongée fut agrémentée de quelques rencontres sympas : quelques branches de corail rouge, une galathée, une mini-murène bien tankée dans son trou, et le Shérif du lieu, une étoile de mer (echinaster sepositus) à 7 bras.

Comme supposé à la descente, le retour le long du tombant fut des plus sportifs. Par moments, palmer ne servait à rien, à part se fatiguer. Le seul moyen d’avancer était de se hisser à la force des bras en s’accrochant à la roche. Le plus délicat fut de trouver des prises sans trop d’animaux fixés. Pour tromper le courant, il fallait se faufiler derrière les saillies rocheuses, et avancer par petits mouvements en profitant des « coupures de courant ».

En rediscutant de cette plongée sur le bateau, nous est venu le regret d’avoir loupé une belle dérivante !!!

 

Après le traditionnel pique-nique sur le quai, c’est vers l’Ile Maïre que nous partions pour découvrir un site nommé « la Grotte à Corail ».

articles-04-4581-bloc.jpg

                                Crique abritant le site

A priori, ce site n'avait rien d’exceptionnel, si ce n’est ces belles voûtes, que l'on nous annonca ornées de corail rouge.

La grotte a deux entrées, situées à 13 et 15 mètres de profondeur. Son plafond est effondré depuis bien longtemps déjà, les blocs au sol font maintenant partie du décor. Le trou laissé par ces blocs, donne au centre de la grotte une allure de clairière. L’éclairage y est tout simplement surprenant.

articles-04-4588-bloc.jpgEn approchant de l’une des deux entrées, il est très important d’être parfaitement équilibré. Touchez le fond et c’est un nuage de particules qui obscurcit le passage. Touchez la voûte et ce sont des dizaines de branches de corail rouge qui cassent et vont rejoindre leurs congénères au sol. Gageons que celles-ci ne resteront pas longtemps au sol. Quelques plongeurs indélicats (si, si, ça existe) sauront se  donner bonne conscience en les ramassant.

On nous avait promis du corail ; efectivement, on en a pris plein les yeux !

articles-04-4592-bloc.jpgarticles-04-4589-bloc.jpg                    Corail rouge (corallium rubrum)

 

En ressortant de ce lieu envoûtant, nous prenions la roche à main gauche pour aller explorer les parois ornées de gorgones jaunes, jusqu’au sable à 26 mètres de profondeur. Autant Caramassaigne regorgeait de gorgones rouges, autant ce site a donné sa préférence aux gorgones jaunes. Parois, failles, anfractuosités diverses, dessous d’éboulis … tout support dur a été colonisé par eunicella cavolinii .

 articles-04-4616-bloc.jpg

articles-04-4638-bloc.jpgarticles-04-4621-bloc.jpg                                     Gorgones jaunes (eunicella cavolinii)

 

Les supports meubles ont, quant à eux, donné libre cours à l’implantation de gorgones oranges, à l’allure si caractéristique.

articles-04-4623-bloc.jpg                    Gorgone orange (leptogorgia sarmentosa)

 

Sur un rocher pelé, je vis le test d’un oursin mort depuis peu, quelques piquants gisant à ses côtés et les restes de sa « mâchoire » toujours présents juste en dessous.  

articles-04-4606-bloc.jpgarticles-04-4607-bloc.jpg 

Attiré par un large bouquet d’hydraires, installé sur une gorgone, ce sont des petites anémones qui éveillèrent ma curiosité. Leur support coquillier bien dissimulé par les algues, servait de refuge à un pagure peu farouche, qui accepta de me servir de modèle.

articles-04-4628-bloc.jpgarticles-04-4631-bloc.jpg                 Grand pagure (dardanus calidus) et ses anémones (calliactis parasitica)

 Le chemin du retour et notre autonomie en air nous permirent de retourner dans la grotte. La visibilité était bien moins intéressante qu’à l’aller. Dix-huit plongeurs étaient passés par là, au moins une fois déjà … Une mostelle hésitait à sortir de son trou tellement les curieux étaient nombreux. Les dernières minutes d’immersion au-dessus de la grotte eurent leur lot de découvertes. Tout d’abord, ces petits accès à la grotte, interdits aux plongeurs, sous peine de rester coincés.

articles-04-4641-bloc.jpgPuis cette illusion, ce rideau de bulles qui se dressait devant nous, comme un avertissement que la terre est bien vivante.

articles-04-4642-bloc.jpgL’air qui s’échappait de minuscules trous dans la roche, trahissait la présence de plongeurs juste en dessous de nous.

 

Alors que nous allions entamer nos paliers, une forme dissimulée dans les algues rouges ne put échapper à « œil de lynx ». Un petit poulpe pas plus gros qu’un pamplemousse m’observait, me défiait, puis s’enfuyait en me larguant une dosette d’encre noire à la face.

Après pratiquement une heure de plongée, nous remontions, enchantés de la découverte de ce site, et là je me corrige,  exceptionnel, et recelant pas mal de belles choses.

articles-04-4650-bloc.jpg                La crique

articles-04-4651-bloc.jpg            La même crique, en mode de prise de vue sous-marine. On se croirait soleil couchant !

ile-maire-grotte-a-corail.jpg                              L’Ile Maïre et la localisation de la Grotte à Corail (google heart)

 

La petite vidéo qui va bien !!!

Lien : http://www.dailymotion.com/video/k6QZMqz00ad81R3o5Pp

 

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 20:10

Ce week-end, je mettais fin à une bien trop longue disette subaquatique, après avoir bien révisé tous les signes importants en plongée (voir un post précédent). J’avais décidé de coupler cette sortie-club du samedi avec une troisième plongée dimanche matin, invité que j’étais par binôme Pascalou, qui venait sur Carry-le Rouet avec son nouveau club.

Poséidon, pour l’occasion, nous gratifia d’un week-end exceptionnel, autant pour l’état de la mer que les températures estivales.

 

Avant de démarrer ce nouveau chapitre de mes pérégrinations sous-marines, je tiens à rappeler que la plongée est affaire de spécialistes. Quand on plonge, on a droit à un minimum de confort. Et certains l’ont bien compris.

barnum1-bloc

 

De plus, cette structure permet de faire sécher son matériel entre deux immersions.

barnum2-bloc.jpg 

A part faire du camping sur le quai du port des Goudes, notre traditionnel camp de base, nous venons ici surtout pour plonger dans les eaux marseillaises. Au programme du jour, l’Impérial du Milieu et les Moyades de mer, deux grands classiques du club. Je vais finir par pouvoir les arpenter les yeux fermés.

 

A l’Impérial, je retrouve, durant la descente du versant Ouest, ce gorgonocéphale rencontré l’an dernier. Je suppose qu’il s’agissait du même, puisqu’il se situait au même endroit. Je testais, pour la première fois, ma lentille macro. N’étant pas encore équipé d’un flash déporté, c’est ma lampe à leds, récemment modifiée pour avoir une lumière plus diffuse, qui en faisait office. 

gorgon-1-bloc.jpggorgon2-bloc.jpg

                              Gorgonocéphale (astrospartus mediterraneus)

 

A peine le temps de faire quelques clichés que nous voilà déjà repartis. Le sable stoppa notre descente à 50 mètres de profondeur ; après une brève tentative de passer côté Est, un léger courant nous obligeait à revenir du côté Ouest. Luminosité et visibilité étaient au rendez-vous. Les gorgones rouges restent les maitresses des lieux. gorgone-bloc.jpg                            Gorgone rouge (paramuricea clavata)

 

  Après 15 minutes passées sous les 25 mètres, nous remontions le long des parois rocheuses, farfouillant deci-delà à la recherche d’organismes insolites. Sous une voûte, c’est une coulure d’éponge qui attirait ma curiosité. Son entortillement, dû aux divers mouvements de l’onde, lui donnait une allure de sucre d’orge.

oscarelle-bloc.jpgoscarelle-2-bloc.jpg                                             Eponge oscarelle bleue (oscarella lobularis),

                                             variante rose et blanche

 

 Nous avons rencontré, sur ce site, plus de plongeurs que de poissons … Nous sommes remontés au bout de 43 minutes, après avoir effectué nos quatre minutes de palier en compagnie de girelles joueuses.

rocher-bloc.jpg 

Après la collation sous haute protection anti-UV, ...

barnum3-bloc.jpg

... c’est vers les Moyades que nous fîmes route. C’est parmi les castagnoles et les mendoles que la plongée se réalisa.

casta-bloc.jpg                                                       Castagnoles (chromis chromis)

  mendole-bloc.jpg

                                 Mendoles (spicara maena)

 

C’était pas le jour où un profil de plongée inversé était possible. En effet, pour dépasser les 50 mètres du matin, il aurait fallu creuser dans le sable. Toutes les anfractuosités de la roche recelaient de la vie : nombreuses branches de corail rouge, rascasse, étoile de mer acrobate et bernard l’ermite « casqué et joliment chapeauté ».

corail-bloc.jpg                              Corail rouge (corallium rubrum)

         rascasse-bloc.jpg                            Rascasse pustuleuse, ou petite rascasse rouge (scorpaena notata)

         etoile-bloc.jpg                          Etoile de mer rouge (echinaster sepositus), acrobaties sur les branches de gorgone rouge

         pagure-bloc.jpg                             Grand Pagure (dardanus calidus),

                             colocataire d’une coquille de casque granuleux (semicassis granulata)

                             avec deux anémones commensales (calliactis parasitica)

  Après 50 minutes, nous refaisions surface, et là, oh surprise, plus de zodiac. Enfin, des bateaux, y en avait, à 15 mètres, à 20 mètres, à 50 ou 100 mètres … mais on ne trouvait pas le nôtre. Puis … la révélation ! Une barge était venue s’amarrer à la même bouée, faisant, par la même occasion, disparaître notre bateau derrière son imposant volume. Une mini frayeur !

zod-bloc.jpg port-de-carry-bloc.jpg

                             Port de Carry-le-Rouet, au petit matin

Pour ma troisième plonge du week-end, avec binôme Pascalou et binômette Patricia, nous formions la palanquée Bloc18. Binôme passant de temps à autre sur ce blog pour y lâcher quelques commentaires, et binômette, fidèle lectrice, qui serait bien inspirée d’en faire autant (le message perso est passée). Le départ se faisait du petit port de Carry, sur la Côte Bleue, au littoral fort agréable. Le site choisi se situait entre l’Ile de l’Elevine et la presqu’île du Moulon : le Tombant aux Gorgones du Moulon.

 

carry-bloc.jpg                            La Côte Bleue entre Carry et le Cap Moulon

Largués à quelques dizaines de mètres de l’Ile, c’est une plongée fort sympathique qui nous attendait, avec une belle paroi de gorgones, tombant à 35 mètres.

Mes premières photos furent pour deux jeunes gorgonocéphales, n’excédant pas 5 cm recroquevillés.

gorgo-1-bloc.JPG

gorgo-2-bloc.jpg                                              Gorgonocéphales (astrospartus mediterraneus)

 

J’agrandissais, par la même occasion, ma collec de gorgo. Deviendrais-je un expert en recherche de gorgo ? J’adore cet animal qui fait passer les ophiures, ses proches cousines, pour des organismes atrophiés. Binôme Pascalou m’avouera qu’il n’en voit qu’avec moi … « œil de lynx ». Ce week-end , c'était « plongée-gorgo » !

 

 La suite fut moins nette, puisque nous croisions une palanquée menée par un sanglier, à savoir un palmeur de fond. Certains devraient revoir leur palmage, quand ils se trouvent si près du sable, ou carrément couchés dessus !!! Un nuage de particules s’est élevé devant nous, gâchant ainsi cette partie du site.

Malgré tout, nous continuions notre chemin, pour arriver au bout du tombant vers 20-25 m, et déboucher sur un désert posidonien. Je me demandais si nous n’étions pas aller un peu vite, et si le spectacle gorgonesque s’achevait déjà. Equipés tous deux d’une boussole, mes binômes menaient bon train au-dessus de l’herbier. Je les suivais, résigné. Quand nous retrouvâmes un secteur rocheux, un grand OUF de soulagement se fit entendre sur toute la Côte Bleue !

Ici, crevasses et mini-tombants se succédaient : gorgones rouges ou jaunes à foison, étoiles de mer glaciaires, …glaciaire-bloc.jpg                                      Etoile de mer glaciaire (marthasterias glacialis)

 

Un banc de saupes nous fit même dévier de notre route, tellement sa danse était captivante. Mais les pros de la boussole veillaient.

Et ils nous amenèrent tous au rendez-vous avec le bateau. C’était le bon coin, mais le bateau était planqué derrière le cap. Il nous fallu un certain temps pour le comprendre, d’autant plus qu’un zodiac rouge, identique au nôtre, était visible à quelques centaines de mètres, près du rocher de l’Elevine.


Quoiqu’il en soit, certains ont su jouir de cette formidable plongée jusqu’au bout.

parachute-bloc.jpgtombant-des-gorgones--le-moulon-bloc.jpg

                                Tracé de la plongée

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 16:50

 CALA MONTJOI, week-end bio, les 1,2 et 3 juin 2012

091-Cala-Montjoi.jpg

 

 

 A l’arrivée des beaux jours, le plongeur tend à délaisser son habituel biotope, constitué de béton et bitume, comme aspiré par le milieu aquatique. C’est la Grande Transhumance printanière.

Nous pouvons observer ce phénomène cyclique à Cala Montjoi, lorsque les palanquées migrent de la terre ferme vers l’espace liquide.

En effet, des hordes surchargées, sûres d’elles, et souvent « sur-plombées », gagnent leur nouveau terrain de jeu.

transhumance.JPG

 

Le plongeur, aussi connu sous le nom d’Homme-Grenouille ...

Espèce au dimorphisme sexuel très visible, … quoique, sous l'eau et en combi, seules les palmes roses attestent de l’appartenance !

 

Classification :

   - Embranchement des Chordés

         - Sous-Embranchement des Vertébrés

                  - Classe des Mammifères

                           - Ordre des Primates (sans aucune contestation)

                                  - Famille des Hominidés

                                       - Genre : Homo (sans aucun sous-entendu)

                                             - Espèce : Sapiens  (Linné, 1758)

                                                  - Variété : Palmus

 

Cala Montjoi

Qu’on se le dise : « esto es Catalunya ! »

Ici, c’est la Catalogne ! Avant d'être l'Espagne ...

drapeaux.JPG

Certains poussent la revendication encore plus loin : « ce n’est pas la Catalogne partout. Ici, c’est la République Indépendante de Cala Montjoi ! »

 

Cala Montjoi, sympathique petit village de vacances, niché dans la calanque éponyme, se situe dans le Parc Naturel du Cap de Creus, entre Rosas et Cadaqués, sur la Costa Brava. Le Cap Creus est un promontoire montagneux qui s’avance dans la Méditerranée, formant une petite péninsule. Cette péninsule rocheuse offre de nombreux sites escarpés plongeant sous la surface.

google--cap-creus.jpg

 (le Cap Creus) google--les-sites.jpg

                                                                               (les sites de plongée)

google--cala-montjoi.jpg

Le village est constitué de nombreux petits appartements, mais aussi d’un club de plongée, bar, cantina, discoteca, tennis, piscine, mini golf, salle de jeux, scène de spectacle, cours d'aquagym…

Le site accueille aussi bien le plongeur lambda, que le minot en classe verte, les p’tits vieux en week-end pépère, les familles au bord de la dépression nerveuse dans la grande ville…

cala-de-nuit--carrefour.JPG

cala-de-nuit--rues.JPG

Week-end pépère, c’est vite dit ; le premier soir, nous avons dû faire face à une horde de gamins déchaînés. La nuit fut ponctuée de cris et piaillements, ça fêtait bruyamment la fin de classe verte. Le lendemain, ils débarrassaient le plancher, toujours dans une ambiance extrêmement bruyante ( c'est génétique ou culturel ?)

 

Avec le club, nous arrivions avec 75 personnes, dont 40 plongeurs, pour finaliser les formations Initiateur Bio, Niveau 1 et 2 Bio. Dans le dédale de rues, on reconnaît aisément Homo Sapiens Palmus, qui a la fâcheuse habitude de s’étaler, d’occuper le terrain. Son besoin d’espace est indéniable.

C’est une espèce invasive, et envahissante (la nuance est de taille, voir le lien http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d'esp%C3%A8ces_envahissantes ) espace-vital.JPG

 Les plongées ont eu lieu sur des sites nommés « el gato » (le chat), « el-bisbé » (l’évêque), « el sau del boc » (le saut du bouc), et la Pointe aux mérous, dans la partie intégrale réglementée de la réserve.

 

Avertissement d'usage :

la plongée bio est fortement déconseillée aux marathoniens et autres pédaleurs fous !!! 

 

Entre la première plongée du vendredi matin et la dernière du dimanche matin, la thermocline s’est offert un voyage vers les profondeurs. A 2 mètres le premier jour, on l’a retrouvée à -22, lors de la cinquième plongée. Un temps exceptionnel (sauf la petite grisaille du dimanche matin), une mer d'huile, une eau entre 16 et 22°C, une visi pas très nette, voir carrément pourrave par endroits.

Je venais ici pour la troisième fois en 4 ans, et j’ai trouvé les sites appauvris par rapport à mes précédents passages. Les algues semblent avoir conquis du terrain. En tant que stagiaire initiateur bio (ou formateur, je ne sais plus), je guidais les palanquées à la recherche de p'tites bébêtes à montrer (trompe de bonellie, corail rougeponte de doris, vers plats, spirographes, arche de Noé, poulpe …).

corail-rouge.JPGponte-de-doris.JPG

poulpe.JPGLe clou du spectacle fut, sans doute, ce gros poulpe, surpris en plein acte par la palanquée nous précédant. Il n'était pas  content, mais pas content du tout. De plus, il lui manquait trois bouts de tentacules (un poulpe manchot !). Un mérou l'avait-il choisi comme friandise d'apéritif ou plat principal ?

 

Guider un groupe change un peu le vécu de la plongée : moins de photos et le but avoué de faire observer, en chair et dans l’eau, les espèces découvertes en cours. Puis d’en rediscuter en débriefing, ou ailleurs, à l’apéro, au repas, au café, au digestif, … bouquins et photos à l’appui, avec le sentiment du devoir accompli.

plaque-d-etoile.JPG                        (plaque madréporique d'Hacelia Attenuata, étoile de mer lisse)

 

Les stagiaires N1 et N2 furent d’ailleurs conviés à un petit examen, au sec, afin de vérifier leurs acquis, examen qu’ils réussirent tous haut la main.

Avec des initiateurs d’un tel niveau !!!

 

Les plongées :  

Comme d’hab, j’ai versé mon offrande personnelle à Poséidon dès le premier jour, sur le site du Chat.

le-chat.JPG

                        (et pourquoi donc appelle-t'on ce site "el gato" ?)

  

Puis je n’ai pas fait partie des heureux qui firent ami-ami avec mola mola. Même si le dernier jour, on aperçut un bout de nageoire crever la surface en fin de plongée.

mola-mola-didier.JPG

 

le-chat--dimanche.JPG

La dernière plongée étant libre, hors formation, nous avons plongé plus librement, sans l’aspect péda, mais toujours en cherchant ces petits êtres qui rendent une plongée plus sympa qu’une autre.

Cette seconde immersion sur "el Gato" fut sans doute la plus belle plongée du séjour. Le tombant du Chat, une paroi couverte de gorgones rouges de 10 à environ 30 mètres, une thermocline à 22 mètres (quand nous sommes passés en-dessous, nous sommes vite remontés), une visi acceptable. Plongée effectuée en deux allers-retours à différentes profondeurs, à la découverte des multiples crevasses, anfractuosités et zébrures dans la roche. 

Au programme : un pagure permis poids lourds, des vers tubicoles jamais observés, un spiro qui fait tâche, des doris en ripaille, un amas plein de trucs bizarres, un poulpe encrevassé, un peigne qui me fait les yeux doux, une murène sur son tapis algal, …

 

pagure-poids-lourds.JPG - pagure permis poids lourds :dardanus calidus et ses anémones commensales (calliactis parasitica), il en trimballait au moins cinq, la plus grande mesurant une dizaine de centimètres.

 

petites-sabelles.JPG

- des vers tubicoles jamais observés : colonie que j'ai d'abord confondue, de loin, avec un petit gorgonocéphale entortillé autour des branches d'une gorgone. Ces tubes souples et flexibles appartiennent à la petite sabelle (sabella discifera)

 

spiro-qui-fait-tache.JPG

- un spiro qui fait tâche : sabella spallanzanii sur paramuricea clavata

 doris en ripaille

 - des doris en ripaille : une palanquée de doris dalmatiens (peltodoris atromaculata) se goinfrant de l'éponge pierre (petrosia ficiformis)

 

microcosme.JPG

- un amas plein de trucs bizarres : en vrac, bryozoaires, ascidies, vers tubicoles, éponges, hydraires, algues ...

 poulpe-encrevasse.JPG- un poulpe encrevassé (octopus vulgaris)

  

bivalve.JPG- un peigne qui me fait les yeux doux : peut-être le peigne operculé (aequipecten opercularis), avec ses petits yeux brillants

 

- la murène sur son tapis algal sera la star de la vidéo !

 

Hormis les invertébrés, nous avons tout de même vu quelques poissons.

Dès la mise à l’eau de la première plongée, un banc de barra nous effleurait les palmes,  puis ce sont deux beaux dentis qui filaient devant nous. Les « 3 M » aussi étaient bien présents : mérous, mostelles, murènes. Les bancs habituels nous accompagnaient à chaque sortie : sars, oblades, casta, saupes … A ceux-là s’ajoutaient les loups, les labres, dont un beau crénilabre paon qui paradait sous les sunlights de nos phares.

 

Le plan de la réserve la-reserve.JPG

 

 

 

l'album photo 

 

la vidéo 

 

Et maintenant, c’est à vous que je m’adresse Mérou et Murène :

« Je me sens triste

Parce tu pars, parce que tu pars !!!

Tu m’oublieras, tu m’oublieras !!!

 

 (pour les incultes : http://www.lacoccinelle.net/243439.html )

 

  http://www.dailymotion.com/video/k4uLOAEemikBJh373LX

 

Je vous l’avais dit : visi pas terrible !!!

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 17:20

articles-01 1458Il est temps, j’en conviens, de remettre les choses à leur place. 

La photo présentée ici même, dimanche dernier (le PREMIER AVRIL, dois-je le rappeler) provenait d’une plongée en Mer Rouge, sur le site de Big Brother, et non de Méditerranée.

 

 

    

 

  Certains, comme Patou la Niçoise, n’ont pas été dupes … cette fois-ci (revoir l’objet du délit) !

D’autres ont plongé … sans masque, sans bouteille, sans stab, sans ordi et sans attendre !

 

  Quelques jours avant la date fatidique, je lisais un article sur les requins susceptibles d’être observés en Méditerranée. Mon esprit retors a vite élaboré un article fort-à-propos pour la traditionnelle blagounette.

poisson-d-avril-2012.jpg

 

BLOC-Notes :

la blagounette de 2011

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 06:00

 Ce vendredi, malgré le mistral,  nous partions entre potes, effectuer une petite plongée sur l’Archipel de Riou. Le récit de cette journée est en gestation.

 

Mais, en avant première, LA photo du jour !

 

 Une descente vers 50 mètres sur l’Impérial du Large, une visi déplorable, rien à se mettre sous la dent, on s’attendait à vivre « la plongée pourrie » par excellence … quand soudain, une apparition, furtive, grisante et inoubliable. Cette rencontre totalement inattendue, et carrément surprenante, m’a pris de cours. J’eus à peine le temps d’armer que déjà notre visiteur non identifié nous faussait compagnie.

 

 

GROSSE, TRES GROSSE POUSSEE D'ADRENALINE ...



articles-01 1458

 

 

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 18:39

En janvier, les plongées se font rares, pour ceux qui sont restés en métropole. Depuis le 11 décembre dernier, je ronge mon frein … sachant que la prochaine sortie, si le temps le permet, aura lieu en février, dans une eau probablement atrocement fraîche !!

articles 0179

En attendant la « rentrée plongée 2012 », je vous propose un florilège des images filmées en 2011, pendant les sorties-club. En vrac, Carro et encore Carro, le Planier, la Pierre de Briançon, les Farillons, la Pointe de Caramasseigne, l’impérial du Milieu, et l’étang de Thau.

Bonne plonge !!!

 

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 19:59

L’étang, les PHO-THAU !!!

blocIMG 3396

 

Retrouvez les photos du jour dans l’album,

gagnez la page 5 (n°060 à 135)

 

Parmi les nombreux sites qui parlent de Thau, deux ont retenu mon attention :

 

http://www.combio34.com/album/thau.php

 

http://fr.euronews.net/2011/11/30/biologie-marine-des-hippocampes-reintroduits-dans-l-etang-de-thau/

 

 

 

 

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 21:26

 « ATMOS’VERT, ATMOS’VERT »

 

J‘ai déjà plongé en eaux tropicales en décembre … c’est BON ça !!!

J‘avais jamais plongé en Méditerranée en décembre … bon ben, c’est frais, c’est fait !!!

 

  blocIMG_3425.jpg

Ce dimanche 11 décembre 2011, par une fraîche journée légèrement ensoleillée (on est dans le sud tout de même), nous voilà partis à cinq fadas du club, vers l’étang de Thau, pour deux plongées « bio ». A la sortie de Balaruc-les Bains (34), nous bifurquons sur le droite, sur un sentier qui va réserver bien des surprises.  

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le lieu n’est pas des plus accueillants. Il est fortement déconseillé de s’aventurer dans ce coin paumé, sans un habitué pour vous guider. Faut savoir prendre le bon chemin (boueux ce jour-là), au sortir de la route goudronnée. Puis, bien se repérer parmi les herbes folles et les ordures en tout genre, rouler au pas est indispensable pour éviter ornières profondes et nids de poules (voire d‘autruches)…

Soyons clair, on dirait que nous déambulons dans une déchetterie sauvage, le genre où il faut éviter de se perdre la nuit. C’était mon premier passage dans le secteur, et l’impression n’est vraiment pas extra !

 

Le site de plongée se situe entre un quai, qui aboutit à un petit phare, et un large ponton.

blocIMG_3244.jpg

Dans quelle catégorie classer cette plongée « très spéciale » ?

Plongée bio, sans aucun doute ! Pour photographes avertis, ce n’est pas incompatible. Mais on peut rajouter plongée technique, à déconseiller à ceux qui ne connaissent pas le sens du terme « poumon-ballast » ; autant dire qu’il est interdit de se tenir ou de s’appuyer où que ce soit, la couche de vase est tellement épaisse, que celui qui enfonce sa palme court le risque de la laisser sur place !!!

Je rangerais également cette plongée en catégorie « épaves » ou « récifs artificiels », tant ils sont nombreux : épaves de voitures (Renault, Austin …), épaves de petits bateaux, récentes ou très récentes, agglomérats de moellons ou de pneus (offrant des abris à toute la faune locale), bouteilles en tout genre …

C’est la déchetterie au-dessus et … en-dessous !!!

Enfin, c’est aussi une plongée « ambiance », le ressenti est très différent par rapport à une plongée classique en Méditerranée.

 

Le décor est planté, passons à l’organisation.

A ma droite, le club gardois de la « Panthère Rose »,

blocIMG_3338.jpg

A ma gauche, nous, le club drômois de la « Femme Sans Tête »…

blocIMG_3423.jpg

L’objectif, pour nous cinq, est de se mettre à l’eau avant la quinzaine de plongeurs gardois, histoire de voir quelque chose durant l’immersion …

Venir plonger ici, à plus de dix, c’est un peu de la folie : le site n’est pas très étendu, et le moindre coup de palme un peu rude soulève des mètres-cubes de particules. Quitte à en froisser certains, c’est une plongée « normande »… en Méditerranée. Oui, oui, attendez de voir les couleurs !

Le but de cette plongée est tout de même d’observer des hippocampes. Donc, évitons de soulever la vase, les petits poissons qui fusent de partout le font déjà suffisamment.

 

Suite à un petit souci sur un bloc, et vu la température de l’eau (14°C), nous programmons nos plongées comme suit : deux immersions d’environ 40-45 minutes. Et tout ça avec un seul bloc. Vous imaginez bien que pour moi, c’est un véritable challenge : deux plongées de 45 minutes, avec un bloc de 15 litres à 160 bars ! Largement réalisable à 8 mètres de profondeur maxi. Et comme il faut économiser ses mouvements et adapter son palmage, la conso reste réduite. blocIMG_3245.jpgPour un photographe, cette plongée est aussi très spéciale. La visi n’étant pas extra, il est hors de question :

1-d’utiliser le flash à chaque fois, because les particules.

blocIMG_3285.jpg                                              (moche, n’est-il pas ?)

2-de prendre son temps en réglages, ou en multipliant les clichés du même organisme, because perte rapide du binôme dans la soupe (ouf, binôme Air-One n’était pas là !!!).

blocIMG_3284.jpg 

L’atmosphère est totalement différente d’une plongée en mer, où le bleu est de mise. Ici, c’est le vert qui domine ; les particules en suspension opposent un écran à la lumière du soleil. Ce qui provoque d’étranges impressions, notamment lorsque nous passons sous le ponton.

blocIMG_3283.jpgLe paysage sous-marin est particulier, ce qui fait tout l’intérêt du site. Entre le quai du phare et le ponton, quelques herbiers de zostères, plante cousine de la posidonie, ornée d'anémones pin's, des sols couverts de débris coquilliers (moules, huîtres, coquillages divers …), et de la vase, de la vase et encore de la vase. Ce morne paysage est parfois entrecoupé de récifs artificiels, surtout des pneus isolés ou en « banc », qui servent de cachettes ou de supports. A noter que chaque pneu a été colonisé par un organisme différent : anémones, ascidies blanches , vers tubicoles …

 blocIMG_3299.jpg                       Spirographes (sabella spallanzanii) sur pneu "oublié"

Ce microcosme est dominé par les anémones, celle des herbiers (Paranemonia cinerea),

blocIMG_3253-anemone-des-herbiers.jpg

ou les anémones diaphanes (aiptasia diaphana),

blocIMG 3357les cérianthes solitaires (Pachycerianthus solitarius ), aussi nommés cérianthes de Thau,

blocIMG_3264.jpgblocIMG_3293.jpget les spirographes.

blocIMG_3288.jpgblocIMG_3396.jpgblocIMG_3415.jpgQuand je dis « dominer », je veux dire que ça pullule !

 

Hormis le ponton, qui offre, par ses piliers, un bon point d'ancrage pour les organismes fixés, ce sont les « récifs artificiels », tout ce fatras d‘objets balancés de-ci de-là, qui donnent l’occasion de photos peu habituelles :

-les ascidies blanches (phallusia mamillata) ont colonisé les parois de cette Renault.

blocIMG_3304.jpgblocIMG_3305.jpgblocIMG_3391.jpg

-des logettes de parpaings, comme des appart’ grand standing

blocIMG_3352.jpgblocIMG_3353.jpg-jeune épave pas encore colonisée

blocIMG_3390.jpg

Y avait tellement de bazar là-dessous, que la Conchita a laissé tomber le boulot !

blocIMG_3281.jpgToute cette ambiance spectrale, ces innommables immondices, cette vase omniprésente, accaparent toute l’attention du plongeur lambda, mais pas celle du plongeur bio. Flabellines, doris, holothuries, bernards l’ermite, huîtres impressionnantes, moules, étoiles de mer et gobies viennent compléter le tableau.   

blocIMG_3359-eolis-de-alder.jpg               flabelline éolis de Alder (aeolidiella alderi), amatrice d‘anémones

blocIMG_3392.jpg               doris marbrée (dendrodoris limbata)

blocIMG_3398.jpg               holothurie lèche-doigts de Plancus (ocnus planci)

blocIMG_3295.jpg                bernard-l’ermite, ou pagure anachorète (pagurus anachoretus)    

                et son anémone parasite (calliactis parasitica).

                (Comment fait-il pour avancer avec un tel machin sur le dos ??? )

blocIMG_3313.jpg               moules méditerranéennes (mytilus galloprovincialis),

               aux coquilles colonisées par des petites anémones (aiptasia diaphana ?)

blocIMG_3286.jpg             huîtres creuses (crassostrea gigas), certaines étaient vraiment « gigas »

blocIMG_3348.jpg               astérie bossue (asterina gibbosa), étoile de mer mini-riquiqui !

blocIMG_3372-gobie-noir.jpg               gobie noir (gobius niger), logeant dans un pneu

 

Ah, mais j‘oubliais … nous étions tout de même venus pour les hippo’. Alors, qu’en fut-il ?

C’est de retour vers le promontoire, lors de la première plongée, que binôme JPDP , le même qui avait vu le mola mola au Planier (binôme œil de lynx !), nous signale la présence d'hippocampus guttulatus. Ah, enfin …

Après cette aventure dans une contrée inconnue, où l’étrange côtoie le surnaturel, enfin l’apparition tant attendue !

Nous nous réunissons autour de lui, et très vite la vase rend les clichés difficiles. Je décide de « capturer » délicatement Hippocampus au creux de ma main, et de la déplacer quelque peu. Il en profite pour enrouler sa queue autour de mon petit doigt, le courant passe entre nous. Je le relâche, il ne semble pas effrayé, reste quelques secondes sur place, puis prend la tangente. J‘en profite pour le filmer et lui tirer le portrait, mais déjà ma palanquée disparait dans la « brume ». C’est avec regret que nous nous quittons. L’autre palanquée le trouvera sur son chemin lors de la seconde plongée.

blocIMG_3323.jpg             hippocampe moucheté (hippocampus guttulatus), ou hippo à long bec

C’est mon tout premier hippocampe en plongée!

Allez,... champagne !

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En conclusion rapide, cette plongée dans la soupe de Thau restera inoubliable, tant par l’atmosphère que par la rencontre tant espérée, la surprenante faune ou les objets inhabituels observés. Les clichés sortis témoignent de l’originalité du site. A refaire … par 22-23 °C, si possible !!!

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Les temps de Thau :

- première plongée : 8 mètres pour 42 minutes

- seconde plongée  : 7.5 mètres pour 49 minutes (ça commençait à faire frisquet vers les 30 minutes)

 

Le site :

etang-de-thau-bloc.jpg

 

 etang-de-thau2-bloc.jpg 

 

etang-de-thau3-bloc.jpg

 

Les vidéos :

http://www.dailymotion.com/video/edit/xmxr28_etang-de-thau-11-decembre-2011_sport 

 

L’album photos est en gestation.

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 11:38

Visiblement, l’été semblait vouloir s’accrocher encore quelque temps dans le secteur. En ce samedi 1er octobre, la température est montée jusque 28°C sur Marseille, l’eau était à 23 en surface et à 18 sous la thermocline. C’est plus que correct pour un mois d’octobre.

  Les plongées du jour allaient  encore se placer sous le signe de la gorgone rouge (paramuricea clavata). Deux magnifiques tombants s’offraient à nous.

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  Mais avant de poursuivre, je veux faire un petit  retour sur mon dernier post. Je me suis bien amusé à peaufiner une petite historiette, que je n’ai pas eu la patience de conserver jusqu’au prochain 1er avril. Que ceux qui sont tombés dans le panneau lèvent la main ... Pas tous en même temps, je n’ai pas le temps de compter !!!

Gniarf Gniarf !!!

   Bon, les requins et la raie, nous les avons bien vus, mais la vérité est bien loin d’être aussi plaisante qu’aurait pu être cette plongée, si elle s’était vraiment passée ainsi. Le port des Goudes sert aussi de port d’attache aux pêcheurs locaux. Et certains d’entre eux rejettent leurs prises non commercialisables en mer, …ou dans le port. Mauvaise surprise ce matin, donc, à notre arrivée. Des cadavres de poissons, petits requins et raies gisaient là, sous un mètre d’eau. Et en ce qui concerne le sourire de la raie, il s’agissait malheureusement d’un sourire figé.

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   Mais nous avons été plusieurs à fantasmer sur ce qu’on pourrait inventer comme histoire pour faire râler les absents. Et ça a bien marché, hein Elodie, Patricia, siratus, … Allez, je me permets encore une petite vanne : GOUDES JOKE !

Et c’en est fini avec les blagues à deux balles, à base de GOUDES.

Une plongée-requins sur Marseille, ça sera pour une autre fois. Je vous ferai signe.

 

Bon revenons à nos gorgones.

Nous laissions, ce matin-là, l’archipel du Riou derrière nous, pour nous diriger vers le Planier : son phare, son tombant, ses épaves (Dalton, Chaoun, Messerschmitt). C’est le tombant (dit du Planier) et l’épave du Chaouen qui nous accueillaient ce matin.

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   Avec mes binômes, nous attaquions le tombant à vive allure. Les gorgones défilaient sous nos yeux, nous atteignions vite la profondeur de 45 mètres. Arrivés sur le sable, nous prenions la direction de l’épave. Sur la paroi, outre les gorgones rouges, c’est une multitude de barbiers (anthias anthias) qui virevoltaient devant nos yeux,

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un oursin melon (echinus melo), de plus de 20 cm, était comme suspendu à la roche,

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un chapon fuit à notre approche, puis c’est un gorgonocéphale qui s’offrait à mon objectif à -31 mètres ( voir post récent Tombant du Planier  ).

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Dans notre palanquée, nous étions deux photographes, le plongeur à mains nues nous servait donc d’éclaireur, et nous dégotait les sujets les plus photogéniques. Alors que nous avions les yeux rivés sur la roche, à la recherche de la petite bête, notre éclaireur s’égosillait, s’excitait tout seul, dans son détendeur : "le voilà voilà, le mola mola…". Il venait de nous décrocher la lune.

Un gros poisson-lune (mola mola)  voguait à une dizaine de mètres de nous. Pendant une vingtaine de secondes, nous étions hypnotisés par cette apparition (dont nous avons été les seuls témoins). Il filait vers le large, j’eus juste le temps de braquer mon APN et de filmer sa nage si caractéristique.

A cette  apparition succéda une autre apparition : les premières structures du Chaouen semblaient comme émerger de la brume. La vision en contre-jour donnait à l’épave un aspect étonnant.

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Le Chaouen, cargo battant pavillon marocain, de 90 mètres de long, a coulé en 1970, sur l’îlot du Planier. Il gît, aujourd'hui, entre 6 et 36 mètres, couché sur bâbord. Mât, cheminées, cales et diverses structures donnent au lieu un intérêt tout particulier.

Une épave, c’est toujours l’occasion de faire de belles photos d’ambiance.

Atmosphère, atmosphère…

Et quand la faune est au rendez-vous, elle oblige à prendre des  positions improbables.

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D’innombrables poissons formaient comme un mur entre nous et les taules. Les immenses structures toujours intactes nous permettaient de nous éclater avec nos appareils.

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articles-02-2998bloc.jpgarticles-02-3002bloc.jpg

articles-02-3004bloc.jpgArrivés au bout du cargo, nous le contournions pour arriver sur l’hélice, vers -34 mètres. Tout près de là, un banc de loups surgissait de dessous l’épave, pour s’élancer vers le large. Le temps pour moi, d’entamer quelques palmes de danse avec les loups.

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Cette épave était pleine de vie. Son côté le plus exposé au sud était couvert de petites algues, l’autre côté par contre, servait de point d’attache à de nombreuses gorgones rouges et éponges, et de refuge aux bancs de saupes, anthias, castagnoles et sardines. J’irai jusqu’à dire que cette épave vit, et qu’elle respire même !

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Notre visite se terminait par un retour vers la proue. Nous n’avons pas pénétré dans les cales, pas le temps. Mais je compte bien replonger un jour ici, et me concentrer uniquement sur l’épave. La plongée s’achevait sur les pentes rocheuses de l’îlot, parfaites pour effectuer ses paliers, et tirer encore quelques portraits.

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  Une fois remonté à bord du zod’, on entendait  "mola mola" par ci, "mola mola" par là ; ça fusait à tout bout de champ. C’est impressionnant ce qu’on est fort en latin quand on fait de la plongée. Les autres plongeurs, sur notre zod’, mais également ceux des autres bateaux venus s’ancrer à proximité, nous regardaient, surpris et/ou envieux. Epave, gorgo et mola, c’est ce que je retiendrai de cette plongée.

 

Je passe sur l’épisode snorkeling sur le port des Goudes, pour photographier les roussettes et les raies. Les gens qui se trouvaient là devaient se demander ce que je pouvais bien fabriquer. J’aurais dû leur laisser l’adresse du blog !

 

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La deuxième plongée nous amenait sur l’Impérial du Milieu, haut lieu de la plongée requin s’il en est. Ouh la ! Je sens que l’on ne m’a pas encore pardonné, là.

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Nous avions déjà plongé avec binôme Pascal sur ce site il y a quinze jours. Cette fois-ci, ce sont les bancs de poissons qui m’ont vraiment impressionné : saupes, sars, oblades, castagnoles...

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Le site est simple à comprendre, difficile de se perdre. Le tombant, offrant de nombreux trous et voûtes, la vie s’y est développée de fort belle façon. Etoiles de mer, gorgones rouges, éponges, limaces, pagure, bivalves…constituaient les modèles du lieu.

Etoile de mer lisse (Hacelia attenuata)

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Gorgone rouge aux polypes bien visibles (paramuricea clavata)

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Eponge clathrine jaune (clathrina clathrus)

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Eponge clathrine jaune, variante aux tubes plus fins (clathrina clathrus)

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Doris géant (hypselodoris picta picta), le plus grand doris de Méditerranée, pouvant atteindre 20 cm

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Etoile de mer rouge (echinaster sepositus), cul de jatte !

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Grand pagure (dardanus palidus), perché sur une gorgone rouge

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Lime écailleuse (lima lima)

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   Sur le retour, en contournant le rocher, nous tombions sur cette étrange sculpture, improbable œuvre d’art, constituée d’un filet de pêche perdu il y  a peu.

articles-03-3089bloc.jpgfilet-imperial-bloc.jpg

Alors que la plongée touchait à sa fin, les bancs de poissons semblaient avoir encore grossi depuis notre arrivée.

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Oblades (oblada melanura)

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Sars tête noire (diplodus vulgaris)

En contournant le rocher, nous nous sommes rendus compte que la mer était devenue fort agitée durant notre immersion. Le choc des vagues sur la roche était visible d’en dessous.

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D’ailleurs, une fois remonté (difficilement) sur le bateau,  des crampes aux deux jambes, j’ai pu remarquer que quelques estomacs avaient fait des pirouettes, ce qui permit aux poissons présents sous le bateau, de voir leur repas littéralement tombé du ciel ! C’est peut-être pour ça qu’ils étaient si nombreux.

Un conseil aux Marseillais friands de poissons : évitez les sars et les oblades des Impériaux pendant quelques temps. Sinon, y a de la saumonette gratos aux Goudes !

 

Les plongées du jour (tracé approximatif) :

Le Tombant du Planier et l’Epave du Chaouen

 planier-1oct2011.jpg

 

L’Impérial du Milieu

 les impériaux, riou

 imperial-du-milieu-1oct2011.jpg

 

La vidéo du jour :

Attention, mola mola furtif entre 1’ et 1’16.

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