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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 16:45

Carro, Carrière de Baou Tailla, BIS REPETITA

  

 En ce premier mai, le petit monde de Carro se partage en trois groupes :

- Ceux qui glandent,

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 - Ceux qui rament,

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 - Ceux qui bullent ... couverts, pour éviter l'insolation, en cette journée estivale !

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Les carrières de Baou Tailla, que je visite pour la troisième fois cette année, n'auront bientôt plus de secret pour moi. C'est vrai que nous nous étions bien paumés la première fois (voir CARRO février 2011), mais je me suis bien rattrapé depuis, autant au niveau de l'orientation que de la couverture photographique. Cette fois encore, la battterie a chauffé, 176 clichés ou films en deux plongées (avec pas mal de déchets, mais une centaine conservée tout de même). Malgré tout, à chaque fois, on découvre. Tous ces blocs rocheux se ressemblent, et en même temps sont tellement différents. Chaque virage révèle un surplomb, une voûte, une petite crevasse. Chaque recoin révèle toute la richesse biologique du lieu : cnidaires, gastéropodes, céphalopodes, nudibranches, étoiles, oursins et holothuries.

 

Pour la première plongée, nous avions décidé de visiter le côté ouest du site, que j'avais déjà parcouru en février, et qui nous avait menés droit sur le sable. Riche de cette expérience, je savais que nous ne devions pas trop nous éloigner vers le sud. Et bien nous en a pris, puisqu'au milieu d'un tapis mouvant constitué de débris d'algues et de feuilles de posidonie, nous avons eu la surprise de rencontrer un couple de seiches (sepia officinalis). Eh oui, nous avons remis ça (voir CARRO en sepia), cette fois dans un tango endiablé ! Les  coquines ont su m'attirer dans un endroit trop bas de plafond pour que je puisse les suivre.

A la sortie du siphon, un banc de saupes nous accueillait pour cette nouvelle plongée, banc dont nous croiserons le sillage plus d'une fois, ce jour-là. Dès les premiers mètres, nous comprenions dans quelle sauce nous venions de tremper nos palmes. Nous avons rapidement saisi la subtilité du jour : on allait se faire ballotter. Malgré les nombreuses particules en suspension, la visi était relativement bonne, pas assez pour des photos de relief, mais acceptable pour de la macro.

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                      ( faux corail-myriapora truncata- avec les tentacules déployés des zoïdes)

 

La bonne luminosité donnait, par endroits (crevasses et petites grottes) un éclairage de cathédrale.

Au final, deux plongées fort sympathiques, toujours à la rencontre des surplombs de gorgones jaunes, toujours à l'affût de ces petites choses qui rendent les plongées inoubliables. Ma curiosité maladive m'a fait m'arrêter devant une toute petite crevasse à moins de 10 mètres de profondeur, le genre de trou que l'on dépasse sans y prêter attention. Et j'ai eu la surprise d'y découvrir quelques branches de corail rouge. C'est la première que j'en voyais à si faible profondeur!

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                          (cliché de piètre qualité, mais le seul potable, réalisé ballotté et le bras tendu )

 

Côté anecdotes, la première plongée, sur le côté ouest, nous a un peu surpris par la quantité de déchets qui se déposent au fond, venant sans doute du port, bloqués par le relief, et s'ajoutant au tapis mouvant précédemment cité : bâches plastiques, bouteilles, paquet de chips...articles-0421.jpg

... sans oublier ce chapeau de paille, peut-être perdu par jour de grand mistral, et déjà colonisé par les algues, adopté par mon binôme, le temps d'un cliché.

 

Sur la fin de notre seconde plongée, j'ai tenté une expérience : retourner des astrées (bolma rugosa) et les observer se retourner, se remettre sur "pied". J'ai pu les voir entamer une sortie et se refermer avec une rapidité déconcertante. Elles me tenaient à l'oeil (de Sainte Lucie, sans aucun doute !).

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Et puis, sans oublier mes petits poissons-modèles préférés, pas farouches pour deux sous, le triptérygion et le blennie.

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                      (tryptérigion à bec jaune mâle, trypterigion delaisi)

 

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                   (blennie rayées ou cabots, parablennius gattorugine, en couple)

  

 LES PLONGEES DU JOUR

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 15:32

Carro en mode Sepia 

 

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  C'est officiel, le Syndrôme de Carro est vaincu !

(voir CARRO (13), 26 février 2011 et MEJEAN (13), 5 mars 2011 )  

  En ce vendredi 15 avril, de l'an de grâce 2011, de notre seigneur Poséidon, et jour du poisson, je descendais sur la Côte Bleue avec binôme Lolo, pour une plongée hors-club, entre potes.

  Je passe rapidement sur l'état déplorable de ma cervelle de poulet qui m'a fait oublier mes plombs dans ma voiture, il a fallu résoudre le problème sur place. J'ai donc plongé avec l'équivalent de cinq kilos, au lieu de mes sept habituels. Objectif programmé depuis mes dernières plongées sur Méjean, en mars. Je passe aussi rapidement sur la morphologie des lieux, déjà évoquée dans l'article précédemment cité.

 

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  Les conditions météo étaient fort appréciables : soleil, quelques nuages (qui se sont vite dissipés), 17° à notre arrivée (plus de 25 dans l'après-midi). Les 13° ressentis dans l'eau, lors de notre première plongée, ont été bien vite éliminés, par une petite sieste dans la carrière, au calme et seuls au monde, avant d'attaquer la deuxième. 

 

Carro, plongées du bord

 

    Armé, cette fois-ci, de mon APN, je me suis vengé de toutes les fois où j'ai plongé sur ce site "à mains nues" : j'ai déclenché plus de 150 fois en deux heures d'immersion, et me suis livré à mon exercice préféré : la macro.

Nous avons de  nouveau remarqué que l'endroit est truffé de canyons et de parois couverts de gorgones jaunes (eunicella cavolinii), où la vie foisonne, mais aussi de gorgones blanches (Eunicella singularis), d'alcyons méditerranéens (alcyonium acaule) et d'alcyons encroûtants (alcyonium coralloides), d'anémones encroûtantes (parazoanthus axinellae)...

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J'ai eu la chance de retrouver une voûte entièrement colonisée d'alcyons, repérée lors de mes précédents passages. A noter aussi la présence de nombreuses colonies d'ascidies, dont je tairai le nom, par respect pour les oreilles chastes ; sachez seulement qu'elles ont un cloaque commun ... ça y est, j'en ai trop dit ! Autre fait marquant du jour, sur le même site, j'ai vu une étoile de mer rouge et une étoile de mer morte :-)

 

Nous avons fait la rencontre d'une étoile de mer, qui se prenait pour l'escaladeur des immeubles,

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et j'ai même eu l'occasion d'entamer une petite valse avec une seiche (SEPIA officinalis) peu farouche, je lui ai même caressé le ventre. Bon, "peu farouche", pas vraiment, puisqu'elle s'est mise en position d'intimidation pendant quelques secondes, avant d'activer sa jupe et d'effectuer des va-et-vient, sans jamais s'éloigner de son rocher. 

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  C'était le jour des céphalopodes, avec plusieurs pieuvres croisées lors de nos subaquatiques pérégrinations.

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Le retour vers la sortie s'est fait sans encombre, ayant déjà bien repéré les lieux, les canyons bien caractéristiques, et les rochers émergeant en leur sommet.   

 

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 carro-15avr2011-sepia

 

Laissez aller, c'est une valse :

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 20:12

Mieux que les "Feux de l'amour" !

Le "saupes" opéra le moins nunuche au monde, et tout ça en un seul épisode.

 

Pour celui qui n'a jamais croisé un banc de saupes en plongée, cette masse immense peut paraître fort impressionnante. Lors de ma première rencontre avec ces poissons, si je n'avais pas eu d'embout en bouche pour respirer, je serais resté bouche bée, au risque de me noyer.

La meilleure sensation est de se retrouver au milieu du banc. Pour cela, l'approche doit être lente et tranquille, puis il n'y a plus qu'à profiter du spectacle de ces brouteurs des mers en action, déambulant au-dessus des herbiers de posidonie, jetant des reflets argentés par leurs mouvements ondulants. Le banc se trouvera toujours à distance raisonnable, prêt à accélérer la cadence pour semer un éventuel importun.

  La saupe (sarpa salpa) aussi appelée daurade rayée, daurade jaune, ou poisson catalan, est le principal poisson herbivore de Méditerranée, se nourrissant essentiellement d'algues vertes, d'algues rouges et de feuilles de posidonie.

  Ce poisson peut être à l’origine d’intoxications alimentaires avec syndromes hallucinatoires 

(ichthyoalleinotoxie).

 

 

 

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Ma dernière "entrevue" avec un banc de saupes fut épique, puisque c'est ce fameux jour où ma ceinture de plomb est restée bien sagement sur le quai de la calanque de Méjean.

Les plus belles rencontres se sont faites dans le Var en septembre 2007, à Marseille en novembre 2007, puis à Galéria en septembre 2009.

 

 

 

 

 

 

 

BLOC-Note : tout sur les saupes 

Saint-Cyr, la Pointe Fauconnier, septembre 2007

Saint-Cyr, la Pointe Fauconnier, septembre 2007

Marseille, la Grotte Mystérieuse, novembre 2007

Marseille, la Grotte Mystérieuse, novembre 2007

Marseille, Epave du Batavia, novembre 2007

Marseille, Epave du Batavia, novembre 2007

Galéria, Punta Muchillina, réserve de Scandola, septembre 2009

Galéria, Punta Muchillina, réserve de Scandola, septembre 2009

Ajout septembre 2011 : 

 

Marseille, la Pierre de Briançon
Marseille, la Pierre de Briançon
Marseille, la Pierre de Briançon

Marseille, la Pierre de Briançon

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 17:44

Grand moment de plongée que fut cette immersion sur le site de Tascon Petit, à L'Estartit.

Un face à face inoubliable avec un mérou qui ne serait pas rentré dans mon sac de plongée, même en tassant bien.

 

   Le mérou brun (epinephelus marginatus) est le poisson le plus emblématique de Méditerranée. Quel plaisir de découvrir sa silhouette massive au détour d'un tombant, au sortir de sa grotte, ou en pleine eau. C'est  à Port-Cros, sur le spot de la Gabinière, qu'il m'a été permis de voir pour la première fois des mérous en quantité, si je me souviens bien, au moins 17 individus différents.  Mais c'est à L'Estartit, en Catalogne, que j'ai pu les approcher au plus près, oserais-je dire "sympathiser".

Au risque de me répéter, il n'y a qu'en plongée que l'on peut se trouver dans un si proche voisinage d'animaux sauvages. Tentez donc d'approcher un sanglier ou un chevreuil ... vivant.

 

   L'Estartit est un petit village de pêcheurs reconverti en station balnéaire, mais avant tout un haut lieu de la plongée méditerranéenne. Entre Barcelone et la frontière franco-espagnole, ce village, rattaché à la commune de Toroella de Montgri, est le point de départ pour l'un des plus beaux spots de plongée d'Europe, la réserve naturelle des îles Médès. Cet ensemble de plusieurs îlots est protégé depuis 1983, date à laquelle une loi limitant le coraillage a été votée. Cette loi a été renforcée les années suivantes dans le but de favoriser le développement de la faune et de la flore des îles. Et le résultat est impressionnant, puisque chaque plongée se déroule dans un décor magnifique, où la rencontre avec les mérous est obligatoire, à moins d'avoir un méchant coup de malchance, ou de rester sur le bateau. Non seulement mérous, mais également murènes de belle taille, raies-aigles, bancs de dentis ou barracudas...

   Malheureusement, et heureusement,  pour préserver ce lieu, nous ne sommes pas autorisés à plonger plus d'une fois par jour sur les îles, et seulement en club local. Seules deux plongées valaient le déplacement : Bernat et Tascon Petit, plus celle de la Vaca que j'ai loupée (à m'en mordre les doigts) parce que : crevé, du mal à me réveiller, l'orage qui s'annonçait, bla-bla-bla ... enfin toutes les excuses sont bonnes. Les autres plongées du séjour s'effectuant sur des sites tout ce qu'il y a de plus basiques, sans grande surprise. C'est vrai qu'à la longue, on devient exigeant.

 

   La dernière plongée du séjour, Tascon Petit, restera gravée dans ma mémoire, sous le sous-titre "Fiesta à la Bodega". C'est ce jour que j'ai pu approcher  un véritable mérou de compétition, de face, après l'avoir observer un moment de loin, au détour d'une patate couverte de gorgones rouges. Les tombants de gorgones rouges étant aussi un des aspects les plus caractéristiques des îles Médès. 

 

- site du Bernat, 23 sept 2010

plongée n°87, 29 mètres, 40 minutes

(extrait de mon carnet de plongée, écrit juste après  : "plongée exceptionnelle : murènes, mérous en pagaille, beaux tombants de gorgones caméléons...")

Les Mérous de l'Estartit
Les Mérous de l'Estartit

- site de Tascon Petit, 25 septembre 2010

plongée n°91, 30 mètres, 36 minutes

                         premier mérou à - 30 mètres, au bas du tombant

Les Mérous de l'Estartit
Les Mérous de l'Estartit
  non, ce n'est pas un mérou au premier plan ... jetez un œil au fond, à gauche

  non, ce n'est pas un mérou au premier plan ... jetez un œil au fond, à gauche

Et voici notre mérou de compétition :

Les Mérous de l'Estartit
Les Mérous de l'Estartit

Après l'avoir filmé, je me suis  posé face à lui, puis me suis subrepticement rapproché à cinquante centimètres. Nous sommes restés là, les yeux dans les yeux, durant quelques minutes, le temps de sympathiser quoi. Puis avons chacun repris notre route (et surtout parce que copain mano me faisait les yeux doux).

Les Mérous de l'Estartit
Les Mérous de l'Estartit
Les Mérous de l'Estartit
Les Mérous de l'Estartit
Les Mérous de l'Estartit
Les Mérous de l'Estartit
Les Mérous de l'Estartit
Les Mérous de l'Estartit
Les Mérous de l'Estartit
Les Mérous de l'Estartit
Les Mérous de l'Estartit
Les Mérous de l'Estartit
Les Mérous de l'Estartit
Les Mérous de l'Estartit
Les Mérous de l'Estartit
Les Mérous de l'Estartit
Les Mérous de l'Estartit
Les Mérous de l'Estartit
Les Mérous de l'Estartit
Les Mérous de l'Estartit
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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 10:44

  Je subodore qu'il est écrit quelque part, voire même gravé dans le marbre, que je ne prendrai jamais de photos sous-marines à Carro. Comme expliqué dans le dernier article, par deux fois, j'avais plongé sur Carro, et par deux fois, pas d'APN. Ce samedi 5 mars, était programmée une deuxième sortie pour les stagiaires niveau 2 du club. N'ayant toujours pas récupéré mon APN, je me suis arrangé pour que des encadrants qui venaient ce jour puissent me prêter le leur. C'était ok pour eux. Nous voilà donc parti pour Carro, en ce samedi matin. Avec binôme JP, avant le départ, nous avions déjà programmé nos plongées, vue l'expérience acquise la semaine dernière. En cours de route, le croyez-vous, la décision à été prise de changer les plans. Les deux niveaux 4-E2 ont convaincu le moniteur de s'arrêter à Méjean plutôt qu'à Carro. C'est la première pensée qui a traversé mon esprit quand je l'ai appris : "bon, ben, toujours pas de photos sur Carro ! "

 

samedi 5 mars 2011, plongées N°111, le Tombant de Méjean (34m, 46 mn)

et N°112, la Calanque de Méjean (10 m, 46 mn)

Méjean, plongées du bord.

 

  Nous voilà donc arrivés sur Méjean, un coin vraiment très sympa, calme (c'est pas encore la saison), ensoleillé (avec un petit 17-18 degrés), des mises à l'eau plutôt simples par rapport à la piscine de Carro. Nous étions onze à plonger ce jour-là : cinq stagiaires, trois encadrants, et deux autonomes (moi et binôme JP), auxquels s'ajoutaient trois stagiaires niveau 4 et deux moniteurs du club (mais qui faisaient leur vie de leur côté). Avec deux APN prêtés, j'ai pu initier mon binôme à la joie de la photo sous-marine, et il ne s'en est pas privé. J'attends le résultat avec impatience. L'appareil que j'ai utilisé avait, depuis quelque temps, des ratés au niveau du flash, aux dires de son propriétaire. Aux dires de l'utilisateur du jour, c'est-à-dire moi, aussi. Je ne suis pas trop satisfait des clichés, mais j'en livrerai tout de même certains.

   

 Comme montré sur la photo satellite, nous avons toumejean-P1.jpgt d'abord plongé sur le Tombant de Méjean. Pour accéder à ce tombant, il a fallu faire du capelé sur quelques centaines de mètres, passer les écueils (que nous avons fait la bêtise de traverser, avec 30 cm d'eau par endroits), refaire cent mètres, pour se trouver, à peu près, à l'aplomb du tombant, qui démarre à -22 pour aller jusqu'à -34 mètres. Petite plongée simple, sans grande difficulté, à part pour faire fonctionner ce p... de flash, une paroi truffée d'anfractuosités où nous avons pu observer murènes, langoustes, poulpes, chapons, doris dalmatiens, antiopelle, corail rouge, malgré une visi pas exceptionnelle. Après 20 minutes à farfouiller le tombant, mon mano annonçant 100 bars, nous entamons notre remontée en zig-zag, parcourons le plateau (entre 22 et 6 mètres), jusqu'aux écueils, que, cette fois-ci,  nous contournons. Et toujours immergés, nous revenons directement au point de mise à l'eau, faisant en sens inverse tout le trajet parcouru, à l'aller,en capelé (entre 10 et 0 mètres). Malgré une température moins élevée que la semaine dernière (13°C), j'ai beaucoup moins ressenti le froid.

 

  

   Petit entracte avant d'attaquer la deuxième plongée, monmejean-2-copie-1.jpg traditionnel bol de soupe, partage des impressions avec JP, on décide de ne pas retourner au tombant. Assez de capelé pour aujourd'hui ! Nous choisissons de rester dans la calanque, et de parcourir le secteur Est, entre la côte et les écueils. Et là, attention, j'ai encore fait dans l'inédit : j'ai carrément oublié ma ceinture de plomb.

Habituellement lesté de sept kilos, je décide ce jour d'enlever un kilo, pour tester. Je mets ma ceinture, mais comme nous préférons attendre le départ des stagiaires, je l'enlève. Et au moment de partir, je m'équipe de mon bloc, et j'oublie la ceinture. Dans un recoin de mon cerveau, j'avais assimilé que j'étais lesté. Saut droit du quai, petit capelé pour sortir du port et rejoindre notre point d'immersion, et immersion sur 6 mètres. Petit souci pour me maintenir au fond, je mets ça sur le dos du kilo en moins, et après quelques mètres, je trouve un caillou sur le sable, que je coince dans ma stab. Tout est OK pendant 25 bonnes minutes. A dix mètres maxi, la conso n'est pas explosive. Nous traversons des langues de sable (parsemées de débris de coquillage, d'yeux de Sainte -Lucie...), puis des herbiers de posidonie, avant d'arriver sur un secteur rocheux, la partie immergée des écueils. Qui a dit que la posidonie, c'était monotone ?

DSCN4463.JPGJe n'effectuerai peut-être jamais de plongée uniquement sur un herbier de mon propre chef, mais "survoler" ces plantes de temps en temps n'est pas désagréable, à l'affût d'hippocampes, de nacres, d'anémones alicias. Rien de tout cela ce jour, mais ça aiguise le regard de chercher des sources de vie animale parmi les longues feuilles de posidonie.DSCN4457--.jpg

   Arrivé sur le secteur rocheux, je m'aperçois que j'ai encore plus de mal à me stabiliser, et bien sûr, mon cerveau ne m'alerte pas sur l'absence de ceinture. Je lutte encore et encore pour rester au fond. Nous croisons un immense banc de saupes, et alors que JP me fait signe de me positionner devant pour qu'il puisse m'immortaliser, je me sens remonter, victime de la poussée d'Archimède. Plus léger, du fait de la consommation d'air, le bloc n'avait plus le même effet-lest qu'au début. Déjà sur le chemin du retour, je tente malgré tout de rester immergé jusqu'au bout, sifflant pratiquement la totalité de mon bloc. Petite surprise à l'arrivée, dans une petite crevasse - je fais encore le lien avec Carro- trois petites tomates de mer me font coucou de leurs petits tentacules. Sorti de l'eau, je me déséquipe, et je m'aperçois alors que... "Mille milliards de mille sabords, j'ai perdu ma ceinture de plombsDSCN4510-copie-1.jpg !" Binôme JP comprend d'un coup pourquoi je ne tenais pas en place, et moi je me sentais déjà bon pour racheter l'équipement égaré. Quand quelqu'un me demande à quoi ressemblait cette ceinture, parce qu'elle était en train de faire bronzette sur le rocher. Je tirerai une bonne leçon de cette anecdote : je vais effectivement commencer à penser à retirer des plombs de ma ceinture. Si j'ai tenu la moitié du temps d'immersion sans ceinture, c'est que je peux facilement enlever deux, voire trois kilos...mais est-ce que je n'y gagnerai pas aussi en conso là, du coup ?

 

A MEDITER !

 

   Quant aux stagiaires, sur les cinq, seuls quatre ont pu effectivement travailler la technique, puisqu'une n'a pu descendre à cause de ses oreilles. Le seul problème sur ce site pour une sortie technique, c'est le manque de profondeur, maximum dix mètres dans la calanque, alors qu'à Carro, on trouve facilement quinze mètres. 

Cela aussi sera à méditer !

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   Afin de se remettre de nos émotions, un p'tit verre de rosé, apporté par binôme JP, pour accompagner le pique-nique. Et pour clore, un gâteau d'anniversaire, le mien, avec un jour d'avance. Mais c'est avec plaisir que nous partageons ce clafoutis aux pommes, jusqu'à la dernière part. 

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 20:53

Hasards ou coïncidences ?

En mars 2008, j'étais venu sur Carro, avec deux potes du club, me faire une plongée de réadaptation avant le départ pour la Mer Rouge. Et ce jour-là, je ne trouvais pas mon appareil photo, bien calé dans une poche de mon sac, donc pas de clichés sous-marins. Aujourd'hui, pour cette sortie, là aussi,  je n'avais pas d'APN. Mon appareil préposé aux photos subaquatiques étant en réparation, je m'étais fait à l'idée de plonger sans mon fidèle compagnon ; cependant, je pris tout de même mon autre APN, pour les photos en extérieur, parce que le site vaut le coup d'oeil. C'est en voulant l'allumer que je me suis souvenu que j'avais mis la batterie en charge hier soir et ... c'est ballot, mais j'ai oublié la batterie sur son chargeur en partant ce matin ! Donc, je viens deux fois sur Carro, et deux fois je n'ai pas d'appareil. Mauvais karma, sans doute. Heureusement, binôme JP avait le sien, et nous avons pu immortaliser les moments les plus importants de la journée. Binôme JP est le Mr convivialité du club, celui-là même qui m'a racketté en Martinique pour arroser ma centième plongée.

Hasards ou coïncidences ?

Dans mon dernier article concernant notre séjour en Mer Rouge, je parlais d'une petite mésaventure survenue lors de la traversée d'un canyon-labyrinthe : nous nous étions perdus. Et bien, aujourdh'hui rebelote ! On s'est paumé. J'y reviens dans les lignes qui suivent.

 

   

samedi 26 février 2011, plongées  n°109 (16 mètres, 55 mn) et 110 (13 mètres, 46 mn) 

Carro, carrière de Baou Tailla (13) , plongée du bord

 

 carro-via-google.jpgcarro-la-carriere.jpg

P1010364.JPG 

Les blocs rocheux à l'allure cubique sont en fait les vestiges d'une carrière exploitée depuis l'antiquité. Cette roche, du calcaire coquillier, date de 20 à 16 millions d'années. Elle est parsemée de fossiles de coquillages, beaucoup plus jeunes, donc, que des fossiles d'ammonites.

Le rapport avec la plongée, me direz-vous ? Et bien, pour accéder aux fonds sous-marins nous devons effectuer quelques manipulations, que je qualifierai de sportives. Au bout de cette carrière, une "piscine" permet de passer de l'autre côté, c'est-à-dire le site de plongée proprement dit,  par un tunnel, que d'autres nomment siphon, situé à une profondeur de trois mètres. Le plus pittoresque est qu'il faut descendre le matériel jusqu'au niveau de l'eau. Les photos donnent un net aperçu de la performance.

Aujourd'hui, la sortie était programmée pour les stagiaires-niveau 2. Sur les sept stagiaires du club, seuls deux ont répondu présents, plus le moniteur, plus moi et mon binôme en autonomes ; nous P1010374.JPGétions donc cinq pour effectuer cette première plongée de l'année. L'autre difficulté est de bien repérer la sortie du siphon pour le retour, parce qu'elle elle n'est pas évidente à retrouver à première vue.

   Question conditions météo, un beau soleil était annoncé sur le pourtour méditerranéen. Le mistral avait eu la bonne idée de caler vendredi après-midi. Ben, c'est raté : nuages pas sympas, un léger vent que je n'arrivais pas à déterminer, et une eau à ... 14°C, houlala!

Même avec la combi semi-étanche de 7 mn, le froid s'est bien fait sentir assez rapidement. 

 

Question relief, super sympa. Une succession de blocs rocheux, créant des petits tunnels, des crevasses, des grottes, d'étroits canyons, parfois entrecoupés de bandes de sable et de petites surfaces d'herbiers de posidonie. La visi était trop moyenne pour espèrer observer beaucoup de poissons, quelques bancs de sars, castagnoles et saupes tout de même. On a donc fait de la bio, P1010386.jpgcherché la petite bête en somme. Nous avons trouvé une étoile de mer de la taille d'un pouce, et une autre (glaciaire) de presque 40 cm ... on a mesuré.

Les gorgones jaunes dominent un peu le secteur, mais les autres cnidaires comme les alcyons, les zoanthaires, les anémones charnues (avec crevettes améthystes), les dents de cochons ne nous ont pas laissés indifférents. Nous sommes tout de même niveau 2-bio, que diable ! J'ai même trouvé un "oeil de Sainte-Lucie", porte-bonheur, de bonne augure pour cette plongée. Pourtant, je ne suis pas superstitieux, ça porte malheur ! Là encore, raté. Alors que nos deux stagiaires effectuaient leurs exercices de stabilisation, vidage de masque et remontée au gilet, nous avons slalomé parmi les blocs (pas le top pour l'orientation, surtout sans soleil), et nous nous sommes paumés.  Cela restera le fait le plus marquant de la journée.   

   On s'est paumé, et paumé. Non seulement un léger courant nous a fait dévier de notre chemin du retour P1010392effectué sur une large bande de sable, par une visi très médiocre ; mais en plus, en l'espace de 3-4 secondes, nous nous sommes carrément retrouvés seuls, chacun de son côté.

No panic ! No stress ! 

J'ai allumé mon phare pour me signaler et opéré un 360°. Sans résultat.

 J'ai attendu sur place, en me disant que mon binôme allait peut-être revenir sur ses palmes. Puis, je me suis décidé à remonter tranquillou, en pleine eau sans doute, puisque  j'ignorais où je me trouvais. Parachute gonflé, immobile, j'ai donc encore un peu dérivé. En crevant la surface, j'aperçus mon binôme à 100 mètres de moi, parachute en main ; le pire est que nous nous situions à environ 400 mètres du bord.

Rentrée en capelé, ce fut P1010372.JPGhard, avec la crampe qui menaçait, les doigts engourdis que je devinais bleus sous les gants. Mais on est des vrais, et de toutes façons, aucun bateau pour venir nous chercher, alors !

Nous nous sommes rejoints, puis avons fini le trajet ensemble, nous nous sommes ré-immergés pour attraper le siphon, et nous sommes enfin sortis de l'eau. YES WE CAN !!! 

Et, même sans bloc étanche, j'ai tout de même eu l'occasion de photographier un organisme sous-marin. Dans une petite faille, au moment de sortir de l'eau, j'ai aperçu une petite tâche rouge, qui semblait sortir de l'eau : une tomate de mer, de 3-4 centimètres (ou actinie rouge, actinia schmidti).  P1010398.jpg

Un petit break de vingt minutes, un bol de soupe et un bout de quiche, et nous voilà repartis pour une seconde plongée. Je vous l'avoue, nous sommes de vrais ... barjots, fêlés, débiles, ravagés, je vous laisse choisir le terme adéquat.

Cette fois, le parcours fut plus cool, nous étions décidés à rester dans un secteur proche, de ne jamais quitter la zone rocheuse. Mais ces rochers se ressemblent tous, et retrouver la sortie n'est pas chose aisée. Une petite remontée en surface nous a confirmé que nous étions dans le droit chemin. A 14h, c'était plié : sortis, séchés, rhabillés, nous avons pu nous attaquer à l'autre moment fort de la journée, le partage des victuailles.

 

                         Ci-dessous, l'endroit où nous avons émergé (approximativement)

carro-via-google-sorties.jpg

                         

          nous avons pris nos aises

P1010400.JPG 

       quelques pièces que je me suis permis de remonter (oeil de Sainte-Lucie et tests d'oursins de sable)

IMGP0760.jpg 

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