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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 19:15

(Bienvenu en ce lieu de perdition, aux nombreuses allusions au sexe, à la bouffe, à la chasse, aux alliances et tromperies, aux  comportements les plus singuliers, aux attitudes les plus marginales. Cette rubrique va parcourir le monde sous-marin à la recherche des bizarreries et autres étrangetés de la nature. « Vous avez dit bizarre ! »)

 

« Le monde de Nemo » et ses deux sympathiques poissons-clowns ont engendré, il y a quelques années, une véritable passion pour ces gesticulants poissons.

Pour un plongeur photographe, le clown déambulant aux abords de son anémone est toujours un spectacle qui mérite de figurer sur quelques clichés.

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       (Panorama Reef, juin 2013)

 

Seul poisson-clown présent en mer Rouge, Amphiprion Bicinctus, se rencontre également dans le Golfe d’Aden, aux Maldives, dans le canal du Mozambique, les Mascareignes, à la Réunion, et en mer de Chine.

 

De la surface à trente mètres de profondeur, A.Bicinctus vit toujours associé à une anémone. Cinq espèces différentes peuvent lui offrir le logis :

l’anémone magnifique (heteractis magnifica),

l’anémone à bouts renflés (entacmea quadricolor),

l’anémone cuir (heteractis crispa),

l’anémone perle (heteractis aurora),

l’anémone tapis ou carpette (stichodactyla gigantea)


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            (heteractis magnifica, Garden Middle, Marsa Alam, mars 2008)

357-poisson-clown-et-son-anemone-cuir-heteractis-crispa.JPG          (heteractis crispa, Uhm al ala, mars 2008)

 

Il s’éloigne très rarement de son hôte. Il le nettoie en le débarrassant de ses tentacules morts, le protège de potentiels agresseurs, comme les poissons-anges, les poissons-papillons et les balistes, grands amateurs de tentacules. J’eus même l’occasion d’observer des clowns s’attaquant à une tortue qui venait nonchalamment brouter leur anémone.

 

Les clowns partagent aisément leur anémone avec une autre espèce de poissons, issus du même groupe des demoiselles. En effet, les juvéniles de dascyllus à trois points (dascyllus trimaculatus) passent leur prime jeunesse au sein des tentacules d’anémones.

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             (clowns et dascyllus, dans une anémone magnifique, Panorama Reef, juin 2013)

 

En retour, l’anémone lui procure gîte et protection, par ses cellules urticantes auxquelles aucun autre poisson ne peut se frotter. Les poissons-clowns consomment leur nourriture au sein des tentacules, et l'anémone, carnivore, peut profiter des restes de ces repas.

Les sites nommés « anemone city » (Panorama Reef, Daedalus Reef, Ras Mohamed …) regorgent d’anémones, ce sont de véritables jardins. On a du mal, parfois à distinguer un individu de son voisin. Dans ces lotissements, tous les murs sont mitoyens.

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            (Daedalus Reef, juin 2011)

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             (Panorama Reef, juin 2013)

  

Les poissons-clowns vivent en couple ou en bancs de plusieurs dizaines d'individus au-dessus de leurs anémones.

Comme tous les Amphiprions, A.bicinctus est hermaphrodite protandre : au cours de sa vie, un mâle peut être amené à se transformer en femelle.
Le couple fonctionne d’une façon bien particulière. La femelle est plus grosse que le mâle reproducteur, qui est lui-même plus gros que les autres mâles, immatures, et qui attendent sagement leur tour : ce statut social inférieur inhibe fortement leur croissance.

En cas de disparition de la femelle, le mâle dominant prend sa place en se transformant, et le mâle immature le plus grand devient mâle reproducteur.

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           (Elphinstone Reef, juin 2011, de nuit)

 

Le rôle du mâle dominant s’étend aussi aux soins apportés à sa descendance.

En premier lieu, il prépare et propose un substrat adéquat (pan de rocher, morceau de corail) à sa belle, pour qu’elle y dépose sa ponte (entre 500 et 1500 œufs) qu'il va ensuite venir féconder.

384-couple de poissons clowns protégeant sa ponte

              (Marsa Alam, mars 2008)

 

Son job ne s’arrête pas là. Il va protéger les oeufs, les soigner, les nettoyer, les ventiler en leur soufflant dessus par la bouche, jusqu’à leur éclosion, entre 7 et 10 jours plus tard. Un vrai papa-poule ! Les larves vont rejoindre le plancton pendant plusieurs semaines, avant de se trouver leur propre anémone. Si le mâle dominant ne se montre pas à la hauteur, il peut être chassé et remplacé. Dur-dur d'être un clown mâle !

 

Le clown partage, avec certaines espèces de poissons, la capacité d’émettre des sons, par des claquements de mâchoires. Ce mode de communication est utilisé soit pour exprimer son hostilité à un concurrent, soit pour éloigner un danger (un plongeur par exemple), soit pour attirer un partenaire.

Quel photographe n’a jamais été « agressé » par ces petits délinquants, venant lui faire face et cogner le hublot de son caisson d’appareil-photos, en jouant des mandibules. Ou n'a jamais subi des petites morsures sur les bras ou les doigts.

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             (Panorama Reef, juin 2013)-7885 croisière mixte

 

 

grande anémone magnifique rouge :

http://www.dailymotion.com/video/xhdabc_poisson-clown-et-anemone-magnifique_animals

 

 

protection de l’anémone :

http://www.dailymotion.com/video/xju5ib_poisson-clown-et-anemone-abu-dabbab_sport  

 

 

la ponte :

http://www.dailymotion.com/video/xhddop_couple-de-poissons-clowns-et-leur-ponte_animals

 

Les dernières Minutes

- le gorgonocéphale

- le blanchiment des coraux

- histoires d’œufs

- le corail rouge

- l’holothurie tubuleuse

- la bonellie verte

 

SOURCES

http://doris.ffessm.fr/fiche2.asp?fiche_numero=1001

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 16:25

 

(Bienvenu en ce lieu de perdition, aux nombreuses allusions au sexe, à la bouffe, à la chasse, aux alliances et tromperies, aux  comportements les plus singuliers, aux attitudes les plus marginales. Cette rubrique va parcourir le monde sous-marin à la recherche des bizarreries et autres étrangetés de la nature. « Vous avez dit bizarre ! ») 

 

   J'ai toujours été un fana de mythologies, notamment grecque et romaine ; alors quand j'entends parler de gorgonocéphale ou  "tête de gorgone", je monte au créneau. Dans les eigthies, une période que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, j'ai vu "Le choc des Titans", film anglais sorti en 1981, puis lu le livre adapté du film, et ce fut un CHOC, et je ne parle pas des kitschissimes effets spéciaux, ou de la coiffure du héros. Le rapport avec le gorgonocéphale, me direz-vous ?

 

L'allure générale d'un gorgonocéphale fait penser à la chevelure de Méduse, je m'explique : et là, je ne me fatigue pas trop, parce que je vous livre un texte entièrement copié-collé du site Doris (comment raconter la même histoire sans paraphraser ?)

"Les deux divinités marines Phorkys et Céto (elle-même à l’origine du nom de Cétacés) eurent trois filles : les sœurs Gorgones nommées Sthéno, Euryale - immortelles- et Méduse (la seule mortelle des trois). Méduse avait le pouvoir de pétrifier ceux qui croisaient son regard. Méduse qui possédait une chevelure magnifique séduisit Poséidon, ce qui irrita Athéna, celle-ci se vengea en transformant ses cheveux en serpents. L’allure générale d’un gorgonocéphale fait penser à une chevelure de serpents d’où son nom : « tête de Gorgone ». La suite compliquée des aventures de la Gorgone Méduse et de sa famille concerne les Cnidaires…."

 

   Pour ce qui ont vu le dernier "Choc des Titans", le remake, sorti en 2010, la Gorgone Méduse est l'un des personnages de l'intrigue, puisque c'est avec sa tête que Persée vient à bout du Kraken. Accessoirement aussi, c'est le sang de Méduse, qui est à l'origine du corail rouge, toujours selon la légende...

 

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                                                        masques en terre cuite, visage de Méduse, Sicile

 

   Pour un animal que l'on trouve surtout au-delà de 40 m, nous avons eu un sacré coup de bol, en ce dimanche de mai 2010, lors d'un stage-bio niveau 2, à Cala Montjoi (nord-ouest de l'Espagne). Sur le site de "Cova del Pelligrini", alors que nous longions la falaise à  la recherche du tombant, c'est sur la crête de celui-ci que mon regard  fut attiré par un amas, agglutiné  autour des branches d'une gorgone rouge (encore une référence mythologique). J'ai tout de suite reconnu le gorgonocéphale, uniquement vu en photo jusqu'à ce jour, et alertais, tout surexcité que j'étais, binômes Lolo et Daniel. Et je m'assurais que j'étais bien à la profondeur où démarre le tombant, soit à -31 mètres.

Nous avons tourné autour quelques minutes, avant d'attaquer le tombant proprement dit. Nous avons été la seule palanquée à voir Astrospartus mediterraneus ... trop forts, les gars ! L'être planctonophage ne déployant ses bras que la nuit, en quête de particules nourricières, nous ne pouvions décemment pas attendre le coucher du soleil.

Il m'a ensuite été donné d'en revoir sur Marseille, sur l'Impérial du Milieu et le Tombant du Planier, puis sur l'Elevine, et tout dernièrement sur les structures du Donator, lors d'une furtive plongée.

 

Par contre, en Martinique,  pas une plongée sans rencontrer le cousin caraïbe, Astrophyton muricatum, puisqu'il est visible entre 6 et 30 mètres de profondeur. C'est lors de la plongée de nuit, sur une petite épave, que nous avons eu la chance d'en voir quelques-uns  presque totalement déployés. Magnifique spectacle !

 

Quant à la Mer Rouge, elle possède aussi son spécimen, Astroboa Nuda. Bien calé dans sa cachette le jour (je pus en voir un enfoncé dans les structures métalliques de la mitrailleuse sur l'épave du Thistlegorm), et déployant ses bras la nuit tombée, il a lui aussi sa forme régionale, moins massive par rapport à l'espèce méditerranéenne.

 

Le Gorgonocéphale est une espèce apparentée aux étoiles de mer, et autres échinodermes. De la classe des Ophiuridéss, il appartient à la famille des gorgonocéphalidés, qui regroupe tous les gorgonocéphales de la création.

 

-- Gorgonocéphale (astrospartus mediterraneus)

    Cova del Pellegrini, Cala Monjoi, Rosas 075-gorgonocephale-enroule-autour-d-une-gorgone-rouge--30.jpg

 

   Tombant de l'Elevine, Côte Bleue005-jeune gorgonocéphale

 

   Impérial du Milieu, Riou, Marseille

0848-gorgonocephale--vue-d-en-dessous.JPG

 


   Tombant du Planier, Marseille

1040-gorgonocephale.JPG1041-gorgonocephale.JPG

-- astrophyton ou gorgonocéphale géant (astrophyton muricatum)

    de jour, enroulé autour des branches de gorgones - les Sources Chaudes, Saint Pierre   673-gorgonocephale.jpg

   

    de jour, blotti au creux d'une éponge barrique - les Jardins du Prêcheur, Saint Pierre

368-astrophyton-geant-au-fond-d-une-eponge.jpg

 
   de nuit, retractés ou déployés - épave de l'Amélie, Saint Pierre 

605-gorgonocephale-et-poisson-trompette-sur-gorgone-arbore.jpg

 

-- gorgonocéphale de Mer Rouge (astroboa nuda)

    de nuit, sur la roche - Elphinstone Reef, Egypte

0422-gorgonocephale.jpg

0407-bras-de-gorgonocephale.JPG

 

sources : http://doris.ffessm.fr/fiche2.asp?fiche_numero=274

             http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Choc_des_Titans_(film,_1981)

 


LIBEREZ LE KRAKEN QUI EST EN VOUS !

 

    

http://www.youtube.com/watch?v=nUUYAxQAD5Y

 

 

Les dernières Minutes :
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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 11:00
(Bienvenu en ce lieu de perdition, aux nombreuses allusions au sexe, à la bouffe, à la chasse, aux alliances et tromperies, aux  comportements les plus singuliers, aux attitudes les plus marginales. Cette rubrique va parcourir le monde sous-marin à la recherche des bizarreries et autres étrangetés de la nature. « Vous avez dit bizarre ! »)
 

« Blanc comme neige »

 

Ne vous méprenez pas, nous sommes toujours dans la bio sous marine !

Le blanchiment en question n' a rien à voir avec nos voisins hélvètes, ni avec une quelconque actu sociale ...

 

  divers-articles 2407         
                       
Lors de mon dernier séjour en Martinique (novembre 2010), j'avais observé, à maintes reprises, des organismes marins à l'allure blanchâtre. Certains étant des coraux dits "durs", comme le corail cerveau ou ces porites (photo ci-contre), je me doutais qu'il s'agissait de colonies ayant subi un blanchissement. Mais pour d'autres organismes, comme les anémones, les coraux cœurs d'artichaut, les zoanthaires, la question restait en suspens : santé fragile ou espèces pâlottes.  
 
 
         
       articles 2296-164         
Suite à des recherches poussées sur le net et divers échanges avec des spécialistes, j'ai eu confirmation qu'il y avait bien eu un épisode de blanchissement de coraux à cette période, et pas seulement des coraux proprement dit (les coraux durs), mais aussi pour d'autres espèces de cnidaires; le groupe des  cnidaires étant un embranchement  qui englobe toutes les espèces ayant l'allure générale d'un polype, à cellules urticantes (les cnidocytes) : les coraux durs , les coraux mous, les anémones, les méduses ...          
 
  
  
  
         
  Le dernier épisode de blanchiment avait eu lieu en 2005, touchant surtout les sclératiniaires (coraux durs) et les gorgones plumes.           
 
   Les coraux, et assimilés, abritent des algues unicellulaires microscopiques, les zooxanthelles. Coraux et zooxanthelles vivent en symbiose : exposition lumineuse et abri sont fournis par le corail, en échange d'oxygène et des restes de nutriments. Cette  symbiose est essentielle  pour de nombreuses espèces d'invertébrés, surtout dans les zones pauvres en plancton. En situation de stress, notamment la modification de son environnement : température, salinité, pollution ..., le corail peut expulser ses zooxanthelles, et de ce fait, perdre sa couleur ; on parle alors de blanchiment, qui peut aboutir à la mort du corail.
         
Les coraux durs (ou sclératiniaires/madréporaires)
-colonie de corail méandreux (meandrina sp), en bonne santé (Tombant de Coucoune)
articles 2764
-corail-cerveau (Colpophyllia natans ), colonie blanchie (la Perle)
640-corail-cerveau-symetrique-blanchi.jpg
-corail digité (porites porites), colonie en bonne santé (Tombant de Coucoune)
articles 2740-501
- corail digité (porites porites), colonie blanchie  (tombant de Coucoune)
articles 3183
         
- corail solitaire coeur d'artichaut (scolymia cubensis), en bonne santé (Canyons de Babodi)
744-corail-coeur-d-artichaut.jpg
 -corail solitaire, individu blanchi (Canyons de Babodi)      
394-corail-solitaire-de-wells--blanchi.jpg
 
Les coraux sans squelette (actiniaires)
- anémone soleil (stichodactyla helianthus),  individu en bonne santé (Jardins du Prêcheur)
articles 2336
 - individu blanchi (Jardins du  Prêcheur)articles 2302
 
 
- anémone géante (condylactis gigantea), individu en bonne santé (le Mât)
articles 2201- un individu blanchi (le Diamant)       st marcos-anémone géante blanchie
- zoanthaires soleils (palithoa grandis), individus blanchis (Canyons de Babodi)     745-zoanthaires-soleils.jpg
- individus blanchis et colorés, en voie de blanchiment ou de recoloration (Sources Chaudes)      
665-zoanthaires-soleils--certains-blanchis.jpg 
 
 
Les dernières Minutes :
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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 06:00
(Bienvenu en ce lieu de perdition, aux nombreuses allusions au sexe, à la bouffe, à la chasse, aux alliances et tromperies, aux  comportements les plus singuliers, aux attitudes les plus marginales. Cette rubrique va parcourir le monde sous-marin à la recherche des bizarreries et autres étrangetés de la nature. « Vous avez dit bizarre ! ») 
 
"Joyeuses Pâques"
 
Cette année, le lundi de Pâques tombe le 1er avril !
Tout est réuni pour sombrer dans un délire d’œufs et de poissons …
articles-04 5829 
Pour sortir de la traditionnelle overdose de chocolat, rien de tel que les œufs observés  « eau-delà du miroir ».
Lors d'une plongée, l'œuf n'est pas la première chose que l'on recherche. Cependant, la découverte d'un "amas" caractéristique est toujours assez sympa pour qui sait observer. Pontes de poissons, de céphalopodes ou de limaces, j'essaie de m'y intéresser quelques instants. C'est toujours un grand moment de bio ... Ah, toute cette petite vie qui frétille ! 
 
Poissons clowns à deux bandes, amphiprion bicinctus
(Marsa Alam, Mer Rouge, 2008)
st maxence-descendance de clowns
 
           
Grande Roussette, Scyliorhinus stellaris  
articles-02 2800
  
0994-oeuf-de-roussette--le-plus-recent.JPG
 
La découverte d'œufs de requin... un grand moment
Puisque la roussette ne sort que la nuit, en plongée de jour, il faut se contenter d'observer sa ponte, et laisser son imagination faire le reste. La roussette fixe ses œufs à l'aide de filaments, le plus souvent sur des branches de gorgones, dans des zones de courant, afin qu'ils soient correctement oxygénés.   
  
  
Calmar, Loligo spp
(les îles Médès, L'Estartit, septembre 2010)  
193-ponte de calmar     
     
194-ponte de calmar, avec une crevette sur le bas -copie-1
  
Lors de la ponte, pendant laquelle a lieu la fécondation, les femelles calmars fixent des étuis contenant 100 à 200 œufs, dans des endroits sujets à de légers courants, qui vont les ventiler. Des petits calmars entièrement formés quitteront leur capsule protectrice au bout de 3 à 4 semaines. Les calmars ne se reproduisent qu'une fois puis se laissent mourir.
 
 

Doris dalmatien, peltodoris atromaculata

( Marseille , novembre 2010)

281-doris dalmatiens et leurs pontes

 

282-ponte de doris dalmatien-copie-1

 

Les doris expulsent leurs œufs, qui sont alors fécondés, sous la forme d'un ruban gélatineux enroulé.

   

Doris géant, hypselodoris picta

0776-ponte-de-doris-geant.jpg

 

Flabelline mauve, flabellina affinis

277-flabelline-te-sa-ponte.JPG

  

Les hydraires servent à la fois de nourriture et de support pour les pontes des flabellines.

 

 

Elysie verte, Elysia viridis (mollusque)   

(Cala Montjoi, Espagne, mai 2009)

 elysie-verte-ponte-cala-montjoi.JPG 

  
  

Ponte de pleurobranche, espèce encore indéterminée (mollusque).

( L'Estartit,  Espagne, septembre 2010)

146-ponte de pleurobranche

 

En trouvant la ponte, j'ai cherché, en vain, l'individu responsable.

Les pleurobranches sont des espèces de grosses limaces (rien à voir avec le doris dalmatien). Cette ponte mesurait environ 20 cm. 

 

 

Danseuse Espagnole, Hexabranchus sanguineus (mollusuqe)     

( Marsa Alam, Mer Rouge, mars 2008)

366-ponte de danseuse espagnole

 

La Danseuse Espagnole, grande limace rouge qui peut mesurer jusqu'à 60 cm, tire son nom des mouvements de flamenco. En effet, son manteau déroulé imite cette danse  lorsqu'elle nage en pleine eau. Là aussi, j'ai pu observer la ponte mais pas l'individu.

 

 

   

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 15:00
 
(Bienvenue en ce lieu de perdition, aux nombreuses allusions au sexe, à la bouffe, à la chasse, aux alliances et tromperies, aux comportements les plus singuliers, aux attitudes les plus marginales. Cette rubrique va parcourir le monde sous-marin à la recherche des bizarreries et autres étrangetés de la nature. « Vous avez dit bizarre ! »
Cette rubrique s’adresse, entre autres, à tous ceux qui ne s’extasient pas devant une flabelline se gavant d’hydraires, ou un doris faisant bombance d’une éponge pierre. Toutes ces petites habitudes font partie de l’écosystème sous-marin, où chaque espèce a su trouver sa place)  

 

« Les liens du sang »

articles-04-5818.JPGLe corail rouge (Corallium Rubrum), également nommé  « sang de Neptune, corail des bijoutiers, ou corail de Sardaigne », a toujours excité ma curiosité. Depuis mes premières photos d'individus sardes en 2006, je ne peux m'empêcher de photographier cet organisme à chaque fois que je le rencontre en plongée. Sans doute, les nombreuses lectures à son sujet sont à l'origine de cet engouement.
   Les polypes blancs, d'environ 5mn, constituent des colonies. Ces colonies forment le ‘corail rouge ‘ proprement dit. Ces organismes, existant depuis 8 millions d'années, sont aujourd'hui en danger, du fait de leur squelette rouge, fort apprécié des bijoutiers.  
 
 
 
 
 
 
   Ici, la légende vient à la rencontre de la bio.
Selon le mythe grec, Persée trancha la tête de Méduse, l’une des trois sœurs Gorgones, et la seule mortelle. Lorsque son sang coula dans l’océan, il se répandit sur les algues, qui se transformèrent en corail (rouge). Cette minéralisation est due au pouvoir de Méduse, qui transformait en pierre quiconque posait les yeux sur elle.  
   Ne vous méprenez pas sur ces petits individus qui pourraient paraître inoffensifs, ce sont en réalité de redoutables carnivores. Leurs minuscules tentacules capturent tous les organismes planctoniques qui passent à leur portée afin de s’en repaitre.
 
   Les polypes ont des sexes différenciés. Ainsi, chaque colonie est soit mâle, soit femelle. En été, les  polypes mâles lâchent leurs gamètes qui « nageront » à la rencontre des polypes femelles. Arrivées à maturation, les larves seront expulsées et rejoindront le plancton. Celles qui auront survécu aux nombreux planctonophages, iront se fixer au substrat, où elles se métamorphoseront en nouvelles colonies. Chaque colonie a la capacité de se développer par bourgeonnement, par reproduction asexuée. La croissance d’une colonie varie de 1 à 8 mn par an.
  
   Je vais éviter de vous sortir mon baratin au sujet de ce corail, qui n'en est pas vraiment un. Même s'il fait partie du même embranchement des Cnidaires que le corail (tel qu'on se l'imagine, peuplant les récifs de Mer Rouge), de la même classe des Anthozoaires, il se distingue des polypes coralliens par le nombre de tentacules de chaque individu : 8 pour le corail rouge (sous-classe des octocoralliaires) et 6, ou multiple de 6, pour les coraux "classiques" (sous-classe des hexacoralliaires). Il est plus à rapprocher des familles des coraux mous ou des gorgones.
OK, j'avais promis d'éviter le baratin ... je vous conseille donc les lectures suivantes :
   
 
 corail rouge-1
                      Grotte de Nérée, Baie de Porto Conte, Sardaigne
 
corail-rouge-2.jpg
                              La Voûte à Corail, le Lion de Mer, Saint Raphaël
 
 corail-rouge-3.jpg
 

           Les Moyades de Mer, Ile de Riou, Marseille      

 
 
corail-rouge-4.jpg
                     Bernat, les Iles Médès, L’Estartit (Espagne)    
 
 corail-rouge-5.jpg
           Negre del Falaguer, L’Estartit (Espagne)
 
 
   
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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 15:53

journee-mondiale-de-la-biodiversite.jpg

cala-montjoi-biodiversite.jpg

               Cala Montjoi, la Faille de Cala Joncol, 8 mai 2009

 

En vrac,

Eponges, alcyon, bryozoaires, hydraires, algues, algues calcaires, ascidies, ophiures …

 

Au programme, très bientôt, un week-end bio à Cala Montjoi (Rosas, Espagne), pour observer la BIODIVERSITE en action.

A suivre …

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 18:25

(Bienvenue en ce lieu de perdition, aux nombreuses allusions au sexe, à la bouffe, à la chasse, aux alliances et tromperies, aux comportements les plus singuliers, aux attitudes les plus marginales. Cette rubrique va parcourir le monde sous-marin à la recherche des bizarreries et autres étrangetés de la nature. « Vous avez dit bizarre ! »

Cette rubrique s’adresse, entre autres, à tous ceux qui ne s’extasient pas devant une flabelline se gavant d’hydraires, ou un doris faisant bombance d’une éponge pierre. Toutes ces petites habitudes font partie de l’écosystème sous-marin, où chaque espèce a su trouver sa place)

 

« Love story »

 

Holothurie tubuleuse, kezako ? 

 

Mes débuts en snorkelling, puis en plongée, m’ont souvent emmené à observer une espèce de machin long et vraiment pas beau, que l’on pourrait comparer à une crotte !!! Le concombre de mer.

2-MED-holothuria-tubulosa.jpgLe concombre le plus fréquent en Méditerranée occidentale, appelé holothurie tubuleuse (holothuria tubulosa), n’attire pas le regard du plongeur de par sa forme exubérante ou par ses couleurs chatoyantes, comme ...

... l'holothurie serpent collante (euapta godeffroyi), de Mer Rouge2-MRG-euapta-godeffroyi-holothurie-serpent-collante-.JPG

 

 ... ou l'holothurie crotte d'âne (isostichopus badionotus), des Caraïbes.

2-CAR-Isostichopus-badionotus---hol-a-points-crotte-d-ane.jpg 

Le plongeur se détourne facilement de cet animal, qui attire fort peu la sympathie. Peut-être à cause de son régime alimentaire ! En effet, l’holothurie se nourrit de fragments organiques, ingérés dans de grosses quantités de sédiments ; en gros, elle bouffe sable et débris divers, et récupère ce qui peut lui être agréable. Tout le reste est éjecté par les voies naturelles, sous forme de petits excréments allongés, très reconnaissables.

 

Mais ce qui nous réunit aujourd’hui, ce n’est pas l’alimentation de l’holothurie, mais son mode de reproduction.

En septembre 2007, je plongeais du côté de Saint-Cyr-sur-Mer, dans le Var. C’était la première fois que j’observais une holothurie dressée.

081-holothurie-tubuleuse-dressee.JPG

                                              La Sèche d’Alon, Saint –Cyr-sur-Mer (Var), 2 septembre 2007

J’en conclus, tout bêtement, qu’il s’agissait d’un mâle. La position, vous en conviendrez, est équivoque, non ?

Après quelques recherches, je fus surpris d’apprendre que les holothuries, qu’elles soient mâles ou femelles, se redressaient toutes de la même façon, en relevant leur partie antérieure, en période de reproduction. Cette reproduction a lieu en été, généralement au mois d’août. Tout dernièrement, en septembre 2011, lors d’une plongée sur la Pierre de Briançon, archipel de Riou, à Marseille, nous eûmes l'occasion de profiter du spectacle.  2-MED-holothuria-tubulosa-reproduction-7.JPGLes holothuries, afin de pérenniser leur espèce, se réunissent dans un espace restreint. Là, les mâles se redressent, et confient leur semence à Dame Nature, laquelle va se charger de la donner, en premier lieu, en pitance aux poissons du voisinage, qui vont sauter sur l’occasion. articles-03-2764-holothurie-tubuleuse-lachant-ses-gametes.JPGPuis, fera office d’entremetteuse, pour faire se rencontrer gamètes mâles et femelles.

Au contact des gamètes mâles, les femelles, elles aussi redressées, vont à leur tour lâcher leur semence. Sacrée salade de concombres... Cet échange de fluides en pleine mer donnera des oeufs. Les larves, issues de ces œufs, auront une vie planctonique, et à ce titre, seront toujours des proies faciles. Elles passeront par plusieurs métamorphoses, avant de devenir véritablement des échinodermes.
Ce mode de reproduction, en posture dressée, est partagé par certaines espèces d'holothuries, mais ce n'est pas une généralité.

articles-03 2765-holothurie tubuleuse lâchant ses gamètesarticles-03 2766-holothurie tubuleuse lâchant ses gamètesarticles-03-2763-holothurie-tubuleuse-lachant-ses-gametes.JPGarticles-03-2838-holothurie-tubuleuse-lachant-ses-gametes.JPG

 

 

http://www.dailymotion.com/video/edit/xnz7e0_reproduction-des-holothuries_animals

 

Embranchement : Echinodermes        

   Classe : Holothuroïdes                                    

      Ordre : Aspidochirotes

         Famille : Holothuriidés

            Genre : Holothuria

               Espèce : Tubulosa

 

Sources : http://doris.ffessm.fr/fiche2.asp?fiche_numero=595         

                 http://www.marinespecies.org/aphia.php?p=taxdetails&id=125182

                 (pour une classification légèrement différente)

 

 

Pour les curieux de bio, voir la dernière Minute

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 19:26

(Bienvenue en ce lieu de perdition, aux nombreuses allusions au sexe, à la bouffe, à la chasse, aux alliances et tromperies, aux attitudes les plus singulières, aux comportements les plus marginaux. Cette rubrique va parcourir le monde sous-marin à la recherche des bizarreries et autres étrangetés de la nature.

 "Vous avez dit bizarre !"

Cette rubrique s’adresse, entre autres, à tous ceux qui ne s’extasient pas devant une flabelline se gavant d’hydraires, ou un doris faisant bombance d’une éponge pierre. Toutes ces petites habitudes font partie de l’écosystème sous-marin, où chaque espèce a su trouver sa place)

 

LA BONELLIE VERTE 

"Hommes, femmes : mode d’emploi"

 

La bonellie verte (bonellia viridis), ou ver hérissé (angl : green spoon worm)

cova fumada-cala montjoi-8mai2009

(Cova Fumada, Cala Montjoi, Rosas, Espagne, 8 mai 2009)

Lorsque l’on remonte d’une plongée, on entend ce genre de petites phrases :  

"t’as vu ce mérou …"

"t’as pas vu le mola-mola  ? Et les petites roussettes ! Trop fort !"

"et cette murène géante"

Et personne pour s’extasier :

"t’as vu le nombre de bonellies !"

"et la longueur de la trompe"

Effectivement, ce n’est pas un animal qui attire le regard ou qui déchaîne les passions, d’autant plus qu’il vit caché. Seule sa trompe est visible. Et l’on passe souvent à côté sans le voir, ou on le voit sans le regarder.

Ah bon, c’est un animal !

Je suis persuadé que de nombreux plongeurs ignorent de quoi il s’agit.

 

cova-fumada-cala-montjoi-8mai09.jpg

 (Cova Fumada, Cala Montjoi, Rosas, Espagne, 8 mai 2009)

 

La bonellie est un ver, de l’embranchement des Echiuriens. A vos souhaits …

 

Sa particularité est qu’elle naît sans sexe défini. La larve nageuse, si elle ne rencontre pas de bonellie adulte, se fixera sur le substrat et deviendra femelle. Si elle rencontre une bonellie adulte (et donc femelle), cette larve sera "captée" par la trompe, et se métamorphosera en mâle. Ce mâle vivra sa vie "adulte" à l’intérieur de la femelle (ou sur la trompe). A ses crochets, pourrait-on dire.

Vivre toute sa vie à l’intérieur d’une femelle … OK, on arrête de fantasmer, les garçons !

D’une taille allant de 1 à 3 mm, le mâle squattera et partagera le corps de sa femelle, avec ses congénères (jusqu’à 85 individus). J’ai dit d’arrêter de fantasmer !

Il fertilisera les ovules de son hôte, qui seront lâchées en pleine eau, et deviendront des larves en moins de 24 heures.

epave-du-batavia-marseille-02nov2007.jpg

(épave du Batavia, Marseille, 2 novembre 2007)

Les bonellies que nous rencontrons en plongée sont donc toutes des femelles. Aucune erreur n’est possible. La bonellie vit cachée dans les anfractuosités de la roche, des fissures, parfois enterrée dans le sable ou la vase. Le corps proprement dit, ou le tronc, mesurant 8-9 cm, n’est donc pas visible. C’est la trompe qui trahit sa présence.

Elle peut mesurer jusqu’à deux mètres de long, et se termine en forme de T. La bouche de l’animal se trouve à la base de cette trompe. C’est sa trompe qui lui permet de se nourrir, elle capte les déchets organiques  nécessaires à sa survie.

camarassaigne-riou--marseille-3nov2009.jpg 

(Pointe de Camarassaigne, Ile de Riou, Marseille, 3 novembre 2009,

 nous remarquons que nous étions bien en automne)

A l’approche d’un danger, la trompe se rétracte, à plus ou moins grande vitesse. N’essayez pas d’attraper cet appendice, s’il casse, c’est la mort presque assurée pour l’animal, et son contingent de mâles, même si la trompe peut se régénérer après une agression.

 

 

Embranchement : Echiuriens

   Classe :

      Ordre : Echiuroïnes

         Famille : Bonelliidés

            Genre : Bonellia

               Espèce : Viridis

 

 

Sources :

Doris et WoRMS (pour une classification légèrement différente)

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 16:02

Un bel article à  découvrir

 

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