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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 16:34

Soyons honnête, avant octobre dernier, le nom d’Elie Boissin ne m’était pas inconnu, mais comme tant d’autres, restait vaguement associé au monde de la plongée. C’est la parution de sa "Langouste" et sa présence au Festival Mondial de l’Image Sous-marine de Marseille qui m’ont fait m’intéresser de plus près au bonhomme.

Et quelle carrière ai-je découvert !

Elie, monsieur aux multiples facettes, est, ou fut, pêcheur sous marin, GO au Club Med, recordman du monde d’apnée, "homme grenouille" de profession, animateur radio, comique en one-man-show, présentateur TV, peintre … et bien sûr écrivain. Aussi à l’aise avec un micro, une guitare, une bouteille de plongée ou un pinceau, c’est aussi par ses écrits qu’il s’est fait connaître. "Pour les beaux yeux d’une langouste", puisque que c’est de cet ouvrage qu’il s’agit ici, est son 47è bouquin.

langouste boissin

Je vous laisse le soin de découvrir par vous-même ces nombreux autres domaines de prédilection.

A l’occasion du Festival, il fut également possible d’acquérir en avant-première le "Plongeurs international" n°130, qui proposait quatre pages sur sa carrière atypique, pendant laquelle il côtoya quelques personnalités hors du commun : Haroun Tazieff, Paul-Emile Victor, Jacques Mayol, Albert Falco ...

Le titre de cet article ?

"Heureux qui comme Ulysse ..."

Tout un programme !

depuis-avril-2014 0313--

J’ai donc rencontré Elie au Festival de Marseille, en octobre dernier. Et  j’y ai découvert un homme fort chaleureux, peu avare d’anecdotes de toutes sortes. Au bout de quelques minutes d’entretien et de rires partagés, il acceptait gentiment cette interview à propos de son livre.

Pensez-vous, une verve pareille, je n’allais pas laisser passer l’occasion !

Il me dédicaçait sa "Langouste" et accompagnait sa (longue) prose d’un joli plan de Marseille. Avec ça, point besoin d’un GPS.IMG--2--copie-1.jpg

Alors, après avoir décortiqué l’ouvrage, j’ai envoyé le questionnaire à Elie qui n’a pas perdu de temps pour y répondre. Je vous livre tout ça ci-dessous. Par endroits, j’ai noté les numéros des pages auxquelles se réfèrent les questions, afin que ceux qui ont ce livre à disposition puisse y retourner.

 

"Pour commencer, je vais attaquer par des petites questions-clin d’œil :

 

- Première question : tu chantes toujours à table ?

Seulement quand je suis assis dans le sable, une guitare sur les genoux  et des amis, amoureux de paroles douces, comme le fond de l’air qui n’arrive pas à rafraîchir les cœurs !

Sinon, dans le civil, je m’en tiens toujours aux propos que  ma mère m’adressait lorsque j’étais enfant : « Qui chante à table et siffle au lit est à deux pas de la folie ! » …dieu sait si ce n’est pas drôle d’être sérieux !

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- La première langouste dont tu nous parles n’a guère le sourire, et a plutôt un regard inquiet.

C’est tellement agréable de pouvoir lire dans les yeux de ceux qui nous regardent, dans ce domaine la langouste ne serait-elle pas un humain qui s’ignore ?

 

- Tu serais capable de décrire le goût du foie de sar ? (page 13)

Je pense que tu parles du foie cru … donc, une fois que l’on s’est habitué  à la vision plus ou moins sanguinolente des entrailles, c’est aussi bon qu’une huitre ou un oursin …

donc, à déguster les yeux fermés … pour les âmes  sensibles !

 

- "Dans ce regard je sentais que je venais de tomber amoureux d’un autre monde, d’un monde aux mille nuances de bleu ..." (page 11)

Toi aussi tu es tombé dedans quand tu étais petit ?

Si ma couche n’a pas été faite de paille c’est tout simplement que le « cabanon » familial se trouvait au bord de l’eau, dans une calanque, celle qui m’a vu grandir et forcément a surveillé du coin de l’œil mes premières glissades terrestres qui m’ont conduit sous l’eau. Oui, je crois que l’on peut le dire la Méditerranée a été mon chaudron de potion magique qui avait un goût de sel, et les ingrédients  en étaient les oursins, les arapèdes et les violets. Recette à ne pas dévoiler à un certain druide il en serait jaloux !

 

-Pour ceux qui douteraient de tes origines marseillaises, je conseille la lecture de ces mots :

"Heureusement, quel plaisir, quand toutes ces petites choses (les capotes anglaises) se dégonflaient, lorsqu’on en tenait les bords plus ou moins écartés, il s’en échappait un bruit qui ressemblait vaguement au chant des cigales, à croire que nous vivions un éternel été" (page 31)

Il n’y a qu’un marseillais pure souche qui puisse assimiler le bruit d’une capote au "chant" de la cigale.

Normal me direz-vous, c’est en été que l’on trouve le plus souvent sur des plages les restes d’une estocade amoureuse et les cigales le lendemain en content l’histoire, et puis, jour après jour le mimétisme se laisse aller dans le choix , léger et chantant, comme l’accent de chez nous, ainsi on découvre que c’est à cet instant que les capotes livrent enfin les déclarations d’amour qui vont durer… la vie d’une cigale !

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- Pour un apnéiste chasseur, c’est tout de même un comble de pêcher des sardines en boîte.

Superbe tableau de chasse ! (page 89)

Il est certain que cette nuit-là, nous en avons beaucoup ri. Chasser le trésor sous-marin pour ne découvrir au final que cinq cents kilo de sardines en boites n’est pas glorieux. Pourtant cette histoire, petite aventure scabreuse a permis à toutes les petites vieilles de la rue où j’habitais, de manger pendant plusieurs mois à leur faim ! La fortune ratée est devenue, à la joie de tous, un chouette conte de fée ! Je crois que c’est cela qu’il faut retenir.

 

- Je retiens de ton cours de cuisine qu’il existe autant de "seules vraies" bouillabaisses qu’il existe de pêcheurs. (page 134)

Oui, c’est gonflant de voir sur les devantures des restaurants une phrase qui ne veut rien dire «  Ici, la vraie bouillabaisse de Marseille » … Je peux vous affirmer que dans ma calanque, au cabanon, c’est une phrase que l’on ne prononçait jamais, et pourtant, c’est bien là le seul endroit où l’on cuisinait un vrai repas de pêcheurs. A la base, les pêcheurs faisaient cuire pour leur repas les poissons qui n’étaient pas présentables pour être vendus. Poisson qui avaient été soit, en parti mangés par d’autres poissons dans les filets, ou les poissons pas suffisamment nobles pour faire recette. Pour mieux tenir au ventre les hommes rajoutaient quelques morceaux de pain rassis, et c’est cela qui fut et restera la vraie bouillabaisse. Pour les autres… bof, quand on n’est pas capable d’inventer des recettes, on invente des phrases !!!

 

- Ta définition du travail au Club Med est plutôt ... alléchante !! (page 14)

Par contre, le salaire l’était beaucoup moins, alléchant.

Nous étions à une époque où les GO du club n’étaient pas encore syndiqués ? Je crois d’ailleurs que si un représentant syndical s’était présenté dans un village il aurait terminé les pieds dans le béton  dans quarante mètres d’eau !

Etre «  employé » ( Gentil Organisateur) était dans les années, juste avant 1960, un sacerdoce. Chacun le pratiquait avec une passion non-dissimulée, loin de regarder le nombre d’heures passées aux impératifs de la réussite des vacances des estivants (Gentils Membres). Notre énergie était alimentée par le rire, présent dans tous les instants et devenant communicatif pour le bonheur de tous. Ceux qui ne possédaient pas la religion, non pas de l’esprit-saint, mais simplement de l’esprit club ne faisait pas carrière dans la place.

Tout cela, travail et plaisir avaient un prix, le prix d’un salaire minimum et personne ne s’en plaignait. Et malgré ces salaires basiques, nous terminions tous, en fin de saison, avec un petit pécule très agréablement gagné. Je peux même rajouter  que ceux qui n’ont pas réussi au club ont fait de même dans la vie de tous les jours, dans la vie tout court, car le Club à cette époque était certainement la meilleure école de la vie ( Voir du même auteur : «  Paréos et chasses sous-marines » ).

112--haut.JPGLA VIE ET LA MORT :

 

-Au début de tout, il y eut Jules Rossi. Puis vint la rencontre avec Georges Beuchat. Tes débuts sont parsemés de belles rencontres.

Il est vrai que j’ai eu la chance de rencontrer des hommes, des personnages hors du commun au moment où je faisais, moi, mon entrée dans la vie. Jules Rossi, créature dont la force, la volonté, l’endurance et la gentillesse aurait dû être le moule pour un clone parfait.Jules, tu étais venu d’un autre temps, celui où la dureté savait se mélanger à l’amour, donnant un facteur incommensurable de gentillesse et d’amitié. Jules tu m’as tout appris sans en tirer la moindre gloire, car pour toi, tout était naturel. Et je crois qu’à l’heure actuelle en France, il faudrait plein de gens comme toi, ils n’y sont pas, et toi tu te retournes dans une obscurité qui se veut éternelle.

Quant à Georges Beuchat, c’était un grand Monsieur. Je ne peux, pour le remercier de ce qu’il a fait pour moi, vous en offrir tous les détails, alors faisons silence et imaginons le meilleur dans chacun des rêves qui vous a habité !

 

 - La mort est passée pas loin, à plusieurs reprises : la bombe dans les calanques, la bombe du réservoir d’essence de Berre, la syncope sous le pétrolier.

C’est ce qui t’a fait tant aimer la vie ?

C’est vrai, je suis passé plusieurs fois à deux doigts de la mort. Mais, dans tout ce que j’ai réalisé j’ai toujours cherché à mettre madame la Chance de mon côté, si parfois il y a eu des ratés, oui c’est vrai, c’est ce qui me donne la force et le bonheur de constater que la vie est le plus beau des cadeaux. Il y a pourtant plein de cons, qui consacrent la leur à vouloir détruire celle des autres.

 

- A propos de l’épisode de la mort de l’ami André, dans une crique corse. Une fois de plus, on a l’impression qu’un ange gardien veille sur toi ?

Je le crois aussi, mais je n’arrive pas à savoir s’il est masculin ou féminin…si j’avais le choix je crois que…  J’en ris !

 

 

LA NATURE :

 

- Aujourd’hui, l’on a du mal à croire que l’Etang de Berre a connu une visibilité exceptionnelle. A te lire, on voit une grande amertume en ce qui concerne Berre, un grand gaspillage de plus, de la main de l’Homme.Ca sent un énorme regret pour le paradis de Berre.

L’homme saccage tout ce qu’il touche, dans tous les domaines. D’ailleurs, s’il n’avait pas commencé à l’âge des cavernes à traîner  derrière lui,  la femme par les cheveux, elles  nous le feraient payer moins cher aujourd’hui ! Quoique…là-aussi, j’en ris !!!

 

- Tu as une vraie antipathie, une aversion même envers les pêcheurs en bouteille. Oursins, corail rouge ... tu déplores, au long du livre, ces pêches destructrices.

Je ne pense pas qu’un dessin soit nécessaire pour expliquer le comportement de certains. Ce sont des irresponsables, dont quelques-uns sont devenus riches sans se soucier de l’appauvrissement du milieu marin. Si certains maintenant s’enorgueillissent à l’idée de créer des Parcs et réserves maritimes, ne vous affolez pas, ce n’est pas pour la paix des petits poissons, le reste va venir et il sera trop tard pour crier au loup !

 

- Précurseur de la filière bio, tu as un credo : bien connaître le milieu pour mieux le protéger. Tu es plus un amoureux défenseur de la nature qu’un "écolo" ?

Non je ne suis surtout pas un « écolo ». Au moment des élections je ne tourne pas ma veste en donnant mon bulletin de vote aux partis-politicards que j’ai critiqués dans les mois écoulés. Les écolos sont des politiques qui ne connaissent pas plus le nom des plates que des espèces de poissons, ils ne connaissent que le profit. Il n’y a qu’à voir la ministre de l’écologie en 2015 et vous aurez tout compris ! Arnaque quand tu nous tiens ...

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AMITIES ... OU PAS !

 

- Tu affiches clairement ton dégoût d’une certaine nomenclature à la française, où le paraître et le gaspillage font bon ménage. (page 97)

C’est exact, j’ai horreur de la frime, c’est sans doute la raison qui me fait préférer la nudité sous toutes ses formes, surtout lorsque les formes sont aux endroits les plus délicats et attirants, chez vous…mesdames ! 

 

- Au début, tu fais état de soucis avec la fédé. Et en 2014, c’est sur le stand de la FFESSM que nous nous rencontrons !

Il y a, à la fédé, des gens qui font leur boulot…!!! J’y ai aussi des amis sincères auxquels je tiens beaucoup.

Donc, ne pas confondre les saloperies que m’ont fait certaines instances dirigeantes il y a fort longtemps (eh oui, un demi siècles maintenant) … tiens je pense même que la fédé a une grosse dette envers moi , alors…

Bref, chacun reconnaîtra les siens ! 

 

- A te lire, on voit que tu ne donnes pas aisément ton amitié. Mais que la trahison expose à une rancune tenace. Je pense ici à l’épisode d’Ibiza.

Pour cette question, faut la poser à mes amis….ils sont mieux placés que moi pour y répondre !

 

- Dans le chapitre consacré à la disparition de ton ami Jules Rossi (page 17), tu termines ainsi "Au revoir, mon Maître ... attends-moi, j’arrive ! "

Je me suis permis d’écrire à la suite, et en réponse : "ne te presse pas, minot, je patienterai"

Tout simplement, je crois que le jour où  je mourrai, j’en crèverai de ne pas avoir eu le temps de faire tout ce que j’ai envie de réaliser… !!! Jules, c’est un ami et il est patient… Alors il peut attendre encore un peu !!

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TON RECORD :

 

- 18 août 1959, 42 mètres. Cela semble tellement dérisoire par rapport aux records d’aujourd’hui. Mais il faut se replacer dans le contexte de l’époque.

Dérisoire, si l’on veut, mais c’était tout de même le record du monde !

Pour les amis qui m’entouraient autant que pour moi, battre le record était une fête qui durait plusieurs jours, avant pour se remonter le moral et après pour fêter la réussite. Toujours au rosé bien entendu… L’entrainement en ce qui me concerne était pour ainsi dire nul, je marchais à l’instinct. Les équipements n’étaient pas les mêmes et notre volonté de réussir n’était pas basée sur le côté lucratif des résultats.

A savoir également que maintenant certains champions d’apnée se prennent pas mal au sérieux, alors là je leur dit, attention les mecs avant de vouloir aller toujours plus profond, il faut savoir aussi garder les pieds sur terre.

Un grand bonjour à Pierre Frolla qui est, lui, un mec super-bien ! Et surtout ne pas oublier ma petite préférée Francine Kreiss !

 

 

CONCLUSION :

 

- La langouste, le fil rouge de ton histoire ! Tu as toujours une anecdote au sujet de ce crustacé. C’est devenu ton animal totem ?

Oui, j’adore la langouste, oui c’est mon crustacé fétiche,  surtout si elle est représentée par la beauté féminine…, elle sait retirer sa carapace sans que l’on ait besoin de lui demander !

 

- Pourquoi avoir attendu 47 livres pour te livrer de la sorte ?

C’était une façon bien à moi de préparer la venue du quarante huitième qui sortira en 2016 dont le titre sera «  Pour l’amour des poissons à plumes »… alors là, attention, je vais sans aucune restriction offrir pas mal d’anecdotes sorties de ma mémoire, et  je ne suis pas certain que cela plaira à tout le monde ! Pourtant je vous le jure, ma plume ne sera jamais acerbe, elle sera douce comme les premiers stylos à encre, ceux qui parfois faisaient des tâches !

 

- Tu as écrit : "toute ma vie à force de chercher à ne rien faire, je me suis épuisé."

Tu comptes t’épuiser encore longtemps ?

Je ne cherche plus à ne rien faire, au contraire, je m’évertue à vous  offrir  mon passé, auréolé des moments merveilleux de ce présent, juste avant …qu’il ne soit trop tard !

 

- Cette langouste, celle de ta jeunesse, si elle avait pu te parler qu’aurais-tu voulu qu’elle te dise ?

Surtout pas des mensonges … je déteste !


- des projets, dans l’immédiat, en dehors de la sortie de ton "Homard" ?

Oui…vivre parmi mes amis au milieu des jeunes femmes qui portent autres choses que  des pantalons de mecs ! "  20.JPG

Je remercie vivement Elie pour sa participation à ce blog, et l’autorisation d’utiliser ses photos (en noir et blanc dans le texte). Photos où l’on peut reconnaître les quatre personnages cités plus haut.

 

Dans quelques jours, c’est le Homard qui montrera le bout de son nez, pour nous distiller à son tour quelques savoureuses anecdotes. Elie nous convie d’ailleurs à une conférence pour fêter dignement son apparition.

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BLOC-Notes :

 

http://elieboissin.eklablog.com

http://memoiredemarseille.eklablog.com/    

http://conferenceselieboissin.eklablog.com/-a113169050

 

Relire la première interview : Franck Machu

 

 

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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 16:47

N’étant présent que vendredi sur le Festival de l’image à Marseille, c’est via les réseaux sociaux que j’ai suivi la remise des prix. C’est avec joie que j’ai appris la victoire de Gabriel Di Domenico pour "Pirates", de la série Carnets-de-plongée, chez Glénat. Il obtient le prix Corail, récompensant le meilleur roman ou récit.

 

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                 (Gaby lors du Salon de la Plongée à Paris, en janvier dernier)

 

Alors que dans la catégorie livres d’images, c’est Jean-Marie Ghislain qui l’emporte avec son "Invitation", aux éditions Les Arênes.

 

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J’ai eu l’occasion de discuter quelques minutes avec lui, lors de ce festival. Je le remercie de son accueil fort sympathique. Etant plus porté sur la lecture, c’est son autre livre, "Peur bleue", que j’ai emporté.

 

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             (René Heuzey, Aldo ferrucci et Jean-Marie Ghislain sur le stand de Label bleu)

 

Il ne me reste plus qu’à le lire, mais avant je dois en finir avec les "Amphores" de Gérard Loridon, toujours dans la collection Carnets-de-Plongée. Un futur primé peut-être ? 

 

Soulignons aussi que le jury était présidé par Elie Boissin, le truculent Elie devrais-je écrire !

 

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BLOC-Notes :

- Intervention de Jean-Marie Ghislain sur Canal +

http://m.canalplus.fr/?vid=1157855

 (entre la 5è et la 15è minute)

 

- son site, ses photos 

http://ghislainjm.com/?page_id=137


- Francis Le Guen nous informe

http://www.blog.francis-leguen.com/pirates-prix-corail-au-festival-mondial-de-limage-sous-marine/


- Gérard Loridon nous informe

http://hdsf-evenements.blog4ever.com/les-petits-bleus-de-francis-le-guen

 

 

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 17:09

En ce moment même (du 30 octobre au 2 novembre 2014) se déroule la grand-messe annuelle de l’image sous-marine à Marseille, aussi connue sous le nom de Festival Mondial de l’Image Sous-Marine. Nous y étions hier après –midi.

 

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C’est toujours l’occasion d'y rencontrer les personnalités, les pointures, les spécialistes, les auteurs, photographes, cinéastes, peintres, …

C’est l’occasion de discuter avec ceux qui font l’actu du microcosme de la plongée, d’échanger avec les VIP (Very Important Plongeurs).

 

Parmi ces "dive people" :

- les biologistes Laurent Ballesta et François Sarano

- André Laban, François Dorado et Roberto Rinaldi, anciens de l’équipe Cousteau (tout comme F. Sarano d’ailleurs)

- les dessinateurs de BD, Jytéry et Cazenove, pour "Les animaux marins"

- l’apnéiste Pierre Frolla

- Cécile Cioni, rédactrice en chef de Plongée Mag

- le photographe Nicolas Barraqué, auteur de la photo record de l’épave du Satil à Eilat (Israël)

 

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- Franck Machu, auteur de "Cousteau, 20 000 rêves sous les mers"

- Aldo Ferrucci, éminent formateur à la plongée-recycleur

- le cinéaste René Heuzey, que l’on ne présente plus

- Jean-Marie Ghislain, photographe belge et auteur  de "Peur bleue"

 

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                                 (la triplette franco-italo-belge)

 

- le touche-à-tout Elie Boissin, entre autres recordman du mode d’apnée en 1959, écrivain, peintre, …

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Ce fut l’occasion de visiter le stand de l’association écologiste Sea Shepherd, la fractale exposition de Francis Le Guen, le stand du Musée Frédéric Dumas de Sanary, et de m’entretenir avec Jacques Mambré, président des Anciens de la Comex et conseiller technique du musée pour la plongée industrielle. Je pris le temps de m’extasier devant le tri-bouteilles de Frédéric Dumas, utilisé durant le tournage du "Monde du silence".

 

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Une belle expo était aussi organisée par le Musée du Scaphandre d’Espalion, avec notamment le premier scaphandre autonome Rouquayrol-Denayrouse.

 

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BLOC-Notes :

 

Les photos du jour sur  Facebook :

https://www.facebook.com/bloc.dixhuit/media_set?set=a.715322748544343.1073741848.100001998732783&type=3  

 

 

 

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 19:54

En juin dernier, lors de notre plongée sur la Zone Interdite  du Grand Congloué, puis le repas qui suivit, avec des anciens de la Calypso, il me fut permis d’approcher ce que l’on a coutume d’appeler des "personnalités". Parmi elles, Francis Leguen , Gaby Di Domenico, François Dorado et André Laban, dont j’avais déjà croisé la route en 2014. J’avais, cependant, à cœur de rencontrer l’auteur d’un livre dont j’avais entamé la lecture, "Cousteau, 20 000 rêves sous les mers". En prévision de cette rencontre avec Franck Machu, j’avais en tête plusieurs questions à lui poser au sujet de son bouquin. Petit à petit, c’est une véritable interview qui prenait forme dans ma tête.

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Cette journée fut si riche en évènements, rencontres, discussions ou échange de souvenirs, que l’occasion de s’isoler quelques minutes avec Franck ne se présenta pas. Mais autre chose germait en moi : l’idée d’une interview à distance, les possibilités technologiques d’aujourd’hui permettant ce genre de choses. Franck prit tout de même le temps de me dédicacer son livre, et de répondre à quelques questions qui me brûlaient les lèvres. Par contre, nous nous mîmes d’accord pour cette interview via le net.

 

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Une fois ma lecture achevée, je rédigeais mes questions et les lui envoyais, en insistant bien sur le fait qu’il pouvait dévier du sujet de départ si c’était nécessaire, ou si le cœur lui en disait. Il a mis du temps à me répondre, mais l’attente fut récompensée.

Et il ne s’est pas privé de dévier quelque peu ! D’ailleurs sa réponse commence par : "Ça risque d’être un peu long. Mais tant pis pour toi… fallait pas demander."

 

Au vu de sa prose à rallonge, je pensais, dans un premier temps, réajuster le texte en y incorporant de nouvelles questions, mais finalement, je me suis décidé de vous livrer tel quel.

 

 

 

 

« -Comment te sont venues l’envie ou l’idée d’écrire cette histoire si riche ?

 

Ça risque d’être un peu long. Mais tant pis pour toi… fallait pas demander.

Dès l’école primaire, peut-être même dès la maternelle, j’étais tellement passionné par cette histoire, que je racontais à tous mes copains que j’étais allé sur la Calypso. Un peu mytho le tout jeune Franck ! Mais c’était tellement puissant pour moi, que si je mentais, ce n’était que provisoire, un jour ça serait vrai. C’était obligé.

J’ai grandi loin de la mer, à Paris et à Lille. J’ai découvert une autre activité que la plongée, plus facile à pratiquer sur la côte d’Opale et la côte flamande : la planche à voile, une véritable passion dévorante là aussi. Ça m’a permis de survivre au fait de ne pas être à bord de la Calypso, mais ce bateau et son commandant me hantaient.

J’ai harcelé ceux, parmi mes proches, heureux possesseurs des premiers magnétoscopes. Il me fallait tous les films Cousteau qui passaient à la TV. J’en étais malade lorsque je manquais un film, lorsqu’un inconscient manquait de programmer le bon jour ou la bonne chaine, ou lorsqu’il manquait ne serait-ce qu’un générique ! J’ai toujours eu cet esprit collectionneur... rassembler tout ce qui traite d’un sujet qui me passionne… S’il manque un arbre, c’est toute la forêt qui est défrichée. Un peu "polar" l’ado Franck. Aïe ! Ça ne s’est pas arrangé avec l’âge.

Rêvant à devenir le nouveau André Laban ou le successeur de Jean Mollard (les deux concepteurs de la soucoupe plongeante), j’ai choisi des études d’ingénieur en Génie Marin, et devine où ? A Marseille bien sûr, à l’ESIM, devenu Centrale Marseille depuis, la même école que Jean Mollard… je ne le sus qu’en l’interviewant en 2006.

 

1990 : coup de foudre pour Marseille, pour ses calanques, et premiers pas en plongée, enfin ! Des années magiques ! Le rêve de bosser dans l’ingénierie marine n’avais jamais été si près de se concrétiser, et en attendant Cousteau, il y avait la COMEX. J’y ai fait mon stage de fin d’études d’ingé, au moment même où se déroulait l’expérience de plongée à 700m  HYDRA X, mais aussi à la fin d’une période difficile pour Delauze, qui au moment même où je décrochais mon sésame, et où j’avais un pied dans la place, annonçait la cession de Comex Services au groupe luxembourgeois Stolt Seaway. Patatras ! Il n’était plus question d’embauche mais de débauche. Une bonne partie des ingénieurs Comex attachés à Marseille quittaient le navire.

Je me suis consolé en allant faire un service civil de 16 mois à Mayotte, pour mener des projets en énergie solaire pour l’Ademe. Je me suis gavé de plongée et j’y ai vécu une période magique dans ce confetti d’Afrique cerclé d’un des plus beaux lagons du monde.

Et Cousteau dans tout ça ? Toujours aussi présent, mais en 1995, à mon retour de Mayotte, j’étais déjà papa, et j’ai dû me résoudre à endosser l’uniforme d’un jeune cadre dynamique dans l’industrie offshore. Par chance, j’ai pu éviter Paris, et j’ai commencé à travailler à Béziers, chez un des leaders mondiaux du matériel de forage en eaux profondes. Cinq ans, où il fallait bien faire vivre ma petite famille en rêvant devant les films Cousteau, suivi d’un nouveau boulot à Nantes dans la construction de plateforme et les équipements de navires. Entre temps, en 1997, Cousteau mourrait, et avec lui le rêve lointain d’intégrer l’équipe mythique s’évanouissait un peu plus. Mais je continuais à vivre le rêve par procuration devant les films. J’ai continué à collecter tout ce qui me manquait. J’ai fini par amasser une documentation conséquente et par lire tout ce qui existait sur le sujet.

Un jour de grande lassitude de ma condition de technicien de la chose pétrolière, alors que je venais de relire "La Passion du Bleu" d’André Laban, je me suis décidé à lui écrire une longue lettre. Je lui exprimais mon admiration pour l’œuvre de l’équipe Cousteau, je prétextais un soi-disant livre, vague projet pour donner un tour sérieux à mes questions de fan. L’envie d’écrire avait toujours été présente mais tellement éloigné de mon activité industrielle quotidienne.

Puis un soir, de retour d’un dimanche radieux fait de nage et d’apnée dans les eaux de Noirmoutier, j’écoutais un message laissé sur mon répondeur téléphonique : André Laban, d’une voix douce et néanmoins terriblement intimidante, proposait de me rencontrer. Une éclaircie dans ce soir de veille de retour au bureau. Je ne pus fermer l’œil de la nuit, agité par une cogitation exacerbée. Le lendemain je le rappelais, fébrile. Bingo ! Non seulement il proposait de le rencontrer, mais il m’invitait chez lui, à Saint Antonin Noble Val ! Le sol tremblait, le ciel se teintait d’azurs lointains. J’étais le plus heureux et le plus anxieux des écrivains usurpés, pris à mon propre piège. Le bras droit de Cousteau me proposait son aide pour écrire un bouquin dont je ne voyais même pas les premiers contours.

Je l’ai rencontré un mois plus tard. Ce qui m’a laissé le temps de murir mon idée. Pourquoi et comment Cousteau et son équipe m’ont-ils tant marqué ? Réponse : parce que l’Odyssée, parce que les films. Rien parmi mes lectures ne m’en avait beaucoup appris sur la réalisation des films, sur le travail de cinéaste de Cousteau. Et pourtant, peu de cinéastes ont fait autant de films, et peu ont autant marqué et influencé une génération. Je tenais mon sujet.

 

- Quelles sont les premières personnes rencontrées ? Quel a été l’accueil à ce projet ?

 

J’ai donc passé une journée entière chez André Laban en août 2003. Des heures de discussion avec ce monsieur incroyable. Intimidant mais totalement charmant. Erudit, facétieux, artiste et technicien hors pair à la fois. Capable de démontrer le théorème de Pythagore avec trois formules de collège, de traduire les inscriptions latines des murs de Saint Antonin, et d’interrompre son récit d’un calembour sorti de ses songes. Je découvrais que Laban avait vraiment inventé les caméras Cousteau et qu’il était capable de m’en dire plus que n’importe qui sur "Le Monde du Silence". Mon thème cinéma était bien parti.

Lorsque nous nous sommes quittés, il m’a donné rendez-vous pour le Festival de l’Image Sous-Marine d’Antibes, à la fin octobre, où il exposait ses toiles chaque année. Il avait des gens à me faire rencontrer…

Fidèle au rendez-vous, il me reçut comme un vieil ami. Et dans la même journée, il me faisait rencontrer sur son stand Albert Falco, Jean-Michel Cousteau, Michel Deloire… Mes pieds ne touchaient plus par terre.

Lorsque le député maire d’Antibes, Jean Leonetti, en visite du Festival, guidé par Daniel Mercier, sous les flashs des photographes, venait saluer Cousteau, Laban et Falco sur le stand Laban, j’étais installé dans les sofas à discuter le bout de gras avec Jean-Mine et Bébert… J’étais dans le film…Leonetti dû me prendre pour un calypsonaute.

 

- Des personnes ont-elles refusé de te rencontrer, et pourquoi ?

 

Laban m’a ouvert son carnet d’adresse. Je téléphonais à Jacques Renoir, à Bernard Delemotte, à Jean Mollard, avec le meilleur des mots clés : "… de la part de Laban".

Un seul a eu des réticences. Armand Davso, et sa femme Nicole, des intimes de Cousteau et de la Bergère. J’ai su après qu’ils me prenaient pour un journaliste qui voulait faire un papier polémique, en pleine affaire Calypso à la Rochelle… Par la suite, ils ont compris ma flamme et ma motivation, et ils m’ont accueilli chez eux à Monaco. Un moment magnifique.

 

- Tu as du rencontrer pas mal de monde. Quelle est la personne qui t’a le plus surpris ?

 La personne la plus en décalage avec ce que tu attendais ? 

 

Laban est bien évidemment l’une des plus belles rencontres. Et il ne cesse de me surprendre encore 11 ans après. Je n’ai pas fait le compte des personnes rencontrées. Mais il y a bien sûr des moments qui comptent plus que d’autres. Je suis particulièrement heureux d’avoir pu rencontrer Jean Mollard (monsieur sous-marin), Jean-Charles Roux (le designer génial), Armand Davso (monsieur caméra et détendeur) avant leur disparition, et Claude Strada (toujours en pleine forme), qui ont constitué les premiers personnages clés de l’OFRS, le bureau d’études de Cousteau à Marseille qui, avant la célébrité télévisuelle de son Directeur, a fait réaliser à l’homme des pas de géants dans la pénétration du monde sous-marin.

Il y eu aussi Hedwige Bienvenu, Michel Deloire, et Jacques Renoir, qui m’ont vraiment fait comprendre le cinéma de Cousteau.

Bien sûr les moments avec les plongeurs avaient une signification particulière : Bernard Delemotte, qui incarne l’aventurier mythique, le baroudeur des mers, l’homme qui communie avec les animaux, s’est révélé rigoureux, ultra-professionnel, travailleur acharné. Raymond Coll, Raymond Amaddio, des perles d’hommes, modestes et solides, comme Albert Falco, fidèle à sa légende. François Dorado, comme un copain de toujours. Et Didier Noirot, énorme !

 

- Parmi les personnes que tu n’as pas pu, ou pas eu l’idée de rencontrer, quelle est celle que tu regrettes le plus ?

 

Le regret premier bien sûr est de ne pas avoir rencontré Jacques-Yves Cousteau et Philippe Cousteau.

Une autre rencontre manquée m’est apparue plus poignante encore, celle de Frédéric Dumas. Paradoxalement d’ailleurs, car c’est en découvrant ce personnage si secret que le regret s’est fait jour. De Dumas je ne connaissais que les exploits de chasseur, d’artificier spécialiste des explosifs, et les qualités de plongeur hors pair qui rendent si éclatantes les plus belles séquences du "Monde du Silence" ou de "Epaves".

Quelle erreur de limiter cet homme-là à ça !

La rencontre, le mot n’est pas faux, s’est faite à l’initiative de Louis Augusto, autre passionné de Cousteau, qui en 2013, a eu l’idée d’un petit livre hommage sur Dumas à l’occasion du centenaire de sa naissance  en 2013. J’ai sauté sur l’idée. Louis a pris rendez-vous avec le Musée Dumas de Sanary, et nous avons fait la rencontre de Juliette Tilquin, la fille de Didi Dumas. Quelle surprise de découvrir la maison de Didi à Portissol, restée inchangée depuis sa disparition en 1991. Cette visite a été un véritable choc pour moi. Les meubles, les objets rapportés des tours du mondes de la Calypso, les livres partout, les fenêtres donnant sur la mer. Tout était intact, jusqu’à son dernier matériel de plongée dans un placard du garage, et la R8 Major avec les clés sur le contact. … Je sentais Didi Dumas, sa présence. Depuis deux ans, je me suis rendu huit fois chez Didi. Juliette m’a donné accès à toutes ses archives, à ses journaux de bord, à ses correspondances. Chaque fois que je séjourne dans cette maison, je me sens habité par ce personnage. J’ai même eu l’occasion d’y passer trois jours tout seul pour explorer sa bibliothèque, ses disques, sa collection de coquillages, et d’objets archéologiques. Depuis deux ans, j’explore ses écrits, ses pensées, je récolte les témoignages de ses proches, de ses intimes. Je me sens une réelle complicité, une sorte de filiation spirituelle. Ce que Juliette Dumas m’encourage à penser. La richesse des archives et des documents dont je dispose a transformé le projet de petit livre en un projet de biographie. Dumas, si discret, si peu enclin à se mettre en avant, est resté tellement méconnu. Il a pourtant joué un rôle considérable dans l’entourage de Cousteau, en partageant plus qu’aucun autre ses projets dès leur stade embryonnaire.

Dumas est devenue la plus belle de ses rencontres, même si elle ne restera à jamais que virtuelle.

 

- As-tu collecté des pièces (photos, films …) par l’intermédiaire de ces rencontres ?

 

Comme je le disais plus haut, oui bien sûr.

Je collecte les témoignages, les archives parfois, lorsque les anciens ont gardé des choses et acceptent de les partager. J’ai de nombreuses photos, des notes, des courriers, mais que des scans ou des copies. Pas d’originaux, ce qui m’intéresse, c’est le contenu. Ils me permettent de comprendre et de décortiquer les rouages des nombreuses activités de Cousteau et de son équipe. Ce qui me donne la matière à plusieurs livres qui me restent encore à écrire.

 

- En ce qui concerne "Le monde du silence"  et les scènes rejouées du jeune cachalot et du massacre des requins longimanes, de quelles façons les gens en parlent-ils ?

C’est d’ailleurs par ton livre que j’ai appris que la scène n’était pas celle d’origine, ce qui m’a horrifié une seconde fois, après la première pendant le visionnage du film, sur internet, quelque temps avant d’avoir ton livre en main.

 

Tu mets là le doigt sur un aspect de la découverte du monde marin particulièrement déroutant à nos yeux d’homme du 21ème siècle. Les témoins de cette époque ont une réticence évidente à en parler, tant ils ont peur d’être jugés. André Laban est le seul à l’avoir fait. Il me l’a lâché du bout des lèvres, presque pour tester ma réaction, puis il me l’a confirmé, comme s’il signait un aveu. Me laissant le soin d’en faire ce que bon me semblait. C’est une sorte de responsabilité que d’en avoir été le receveur et un cas de conscience que d’en parler.

La lecture du journal de Dumas, m’a encore appris beaucoup de chose depuis sur le rapport de ces pionniers au monde animal. Cette scène du "Monde du Silence" est, j’ose le dire, banale, dans les pratiques de l’époque. Et ces pratiques n’étaient pas réservées à la Calypso, mais à tous les marins et plongeurs de ces années-là, qu’ils fussent du CASM (Club Alpin Sous-marin), du GERS, ou de tout autre groupe de pionniers de la découverte du monde marin.

J’aimerais avoir le courage, la compétence et le talent d’écrire un jour sur ce sujet, qui est tout sauf anecdotique. Il touche à l’évolution de la conscience des hommes dans leurs rapports  à leur environnement, à la nature, et de façon plus fondamentale encore, à la vie, au cours d’un siècle charnière. C’est un sujet complexe, où il est si facile de céder aux anachronismes, et qui dépasse largement la seule histoire de la plongée et du cinéma sous-marin.

 

- Tu ne t’étends pas énormément sur le conflit qui opposa JYC à son fils. Une volonté, de ta part, de ne pas ternir une image ou de ne pas dévier du sujet ?

 

Jean-Michel Cousteau est resté distant avec moi. J’ai fait la connaissance de Pierre-Yves Cousteau et de Francine Cousteau. Les relations sont complexes entre eux. C’est un euphémisme. J’ai acquis la conviction que ces conflits relèvent de la vie privée des Cousteau, et qu’ils n’auraient jamais dû être jetés en pâture aux médias. Cela aurait été une forme de trahison de la confiance accordé par les uns et les autres que de donner mon avis sur un sujet aussi délicat et douloureux.

 

- Sur la fin, JYC se tournait de plus en plus vers les questions d’environnement. Je me souviens de l’une de ses dernières apparitions, quand il s’est opposé à Jacques Chirac et la reprise des essais nucléaires dans le Pacifique. Tu n’en fais pas mention dans ton ouvrage. Une raison particulière à cela ?

 

Je ne mentionne pas en effet cette opposition à Chirac car ça n’apparaît pas dans un film, et le livre reste axé sur les films. Il y avait tant de choses à dire encore…

 

-A quelle aventure aurais-tu voulu participer ?

 

Au début, j’étais tout spécialement fasciné par le démarrage de l’Odyssée sous-marine, la croisière de trois ans de 67 à 70, et cela reste pour moi un sommet, avec l’expédition Antarctique. Mais le moment le plus sensationnel est devenu l’époque 1954-1955, les missions "pré-Monde du Silence" et "Monde du Silence". Quelle époque fabuleuse ! Aucun nuage n’était encore à l’horizon. Le monde venait de s’agrandir. Le fond des océans offrait une terre vierge à ces hommes des années 50, qu’aucun homme avant eux n’avaient jamais pénétrée ni entrevue. Quel privilège exceptionnel !!

 

- Le titre est "Cousteau, 20 000 rêves sous les mers", et pourtant pas de mer, pas de poisson, pas de scène de plongée sur la couverture !

 

C’est un choix de l’éditeur avant tout, que je n’ai pas trouvé mauvais. Cousteau symbolise la nature presque autant que le monde sous-marin. Je m’étais amusé à faire des projets de couvertures que j’avais soumis à des amis et à ma famille. Aucune ne mettait tout le monde d’accord. C’est très difficile de résumer un livre en une photo. 

 

 Questions plus générales : 

-As-tu rencontré JYC de son vivant ?

 

Comme je le dis plus haut. Jamais. Ça reste un énorme regret. Mais une rencontre le temps d’un autographe ou d’une poignée de main, ne représenterait pas grand-chose à mes yeux. Ce qui m’intéresse, c’est de vivre un moment de communication avec quelqu’un, de partager un moment de complicité. Et cela aurait été un rêve bien difficile à concrétiser dans l’emploi du temps hallucinant du Cousteau des années 90.

 

-As-tu d’autres projets concernant l’épopée Cousteau ?

 

Je crois que je réponds largement plus haut. J’ai de quoi écrire plusieurs livres. Dont un qui pourrais s’intituler "Un ingénieur nommé Cousteau", et qui pourrait retracer toute l’œuvre accomplie par lui avec son équipe avant que ne débute vraiment sa popularité télévisuelle.

 

-Aujourd’hui encore, quand je discute de ma passion de la plongée et de cette odyssée avec d’autres personnes, beaucoup de mes interlocuteurs ont une vision très critique de l’œuvre et du personnage ; et souvent à l’origine de ces avis, se trouvent des contre-vérités. Comment expliques-tu cela ?

 

Très grande incompréhension pour moi. Je me suis longtemps donné pour mission de les faire changer d’avis. Aujourd’hui, je me suis fait une raison. On ne peut pas plaire à tout le monde. Et on n’est pas obligé d’aimer et d’adhérer. Il y a toujours des esprits qui sont dérangés par la réussite flamboyante des autres, plus en France qu’ailleurs. Aux USA, Cousteau est une icône unanimement respectée. En France, c’est tout l’inverse. Qu’un seul petit esprit revanchard émette un son dissonant, et c’est une chorale qui reprend en chœur. Cousteau avait une telle puissance de rêve et un tel génie à concrétiser ses rêves, qu’il a donné de quoi rêver à plusieurs générations. Aujourd’hui, j’ai plus envie de plaindre ceux qui ne rêvent pas, que de tenter de les convaincre. C’est tellement dommage pour eux. »

 

 

Je dois avouer que certaines réponses m’ont ému. Par moment, il me semblait me reconnaître dans certains souvenirs. Pas étonnant, nous sommes de la même génération de ceux qui ont découvert l’aventure sous-marine par les yeux des calypsonautes (terme inventé par André Laban himself). Je tiens à le remercier, une nouvelle fois, pour le temps qu’il m’a accordé.


" Au plaisir de refaire une plongée spéciale avec toi "

 

Je ne peux qu’inviter les lecteurs de ce blog à découvrir ces "20 000 rêves sous les mers" extrêmement bien documentés et complets. Franck va d’ailleurs devoir se remettre au boulot. Il y a tant à écrire encore !

 

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                     Franck et le collectionneur américain Ryan Spence (Marseille, 14 juin 2014)

 

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 20:01

1983 : un groupe de cinq jeunes "beatniks" français (dixit Francis Leguen lui–même) montent une expédition dans le désert de Nullarbor, dans le sud de l’Australie. Au bout de cette aventure, un record mondial de plongée souterraine : la cavité de Cocklebiddy est explorée sur 10 km aller-retour en 47 heures, en scaphandre autonome ! Un film, "L’eau noire", fut diffusé sur Antenne 2, puis un bouquin, "Les scaphandriers du désert", sortit en 1986.

 

2014 : à l’initiative de Marc Langleur, le film 16 mm est numérisé par l’intermédiaire d’un fan, Thomas Nicolle.

02-leguen--bobine.JPG

 

01-avant-apres.jpg

 

Puis, avec l’accord de Francis Leguen, une soirée projection/conférence est organisée à Camaret, dans le Vaucluse.

 

 

« Bonjour, 

Merci de vous êtes inscrit pour assister à la conférence "Nullarbor" de Francis le Guen, à Camaret sur Aigues (84 près d'Orange).

Un rafraichissement vous sera proposé à votre arrivée, une exposition de "fractales" (tableaux) sera visible sur place, création Francis le Guen.  

A 20h30, début de la projection du film  "L'Eau Noire" (45mn), relatant l'expédition en Australie, et qui avait donné lieu par la suite, à l'écriture du livre "Les Scaphandriers du désert". Après la projection, questions-débats sur l'expédition, dédicaces, et apéritif dinatoire.

Nous vous remercions de votre présence, et à très bientôt

Marc Langleur/ Francis le Guen »

 

J’adore recevoir des mails de la sorte. Surtout quand le mail suivant fait état de la présence de Gaby Di Domenico et Xavier Meniscus, et d’autres surprises.

 

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Ce sont 110 personnes qui prirent place sur les strapontins et les chaises de la salle de Camaret. Nombreux étaient les visiteurs originaires des départements voisins, mais certains aficionados sont spécialement venus de Marseille, Nîmes, Lyon, Lausanne … et même Nantes !

Cette rencontre, voulue et organisée par Marc Langleur, reçut le soutien d’un sponsor "Le domaine Galévan" de Courthézon, et l’aide du club spéléo des "Joyeux Croque Cailloux", de Camaret. Son président Michel Rassis, également plongeur, remercia la commission audiovisuelle du comité-spéléo du Vaucluse, pour son aide et sa présence. Le plongeur Francis Leguen n’est pas un inconnu pour les spéléologues, car il a fait tellement de "pointes" au début de sa carrière qu'il a laissé son nom un peu partout (dixit Marc).

 

J’ai fait, plus haut, mention d’un mail qui annonçait des surprises.Et des surprises, il y en eut surtout pour l’intervenant.

Tout d’abord, c’est son frère Eric qui, par l’intermédiaire d’une vidéo, adresse un message à Francis. Faut-il rappeler qu’Eric faisait partie de l’expédition de 1983 ?

 

http://www.youtube.com/watch?v=DCng9m4wsl8


Francis prit ensuite la parole (je me permets de le nommer par son petit nom, j’ai tout de même plongé avec lui la semaine dernière, sur un site mythique), pour expliquer sa façon de voir les choses à l’époque, son refus de scénariser cette aventure pour les besoins de la télé, l’extraordinaire foi qui animait le groupe … Il fut interrompu par un coup de téléphone inattendu.

 

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Au bout du fil, le peintre Jean-Marie Leguen, son père, venu aux nouvelles … et qui apparaît miraculeusement au bout de quelques secondes sur le pas de la porte, venu tout spécialement d’Honfleur, en passant à travers les mailles du filet gréviste, pour assister à cette conférence.

Quand débute enfin "L’eau noire", nous découvrons les deux frères Leguen barbus, et leurs acolytes. Ce sont donc trois hommes et deux femmes qui participèrent à cette expédition. Seuls les Leguen plongèrent, Francis à la caméra. Je ne vais pas ici vous raconter le film, mais ces 45 minutes "vintages"  furent passionnantes et époustouflantes. Rappelons que nous sommes en 1983, et que le matériel utilisé a énormément évolué depuis.

 

05-leguen-barbu.jpg

 

Après la projection, Francis répondit aux diverses questions posées, notamment celles de Gaby Di Domenico, très intéressé par le matériel utilisé. Il eut l’occasion de parler d’un autre record, réalisé en 1979 : 5 km de siphons parcourus en 9h30 au Trou Madame, dans le Quercy. Exploit qu’il relata dans le magasine "Etudes et sports sous-marins" en novembre 1979, dans l’un de ses premiers écrits, "Le mirage bleu".

 

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Profitant de la présence de Xavier Meniscus dans l’aréopage, il l’invita à venir nous parler de son tout récent record : 240 mètres de profondeur atteints dans le Goul de la Tannerie, à Bourg-Saint-Andéol, en Ardèche, et plus de dix heures passées sous l’eau.

 

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                                    (avec une de mes photos projetée sur le grand écran)


La soirée se poursuivit avec l’exposition des dernières œuvres de Francis, "les Fractales", qui enthousiasmèrent de nombreux amateurs. Les volontaires eurent droit à la dédicace par Francis et Gaby de "Narcoses" et "Pirates". Il y eut enfin les traditionnelles photos de famille, où les inconditionnels des réseaux sociaux se rencontrent enfin en vrai …

 

Francis en parlait dans son blog :

http://www.blog.francis-leguen.com/australie-lexpedition-nullarbor-a-30-ans/

 

 

Toutes les photos : le making of de la soirée, la conférence, l’after

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 16:00

Suite à notre émouvante plongée sur la Zone Interdite du Grand Congloué, sur les traces du commandant Cousteau, nous étions conviés à retrouver certains anciens de la Calypso, qui avait pu braver la grève du rail, pour le repas annuel.

Ils étaient bien peu nombreux, mais ça suffisait à nous rendre heureux pour le reste de l’après-midi. Sans se lancer dans l’idolâtrie ou l’adoration, il faut rappeler que c’est grâce à ces gens-là que beaucoup d’entre nous plongent. C’est par le biais des émissions de télévision, auxquelles ils ont participé, que nous avons découvert l’envers du décor, que nous avons pu nous immerger "eau-delà du miroir".

 

Tous les plongeurs de la Zone Interdite, séchés, habillés, champagnés, se sont donc retrouvés pour poser une belle cerise sur le gâteau du jour.

 

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Etait présent le plus ancien d’entre eux, André Laban (rencontré au Salon de la Plongée en janvier dernier) qui a démarré sa carrière au sein de l’équipage Cousteau, sur la fouille du Grand Congloué, en 1952. Il n’était pas venu les mains vides, puisque des tableaux lui avaient été commandés, œuvres qu’il dédicaça sur place, au grand bonheur de l’acheteur.

 

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              (Gaby Di Domenico, autre invité de marque, et André Laban)

 

Les autres membres de l’équipage présents ce jour étaient Raymond Coll (également arrivé en 1952), Christian Bonnici (1963), François Dorado, aussi rencontré au Salon (1968), et Marc Zonza (1975).

 

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Les anciens, de gauche à droite :

De face, Gaby di Domenico, André Laban, Raymand Coll et Madame

Leur faisant face, Marc Zonza, François Dorado, Christian Bonnici

 

Ils acceptèrent gentiment de se faire photographier, il y eut échanges de vieilles photos, échange d’anecdotes, quelques autographes furent distribués … J’en profitais pour faire dédicacer par Franck Machu mon exemplaire de "20 000 rêves sous les mers", puis les "calypsonautes" y apposèrent également leur griffe.

 

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               (Raymond Coll, à la signature)

 

Un bien bel après-midi estival, en bord de plage, conclu par la traditionnelle photo de groupe.

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Retrouvez les photos dans les albums dédiés à notre « Calypso Day » :

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 09:51

330 …

 

TROIS CENT TRENTE METRES DE PROFONDEUR !

 

Ça semble si irréel.

Et pourtant, un homme est descendu, en plongée autonome, à cette profondeur.

 

Samedi 31 mai, dans l’enceinte du centre Atoll Plongée à Marseille, le recordman de plongée profonde, Pascal Bernabé donnait une  conférence, ou plutôt proposait une rencontre entre passionnés pour évoquer cet exploit.

 

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La soirée débuta par la diffusion du film "330 mètres sous les mers", l’histoire de ce nouveau record de plongée profonde, diffusé sur France Télévision en mai 2012, et primé de nombreuses fois la même année. Le film passe en revue les précédents records,  la façon d’appréhender ce genre de plongée, la gestion des mélanges, la plongée spéléo, les différentes études scientifiques sur le sujet, la dangerosité d’une telle activité, les expériences de plongée profonde en caisson hyperbare avec le record établi à la COMEX en 1992, par Théo Mavrostomos, qui "voyagea" jusque 701 mètres, en 40 jours (descente et décompression comprises).

Les profanes en plongée "tek" découvrirent qu’en plongée profonde, l’hélium qui remplace l’azote responsable de la narcose, dans le mélange dit "trimix", peut aussi apporter son lot de dysfonctionnements. En effet, soumis à de fortes pressions, il provoque le Syndrôme Nerveux des Hautes Pressions (SNHP) : tremblements, secousses musculaires, nausées, vertiges, troubles visuels…

 

Plongeur spéléo, Pascal Bernabé s’était fait connaître en 1996, lorsqu’il accepta de descendre récupérer des robots de reconnaissance bloqués à 176 mètres, à la Fontaine de Vaucluse. L’idée de s’attaquer au record de profondeur commenca à germer, pour rapidement devenir une obsession, malgré les décès survenus dans le milieu des plongeurs profonds, et la perte d’un ami proche, malgré de nouveaux records qui repoussaient encore les limites.

 

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Après plusieurs tentatives avortées, l’équipe se retrouvait à Propriano, en Corse. Ce 5 juillet 2005, alors que les conditions météos étaient excellentes sur le Golfe de Valinco, il était à deux doigts de laisser tomber (sujet qu’il évoquera lors de la discussion avec l’auditoire), à ces doutes s'ajoutait un problème technique survenu avant l’immersion. Tous les ingrédients étaient réunis pour renoncer une fois encore. Mais la longue préparation, les bonnes conditions climatiques, firent pencher la balance vers la décision de tenter le coup. Fort de ces nombreuses descentes au-delà de 150 mètres depuis 1996, il a appris à gérer tous les petits problèmes qui peuvent survenir. Bien lui en a pris, car après treize minutes de descente, il atteignait 330 mètres de profondeur. C’est à ce moment-là qu’une lampe implosait sous l’effet de la pression et lui éclatait le tympan droit. Passé en mode "problèmes", il géra sa remontée comme prévu, et ressorti au bout de huit heures de supplice.

La séquence (reconstituée) de l’arrivée à la profondeur visée déclencha quelques applaudissements dans l’assistance.

Après la projection, Pascal Bernabé répondit à toutes les questions : la gestion du risque, la planification, la longue préparation, les différents échecs, l’obsession, les doutes, le côté très personnel, voire égoïste de ce genre de record, la plongée spéléo …

Les records de Pascal Bernabé et Théo Mavrostomos sont toujours d’actualité. Ainsi qu’il est dit dans le film, les deux hommes sont toujours "au sommet des profondeurs".

 

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Mais cette soirée fut aussi l’occasion de faire la connaissance en "vrai" de personnes rencontrées sur les réseaux sociaux : des plongeurs tek, des fondus d’épaves Bretons, Parisiens, Corses, Sudistes … notamment la squadra des Chasseurs d’images de Corsica Photosub.

 

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Retrouvez le fil de l’exploit :

http://pascalbernabe.com/WordPress/?p=532

 

Les vidéos disponibles :

http://www.dailymotion.com/video/xo6h12_330m-sous-les-mers-extrait-documentaire_sport

http://www.dailymotion.com/video/xldu9q_teaser-330-metres-sous-les-mers_sport

http://www.dailymotion.com/video/xnnvvy_bande-annonce-du-documentaire-330-m-sous-les-mers_tv

 

 

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 21:05

Conférence de Jean-Pierre Joncheray, 17 mai 2014, Camaret (Vaucluse)

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L’idée de plonger sur le Pourquoi Pas ? est née en 2011, au sein d’un groupe de plongeurs normands, passionnés d’épaves. Mais ne plonge pas qui veut sur le navire du Commandant Charcot. Anne et Jean-Pierre Joncheray, éminents archéologues sous-marins, étaient la caution scientifique indispensable à cette équipée. C’est Monsieur qui présentera le projet auprès du DRASSM (Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines) et de l’Agence du patrimoine culturel d’Islande. Cette expédition eut lieu en été 2013.

 

Il est venu nous relater cette aventure, invité par Marc Langleur, de "Bulles de Rêves", avec l'appui du club spéléo de Camaret. Les premiers arrivés eurent la chance de pouvoir échanger avec lui, et lui faire dédicacer certains de ses ouvrages. Pas avare de paroles, il a distillé certaines anecdotes amusantes.

 

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Jean-Pierre Joncheray débuta son exposé par un rapide résumé de la vie et de la carrière du commandant Charcot, en insistant sur l’avant, le sud et l’Antarctique, et l’après, le nord et l’Arctique. Jusqu’au naufrage et au décès du « gentleman des pôles », le 16 septembre 1936.

 

Le Pourqoi Pas ? quittait Reykjavik, en direction du Danemark, puis Saint-Malo, sur une mer belle et calme, mais l’arrivée subite d’une extraordinaire tempête poussa le navire vers le nord, où il se fracassa sur le récif de Hnokki. Il sombra alors que Charcot avait fait jeter les ancres pour le stabiliser. Il n’y eut qu’un seul survivant qui, accroché à un débris, une échelle de coupée, gagna la côte où il fut recueilli par les autochtones. JP Joncheray souligna que les Islandais avaient une grande vénération pour Charcot, et de ce fait, le cimetière de Reykjavik, où reposent les marins du Pourqoi Pas ? est très bien entretenu.

 

L’épave fut très peu visitée depuis la catastrophe, notamment en 1961 par des plongeurs islandais qui remontèrent certaines pièces, en1984 par l’archéologue Jean-Yves Blot, puis en 2002 et 2006. Malgré ces visites, aucun relevé scientifique ne fut établi. Avant l’expédition de 2013, l’emplacement de l’épave n’était pas facile à retrouver. Le seul amer conséquent était un volcan situé à 50 km. En septembre 2012, c’est avec un hélicoptère que l’épave fut recherchée, à partir de vagues indications.

 

Présente quinze jours sur les lieux, mais les conditions météorologiques n’étant pas toujours au beau fixe, l’équipe ne put plonger que trois jours, par une température extérieure oscillant entre 0 et 20 degrés, et une eau à 8 degrés. Les conditions de plongée ont été très difficiles : outre la température, la visibilité estimée à 3-4 mètres et la luminosité pouvaient varier d’un moment à l’autre. Sans compter les vents et courants. La faible profondeur, entre 13 et 14 mètres, était cependant un atout.

Quant à l’épave, il n’en reste pratiquement plus rien, toute l’armature en bois a disparu. Ne restent que les pièces métalliques, très bien conservées, très peu concrétionnées. Peu de poissons vivent en ces lieux, surtout colonisés par les échinodermes. Quelques phoques ont fait leur apparition en présence des plongeurs.

 

En partant de l’arrière, les plongeurs ont pu reconnaître l’hélice, l’arbre d’hélice, le moteur, la chaudière, les bossoirs, les systèmes d’amarrage, les ancres, la chaîne, ainsi que du matériel scientifique, des hublots, des batteries, des ustensiles de la vie courante. De nombreuses pièces retrouvées n’ont pas pu être identifiées. L’ancre principale fut découverte à 150 mètres de l’épave, toujours accrochée à sa chaîne, tendue, et retrouvée au milieu des laminaires. La deuxième ancre fut retrouvée plus près, mais cassée. Ici, aussi, cela restera un mystère. L’épave fut laissée en l’état, rien ne fut remonté.

A la suite de cette expédition, un rapport fut remis aux autorités françaises et islandaises.

 

L’exposé ce fit devant un aréopage d’une bonne cinquantaine de personnes, concentrées et passionnées. L’archéologue se permit même quelques traits d’humour quand il précisa que lui, il plongeait sans gant. Ensuite, il répondit gentiment aux questions du public. La soirée se termina autour du pot de l’amitié, les sollicitations ne s’atténuant guère avec le verre à la main.

 

 

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             Jean-Pierre Joncheray et Marc Langleur, le Master of Ceremony, avant les questions du public.

 

 

Vidéo tirée du site corsairedango.fr

 

BLOC-Notes :

 

Pour en savoir plus sur Charcot et le Pourquoi Pas ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Baptiste_Charcot

http://corsairedango.fr/escapades/islande/islande-1.html

http://www.pourquoi-pas.ch/carnet/pages_auxiliaires/photos_pour_pas.html

 

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 09:16

Hier, je publiai mon dernier article relatant mes rencontres au Salon de la Plongée, le 10 janvier dernier.

Cette dernière rencontre, avec André Laban, riche en émotions, m’a permis de lui faire dédicacer son livre « La Passion du Bleu », datant de 1995 :

« la passion du bleu qui anime (bloc) durera jusqu’à la fin des temps. Je l’espère fermement.

Amicalement,

André Laban »

 

salon-4.jpg

 

Le hasard de mes lectures fait que j’ai achevé la (deuxième) lecture de cet ouvrage hier, également.

 

Je livre ici quelques mots de l’auteur, piochés en fin du livre, et plus que jamais d’actualité :

« Certes, il faut se battre pour que la "Grande Bleue"  ne devienne pas la "Grande Verte", et il faut espérer qu’il n’en sera rien, mais je vois tant de rivières qui charrient, sans cesse, des flots de café-crème qu’il y a de quoi être inquiet.

A toutes fins utiles, essayons de laisser à nos descendants  un témoignage de ce que nous avons vu de plus beau au cours de nos plongées : l’eau et la lumière du soleil qui, ensemble, nous apportent la vie, une vie en bleu. 

 

Tous ceux qui défendent la mer ont une seule et même patrie dont le pavillon tricolore est Bleu, Bleu et bleu. »

Je rappelle que ceci fut écrit en 1995 !

 

Ne me reste plus qu’à aborder « Pirates » de Gaby Di domenico …

 

 

Le Salon

Toutes les rencontres : François Sarano, les dessinateurs, Gérard Soury, Shark Mission France, Gabriel Di Domenico, Alban Michon et les Calypsoniens

 

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 12:50

LES CALYPSONAUTES

 

 

André Laban, ancien de la Calypso et peintre sous-marin, était annoncé sur le stand de HDSF (Histoire du développement Subaquatique-France) accompagné par l’association Maecene Arts.

Depuis quelques années, j’avais en ma possession, un livre d’André Laban, « La Passion du Bleu », datant de 1995. Nous avions croisé M. Laban, dans les allées du Festival à Marseille, mais il était sans cesse occupé à diverses tâches, aussi nous avions laissé tomber .

 

Cette fois, sachant qu’il serait présent sur un stand bien précis, il était hors de question de le louper.

 

André Laban embarqua en 1952 sur la Calypso, en tant qu’ingénieur chimiste, il y côtoya le Commandant Cousteau et Albert Falco, mit au point les premières caméras sous-marines pour l'équipe et participa au tournage du "Monde du silence", il fit partie de toutes les aventures, notamment la découverte de l’épave du Thistlegorm, en Mer Rouge.

Sur le stand, d’ailleurs, étaient exposés des morceaux, que dis-je, des reliques du cargo britannique coulé durant la seconde guerre mondiale : un morceau de tableau électrique et une lampe.Cette épave est une incontouranble lors des croisières-épaves en Mer Rouge.

 

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Ingénieur, plongeur, musicien, peintre … et grand blagueur, André Laban s’autoproclame, dans son livre, « vidangeur le plus profond du monde », suite au nettoyage des tuyaux d’évacuation des toilettes, durant l’expérience Précontinent-3 à 100 mètres de fond (Cap Ferrat, 1965).

 

Bien sûr, nous avons abordé la destinée de la Calypso, qui meurt à petit feu dans un hangar, à Concarneau. Je lui suggèrais qu’elle aurait pu être coulée, elle serait ainsi devenue la Mecque des plongeurs, l’épave la plus célèbre au monde. André Laban concéda qu’il aurait même fallu la couler par plus de 80 mètres, pour éviter de la voir disparaître morceau par morceau, chacun voulant en remonter un souvenir (comme le Mur de Berlin).

 

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                       (séance de dédicace, derrière une relique du Thistlegorm)

 

Il me dédicaça son livre et se prêta fort aimablement à une petite séance photo.

C’est alors qu’arriva sur le stand Louis Prezelin, arrivé sur la Calypso en 1968, et qui vit maintenant en Californie. J’étais tout de même un tantinet ému. J’étais venu voir un ancien du célèbre bateau, et j’en voyais deux, auxquels il faut tout de même ajouter François Sarano, rencontré plus tôt dans la journée.

Ces gens très accessibles sont ceux m’ont fait rêver de fonds sous-marins. Si je fais aujourd'hui de la plongée, c'est en grande partie grâce à eux. Séquence émotion !

BLOC-Notes :

 

 

 

http://maecene-arts.jimdo.com

http://www.hdsf.fr/  

 

Les rencontres précédentes :

Rencontre N°1 : François Sarano

Rencontre N°2 : les dessinateurs

Rencontre N°3 : Gérard Soury

Rencontre N°4 : Shark Mission France

Rencontre N°5 : Gabriel Di Domenico

Rencontre N°6 : Alban Michon

 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 14:50

 ALBAN MICHON

 

Après être passés plusieurs fois devant son stand, toujours occupé par les groupies, nous nous sommes tout de même décidés à nous y arrêter. Au Festival de l’Image sous–marine de Marseille, il nous avait réservé un accueil sympa ; nous voulions juste lui prendre deux petites minutes.

Alors que nous attendions sagement notre tour, il nous a reconnus au premier coup d’œil. Avec un grand sourire, il s’est dirigé vers nous pour nous saluer. Ah, les bons côtés des réseaux sociaux !!! Et nous a, encore une fois, accordé un peu (beaucoup) de son temps si compté.

Nous n’avons pas discuté du « Piège blanc » (déjà fait à Marseille) mais plutôt des retombées médiatiques, suite au succès du film. Il est revenu sur son passage chez Ardisson dans « Salut les Terriens », diffusé le 4 janvier dernier. Et de tous les retours positifs qu’il a eus dans la foulée.

Sans doute, une partie des invités du plateau et du public ne connaissaient pas ce plongeur « under iceberg », et trouvaient peut-être farfelu ce gars qui avoue qu’étant gamin, il faisait la bascule arrière du canapé de ses parents avec son cartable sur le dos !!! De cet ado, cancre et fier de l’être, qui couchait sur le papier ses rêves et ses ambitions pour les années à venir. Et qui s’y est tenu !

Il nous parlait d’une certaine nervosité à s’exprimer, de crainte de sortir LA grosse connerie, face à des gens habitués à s’exprimer devant une caméra de télé. D’ailleurs quelques-unes des ses répliques furent coupées au montage (!!)

Mais l’essentiel est qu’un message est passé auprès de nombreux adultes et enfants : rien n’est impossible. Le plus important est de vouloir vivre ses rêves, et de s’en donner les moyens !

 

Du monde commençait à attendre (à s’impatienter aussi) pour le voir. Les deux minutes avaient fait des petits. Nous le laissions donc à ses obligations, après qu’il ait accepté de se plier à la traditionnelle séance photo.

Les rencontres précédentes :

 

Rencontre N°1 : François Sarano

Rencontre N°2 : les dessinateurs

Rencontre N°3 : Gérard Soury

Rencontre N°4 : Shark Mission France

Rencontre N°5 : Gabriel Di Domenico

 

 

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 11:47

GABRIEL DI DOMENICO

 


Alors lui, c’est un bavard !!!

 

Alors que je me rendais je ne sais plus où, je repassais devant le stand de Plongée Mag, et là je fus trop heureux d’y trouver le Jacques Sparrow de la plongée marseillaise, Gabriel Di Domenico. Trop heureux, parce qu’il n’était pas censé être au Salon ce jour. Ces séances de dédicaces étaient prévues pour le samedi et le dimanche.

Par le biais d’un blog régulièrement visité, entretenu par LeVieuxScaph, une connaissance du sieur Dido, j’avais appris qu’il serait tout de même là le vendredi, mais je n’avais eu aucune confirmation. Au cas où, j’avais emporté avec moi le bouquin « Pirates », quatrième volet des « Carnets de Plongée », que le gros à la barbe blanche avait eu la gentillesse de m’apporter par une pluvieuse nuit de décembre.

Je m’empressai donc de poser mon sac et de sortir le livre que je n’avais finalement pas transporté pour rien.

 

salon-16.jpg

 

L'accueil fut très chaleureux. La machine à parler se mit en route, pour notre plus grand bonheur.

Gabriel, alias Gaby, alias Dido, alias le Têtard, n’en est pas à son coup d’essai. Comme tout pirate qui se respecte, il est connu sous plusieurs identités. Certaines lui viennent de ces ouvrages précédents, relatant les aventures d'un certain Têtard.

Il nous a parlé pêle-mêle de la Comex, de la Sogetram, des anciens scaphandriers, de ses rapports avec le Commandant Cousteau, de Francis LeGuen qui l'a tanné pour qu'il écrive ce livre, du sous-marin Saga qu’il nous encourage vivement à visiter si l’occasion se présente.

 

Il nous a invités à lui faire part de nos remarques sur le livre. Nous n'y manquerons pas. Dès que nous aurons eu le temps de le lire.

Il nous a même proposé de passer le voir sur son bateau à Marseille.

QUOI ! ...

Le Black Pearl est à Marseille !

 

 

BLOC-Notes :

Le blog du Vieux Scaph

http://le-scaphandrier.blog4ever.com/le-salon-de-la-plongee-de-paris-en-2014?trck=notif-10532963-536523-103vG

le sous marin Saga

http://www.laprovence.com/video/Saga+%3A+visite+d%27un+sous-marin+remis%C3%A9/iLyROoafv-oW/laprovence/actualite  

 


Les rencontres précédentes :

Rencontre N°1 : François Sarano

Rencontre N°2 : les dessinateurs

Rencontre N°3 : Gérard Soury

Rencontre N°4 : Shark Mission France

 

 

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 14:30

SHARK MISSION FRANCE

 

Sur ma liste, ou plutôt mon planning, j’avais bien noté le stand C12, pour y rencontrer les responsables de la jeune association Shark Mission France et sa présidente Fabienne. L'asso partageait l'espace avec Margarita Tortuga Diver. Ce fut l’occasion d’échanger quelques mots au sujet de la dernière conférence organisée à Lyon en décembre, avec l’expert ès-requins, Alessandro de Maddalena.

 

SMF a pour vocation d’agir, d’informer, de sensibiliser et de protéger.

Les objectifs de cette toute jeune asso - à peine un an d’existence - sont clairs :

- améliorer la connaissance des requins auprès du grand public, et surtout le jeune public

- sensibiliser les citoyens à la nécessité de sauvegarder toutes les espèces de requins et raies dans le monde entier

- développer des actions auprès des décideurs pour que la France devienne un bon élève en terme de protection

- proposer des partenariats avec les clubs de plongée

- organiser des conférences et des débats …

 

Une brochure, intitulée « RECOMMANDATIONS DES CONDUITES A TENIR EN PRESENCE DE REQUINS EN PLONGEE », a été récemment réalisée et mise en ligne sur le site de l’asso http://sharks-mission.fr/ .

Nous avons rencontré une équipe sympathique et motivée.

 

Fabienne nous expliqua qu’elle rencontrait encore beaucoup de plongeurs qui avaient une faible connaissance des requins, voire une grande ignorance. Le travail risque d’être long et fastidieux.

A en croire certaines infos, les animateurs du stand n’ont pas chômé de tout le week-end. C’est bon signe pour la suite.

Longue vie à SMF !

 

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BLOC-Notes :

La version téléchargeable et imprimable de la brochure

http://sharks-mission.fr/?cat=7

 

 

Les rencontres précédentes :

Rencontre N°1 : François Sarano

Rencontre N°2 : les dessinateurs

Rencontre N°3 : Gérard soury

 

 

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 11:00

GERARD SOURY


Alors là, y a eu un plantage très grave de ma part…

Arrivé sur le stand de Plongée Mag pour faire dédicacer « Géants » par Gérard Soury, à mon grand étonnement, celui-ci n’était pas encore dans la place. Les dédicaces ayant dû démarrer depuis plus de trente minutes, je demandais alors à voir Cécile Cioni, rédactrice en chef, pour lui dire tout le bien que je pensais du ton employé dans ses éditos.

 

C’est alors qu’elle arriva avec deux personnes, que j’ignorais royalement, pour lui délivrer mon message. Le monsieur que je n’avais pas reconnu faillit bien se vexer : « c'est pas pour moi que t'es là, alors ? »

Et ce n’est pas ma supplique « S’il vous plait, Monsieur Soury » qui calma l’homme. Il a plus apprécié un bon et tonitruant « Gérard, s'il te plait ! »

 

Il est vite devenu intarissable sur les sujets que je voulais aborder avec lui. Personne ne l’avait encore repéré, nous avions tout notre temps.

Tout d’abord, nous avons reparlé du « Dauphin des Trépassés », le premier chapitre du bouquin. La lecture de son récit avait fait surgir en moi de vieux souvenirs d’enfance. Oui, j’avais entendu parler de ce dauphin qui venait régulièrement, et pendant de nombreuses années, tourner autour des "visiteurs sous néoprène" dans la Baie des Trépassés, entre Audierne et Douarnenez, à proximité de la Pointe du Raz, entre 1976 et 1990.

 

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Du premier chapitre, nous sommes passés au dernier « La nuit du calmar », que j’ai très apprécié par le fait qu’il y lance quelques clins d’œil à l’asso Sea Shepherd, et même plus que des clins d’œil ! Il n’hésite pas à y dénoncer les activités baleinières japonaises pour de pseudo-raisons scientifiques. La saison baleinière battant actuellement son plein en Antarctique, tout est bon pour révéler au monde ces activités criminelles.

C’est d’ailleurs sur ce chapitre que je lui ai demandé une dédicace particulière.

 

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Malgré ma monumentale bourde, il nous a réservé un accueil des plus chaleureux.

Un grand merci à lui.

 

 

Les rencontres précédentes :

Rencontre n°1 : François Sarano

Rencontre N°2 : les dessinateurs

 

 

 

A SUIVRE … 

 

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 22:17

JYTERY, CAZENOVE et SALINGUE : DESSINATEURS DE BD

 

Sébastien Salingue, Christophe Cazenove et Jytéry étaient présents, sur le Salon, pour dédicacer de façon fort sympathique leurs BD.

 

Jytéry et Cazenove ont sans doute attrapé des crampes tellement leurs ouvrages «  Les Animaux Marins », tome 1 et 2, ont fait des émules. Alors que je m’attendais à avoir quelques mots sympas couchés sur le papier à l’attention de mes poulettes, c’est à une véritable séance de dessins que les aficionados ont pu assister.

La dédicace ne se joue plus en quelques mots, mais plutôt en quelques coups de crayons bien réfléchis. Chacun a droit à sa petite œuvre artistique personnalisée. Autant dire que le temps d’attente diffère sensiblement entre un dessinateur et un auteur de romans. D’une moyenne de 10/15 minutes pour une dédicace, comptez le temps dont vous allez bénéficier pour admirer les artistes à l’œuvre, surtout s’il y a cinq personnes avant vous !

Vous demandez ce que vous voulez : nudibranche, requin, crevette nettoyeuse, comatule …, tous les goûts sont dans la nature !

 

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   (Jytéry et Cazenove, à l’œuvre, entre deux tranches de saucisson, heure de l’apéro oblige)

 

Sébastien Salingue, lui, se trouvait là pour sa BD « Plongeurs », qui sent le vécu, à n’en pas douter.

Chez lui aussi, il faut prendre un numéro à l’entrée, et sagement attendre son tour. Mais même cela ne suffit pas. Ayant débordé de 20 minutes le temps de dédicace prévu au stand de Turtle Prod,  c’est vers les Editions Gap qu’il fallut migrer à la queue leu leu. Du coup, je me retrouvais premier de la liste, ronchonnant, réclamant un café de dédommagement, pour le stress subi lors de l’annonce de la fin des signatures sur le premier stand. Une attente supplémentaire de 20 minutes pour lui permettre de terminer ses dédicaces et de nous rejoindre, élégamment vêtu de son sweet Sea Shepherd !

 

Dive master sur un bateau de la flotte Seafari, Sébastien a réalisé lors d’une croisière, une fresque de dédicaces sur une douzaine d’ouvrages. La vidéo est disponible sur le net (voir le lien ci-dessous). Pendant plus de deux heures, il a dessiné et peint poissons divers, requins, raies, hippo, pingouins, … pour le plus grand bonheur des plongeurs présents.

 

salon-14.jpg                   (Sébastien Salingue et la manta qui va bien )

 

 

BLOC-Notes :

La vidéo de la fresque

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=ZTv2zofCeqE

 

Les rencontres précédentes :

Rencontre n°1 : François Sarano

                                                                                           

 

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 08:44

FRANCOIS SARANO

 

Alors que je faisais la queue pour obtenir une précieuse dédicace, je voyais François Sarano déambuler entre les stands. Il était seul, cherchant peut-être un moment de solitude réparatrice. C’était le moment idéal pour l’approcher. Dans ces cas-là, nous avons toujours une crainte de ne pas arriver au bon moment !

 

Déjà croisé au Festival de l'Image Sous-Marine à Marseille en 2012 et 2013, où il était sollicité de toutes parts, nous n’avions même pas imaginé, ne serait-ce que le saluer. Là, il approchait vers nous, tel le solitaire Grand Blanc ; il était temps pour nous de sortir de notre cage !

Il accepta fort gentiment de partager quelques minutes avec nous. Et nous engageâmes une discussion sur l’engouement pour les requins engendré par cette fameuse séquence du film « Océan », où il nage côte à côte avec un Grand Blanc, comme accepté par le maître des lieux. Ce qui m’avait fait écrire dans un post précédent : « François Sarano, l’homme qui murmurait à l’oreille du Grand Blanc ».

 

 

Donc cette fameuse scène semble avoir été un déclencheur auprès du grand public, dans la volonté d’en savoir plus sur les requins, et par extension, la découverte du danger d’extinction qui les guette, le développement des mesures de protection et la naissance d'une passion dévorante chez certains. L’environnement marin a également bénéficié de cet engouement.

 

Après quelques minutes, il nous invita à le retrouver plus tard sur le stand de l’asso Longitude 181, pour y découvrir le projet « Expédition Grand Blanc Méditerranée ». Malheureusement, nous n’eûmes pas le temps de nous y attarder, le secteur ne désemplissant pas, comme un argument supplémentaire à la discussion que nous venions d’avoir. C’est là que je croisais Franck Fougère-Gnagni, jeune cinéaste corse, cité dans mon précédent post.

 

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   (en grande discussion avec Gérad Soury, auteur de « Géants »)

 

 

BLOC-Notes

le projet de Longitude 181

https://www.facebook.com/pages/Exp%C3%A9dition-Grand-Requin-Blanc-M%C3%A9diterran%C3%A9e/181330112076154

 

A SUIVRE ...

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 11:24

Vendredi dernier, avec la palanquée habituelle, nous avons tenu Salon à Paris. Une journée riche en rencontres et discussions, dédicaces et retrouvailles.

 

Arrivés à 10h30, nous étions fort surpris du monde circulant déjà dans les allées. J’imagine aisément le peuple le samedi et le dimanche. La densité de visiteurs au mètre-carré doit être impressionnante.

Resté sur place qu’une seule journée, je suis revenu lessivé. Dans quel état physique et mental, les exposants sortent-ils donc de ces trois jours d’ouverture ?

 

Laurent Ballesta, parrain de cette édition, exposait les photos de l’expédition Gombessa, ainsi que le matériel utilisé. Il a répondu  toute la journée aux nombreuses sollicitations.

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Au gré de nos pérégrinations, nous avons pu partager quelques minutes avec :

- Osman Ersen, directeur de Blue Lagoon et responsable du site « Photo Bio Sous- Marine »

(http://www.photosous-marine.com/fr/accueil.php ).

- Greg Lecœur, jeune photographe, récemment primé à Marseille puis à Nice (lui aussi rencontré précédemment à FMISM)

- Xavier, responsable d’Aloès Plongée à Cerbère, où nous avions plongé en septembre

- Marlène de Plongée-Passion à Carry (13) avec qui nous avons plongé au printemps dernier

- Fabienne du Narval-Plongée à Cassis (13) où j’ai passé mon Niveau 3.

Pour la petite histoire, c’est elle qui avait découvert trois dauphins morts à 58 mètres de profondeur, en plongeant à proximité de Morgiou, en octobre 2011.

- Franck Fougère-Gnagni, jeune cinéaste corse, rencontré devant le stand de Longitude 181

(http://www.dailymotion.com/video/x18bsya_les-seychelles-une-seconde-vie-pour-le-corail-bonus-longitude-181-et-francois-sarano_animals)

 

 

Nous avons également croisé de nombreux tee-shirts et sweets à l’effigie de Sea Shepherd qui se baladaient de-ci de-là, dans les allées du salon.

Entre deux dédicaces, je pus apercevoir les deux apnéistes de renom, Fred Buyle et Pierre Frolla, devenus des spécialistes du marquage des requins.

Et sans parler de toutes ces têtes que l'on croit reconnaitre, que l'on pense avoir déjà vues, ou celles qui nous observent en se posant les mêmes questions !

 

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Les rencontres furent donc diverses et variées.

 

A SUIVRE ...

 

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 17:49

En ce samedi 21 décembre, l’association Shark Mission France organisait une Conférence à l’Aquarium de Lyon.  L’intervenant Alessandro de Maddalena, éminent spécialiste des requins, allait nous « divertir « pendant presque deux heures.

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Pour cette plongée dans l’univers du Grand Requin Blanc d’Afrique du Sud, environ 80 personnes étaient présentes dans la salle de cinéma de l’aquarium : un succès pour l’un des responsables du site, qui organisait ce genre de manifestation pour la première fois.

 

Fabienne Rossier, présidente de Shark Mission France*, avant de présenter l’intervenant, rappelait les actions de son association pour la préservation des requins dans le monde.

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Alessandro de Maddalena, avant de s’attaquer réellement au grand blanc d’Afrique du Sud, rappela à l’assistance que la Méditerranée recèle dans ses eaux environ 50 espèces de requins.  Et le Grand Requin Blanc en fait partie. Cependant, il a pratiquement disparu. Espèce très commune il y a quelques décennies, le Grand Blanc est devenu rare en Méditerranée. Des endroits étaient même connus pour en abriter de nombreux, comme certaines régions de Croatie.

La principale façon d’étudier les requins en Méditerranée est de les étudier morts, car il est très difficile de les suivre dans leur milieu. Et aucune entité scientifique n’existe à ce jour pour mettre en place des études.

Le Grand Blanc est l’espèce qui interpelle le plus le grand public, notamment à cause des attaques médiatisées et de certains films à gros succès.

 

C’est dans la région du Cap, en Afrique du Sud, qu’Alessandro mène ses expéditions à la recherche du Grand Blanc. Simon’s Town, village régulièrement visité par les pingouins africains, se situe non loin de Seal Island (l’île aux phoques), dans la grande baie dite « False Bay ».

False Bay, connue pour ses tempêtes et ses naufrages, est un haut lieu de la vie marine : baleines franches, pingouins, albatros, dauphins (qui peuvent être des milliers), mais aussi requins : mako,  peau bleue, grisets et bien sûr Grand Blanc.

Seal Island abrite une colonie de 60 000 otaries à fourrure du Cap et une colonie de cormorans. Un véritable garde-manger !  articles-05-0283.JPG

 

Le choix d’Alessandro s’était porté sur l’Afrique du Sud, même si l’Australie, la Californie ou Guadalupe au Mexique, offrait aussi de bonnes possibilités pour l’observation des grands blancs. Mais surtout la région du Cap offrait les meilleures chances de rencontre dans des conditions optimales, à condition d’y être la bonne saison ; les sites d’observation, très proches de la côte, étant également un atout.

C’est avec Chris et Monique Fallows** qu’Alessandro de Maddalena mène ses expéditions. Ils proposent, par le biais de leur petite compagnie, outre une pseudo-plongée en cage ou un pseudo-snorkelling en cage, l’approche des requins en observant les sauts hors de l’eau et des scènes de prédation. De nombreux photographes professionnels font d’ailleurs appel à leurs services pour réaliser des clichés exceptionnels.

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Après cette présentation des lieux et des personnes, Alessandro a énuméré les techniques d’approche pour observer les requins.

La grasse matinée est à proscrire pour qui veut voir le grand prédateur, le grand blanc attaquant à l’aube. La lumière y est suffisante pour repérer sa proie mais insuffisante pour sa proie pour le voir venir. La vitesse et la surprise sont les éléments indispensables. Les proies sont surtout de jeunes spécimens, novices et moins puissants. Une fois sa proie prise dans sa mâchoire, le grand blanc la dévore très vite, pour éviter de se la faire chiper par un autre requin.

Pour repérer la présence du prédateur, il faut d’abord observer les oiseaux, qui débusquent, d’en haut, les requins en approche. Ceux-ci vont, après l’attaque et le festin, profiter des restes.

 

La meilleure période pour observer ses actes de prédation court d’avril à septembre. Après la naissance des jeunes otaries en novembre, celles-ci grossissent et s’entourent de gras jusqu’en avril. C’est là que les requins espèrent trouver le plus d’apport énergétique. Entre septembre et avril, les conditions climatiques changent, les courants apportent le plancton et les poissons qui s’en nourrissent près de la côte. Les requins, à cette période, s’approchent donc très près des côtes. Cependant, les accidents sont rares, car les gens sont bien informés et la présence des squales est acceptée.

 

Continuant son exposé sur les techniques de chasse (repérer les otaries seules), sur les leurres utilisés pour photographier les sauts hors de l’eau (utilisation d’une otarie en néoprène), sur la taille des requins de False Bay (les plus grands d’Afrique du sud, entre 3.20 et 4 m, le plus grand observé mesurant  5 m), Alessandro dut faire face à un micro défectueux et un ordi récalcitrant. Il se permit même quelques traits d’humour, quand il nous assura que les photographes n’étaient pas des sadiques parce qu’ils attendaient que les otaries se fassent happer et dévorer (voir la vidéo).

 

Il parla aussi (je ne vais tout relater ici)

- des possibilités de faire des photos exceptionnelles des requins en plein vol

- des conditions de « plongée » en cage, ou la visi est beaucoup moins bonne qu’à Guadalupe

- de l’appâtage, qui à une époque proposait du foie de requin, technique officiellement abandonnée aujourd’hui

- des bonnes techniques pour ne pas modifier les comportements des prédateurs,

- des prises de renseignements à chaque sortie pour alimenter une grande banque de données,

- de la stabilité des populations de grands blancs en Afrique du Sud, alors qu’en Méditerranée, on estime une baisse de 80% des effectifs depuis le début du 20è siècle,

- du risque de voir la protection des grands blanc remise en cause en Australie

 

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« si quelqu’un m’avait dit, un jour, tu prendras la photo du requin blanc qui va toucher le soleil avec sa queue, … je ne l’aurais pas cru »

 

 

La conférence se poursuivit par le jeu des questions réponses.

Une question l’embarqua dans une diatribe contre le marquage des requins de façon invasive, qui présente un danger pour le requin mais aussi pour l’homme ; il dénonça par la même occasion la chasse aux moyens financiers, la recherche de notoriété par des moyens plus que douteux et pour des résultats sans grand intérêt.

Une autre question aborda la survie des jeunes, l’absence de prédateur du grand blanc, l’existence de nurseries, ce qui lui permit de mettre un terme à une légende : le cannibalisme intra-utérin. Non, nous n’avons aucune preuve de cannibalisme intra-utérin chez le grand blanc. Par contre, cela existe chez le requin taureau (carcharias taurus).

Enfin, ayant en tête les images sensationnelles des « Sardine Run », je demandais si les grands blancs participaient à ces frénésies rassemblant de nombreuses espèces de prédateurs le long des côtes sud-africaines. Les Grands Blancs participent en fait très peu aux « Sardine Run », ils y ont été très peu observés. Le grand blanc préfère des poissons plus gros.

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Pour finir, il dédicaça les quelques livres qu’il avait apportés et se prêta aimablement à quelques discussions « en privé » et quelques photos.

 

Un grand merci à cet excellent orateur, qui par son accent et certaines de ses « traductions », donna à cette conférence un petit côté exotique.

Et un grand merci à Shark Mission France pour nous avoir rendu possible cette rencontre.

 

Quelques extraits ...

... et l'album photo en suivant le lien :

https://www.facebook.com/bloc.dixhuit/media_set?set=a.561616663914953.1073741832.100001998732783&type=3

 

* http://sharks-mission.fr/

   https://www.facebook.com/sharksmissionfrance

 

**http://www.apexpredators.com/

 

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Bloc18 Ray Manta - dans Rencontres
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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 14:53

articles-05-0005.JPGSi je devais résumer « notre » festival à deux choses, je donnerais deux titres : « Le piège blanc » et « Le cœlacanthe, plongée vers nos origines ». Deux films primés et deux rencontres très intéressantes avec Alban Michon et Laurent Ballesta, deux « personnages » qui ont accepté de partager quelques minutes avec nous, de façon fort sympathique. Dur-dur de répéter maintes et maintes fois les mêmes anecdotes, surtout qu’ils en étaient, eux, à leur quatrième jour !

Avec mes habituels acolytes, nous étions au Parc Chanot, à Marseille, sur le Festival Mondial de l’Image Sous-Marine (FMISM), ce dimanche 3 novembre. Parcourir les allées un peu au hasard, déambuler d’un stand à l’autre, croiser de nombreuses personnalités et d’innombrables quidam dans un seul but : la plongée et l’image sous-marine. Le Graal est aussi d’avoir la possibilité d’échanger quelques mots avec les gens reconnus dans le milieu. Ca avait été le cas, l’an dernier lors de la 39è édition, où nous avions rencontré Francis Leguen et Lamya Essemlali (présidente de Sea Shepherd France). 

Belle entrée en matière, des panneaux présentaient au public de nombreuses affiches de vieux films : vieux films, vieux matériel, vieux papiers, tout y était Vintage ! Même les acteurs !

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« Le piège blanc » fut la première œuvre que nous vîmes sur grand écran. Déjà diffusé sur France Télévisions, chez l’excellent Georges Pernoud (présent sur le site les jours précédents), le film avait alors réalisé une audience record pour la chaîne. Récompensé la veille par le Prix du Public, il était à nouveau diffusé ce dimanche pour les heureux veinards que nous sommes.

C’est juste après la diffusion  que nous avons pu rencontrer Alban Michon, l’un des deux interprètes-pagayeurs du film, devant son stand et la tente ayant servi à l’expédition. Se pliant sans problème aux jeux des questions-réponses, il nous a indiqué avoir eu deux fois le pressentiment que la fin était proche durant l’expédition, et tout ça avec le sourire !

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Dans la foulée de cette rencontre, nous croisions Greg Lecoeur. Tout juste primé Plongeur d’Argent pour ses photos dans la série Portfolio Images Numériques, Greg a, à son tour, partagé quelques instants et quelques souvenirs avec nous. Nous avions pu voir quelques-uns de ses clichés sur grand écran, avant la diffusion du « Piège blanc ».

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Puis trouvant Laurent Ballesta, enfin disponible et en tongues, c’est avec joie que nous avons pu discuter quelques minutes avec lui. Chose que nous n’avions pu faire l’an dernier tellement il était sollicité.

 

Du Coelacanthe à Ushuaïa, il a répondu à des questions qu’on lui avait déjà sans doute posées des milliers de fois. Quelques sourires quand je lui ai demandé ce qu’il pensait d’un litige concernant la paternité du premier film sur le cœlacanthe : un spécimen pêché avait été remis à l’eau puis filmé, sous la surface !

 

D’autres personnes connues et reconnues flânaient ça et là sur le Salon : François Sarano (l’Homme qui murmurait à l’oreille du grand blanc), André Laban (ancien de l’équipage Cousteau, dont un prix porte le nom), Lamya Essemlali (précédemment citée), Henri Eskenazi(photographe), René Heuzey (cinéaste), quelques pontes de la Fédé … et tous ceux que j’ai oublié ou pas vus !!!

Pour clôturer notre journée à Marseille, nous avons eu la chance d’assister à la seconde diffusion du film sur le Cœlacanthe, la boucle était bouclée. J’ai tiré quelques vilains clichés du film, pour ne pas rentrer bredouille.

Ce film n’obtint QUE le Prix Spécial du Jury. Après la standing ovation reçue après la présentation du film le samedi après-midi, beaucoup pensaient que la Palme d’Or allait lui revenir. Mais le Jury en décida autrement.

 

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(Laurent Ballesta, l’Homme qui murmurait à l’oreille du cœlacanthe)

 

La standing ovation :

 http://www.youtube.com/watch?v=z-ePRPlDciM&feature=youtu.be&desktop_uri=%2Fwatch%3Fv%3Dz-ePRPlDciM%26feature%3Dyoutu.be&app=desktop

 

le site de Greg Lecoeur :

http://www.greglecoeur.com/index.html

 

 

L’album de notre festival :

https://www.facebook.com/bloc.dixhuit/media_set?set=a.539605932782693.1073741831.100001998732783&type=3

 

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Bloc18 Ray Manta - dans Rencontres
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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 20:56

articles-04-5387-bloc.jpgRendez-vous était pris avec Air-One, mon binôme habituel, pour se rendre à Marseille, en ce samedi 3 novembre 2012, pour le 39è Festival Mondial de l’Image Sous-Marine.

 

Un coucou, en passant, au Napoléon …

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Non, pas celui-là, l’autre !

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C’est ça, celui qui a posé ses fesses sur le fond du port de Marseille (après la Sardine …)

Nous n’étions pas les seuls intéressés par le géant. Un espion venu du froid shootait à mort le bestiau :

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sans doute un spécialiste de la plongée sur épave, venu en reconnaissance. 

 

Après un temps fou pour trouver le Parc Chanot qui recevait l’évènement (merci à la blonde du GPS !!!), nous découvrions enfin le lieu, et tout le beau monde qui déambulait dans les allées ou participait aux projections. Des gens inconnus du grand public, mais bien connu des passionnés de plongée et d’images sous-marines.

 

Je cite, en vrac, Jacques Rougerie, concepteur du Sea Orbiter,

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http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/oceanographie-1/d/sea-orbiter-le-vaisseau-oceanographique_40619/

 

François Sarano, l’homme qui murmurait à l’oreille du Grand Blanc (Océans, de J.Perrin)

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Laurent Ballesta, biologiste, photographe, plongeur, participant aux émissions d’Ushuaïa Nature, et qui a filmé le coelacanthe à plus de 100 mètres de profondeur (et qui s’est tapé 4 heures de paliers – déjà au bout de dix minutes, je pète un plomb …),

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Francis Le Guen, plongeur et journaliste, auteur et acteur des « Carnets de Plongée » et qui vient de publier « Narcoses »,

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Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France et auteur de « Paul Watson, Entretien avec un pirate »,

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Jean-Michel Cousteau (le fils, en costume clair).

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Ainsi que Bill Todd (programme de recherche sous-marine de la NASA), René Heuzey (chef-opérateur sous-marin du film « Océans »), Alain Foret (auteur des « Plongée Plaisir »), Francis Merlo (président-adjoint de la Fédé), les Doridiens (administrateurs du site Doris) …

S’étaient déjà succédés dans la place Maud Fontenoy, Yann Arthus-Bertrand, …

Je vous le disais, que du beau linge !

 

Le Festival, c’est avant tout un lieu de rencontre et de partage : dédicaces des auteurs, amis réels ou virtuels des réseaux sociaux, futurs amis réels et/ou virtuels, conseils de pros pour la photo et la vidéo, stand de créateurs (peintres, artistes divers , nous avons vu une formidable lampe en forme de raie manta … le prix aussi était formidable !). C'est également un concours : photos, courts et longs métrages, livres …

articles-04-5351-bloc.jpg                     (L’auditorium)

 

Parmi les 36 000 prix décernés, j’ai retenu avant tout le Prix Corail du Livre attribué à Francis Le Guen pour « Narcoses » ; oui oui, y a bien un "s" à narcoses !

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La Palme d’Or du meilleur guide sous-marin pour Nicolas Barraqué et « La Photographie subaquatique » (photo piquée sur FB).

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Le stand de Turtle Prod reçoit ainsi deux palmes ; et deux palmes, c’est beaucoup mieux pour la plongée …

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Pour les films, j’ai retenu l’œuvre consacrée à l'un des compagnons de route du Commandant Cousteau, « Albert Falco l’océanaute », achevée peu de temps avant sa disparition.

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http://www.ushuaiatv.fr/ushuaiatv/magazines/speciales-ushuaia-tv/0,,7263935-VU5WX0lEIDU2MQ==,00-journee-mondiale-des-oceans-albert-falco-l-oceanaute-.html

 

Ainsi que « Les saumons-surprise » : de sublimes images relatant le long parcours des saumons d’Alaska vers le lieu de leur naissance. Ou comment, après avoir échappé aux attaques des requins blancs et des ours, puis aux ravages d’une éruption volcanique, ils parviennent à se reproduire, avant de finir dans le ventre des renards.

http://volcanspassion.blogs-de-voyage.fr/archive/2012/06/06/les-saumons-du-lac-surprise-au-coeur-du-volcan-aniakchak.html

 

Sur le stand de Turtle Prod, nous nous sommes entretenus quelques minutes avec Francis Le Guen, en attendant un réassort de « Narcoses », totalement épuisé avant notre arrivée, et avant la Palme. Quel succés !

15c-IMG_1551.JPG                   (et attendre, nous, on sait faire)

Un autre stand, bien animé aussi, aux noires couleurs de l’éco-pirate le plus célèbre au monde, proposait tee-shirt, BD, livres, et appelait aux dons pour la prochaine campagne anti-baleinière dans l’Antarctique. Là aussi, la discussion s’engagea ; Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France, répondit sans détours à nos questions (Japon, Féroés, thons de Méditerranée …).

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 Les enfants eurent aussi leurs occupations dans ce monde d’adultes passionnés. Un bassin, installé à l’entrée du Palais, leur permettait de caresser les raies et petites roussettes … ouh les méchants requins !  

D’autres se sont peut-être découvert une nouvelle passion : de futurs grands photographes ?

articles-04-5341-bloc.jpg                 (cliché publié avec l’accord du papa)

 

Binôme en a profité pour faire sa lettre au Père Noël !

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Nous avons pu observer, tripoter, soupeser le matériel photo. Cet ensemble de malade pesait dix kilos. Des fibres optiques partant du flash venaient se répartir autour de l’objectif. Le gars du stand, avec son improbable français, réussit à nous faire comprendre que tout était ... étanche, dieu merci !  articles-04 5343-bloc

 

Avant de quitter les lieux, nous pûmes assister à la prestation très Rock’n Roll de Bill Todd (vous savez, le type de la NASA). Chaude ambiance ! Remarquez-vous les verres vides ?

articles-04-5382-bloc.jpg25-IMG_1543.JPG

 

En sortant du Palais, je me disais ne pas regretter cette descente dans le grand Sud. Rendez-vous est pris avec binôme, pour le Salon de la Plongée, en janvier 2013 ... dans le grand Nord. articles-04-5388-bloc.jpg

J'en profite pour faire un coucou tout particulier à Pauline et Thierry, rencontrés dernièrement à la Coupe Neptune, et croisés par hasard au Festival.

 

BLOC-Notes :

Le blog de Francis Le Guen

http://www.blog.francis-leguen.com/narcoses-prix-corail-2012-au-festival-mondial-de-limage-sous-marine/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+LeBloguen+%28Le+BloGuen%29

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