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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 17:35

 BROTHERS ISLANDS , le B de BDE

 

 Après ces belles plongées sur Daedalus Reef, et notre "crépusculaire" sur Elphinstone, nous voguions vers les Iles Brothers, encore cinq heures de navigation de peu de repos ... et de nuit. Peu de repos, because, dormir en cabine, au niveau de l'eau, et à l'avant, je vous garantis, c'est sport. Expérience perso. Petite cabine, donc couchettes semi-superposées, je "dors" en haut. Le bruit de la navigation, ajoutée au hurlement de la clim qui se déclenche automatiquement à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, ça m'a permis de ne pas entendre les ronflements de mon co-loc, et à mon co-loc de ne pas entendre les miens. Enfin, quand j'arrivais à m'endormir. Parce qu'à plusieurs reprises, j'ai carrément fait des bonds dans mon lit, à cause du choc de l'étrave sur les vagues. Heureusement qu'avec mes grandes jambes, j'ai pu me coincer entre le plafond et la couchette. 

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 Bon, vers 2 heures du mat, on arrivait sur les Iles Brothers. Ces deux énormes rochers émergent de l'eau, remontant de plus de 500 mètres de profondeur. Deux îlots, où il n'y a rien, excepté un phare (construit par les Anglais en 1880) sur Big et quelques monticules de cailloux sur Little.

Big Brother pour commencer : 300 mètres d'aridité en longueur, un phare que nous n'avons pas visité (paraît qu'ils sont pas sympas), deux tombants exposés aux courants, un platier parsemé de buttes, deux épaves.

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5 heures du mat, réveil et "Briefiiiiing !" Toujours un superbe plan détaillé du site, mieux qu'un GPS !

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Ce jour-là, je retrouve un binôme habituel, Manu (eh oui, encore un photographe). L'avantage de plonger avec un photographe, c'est qu'il a les mêmes réflexes que vous (en théorie). Il sait vous attendre quand vous savez l'attendre, il comprend que l'on puisse rester plusieurs minutes au même endroit pour parfaire les prises de vue.

Donc, briefing sur Big Brother, notre neuvième plongée, et là une vieille chanson de Eurythmics me revient  : "nineteen eighty-four "

 

Je vois que, dans l'assistance, beaucoup arborent fièrement le tee-shirt acquis au phare de Daedalus. 

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On nous promet du requin gris, du napoléon, de la tortue, de la murène, sur un beau tombant exposé  au soleil matinal. Puis visite du platier sud, sauf en cas de fort courant.

Nous voilà immergés, quelques minutes de descente tranquille, et voilà qu'un énorme napoléon passe la palanquée en revue, nous frôlant les uns les autres. La dernière fois que cela m'était arrivé, c'était à Elphinstone, en 2008, et j'en avais gardé un excellent souvenir. Dire que ce poisson, aussi nommé "labre géant", est de la même grande famille que le labre nettoyeur, que l'on a pu voir sur une murène (voir article précédent).

Je vous livre la vidéo de la rencontre : admirez son gros oeil-boule de billard qui me surveille, et la magnifique chorégraphie de "plongeur DDE". Mimétisme sans doute ?

 

Dans  la foulée, à l'approche du platier vers 25-30 mètres, c'est une tortue qui se donne à nos objectifs, encore un repas de corail-brocoli.

 
 
 

Je m'attardais quelques instants sur l'animal, quand je sentis une agitation autour de moi. Je me retourne et je vois un requin gris longeant le platier et venant vers nous.

 

A ce stade, je dois faire un petit apparté :  je n'avais jamais rencontré de requins en plongée avant cette croisière, et je me posais souvent la question de savoir quelle serait mon attitude le jour venu. Il est vrai que l'on en a entendu tellement sur les requins, prédateurs cruels et assoiffés de sang, notamment après les événements récents survenus en Mer Rouge. Donc, sans vraiment angoisser (j'ai lu aussi beaucoup de bonnes choses à propos de ces rescapés des temps préhistoriques), j'étais impatient, et surtout curieux de connaître ma réaction.  Pas en ce qui concerne les marteaux, parce que, pour je ne sais quelle raison, je ne les classe pas dans la même catégorie que les autres requins. Bref, mes interrogations concernaient surtout  ceux qui ressemblent au "Great White" en miniature, à un requin avec une forme de requin en somme.

Je me retourne donc, et vois ce requin gris de récif (carcharinhus amblyrhynchos) comme dénommé dans le "guide du récif corallien-Mer Rouge" de Debellius", que j'avais feuilleté avant la plongée. Et quelle fut ma réaction : instinctivement, j'ai suivi sa trajectoire longeant le récif. Après 2-3 secondes, il change de direction et vient vers nous. Là, je me stoppe et observe : "approche, approche mon gaillard", et  pfuit ! en un quart de seconde, il se retourne, et reprend son chemin. Waouw ! Brève, mais géniale rencontre.                       

 J'y pense encore aujourd'hui, la preuve, je suis devant mon écran à essayer de trouver les mots pour relater les faits. Les deux clichés que j'ai juste eu le temps de prendre ne sont pas supers, mais resteront les premiers témoignages de rencontre avec un "vrai" requin. Et, surprise, je viens de lire dans un bouquin "Guide des poissons des récifs coralliens" : "c'est le requin le plus susceptible d'attaquer les plongeurs". Glurps, petite frayeur à retardement. Je regrette donc une chose au niveau du briefing , c'est que l'on ne donne aucune consigne aux plongeurs en cas de rencontre de requins. Ce qui peut paraître évident pour un habitué, ne l'est peut-être pas pour un novice.

En tous cas, j'ai eu la réponse à ma grande question existentielle.

MEME PAS PEUR !!! (bon, c'était pas un requin tigre non plus ... mais quand même !) 

 

 

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  requin gris de récif, aussi nommé requin dagsit, requin gris, requin de récif, reconnaissable à sa première nageoire dorsale bordée de blanc, et sa caudale bordée de noir 

 

  Nous nous dirigions ensuite vers le platier à la recherche des deux buttes, la première se situant à -25 mètres. Un énorme courant arrivant du tombant ouest nous poussait vers ces buttes, décision fut prise de rebrousser chemin, décision déjà prise par les palanquées nous ayant précédés. Juste le temps d'apercevoir un autre requin, furtif, qui se faufilait entre les-dites buttes, à priori c'était un requin renard (témoignage des premières palanquées). Notre plongée se poursuivit en remontant le tombant ouest, face au courant, pour rejoindre le bateau. Durant cette remontée, murène, jeune poisson faucon tacheté (cirrhitichthys aprinus), poissons lézards (saurida gracilis)  et mérou loutre (epinephelus taurina) se sont offert à mon APN

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Première plongée sur Big B, bien sympathique, mon premier requin de récif à -39 mètres, un napo très cool. On attend la suite avec impatience. Le tombant ouest, avec deux épaves : le Numidia et l'Aïda.

Le Numidia, cargo anglais de 130 mètres de long. Il effectuait son premier voyage depuis Glasgow, avec une cargaison de matériel pour les chemins de fer indiens à Calcutta, quand il s'échoua sur le plateau nord de Big Brother. Il coula le 21 juillet 1091. Il gît sur le flanc tribord entre 15 et 80 mètres.

L'Aïda, au nord-ouest, est un navire égyptien transporteur de troupes de 75 m, qui a sombré par mauvais temps en 1947, alors qu'il effectuait la relève de la garnison du phare. L'épave est positionnée verticalement, l'arrière au plus profond (60 m) et l'avant fortement détérioré vers 25 m qui permet un accès facile aux cales.

 

Consigne était donnée de ne pas descendre au-delà des 40 mètres. Pourtant la carcasse du Numidia nous appelait. Je ne suis pas un grand fan des plongées profondes, avec 15 minutes au fond et 25 minutes de paliers ; mais avec une plongée programmée que sur l'épave, avec possibilité de descendre, ça pourrait être bien sympa, surtout avec cette visibilité. De toutes façons, durant cette croisière, le Nitrox nous limitait de même que la législation égyptienne.

Lâchés près du récif, nous gagnons rapidement l'épave à -15 mètres, le temps de croiser un beau barracuda, bien balaise. Une petite visite des lieux, concrétions et poiscaille à gogo.

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 Nous descendons jusque 40 mètres, un petit coup d'oeil à l'intérieur, pour voir le matériel ferroviaire, puis nous remontons tranquillou, accompagnés d'un couple improbable...

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...qui va nous suivre pendant un petit moment.

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Nous passons ensuite à proximité de l'épave de l'Aïda, posée vers -30 mètres à la verticale.

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Un vieux gros thon  passe dans le bleu. Que personne ne se sente visé !

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Mais encore une fois, c'est le requin gris qui va apporter le petit quelque chose qui rend une plongée inoubliable. La bébête nous passe à quelques mètres ( entre 10 et 15, difficile à dire), moment magique.

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articles-01-1541--copie-1.jpgPuis deux cochers  viennent nous faire la bise, trop mignons. Salut les amoureux !

articles-01-1546.jpg                    Poissons cochers de Mer Rouge (henochius intermedius)

Et encore une petite surprise avant la fin de notre plongée: une tortue vient carrément vers nous (elle aussi, MEME PAS PEUR !), poser telle une diva. Là, on avait un bon feeling.

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Arrivé à 50 bars, nous effectuons un palier de sécu au niveau du ponton du phare, puis nous nous éloignons du récif et émergeons, pour être récupérés par le zodiac.

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Après cette plongée, nous quittons Big Brother pour le petit frère, à 30 minutes de navigation, où nous effectuerons quatre plongées. Nous laissons derrière nous d'excellents souvenirs de rencontres subaquatiques : requins gris, napoléons, tortues, thons, barracudas.

 Du gros, du gros et encore du gros !

 

Avant le départ de France, on m'avait promis que j'allais m'éclater dans cette croisière. Promesse tenue ! Et ce n'était pas fini.

 

A SUIVRE ...  

 

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 16:57

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DAEDALUS REEF (6 et 7 juin) 

 

   Le récif de Daedalus (Abu el Kizan) est le plus éloigné des récifs égyptiens de la Mer Rouge. Il se situe à 52 miles nautiques (95 km) à l'est de Marsa Alam. C'est un récif corallien circulaire, perdu au milieu de nulle part, qui remonte des profondeurs de plus de 500 m. Ce récif, 600 m de long pour 300 de large, est un parc national, comme les Brothers. Le platier est dominé par un phare, posé sur une structure en béton, que nous aurons l'occasion de visiter.

 

Lundi 6 juin, réveil à 5 heures du mat'. Et vous appelez ça des vacances ?

Petite collation et briefing. Un briefing comme je les aime, plein de surprises. articles-01-0999-trajets.jpg  

"Vous basculez, vous vous rejoignez à 5 mètres, vous vous éloignez du récif vers le bleu, vous vous maintenez vers 20-25 mètres, et là, vous attendez ... vous attendez ... vous attendez..."

Mouais..., on attend que le mano nous signale 120 bars, pour pouvoir un peu profiter de la plongée. Parce que pendant 20 minutes, nous avons attendu ... attendu ... attendu ... les requins-marteaux qui ne sont pas venus, les affreux ! Heureusement qu'un gros napoléon est venu nous distraire quelques secondes, parce que là, on voyait du bleu ... du bleu ... du bleu !

A 120 bars, on rejoint donc le récif pour choper le courant qui va nous porter pendant la visite du Tombant Est, qui recèle, entre autres belles choses, un monumental ensemble de "corail tuile". Encore un napoléon qui vient nous faire un brin de causette. Ces énormes poissons (qui peuvent mesurer jusque 2.30 m et peser jusque 190 kg) ont, je pense, été habitués aux plongeurs nourriciers, et du coup, viennent chercher leur pitance auprès de nous. Nous en verrons beaucoup au cours de nos plongées égyptiennes.

Cette plongée, même sans requin, a été fort agréable : les tables de corail tuile apparaissent de loin, tellement elles sont immenses. Et dire qu'elles ne sont constituées que de minuscules animaux, un genre de HLM à polypes.

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Puis un mouvement sur le récif capte mon attention : une murène javanaise, entièrement sortie de son trou, semble nous inviter à l'approcher. Nous nous apercevons qu'elle est en pleine séance de nettoyage de peau, ravalement de façade, diraient certains.

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  Après cette première plongée sur Daedalus, p'tit déj., sieste, visionnage et premier tri des photos. Puis la cloche retentit : "briefiiiiing !", ça chôme pas ici. La deuxième plongée aura lieu sur le tombant ouest.

Briefing : "vous basculez, vous vous rejoignez à 5 mètres, vous allez dans le bleu à 20-25 m, et vous attendez ... vous attendez ... " et là, j'ai comme une impression de déjà vu !

Sur le zod' qui nous mène au point d'immersion, j'allume mon APN et le règle sur mode caméra, au cas où. Nous basculons, et là, juste en-dessous, c'est un banc de thons et de carangues qui passe, imperturbable. OK, ça démarre bien ! 

A peine 5 minutes passées à scruter les profondeurs, que deux formes caractéristiques se dessinent dans le bleu, et remontent vers le tombant, en effectuant un large arc-de-cercle. Nous descendons jusque 40 mètres, pour une meilleure vue des bestiaux, histoire d'être sûrs que ce n'est pas une hallucination : mes premiers requins-marteaux, filmés et photographiés. Un bon petit shoot d'adrénaline !

Oh Yesssssss !

Alors que le groupe se sépare, je reste avec mon binôme  dans les 20-25 mètres, quelques minutes de plus. Et à nouveau, deux marteaux (les mêmes ?) passent à proximité, puis s'éloignent.

A cette profondeur, et avec le mouvement, l'image n'est pas extra mais on s'en contentera. Y a pas à dire, la plongée, ça rend marteau !articles-01-1114.jpg

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Il est temps de rejoindre le tombant, où, après quelques coups de palmes, nous arrivons sur une merveille : "ANEMONE CITY". Un extraordinaire jardin d'anémones magnifiques (heteractis magnifica)  s'offre à nous. Sur un immense périmètre, d'innombrables anémones et leurs occupants s'agitent dans le courant. Comme un lotissement à poissons-clowns.

Le tableau est ... je suis à cours d'adjectifs.

Le tableau est ... saisissant !

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Mais mon regard est très vite attiré par une tortue qui se jette goulument sur un corail brocoli (lytophyton arboreum), et le déchiquette joyeusement, en nous ignorant royalement.

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D'autres, après nous, la verront s'attarder sur une grande anémone, la mordre à pleine bouche - elle aime sans doute les plats bien épicés - et se faire attaquer par les poissons-clowns, furieux de cette violation de domicile. Un grand moment !

 

Remis de nos émotions, nous finissons notre parcours, avec une autre belle rencontre : une myriade de poissons de verre évoluant dans le courant, semblant jouer avec les reflets du soleil.

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Une fois au bateau, les commentaires allaient bon train, l'ambiance montait. Pour beaucoup, c'était les premiers requins en plongée. Monique, fraîche Niveau 2, fêtait sa centième de bien belle façon. Pour d'autres, les requins, ce serait pour une prochaine fois.

 La troisième plongée du jour (vive le NITROX !) s'est faite  sur le tombant sud du récif, un tombant qui rejoint un platier vers 25-30 mètres. Plongée où nous aurions pu voir un requin renard, j'ai bien dit "aurions pu"...  Ce que je retiendrai de ce site, c'est l'omniprésence des balistes, notamment de Balistes à Tête Jaune (balistoides viridescens), habituellement assez farouches, mais qui là s'approchaient très près de nous, et venaient s'empiffrer de coraux mous, à portée d'APN, dévoilant leur superbe dentition. Bon, avec la première nageoire dorsale relevée, peut-être nous intimaient-il l'ordre de décamper?

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Après cette plongée, direction le phare : visite du propriétaire, montée au sommet, la vue d'ensemble du platier est époustouflante. "Thé-chicha-tee shirt" party pour conclure  cette première journée sur Daedalus Reef.

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Le jour suivant nous réservait encore quelques belles surprises. Les plongées étaient les mêmes que la veille, le briefing, itou. Je plongeais ce jour-là avec l'un des malchanceux de la veille.

Attendre, attendre, attendre. Et toujours rien de ce côté, si ce n'est ces myriades de fusiliers de Suez (caesio suevica)...

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L'autre fait marquant de cette plongée, c'est cette altercation évitée de justesse avec une murène, alors que nous passions l'ensemble de corail tuile. Ma palme est passée à ras de la tête d'une murène, tranquillement planquée sous une table de coraux. Mon binôme attendait avec impatience la morsure au mollet, le jaillissement du sang, et l'arrivée des requins. Si c'est pour rendre service !

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Bon, ben, toujours pas de marteaux pour mon binôme.

Peut-être la prochaine ...

et là, nous avons été servis !

 

Cinquième plongée sur Daedalus, tombant nord-ouest, c'est le jeune Yusef qui pilote le zodiac qui nous transporte (je fais remarquer à binôme que c'est avec Yusef que j'ai vu mes premiers requins, la veille). Alors que nous patientons depuis 16 minutes à 25 mètres, thons et carangues nous divertissant par moments, nous commençons à désespérer, le temps nous est compté.

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Je m'intéresse quelques instants à un passage de carangues au-dessus de nos têtes, et c'est alors que quelqu'un essaie de me voler mon bloc. En fait, binôme est tellement surexcité, qu'il me secoue comme un prunier pour me montrer ces formes qui approchent. Un, puis deux, trois, quatre, cinq requins nous passent en-dessous, à une dizaine de mètres. C'est la folie, on se regarde comme deux gamins. On devine les sourires sous les embouts. On décide de patienter encore un peu. Un sixième requin, solitaire, s'approche de nous avant de bifurquer. Alors lui,  il n'est pas passé loin. 

 
 

Nous décidons de rester dans le bleu, et de longer le récif à distance, des fois que ...

Idée grandiose, à peine quelques minutes plus tard, ce sont 7-8 squales qui font leur passage, sous nos palmes, à environ 30 mètres de profondeur. C'est l'extase : on en voulait, on en a eu ! Un groupe aura la chance de les voir à peine mis à l'eau. Voilà une plongée vite amortie ! Nous finirons la plongée près du récif, toujours à scruter dans le bleu.

 

 

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Au sortir de cette plongée, notre temps sur Daedalus prend fin. Nous voguons vers Elphinstone Reef, étape pour rejoindre les îles Brothers. Nous y effectuerons une plongée "au crépuscule". Plongée foklo : trop de monde, trop de phares, trop petit périmètre. Cependant, beaucoup de belles choses à voir : clowns, comatules, gorgonocéphales, syngnathes, holothuries et rascasses volantes étaient de sortie. Et les photos au flash, la nuit, n'ont pas le même rendu que le jour.

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A suivre ...

 

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 17:38

Tout d'abord, la croisière BDE, c'est quoi ?

Aussi nommée Triangle d'Or, c'est une croisière qui relie certains des plus beaux spots de Mer Rouge :

-Brothers Islands

-Daedalus reef     

-Elphinston reef 

  Le Triangle d'Or...

eh bien, nous en avons tracé un drôle de triangle :

Port Ghalib ->Elphinstone ->Daedalus ->Elphinstone ->Brothers ->Elphinstone->Abu Dabbab ->Port Ghalibarticles-01 1842

 Soyons clairs, si l'on fait cette croisière, c'est avant tout pour voir du requin, sauf Monique, qui n'a pas tout compris à l'histoire ;-)

 

  Pour nous tous, 28 plongeuses et plongeurs du club, la croisière démarre sous des trombes d'eau, sur l'autoroute qui nous mène à l'aéroport de Lyon ; départ de l'avion avec une heure de retard, et arrivée à Hurghada à 4h du mat', 21°C . Transfert en bus jusque Port Ghalib (environ 3h de trajet), on arrive sur le port alors qu'il fait jour. Le Jessica, de DUNE, nous attend. Deux veinards, ayant opté pour un vol Paris-Marsa Alam (avec dix minutes de bus !), sont déjà à bord, tels deux heureux propriétaires. Je sais pas pour les autres, mais moi, j'étais au radar. Nous embarquons, accueillis par Véro la GO et l'équipage. Après notre installation, départ immédiat pour notre première plongée du séjour.

Pas de temps à perdre !

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  Les poissons clowns égyptiens n'ont pas encore fait leur révolution, car cette plongée de réadaptation se passe sur le récif côtier, proche de Port Ghalib : Marsa MUBARAK . Soyons sûrs que cette appellation vit ses derniers instants. Plongée très sympa, rien d'exceptionnel, mais toute la faune récifale de Mer Rouge : mérous, clowns, perroquets, papillons, cochers, barbiers, rascasses, anguilles, pastenagues  (peu farouches)...

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Alors que certains avaient rencontré une tortue de belle taille, de retour vers le bateau, nous apercevons un baliste à rides bleues (pseudobalistes fuscus) en pleine recherche de nourriture, soufflant le sable pour y trouver sa pitance. 

 

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 Il nous snobe dans un premier temps. Avec binôme Manu, nous le suivons,

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puis il se met en position d'intimidation, la première nageoire dorsale redressée, et finit par nous semer.

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A peine remontés sur le bateau, nous voilà "en route" pour le site de notre deuxième plongée du jour : Elphinstone Reef. Y a pire pour se remettre dans le bain ! 

Sur le trajet, un petit coup de nostalgie, puisque j'aperçois au loin, l'hôtel qui nous avait accueillis en mars 2008, lors de mon précédent séjour  en Mer Rouge.

 

Elphinstone ! 

Ah ... Elphinstone !

Mes souvenirs étaient mitigés, quant à mes premières plongées sur ce récif en 2008 : belles plongées dérivantes, mais en palanquée hyper-encadrée de quinze plongeurs !

 

Elphinstone reef (Sha'ab Abu Hamra) est sûrement le récif le plus connu du sud de l'Egypte. Ce monstrueux rocheux, tout en longueur, qui semble monter des abysses, offre deux superbes tombants, sur près de 400 mètres. Deux plateaux prolongent le récif dans ses extrémités nord et sud.

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Alors que le zodiac nous mène vers le bout du platier, quelques cétacés font leur apparition dans les vagues. Les dauphins nous souhaitent la bienvenue. Ce tombant exceptionnel est un véritable inventaire de la faune benthique de Mer Rouge. Nous plongeons avec une excellente luminosité, les couleurs explosent, ma carte SD aussi : alcyonaires, corail fil de fer, gorgones, comatules, limaces,  acropores, barracudas ...

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  ... et même deux acanthasters(acanthaster planci), répondant aussi aux doux noms de "couronnes d'épines" ou "coussins de belle-mère", ces étoiles de mer bouffeuses de corail.

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 Le faible courant nous permet de faire une dérivante de tout repos, occasionnant de belles observations ... un syngnathe découvert après coup sur une branche de gorgone.

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... toujours suivis par ces coquins de poissons-flûtes (fistularia commersonii articles-01-0972.jpg

 

  

Après cette géniale plongée de 68 mn ( nouveau record perso), nous repartons, direction Daedalus Reef.

Et c'est là que se pose la question suivante : quel est le pire dans une croisière ? Marcher pieds nus pendant une semaine (et revenir avec les tendons douloureux). Vivre une semaine, les uns sur les autres, sur un périmètre réduit ?

Eh bien, non, le pire en croisière-plongée, c'est la croisière !

Naviguer par mer quelque peu agitée, c'est s'assurer un tangage ininterrompu de 5-6 heures, tangage qui a fait tanguer quelques estomacs.

  

à suivre ...  

 

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 20:17

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CELINE, EMMA, FLO, GHISLAINE, MONIQUE, SOPHIE ET STEPHANIE

 ALAIN, CHRISTIAN, CLAUDE, FRANCK, PASCAL, REMY, RENAUD, SERGE, TOFF, VINCE, XAVIER, LES 3 JEAN PIERRE, LES 2 PIERRE, LES 2 MANU, LES 2 MICHEL

 

MERCI A VOUS TOUS POUR CETTE SEMAINE EXCEPTIONNELLE 

 

VENUS EN COUPLE,

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OU EN CELIBATAIRE.

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NOUS AVONS PARTAGE DES RENCONTRES INOUBLIABLES,

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DES FACE A FACE ETONNANTS,

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DES SEANCES DE DEDICACE,

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 DES VISITES DE VIEILLES TOLES.

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NOUS AVONS VU DU GROS,articles-01-1365-.jpg

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DU GRAND,

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DU PETIT,

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DU TOUT PETIT,

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DES JARDINS EXTRAORDINAIRES.

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MERCI A VERO ET A L'EQUIPAGE DU JESSICA

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CAP'TAIN, YUSSEF, MUSTAFA, YASSER, MALAK, LOULOU, LE CUISTOT ET TOUS LES AUTRES.

 

ET JE RAPPELLE QUE C'EST LA CROISIERE BDE, ET PAS DDE

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NOUS AVONS, AVANT TOUT, PARTAGE DE GRANDS MOMENTS,

 

 

 

 VIDEOS, BEST OF ET IMPRESSIONS A VENIR ...

 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 17:01

Inch'Allah, si tout va bien, je serai en Mer Rouge en juin de cette année, pour la croisière BDE (Brothers, Daedalus, Elphinstone Reef), aussi connu sous le nom de Triangle D'or.

L'occasion pour moi de me remémorer mon premier séjour en Mer Rouge, en Mars 2008, à Marsa Alam.

Hôtel Equinoxe, Marsa Alam

Hôtel Equinoxe, Marsa Alam

Avez-vous déjà plongé dans un aquarium ? 

C'est exactement l'effet que m'a fait ma première immersion, en Mer Rouge, sur un site appelé Garden North, à quelques encablures de l'hôtel. A peine entré dans l'eau, on remarque cette formidable visibilité, et cette luminosité. J'étais encore en surface, attendant mon binôme, que je voyais la première palanquée, en-dessous, à moins vingt mètres, comme si elle était hors de l'eau. Puis ce fut le festival de formes et de couleurs : loches, raies pastenagues craintives, anthias en groupe ou solitaires, couples de cochers ou de papillons, perroquet percutant les coraux de sa puissante mâchoire, poissons clowns frétillant dans leurs anémones ou protégeant leurs oeufs, poissons ballons, porc-épics, poissons-flûtes, poissons-crocodiles et rascasses volantes ... et les invertébrés, bénitiers multicolores, coraux mous blancs, jaunes, marrons, rouges, coraux de feu exubérants, coraux acropores, pocillopores, gorgones géantes...

   Dans des articles précédents, j'ai déjà évoqué les rencontres avec le dugong, les tortues et les dauphins, mais nous avons vécu de nombreux autres moments inoubliables, que j'espère revivre d'ici peu. Ce poisson-clown qui défendait "bec et ongles" sa petite anémone, dans laquelle il ne pouvait plus entrer, elle-même fixée sur l'épave d'un bateau de plongée qui avait sombré, sept ans auparavant, victime d'un incendie à bord. J'imagine la tête des plongeurs qui remontaient pendant que le bateau descendait...

Ou ce majestueux poisson-napoléon qui passa en revue toutes les palanquées, en dérive le long du tombant d'Elphinstone Reef, tout ceci pépère et à contre-courant. Un autre napoléon qui patrouillait, imperturbable, sous le bateau alors que nous effectuions nos paliers.

Cette magnifique anémone magnifique -c'est son nom, heteractis magnifica- repérable par sa couleur vive, et visible de très loin ; tellement grande qu'elle hébergeait plusieurs espèces de poissons, notamment des clowns téméraires, qui n'ont pas hésité à se placer entre moi et leur demeure. D'ailleurs, au moment où je m'apprétais à faire ma dernière photo, un petit locataire, que je n'avais pas vu venir, m'a mordu au poignet, déclenchant de ma part un mouvement de réflexe et l'hilarité subaquatique de mon binôme. Il avait sans doute confondu les poils ondulant au gré des courants avec de menues proies, ou me signifiait-il simplement que la séance touchait à sa fin.

poisson clown (amphiprion bicinctus)

poisson clown (amphiprion bicinctus)

Cette ENOOOORME murène javanaise, au tour de tête plus gros que le mien (et c'est peu dire), à l'attitude inquiétante, mais que j'ai tout de même tenté d'approcher, uniquement protégé par mon appareil photo. J'ai eu un quart de seconde d'hésitation quand elle a esquissé un mouvement... de recul. Le formidable ballet que nous ont offert les rascasses volantes, véritables danseuses aquatiques, aux larges frou-frou, sur House Reef, le récif bordant l'une des plages du domaine hôtelier. 

poisson lion à antennes (pterois antennata)

poisson lion à antennes (pterois antennata)

Cette plongée de nuit, toujours sur House Reef, où nous avons pu observer calmars, oursins, crevettes, comatules, rascasses volantes omniprésentes dans les faisceaux des phares ; plongée malheureusement écourtée parce qu'un jeune allemand mal lesté a pompé son bloc en trente minutes, à -8 mètres.

C'était la première fois que je sortais avec 130 bars !!!

   D'autres mésaventures, également, ont ponctué notre séjour. Munis de blocs en alu de 12 litres, nous étions donc plombés plus qu'à l'accoutumé. Sur un site en particulier, nous avons eu affaire à un fort courant de travers, qu'il fallait absolument affronter, afin de rejoindre l'autre partie du récif. La lutte fut rude mais belle, et la nature l'emporta sur ma consommation. Ma plongée s'est achevée au bout de trente minutes, et c'est du sommet du canyon, en snorkeling, que j'ai pu observer la suite du parcours. 

 

  Un autre jour, nous nous sommes carrément perdus, à l'entrée d'un canyon : le mauvais choix sur un virage, et hop ! plus personne. Nous nous sommes retrouvés à quatre, paumés au beau milieu de l'océan ... euh, non, là, je dérive et je divague. Nous avons simplement poursuivi notre plongée, par un autre chemin. Les sites n'étaient pas bien grands, et la possibilité de ne pas retrouver le bateau était bien mince. Cette escapade hors des sentiers battus était finalement pas si mal ; nous étions, à mon goût, un peu trop chaperonnés par l'encadrement. Excepté le premier jour, où les palanquées étaient relativement libres de déambuler au gré de leurs envies, nous étions toujours encadrés, regroupés, guidés, "surveillés" par la responsable de plongée. Même si certaines plongées, comme les dérivantes sur Elphinstone, nécessitaient un encadrement plus serré, les sites étaient tout de même assez faciles à cerner, d'autant plus que les schémas présentés lors des briefings étaient très explicites.

 

  Le dernier jour étant interdit à la plongée, because l'avion, nous avons arpenté le désert à bord de quads "d'avant-guerre". Quelle aventure !! Un pneu crevé, la visite d'un campement bédouin avec dégustation gastronomique des produits locaux, du brûlant et du fumant ! Visite qui avait l'étrange apparence d'un package touristique, comme la vieillle ville de Tanger, ses marchands de tapis, son dresseur de serpent, son resto "à touristes" et ses guides commissionnés. Bien belle rando malgré tout, des paysages à couper le souffle, des dunes immenses, de longues traînées de roches de différentes couleurs, vestiges d'anciennes coulées de lave, des blocs de roche épars qui ont bien failli nous envoyer dans le décor. L'après-midi, le groupe se scinda en trois : beaucoup voulaient aller faire quelques emplettes, affublé du guide local, deux ont décidé de se la buller grave au bord de l'eau, affalés sur les fauteuils de plage, et moi, tout seul, j'ai continué mes pérégrinations marines en PMT, au-dessus d'House Reef et Gottaa al-Nabaa, pendant trois bonnes heures. L'occasion de voir le récif du dessus, de nager avec une tortue, de me faire quelques apnées en solo, de côtoyer encore et toujours les rascasses volantes, d'aller visiter l'entrée d'une grotte où se réfugiaient quelques platax ... 

 

  C'est Jeff, notre G.O., qui avait organisé ce voyage. Nous étions neuf de mon club de l'époque à avoir fait le déplacement. Nous en reparlons encore assez souvent, preuve que c'est et que ça restera un excellent souvenir : belles plongées (dix prévues, plus les plongées bonus du bord, plus celle de nuit, donc quinze au total pour moi et binôme Lolo), accueil chaleureux du personnel hôtelier, un grand hôtel pouvant loger 400 personnes où nous n'étions qu'une quarantaine, des petites sculptures en serviette mitonnées par le service de nettoyage, la traditionnelle soirée orientale avec danseuse et "derviche tourneur" (un truc de fou : plus de 25 minutes à tourner sans s'arrêter), et surtout très-très-très bonne ambiance au sein du groupe, ce qui, en soi, reste le plus important.

244-d-26mars-chambre des filles

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 La vidéo, c'est ici :

 
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
MARSA ALAM, Mars 2008
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MARSA ALAM, Mars 2008
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MARSA ALAM, Mars 2008
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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 17:38

La Martinique en image, en mouvement et en musique ...

 

Retrouvez les hôtes des eaux martiniquaises : langoustes, raies torpilles, gorgonocéphales géants, poissons trompettes, ophiures, crabes araignées et nez pointu déambulant parmi les éponges et coraux en tout genre.

Madinina, en images
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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 16:26

MARTINIQUE , 22 novembre - 6 décembre 2010

 

  martinique via google heart

                                                                            

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'île aux fleurs offre une multitude de possibilités d'activités, nautiques, terrestres, aériennes, gastronomiques ...

Mais en ce qui nous concerne, il s'agira essentiellement de plongée. Du 22 novembre au 6 décembre 2010, mon club organisait un séjour dans ce département d'outremer. Pour ce faire, les structures du centre UCPA de Saint-Pierre furent louées, pour une petite soixantaine de personnes, dont 37 plongeurs. Ce séjour avait pour moi une saveur bien particulière, puisque j'opérais, en quelque sorte, un retour aux sources.

  En effet, en mars 2006, c'est au sud de l'île, du côté de Saint-Anne, que je passais mon premier Niveau, au club Kalinago, de l'excellent David D. (boss de l'époque). Oui, je sais, y a pire pour passer son N1 !  Après un cours aperçu en snorkeling, dans les eaux de l'Anse Figuier, où éponges et poissons rivalisaient de couleurs, où je photographiais mes premiers coraux-cerveaux, je découvrais alors un monde sous-marin dominé par des éponges géantes, aux formes excentriques, mesurant parfois jusqu'à 2 mètres de haut. C'est avec ces souvenirs que j'ai replongé, avec impatience, mes palmes dans les eaux caraïbes. 

Tombant des Demoiselles, Sainte-Anne, mars 2006

Tombant des Demoiselles, Sainte-Anne, mars 2006

 Excepté ce "retour aux sources", ce sont  d'autres anecdotes qui font de cette quinzaine, une  période inoubliable :

- j'ai effectué, de nuit, ma centième plongée, sur une petite épave,  au sud de Saint-Pierre (ce qui m'a coûté bombon en frais d'apéro...)

- j'ai connu ma plongée la plus profonde sur une autre épave, le Roraima, victime de l'éruption de 1902,

- et enfin, j'ai accompagné une certaine petite blonde pour son baptême en mer.  

                                                                                                                                                                                            Au cours de ces deux semaines, nous avons arpenté des sites au noms bien évocateurs : les Jardins du Prêcheur, les Canyons de Babodi, le Kay Maréchal, le Roraima, le Tombant de Coucoune, la Perle, les Sources Chaudes, la Pointe Lamarre,  la Citadelle et le Diamant. Chaque spot a son paysage bien particulier : tombants, canyons, patates, plateaux, éboulis, épaves concrétionnées, mais la faune fixée ou non, bien qu'identique sur tous les spots, apporta de biens belles surprises : tortues, raies torpilles, raies léopards, bancs de platax, barracudas, anguilles jardinières, éponges barriques énormes, crabes araignées aux pinces impressionnantes ... auxquels viennent s'ajouter la multitude de poissons colorés.

  Les quelques épisodes pluvieux de la première semaine n'ont pas entaché nos plongées de morosité. Il est vrai que la pluie antillaise n'a rien à voir avec la pluie métropolitaine. Et de toutes façons, s'il pleut, on fait les paliers sous le bateau. Les seuls à se plaindre de ce climat, peu propice à la bronzette, furent les non-plongeurs. Effectivement, visiter les Jardins  de Balata sous la pluie, ça doit pas être le top.

Et fuir l'Anse Couleuvre sous des trombes d'eau ?

  Exceptés la Perle, les épaves et le Diamant, tous les sites se situaient au large ou à proximité du Prêcheur, voire parfois à 200 mètres du bord, et étaient tous rapprochés les uns des autres. Une vingtaine de minutes en bateau était nécessaire pour les rejoindre. Le temps de choper un coup de soleil sur les épaules, et d'apercevoir quelques poissons-volants.

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 La Perle et le Diamant, ces deux joyaux martiniquais, sont souvent opposés, à savoir quelle plongée est la plus belle ...

Lors de notre séjour, la plongée sur la Perle (47 minutes) fut des plus mouvementées, avec un courant très fort, un saut et une remontée sur le bateau plus que sportifs, une visibilité très médiocre ; mais quelques bancs de poissons assez impressionnants et des prédateurs aux aguets, le relief sous-marin très particulier de ce rocher, ont fait de cette sortie un moment mémorable. Alors que la plongée effectuée au Diamant (avec un club local) fut toute son opposée : eaux calmes, visiblité exceptionnelle, tortues pour certains, immersion de 65 minutes, avec un binôme à la "zenitude"  très communicative, mais pas autant de poissons qu'à la Perle ... et un prix discriminatoire!!!

Le Diamant est considéré par beaucoup, comme le plus beau spot de Martinique, celui à ne pas manquer lors d'un séjour sur l'île. Mais le prix -bloc et plombs fournis- pratiqué par l'ensemble des clubs qui proposent cette sortie : 55€ ! WAOUWW !

Nous remplissions le bateau, nous avons donc pu négocier un rabais conséquent ; mais le quidam, qui se présente, même avec son plus beau sourire, paiera le prix fort. Alors cette plongée vaut-elle 55 euros ??

Pour certains plongeurs du groupe qui, lors d'un précédent séjour, ont connu la Perle par conditions très favorables, cette plongée vaut largement le Diamant. "La Perle vaut le Diamant", de quoi faire perdre son latin à un diamantaire d'Anvers...

 

  Autre plongée à ne pas rater sur Saint-Pierre, le Roraima.

Toute plongée sur épave, surtout profonde, revêt un caractère particulier. Nous plongeons sur un site, une carcasse concrétionnée, mais avant tout sur un morceau d'histoire. Et quelle histoire !

Ayant brûlé pendant trois jours, suite à l'éruption de la Montagne Pelée, le 8 mai 1902, le Roraima a fini par sombrer, et se poser sur le fond à 55 mètres. Cette profondeur réserve cette plongée aux Niveaux 3 minimum, et oblige à planifier durée au fond et remontée : descente jusqu'aux premiers bouts de tôles, à 40 mètres, puis descente jusque 55 mètres, ou visite de l'intérieur. A 15 minutes de plongée ou 80 bars au manomètre, on remonte le long de l'amarre, qui à elle seule vaut le détour. Mieux vaut éviter de s'y accrocher, tant les organismes qui y ont élu domicile sont nombreux et la divers-articles-2589.JPGplupart urticants. Cette amarre, véritable HLM à invertébrés, permet de passer les quinze minutes de palier, autrement qu'à se tourner les pouces, à compter ses bulles, ou à photographier des cténophores (même si dans ce cas-là, plusieurs clichés sont souvent nécessaires).

Cette plongée réserve bien des surprises, outre les minutes de paliers que l'on voit défiler sur son ordi, dès qu'on touche les 50 mètres. Depuis 1902, la faune n'a cessé de s'y fixer et d'y proliférer, notamment des gorgones filaires, lui donnant  l'allure d'une "épave aux cheveux blanc" (commandant Cousteau). 

 

 

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 A la centième !

Petit événement au sein du groupe qui, tous les soirs, partageait l'apéritif sur les pelouses du Centre. J'en étais de ma poche, après la plongée de nuit sur l'épave de l'Amélie, ma centième immersion, sur l'île de mes débuts. Punch et ti-punch au programme, pour fêter la 100 ème et placer en ligne de mire la 200 ème ...

 

 

 

 

 

Cette plongée, parce qu'elle était de nuit, était déjà bien particulière. Nous étions une quinzaine de volontaires à effectuer cette troisième plongée du jour (après le Roraima et le Tombant de Coucoune), répartis en cinq ou six palanquées, qui se sont vite retrouvées à former une énorme palanquée, où torches et phares de plongée projetaient des rayons dignes des plus beaux combats de Star Wars. Au "menu", plateaux de langoustes, toutes plus téméraires les unes que les autres, oursins en vadrouille, gros crabes, murènes en pagaille, poissons dociles, astrophytons déployés (cousins antillais des gorgonocéphales), une tortue effrayée par les phares, que certains ont vainement tenté de suivre. Au finish, 8 mètres maxi, et 55 minutes, qui auraient pu durer bien plus longtemps...

 

gorgonocéphale géant (astrophyton muricatum)

gorgonocéphale géant (astrophyton muricatum)

Nous n'en sommes pas restés là, puisque quelques jours plus tard, certains d'entre nous sont allés faire un petit tour au-dessus de l'épave en snorkeling. Elle est effectivement accessible depuis la plage de l'Anse Turin, à la sortie sud de Saint-Pierre. Et dès les premières brasses, nous avons trouvé quelques morceaux immergés à deux mètres de profondeur. Ce petit bateau, coulé en 1902, avant l'éruption, a eu le temps de se disloquer et de voir ses morceaux s'éparpiller au gré des tempêtes et des ouragans. Ce site, même s'il n'est pas exceptionnel, est aussi intéressant vu du dessus que d'en dessous : un petit aquarium en quelques sortes.

vestiges de l'Amélie, Anse Turin

vestiges de l'Amélie, Anse Turin

   Malgré quelques conditions un peu limites par moments, les forts courants notamment qui nous empêchaient de profiter pleinement de nos plongées (la Perle, la Pointe Lamarre), la visi de m.... qu'on s'est coltinée une ou deux fois, ce séjour-plongée a été une réussite.

Toutefois, quelques points noirs sont à noter. Plusieurs fois, nous avons pu observer des grands casiers de pêcheurs posés sur les récifs. Loin de moi l'idée de m'attaquer au droit des gens du cru de pratiquer leur métier. D'autant plus qu'il règne une entente cordiale entre centres de plongée et pêcheurs. Cependant, il faut souligner que ces casiers qui sont lâchés au-dessus des récifs, écrasent, cassent, arrachent tout sur leur passage. Nous avons pu observer dans ces pièges, outre des poissons commercialisables, de nombreuses murènes prisonnières, dont une morte à moitié sortie du casier mais restée coincée dans une maille. N'existe-t'il pas une solution pour que pêcheurs et plongeurs puissent profiter pleinement de cette ressource ?

   Autre chose de plus dangereux encore pour nous, plongeurs, les chasseurs sous-marins. Alors que nous effectuions notre plongée, longeant un tombant, nous avons entendu un bateau s'approcher du secteur, puis ce fut les sifflements des flèches d'arbalètes qui nous passait au-dessus de la tête. Les gars nous voyaient, d'ailleurs, ils savaient très bien que nous étions là, puisque le pavillon de plongée flottait. Mais, sans aucun scrupule, 15 mètres au-dessus de nous, il tiraient dans le tas, sans rien toucher d'ailleurs. Notre pilote s'est chargé de leur parler du pays.

 

   Enfin, et pour en finir avec l'aspect plongée de notre séjour, c'est la découverte de plusieurs espèces de coraux victimes de blanchissement (ou blanchiment).  divers-articles-2407.jpgEt effectivement, certaines espèces ont vécu un épisode de blanchissement en 2010.  Et j'ai ainsi appris que les coraux n'étaient pas les seuls à subir ce phénomène.  La dernière journée, passée à arpenter les routes de la côte atlantique, nous a mené à la Trinité, sur la plage de la Brêche (si j'ai bien retenu son nom), versant nord-est de la Caravelle, où la musique et la bonne ambiance étaient de rigueur, sortie familiale du dimanche oblige. Nos quelques coups de palmes, nous ont entraîné à quelques 2-300 mètres de la plage. Nous avons découvert tout un secteur ravagé, où gisaient des tas de bouts de coraux, débris de coquillages ... Cet endroit ressemblait à une petit barrière de corail qui aurait été limée. Je n'ai pas trouvé d'explications à ce jour, si quelqu'un sait quelque chose ?           

              

 divers-articles-4333--05.JPG

(la Brêche, amas de coraux morts)                                                     

 

     Le centre UCPA de Saint-Pierre, en deuxième semaine, servit de base aux diverses excursions. En effet, la première semaine était réservée à la plongée, même si nous avions la possibilité de replonger par la suite, ce que nous avons fait d'ailleurs. La deuxième semaine, donc, nous vit nous éparpiller aux quatre coins de l'île. Pour ma part, le volcan m'appelait de sa petite voix : "Viens, viens..." Une rando bien moins pénible que je ne l'imaginais, mais que nous avions limité à deux heures aller-retour, puisque nous avions deux enfants dans les bagages ! Juste le temps de parvenir à l'Aileron, altitude 1107 mètres. Un Aileron, quoi de plus logique pour une équipe de plongeurs. Ce jour fut d'ailleurs le seul du séjour où la Montagne Pelée fut totalement découverte pendant quelques heures. Photographes, à vos marques !

 

  Diverses plages (Anse Couleuvre, Anse d'Arlet, Anse Turin, la Brèche à la Trinité) nous permirent de continuer nos explo sous-marines en snorkeling. La forêt tropicale, les restos de plage, les rhumeries, les ruines de Saint-Pierre, les Jardins de Balata, la route de l'Atlantique, la fête de village à Grand-Rivière ... une deuxième partie de séjour bien chargée donc. Et enfin, le retour qui fut un peu chaotique, avec une correspondance Paris-Marseille ratée de très peu, deux heures d'attente dans l'aéroport, où certains auraient croisé la plus célèbre bénévole de la Croix-Rouge, celle qui sait entretenir son corps parce qu'elle dort sur un super matelas, et qui porte de très belles lunettes... Désolé, là pas de photos !!!

Plus de batterie et carte SD pleine !                                                   

 

                                

tous les chemins mènent au rhum !

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