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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 12:44

A l’initiative de Marc Langleur, et avec une dérogation temporaire de la Préfecture Maritime de Méditerranée, une plongée commémorative fut organisée, dans le sillage du commandant Cousteau, sur le site du Grand Congloué, sur la zone dite "interdite". Là où débuta l’extraordinaire aventure de la Calypso.

 

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1951 : suite à une information relatant la présence d’une pile de "vieux pots" au pied de l’îlot du Grand Congloué, Jacques-Yves Cousteau et Frédéric Dumas découvraient une épave antique, chargée de milliers d’amphores, coupelles et autres poteries. L’année suivante, avec l’organisation de fouilles archéologiques sur cette épave, la Calypso entamait la formidable carrière qu’on lui connaît. Firent partie de cette aventure des plongeurs dont les noms devinrent ensuite célèbres dans le petit monde de la plongée : Cousteau, Dumas, Beuchat, Falco, Laban, "Canoé" Kientzy …

 

14 juin 2014 : bonnets rouges, détendeurs Mistral, combinaisons noires à bandes jaunes, casques, masques et palmes "vintage"  étaient de sortie pour cette plongée commémorative, organisée le jour même des retrouvailles annuelles des anciens de la Calypso, à Marseille.

 

Sur le bateau, avait été conviée une quinzaine de plongeurs, des fans purs et durs, des photographes, des vidéastes, des blogueurs, des écrivains. Parmi ces privilégiés, le plongeur-journaliste marseillais Francis Leguen, Franck Machu, auteur de "Cousteau, 20 000 rêves sous les mers", Ryan Spence, collectionneur américain venu tout spécialement, Marc Langleur, initiateur du projet … C’est Mariuz Makowsky, de Massilia Plongée, qui fournissait la structure et son bateau, le Black Pearl. Pour plonger sur une zone interdite, quoi de plus judicieux que de s’y rendre avec le Black Pearl !

 

Pour cause de mistral et de houle, l’immersion se fit du côté Est du Grand Congloué. En partant avec la roche à main gauche, nous avons contourné l’îlot pour descendre vers la profondeur de 40 mètres, où nous avons trouvé les premiers vestiges des fouilles : la suceuse qui fut utilisée pour désensabler les amphores. Dans un piteux état, et en plusieurs morceaux, cet aspirateur a offert de curieux supports à l’installation de gorgones rouges. Les flashs crépitaient, les photographes prenaient des positions inédites pour saisir les meilleurs angles, malgré ces myriades de longues particules effilées, dues sans doute aux fortes chaleurs des jours précédents.

 

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En s’éloignant quelque peu de la roche, sur le sable, quelques formes anormales émergeaient. En tapotant légèrement, nous constations qu’il s’agissait de tessons de poteries : cols d’amphores,  morceaux de coupelles … tous fortement concrétionnés. Algues, éponges et ascidies avaient depuis longtemps pris possession de ces antiquités. Pour ma part, l’émotion était à son comble. Outre le tombant de gorgones que j’avais à peine regardé, ces "reliques" de suceuse et cette terre cuite bimillénaire valaient, à elles seules, le déplacement. C’était une plongée d’anthologie que nous vivions.

 

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Et que dire de cette petite raie bouclée (raja clavata) qui vint nous rendre visite au ras du sable, à 45 mètres. Peu habituée à voir des plongeurs, elle resta quelques minutes parmi nous, sans doute pour nous signifier que c’était là son domaine.

 

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Mais l’heure de quitter ces lieux de mémoire approchait, j’entamais ma remontée sur le tombant lorsque l’un de mes sujets préférés me tendit ses bras délicats : un gorgonocéphale, peu effarouché par toute cette lumière artificielle inhabituelle en ces lieux. Et pan, une minute de palier supplémentaire !

 

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Mais le spectacle ne s’arrêtait pas là, et la magie continuait d’opérer. Durant la lente ascension et les paliers de décompression, Christian, le "Mistralopithèque" assumé, offrait sa silhouette hors du temps aux photographes. Equipé vintage de la tête aux pieds, il semblait sortir d’un énième épisode de "Back to the future". Il nous jouait un remake du "Monde du silence". Cette posture méritait bien un petit bidouillage des couleurs !

 

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Je sortais la tête de l’eau encore tout ému. Le contexte de cette plongée, les personnes côtoyées sur le bateau et sous l’eau, les évènements encore à venir … Tout donnait à cette journée une saveur particulière, une allure de petite odyssée, dans le sillage de l’équipe Cousteau.

 

AFFAIRE A SUIVRE !

 

Les photos sur les albums dédiés :

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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 15:45

  C’est un truc que tout plongeur redoute : caisson = accident !

  On y va rarement de bon cœur, et pourtant, lorsque l’ami Marc me proposa un "baptême" caisson, je sautai sur l’occasion de faire une plongée un peu inhabituelle. Par contre, faut avouer qu’après Cuba, ça manquait cruellement de poiscaille !

 

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Nous voilà donc, en ce mardi 13 mai, dans les locaux de la Polyclinique Urbain V d’Avignon, au Centre d’Oxygénothérapie Hyperbare. Sous la houlette du Docteur JJ Albertini, responsable du service, qui nous servit donc de DP, nous allions effectuer une plongée à 30 mètres, au sec … ou presque. Laissant à l’extérieur appareils photos, briquet, montres … nous nous engouffrions dans le méga bloc, pouvant accueillir jusqu’à huit personnes assises. William, ancien para, ancien ambulancier, reconverti en manipulateur de caisson hyperbare, était notre pilote. C’est lui qui géra la "machine" de bout en bout (ne cherchez pas un quelconque jeu de mots dans cette fin de phrase). Devant son ordi, et grâce à une caméra placée dans le caisson, il put nous voir et nous entendre durant toute la plongée A bord du caisson, le Docteur T. Durney fut notre guide de palanquée, pour nous expliquer toutes les étapes de l’expérience.

 

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Une fois bien installés, les portes bien fermées, la plongée put débuter. Les sensations diffèrent là de celles connues en plongée "mouillée" : l’eau, l’environnement, le vent, les vagues et le courant inexistants, tout cela jouant, en temps normal, sur le comportement du plongeur. Ici, aucun risque de manquer d’air, de se perdre, les signes manuels sont totalement inutiles, l’ivresse des profondeurs autorisée … par contre l’équilibrage des oreilles se fait constamment, les doigts ne quittent pas le nez jusqu'à l'arrivée. Et à l’inverse du milieu sous-marin, la température augmente à la descente. A trente mètres, la température est montée à 30 degrés, l’air comprimé montant en température, comme un bloc que l’on vient de gonfler. A la transpiration (phénomène peu connu en plongée à cette profondeur), est venu s’ajouter l’aspect le plus drôle de l’expérience : la voix de canard ! La pression jouant sur les cordes vocales, le timbre de la voix se déforme.

Nous nous en sommes donnés à cœur-joie. Les rires nasillards répondaient aux vannes fusant de toutes parts. Certains auraient-ils narcosé ?

Ce fut une autre histoire à la remontée. La température est redescendue et le brouillard est apparu, nous sommes passés des tropiques au fog londonien, en quelques minutes. Ceux qui avaient ôté une couche de vêtement firent l’opération inverse. Nous avons bien perdu vingt degrés dans l’histoire !

 

On peut se poser la question de l’utilité d’un caisson hyperbare si loin dans les terres, Avignon ne se situant pas près de la mer, aux dernières nouvelles.

L’intérêt principal de l’oxygénothérapie hyperbare est d’accroître de façon très importante le taux d’oxygène dissous dans les liquides de l’organisme. On en tire un bénéfice considérable dans le traitement de nombreuses pathologies : chirurgie de revascularisation, embolie gazeuse, ulcères diabétiques, arthrites, plaies diverses, greffes osseuses … et bien sûr accidents de plongée. Même si ce n’est pas là, la principale utilisation. Selon les pathologies, les patients peuvent être suivis pendant des mois.

Le caisson, éprouvé pour "descendre" à 50 mètres au départ, a été ré-éprouvé en 2002. Rempli d’eau, il a subi une pression deux fois supérieure à la pression de service, soit 12 bars. Il fut déclassé à 30 mètres, afin de ne plus avoir à subir cette ré-épreuve tous les 10 ans. A 30 mètres, il peut toujours gérer l’ensemble des pathologies.

 

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Bien guidés par notre chef de palanquée et notre pilote, nous sommes ressortis entier et en pleine forme, nous avons très largement respecté nos paliers, à six mètres, puis à trois. A voir la courbe ci-dessous, on peut parler d’une plongée carrée !

 

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 10:55
« Vendredi 13 » Diving articles-05-9115.JPG
 
Depuis quelque temps, avec binôme Air-One, nous sommes partis dans un trip « nouvelles expériences », genre unusual dive.
De mon côté, partir en Bretagne en fin août,c'était déjà un truc de dingue. Y plonger relevait de la folie !!! Soyez sans crainte, j’en suis sorti sain et sauf … et heureux de cette découverte.
 
Plonger en lac fait partie de ces trucs, que nous, plongeurs de Méditerranée, considérons comme un palliatif pour ceux qui ont un accès restreint à la Méd. Et justement, c’est ça qui nous attire. Un truc un peu fou, dans des endroits où, croit-on, il n’y a rien à voir !
En ce Vendredi 13, nous voilà donc partis à l’aventure, vers un lieu froid, où règne la pénombre, à la recherche de nouvelles sensations.
« Laker Seb », le régional de l’étape, nous emmenait donc à la découverte de son terrain de jeu : le Lac du Bourget. Pour cette première approche, il avait décidé de nous faire plonger à la Pierre à Bise et au Tombant de Châtillon, au nord du lac.
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La première plongée eut lieu à la Pierre à Bise, juste en face de l’Abbaye de Hautecombe.
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Pour l’occasion, le grand-angle était de sortie.
En attendant mes compères, je parcourais les abords du site, et effectuais mes premiers coups de palmes dans des algues inconnues.
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L’eau plutôt claire et la température à 25° n’étaient qu’un leurre, les choses allaient bientôt évoluer. Au bout de quelques mètres, la température chutait à 15° et la touille limitait la visi à très peu !
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 Arrivé à environ 15 mètres de profondeur, alors que le froid s’emparait de moi, j’avais l’impression d’avoir oublié d'enfiler ma combi par-dessus mon maillot de bain ! J’engageais alors avec moi-même un dialogue intérieur : « c’est pas possible, je ne vais pas tenir. Faut que je lui dise que je remonte ! » Et je me souvins de ce que « Laker Seb » m’avait dit juste avant l’immersion. Le corps allait vite s’habituer à la température. Et j’avais plongé à 13° en Bretagne, alors No Panic. Et effectivement, mon corps s’acclimata. C’est à ce moment-là que je compris le vrai sens de l'expression « être saisi par le froid » ! Mon ordi afficha subitement le triste chiffre de 7°, nous dépassions à peine les 20 mètres ! Le vert dominant laissait peu à peu la place au noir profond. La couche de touille, cette masse de particules qui stagnent entre 10 et 30 mètres, stoppait les rayons du soleil. On se faisait une plongée de nuit, en plein jour !
A trois, nous formions une équipe de choc ! Choc thermique, bien évidemment !
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A partir de là, malgré la proximité des binômes, on se sent seul, dans le noir, dans le froid, à la merci d’un éventuel danger venu des profondeurs ! Vendredi 13, le bien nommé !
Malgré un lestage fortement revu à la baisse (3 kilos au lieu des mes 6 habituels, plongée sans sel oblige), la descente me semblait rapide. Les 40 mètres s’affichaient, puis 50. A ce moment, on se sent encore plus seul. Ayant une confiance absolue en notre hôte du jour, je le suivais sans me poser de question. L’objectif fixé était d’atteindre les 60 mètres et de remonter pépère par la roche.
Et hors de question de glisser, le fond se trouvant vers 120 mètres !!!
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Une fois l’objectif atteint, nous attaquions une tranquille ascension, mais quelque peu éloignés de la roche, c’est en pleine eau que nous remontâmes. Nous ne trouverons pas le tombant. Parachute sorti, nous effectuâmes un court palier de sécurité.
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Avant la sortie de l’eau, je partais me balader dans les algues peu profondes. Je faisais la rencontre d’un petit brochet, peu farouche.
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A peine réchauffés et approvisionnés, le Tombant de Châtillon nous tendait les bras.
Sur la commune de Chindrieux, tout au nord du lac, un espace fort accueillant sert de camp de base à la plongée.  
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La plongée est ici un peu différente.
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Dans un premier temps une prairie algale peu profonde nous mena au tombant rocheux, qui chutait à plus de 60 mètres. Le but était d’atteindre les 50 mètres et d’aller à la rencontre des lottes cachées dans les failles.
Je ne reviens pas sur les mêmes sensations ressenties : le froid, le vert puis le noir, la descente rapide (avec encore un kilo de dégagé). Sans lampe, on ne distinguait presque rien du relief.
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Les premières lottes (lota lota) apparaissaient vers 40 mètres.
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Descendus jusque 52 mètres, en ayant pu observer plusieurs autres spécimens de lottes, c’est le mano qui dicta sa loi : les 100 bars restant allaient nous suffire pour remonter et effectuer nos paliers.
Lors de notre second passage sur la prairie, perches et perchettes (perca fluviatilis) nous offraient un petit spectacle, tantôt en bancs de juvéniles, tantôt immobiles sur les longues algues. Sans compter les furtives écrevisses, qui ne semblaient pas apprécier la promiscuité avec homo palmus.
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Mais au-delà de la faune, c’est tout l’environnement qui m’a bien plu. Longues algues, roches diverses, troncs d’arbres envasés …
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A trois mètres de profondeur, la clarté de l’eau nous permettait d’apercevoir la végétation extérieure. Grâce au grand-angle, je pus sortir quelques clichés intéressants. Nous passions nos 8 minutes de paliers dans cet entrelacement de végétaux.
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Nous qui étions venus découvrir de nouvelles sensations, nous fûmes servis : le dépaysement total.
Je tiens à remercier notre hôte Seb, pour unusual dive !
 
 
Les photos de ces plongées sont visibles sur :
- Google +
- Facebook
Pour en savoir plus sur ces deux sites :
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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 12:31
J’ai plongé à l’ouest !!!
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    (Audierne, Finistère)
 
Plonger à l’ouest …
C’est comme être narcosé : à un moment, on se demande ce qu’on fout là !
Sous le crachin, dans une eau à 13° et une visi à ch…
Plonger à l’ouest   
C’est comme être narcosé, suite à une grosse consommation de Kerné, additionnée à une immersion dans une eau à 13° (je confirme). Mais cette eau aurait, d’ailleurs, plutôt tendance à réveiller !
Plonger à l’ouest …  
Eh bien, c’est le pied total !
Une grande première pour moi. Et pour être franc, je m’attendais à pire.
 
Tout juste revenu d’une croisière en Mer Rouge, je me jetai à corps perdu dans la plongée extrême : la plongée bretonne.
J’ai subi un CHOC thermique !
Passer d’une eau à 27-28° à un frigo, croyez-moi, ça réveille.
 
Trêve de plaisanterie !
Une semaine passée sous le soleil breton, à quelques kilomètres de la Pointe du Raz, dans le Finistère, avec des températures avoisinant les 25° chaque jour … un temps idéal après les températures caniculaires du sud de la France. Juste un peu de crachin de temps à autre pour bien rappeler à tout le monde que ce n'est pas les Maldives !
Le Finistère signifie « fin de la terre », et qui dit fin de la terre, dit début de la mer …
Et dans la mer, on plonge.
Et dans celle-là, on plonge donc à l’ouest ! CQFD 
C’est sur « Audierne Plongée », aussi connu sous le nom des « Plongeurs du Cap », que je jetais mon dévolu. Ce choix n’était pas innocent, puisque je comptais bien y rencontrer une certaine personne, elle se reconnaîtra !
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  (beau ciel bleu, n’est-il pas ?)
C’est en compagnie d'Yvette et Jean-luc, plongeurs bigoudens, rompus à l’immersion dans « l’enfer vert », que je découvrais les mystères de l’ouest, sur des sites tels que « Cotten », « Bass Priol », ou « les Echelles », sur une zone estampillée « réserve marine ».
Aussitôt immergé et descendu sur les plateaux rocheux, à 20 mètres de profondeur, ce fut d’abord la flore très particulière qui ma rappela abruptement qu’ici, point d’herbier de posidonie, point de récif corallien, mais ces longues algues ondulant dans le courant, les laminaires. En se laissant hypnotiser par leur mouvement, on peut rapidement se retrouver « à l’ouest ». En tout cas, pas facile d’y dénicher un nudibranche !!!
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Mes deux chaperons, la « GreenTeam », se sont échinés, au cours de ces trois plongées, à me débusquer des représentants de la faune locale.
En premier lieu, les tacauds (trisopterus luscus), que j’aurais sans doute trouvés tout seul, tellement ils étaient nombreux à certains endroits.
Pas effrayés pour deux sous, ils déambulaient parmi les palanquées. Ca passait dessus, dessous, devant, derrière. Y en avait des tas, des jeunes et des vieux … tacauds !
Un téméraire s’est même permis de passer entre mon visage et mon APN, au bout de mes bras tendus. Sans doute voulait-il me répondre du tacaud-tac !!! (sorry, pas pu m’en empêcher)
Pas facile de sortir un cliché extra dans cette purée de pois !
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J’eus droit à un énorme plateau de crustacés : homards en-veux-tu-en-voilà, araignées, tourteaux embusqués, bouquets de crevettes, et même langouste. Ce qui représentait un petit évènement, les langoustes ayant pratiquement disparu de la zone. Et la réserve produisant ses effets bénéfiques, elles réapparaissent par-ci par-là.
Sur Bass Priol, je croisais même la route du Sheriff local.
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   (araignée de mer atlantique – maja brachydactyla- et son étoile cuir sanguine – henricia sanguinolenta)
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   (langouste – palinurus elephas)
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   (homard européen - homarus gammarus)
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   (tourteau – cancer pagurus)
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   (crevettes bouquets – palaemon serratus)
 
Les congres (conger conger) sont ici très présents, petits et gros, camouflés ou en pleine eau, craintifs ou bagarreurs.
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Je voyais, pour la première fois, des oursins globuleux (echinus esculentus), qui n’ont rien à envier aux oursins melons,
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… des anémones perles, ou bijoux, ces petits joyaux des roches (corynactis viridis),
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… des anémones marguerites (actinothoe sphyrodeta),
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… des lèches-doigts de Lefèvre (aslia lefevrei), les concombres capteurs locaux,
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… des étoiles à sept bras (luidia ciliaris)
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... des étoiles cuirs sanguines (henricia sanguinolenta)    
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… des gorgones verruqueuses, typiques des tombants bretons (eunicella verrucosa)           
             articles-05-8641.JPG    (ici, avec un alcyon rouge, ou doigts de Neptune – alcyonium glomeratum)    
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Les laminaires recèlent aussi des petites choses, il suffit de regarder. De nombreux gastéropodes se laissent bercer, hissés sur les thalles. articles-05-8689.JPG 
Lors de ma dernière plongée, alors que nous effectuions nos paliers à 3 mètres, nous eûmes la surprise de flotter dans une pluie d’étoiles. En effet, d’innombrables étoiles de mer, ou plutôt d’êtres ressemblant à  des étoiles, à l’état planctonique, nous offrait un spectacle surprenant. Il ne fut pas aisé d‘en capturer une.
 Ceci tombe à point nommé : un article paru dans le dernier Plongée Mag, reçu il y a peu, met en avant ces petits êtres qui pourraient passer inaperçus au palier.  articles-05-8802.JPG
 
Bilan de l’opération : trois plongées, une température qui oscillait entre 13 et 16 degrés, une visi plus que moyenne (mais je m’attendais à pire), un temps très convenable (sauf le crachin du dernier jour, mais je m’attendais à pire). Le plus drôle, c’est que je n’ai jamais eu froid, alors que mes binômes bigoudens …
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N’en ayant pas eu assez avec la plongée-bouteille, j’ai tout de même tenté le snorkeling, la Pointe de Saint-Hernot, sur la Presqu’île de Crozon, ayant un cadre qui se prêtait bien à cet exercice.
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Dans une eau à 13 degrés, et muni d’une combi de 3 mm, j’ai tout de même tenu un peu plus de 20 minutes, pour découvrir des rochers surpeuplés d‘étoiles de mer glaciaires (marthasterias glacialis), également présente en Méditerranée. Un congrés, sans doute, ou un rassemblement en vue de se reproduire. IMGP0635.JPG 
Les bons plans :
(on m’a conseillé, je vous conseille)
  
-Librairie Ar Vro à Audierne, pour des souvenirs intelligents
 
-Biscuiterie de la pointe du Raz, pour des souvenirs gustatifs
 
- Au Loup Garou gourmand (la Maison des 100 bières bretonnes) à Locronan, pour des souvenirs rafraichissants (attention tout de même, piège à touristes ... la ville, pas l'épicerie) 
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-Le Kaludi (à Confort-Meilars) et An Dol Breizh (à Audierne) pour de succulentes crêpes
 
-Audierne plongée (ou les Plongeurs du Cap) pour de succulentes plongées

 

 

-le chaleureux Gîte des Deux Baies, à Confort-Meilars, pour se loger

http://gitesdes2baies.pagesperso-orange.fr/

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- La Pointe de Saint Hernot, la Pointe du Raz, la Baie des Trépassés, la Presqu’île de Crozon … pour d’agréables balades ou de belles randonnées

 
BREIZH DIVING
 
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Retrouvez les photos de ces plongées sur Google + :

https://plus.google.com/u/0/photos/106061858289039016385/albums/5920445208409855873

 

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