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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 18:38

Cela faisait un petit moment que je souhaitais replonger sur le Liban.

La faute à un plongeur marseillais, que je nommerai KB (et qui se reconnaîtra), qui a fait tourner sur les réseaux sociaux une magnifique photo des lieux. Je voulais retrouver le point de vue original.

Ce fut chose faite samedi dernier. Après la plongée sur Plane et la collection de gorgonocéphales, c’est sur les Farillons et sa célèbre épave qu’était programmée la deuxième plongée du jour.

En fonction des 44 mètres et des quelques minutes de paliers du matin, il était décidé de ne pas traîner au fond, et de se concentrer sur l’avant des vestiges, à 33 mètres, pour remonter vers l’arche des Farillons et passer quelques minutes parmi les sars, sur le tombant de gorgones rouges.

Comme à l’accoutumée, descente à la bouée et arrivée sur le secteur des chaudières, toujours là. Un petit tour sur les structures, pour enfin s’approcher de la partie avant du bateau, sur le bossoir joliment orné de gorgones rouges et jaunes. Et si je me souviens bien, l’un des rares endroits du Liban où se sont fixées les gorgones rouges.

Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016

Après avoir enfin réalisé le cliché souhaité, direction la proue, qui fait toujours bonne figure, et sa silhouette particulière : étrave écrasée et bossoirs orientés tribord.

Sans trop nous attarder, nous regagnons ensuite la roche pour remonter vers la grande arche, le tombant aux gorgones et sa flopée de sars et castagnoles.

Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
Wreck Diving : Le Liban, septembre 2016
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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 20:51

Les vendredis se suivent et se ressemblent.

Cette fois encore, température caniculaire et mer d’huile ouvraient la voie du semi-rigide de Plongée-Passion-Carry, vers le Planier. A la différence de la semaine précédente, nous n’étions pas seuls sur le site. Deux, trois bateaux étaient en attente de leurs derniers plongeurs encore immergés. Du coup, nous nous retrouvions à nouveau seuls sur le Chaouen. Autre différence de taille, la température de l’eau avait chuté de 10 degrés suite au coup de mistral des jours précédents.

Ayant encore bien en tête ma toute récente visite, je proposais à mes coéquipiers du jour, de parcourir le tombant pour finir notre plongée sur l’épave.

Et c’est une vision d’horreur qui nous envahit en arrivant sur les parois généralement rougeoyantes du tombant. Les si belles gorgones rouges étaient totalement recouvertes de cette foutue algue envahissante qui avait si peu colonisé les gorgones sur les structures du Chaouen.

WRECK DIVING : Le Chaouen, 10 juillet 2015

Malgré une descente vers les 35 mètres, le spectacle de désolation restait le même. Nous décidâmes alors de remonter et de nous diriger vers le Chaouen, croisant au passage la route de plusieurs dentis en maraude.

Et comme la semaine précédente, le contraste était grand entre les gorgones du tombant et celles du Chaouen, où l’algue reste assez discrète.

WRECK DIVING : Le Chaouen, 10 juillet 2015

Restant sur ma fin quant au parcours sur le tombant, qui m’avait offert, en de meilleurs temps, mon plus beau gorgonocéphale, je me donnais comme devoir de débusquer quelques astrospartus ayant élu domicile sur la tôle. Ma quête fut récompensée assez vite, avec ce petit spécimen trouvé après avoir fait le tour du mât-radar.

Malgré une visibilité assez moyenne, suite au passage de nombreuses palanquées avant nous, j’ai pu tirer quelques clichés de mon animal totem.

WRECK DIVING : Le Chaouen, 10 juillet 2015

Il nous restait assez de jus pour poursuivre la visite de l’épave : cheminée, cales, structures diverses … au milieu des myriades de barbiers. La plongée s’achevait tranquillement sous le bateau, avec quelques minutes de palier, en compagnie de crénilabres et autres blennies.

Mise à jour du 20 juillet 2015 :

Quelques infos sur cette fameuse algue

http://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/mediterranee-le-rechauffement-climatique-a-l-origine-de-la-proliferation-des-algues_941053.html

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 16:24

Imagine une journée fortement ensoleillée, voire caniculaire.

Imagine un littoral méditerranéen où l’absence de vent semble miraculeuse.

Imagine une mer d’huile où seul le semi-rigide crée de minuscules remous.

Imagine maintenant venir plonger sur la Côte Bleue.

Une seule destination s’impose : le Planier !

Imagine également que tous les clubs du secteur vont profiter de cette journée, et que les épaves du Planier vont être assaillies par des hordes de touristes plongeurs avides de vieilles tôles.

Imagine maintenant que plus tu approches de l’îlot, plus tu t’aperçois que le coin est désert. Arrivé sur site, tout cela se confirme : pas âme (humaine) qui vive !

C’est donc dans cette ambiance un peu particulière que je plongeais ce vendredi 3 juillet, sur l’épave du Chaouen. C’était ma cinquième immersion sur cette épave, et la plus réussie de toute. Déjà peu nombreux sur le bateau de Plongée Passion Carry, nous nous sommes retrouvés encore moins nombreux à déambuler sur et surtout sous les structures du cargo marocain.

Côté matériel, ayant un petit souci avec mon flash déporté, je décidai d’utiliser mon phare pour révéler les couleurs de nos hôtes sous-marins ou de passer parfois en noir et blanc. Je jonglais donc tout au long de la plongée, bien entouré de mes deux binômes grenoblois, et bien aidé pas une visibilité très correcte.

Première surprise, et pas des moindres, il y a avait très peu d’algues filamenteuses. Cette algue qui a récemment envahi le littoral varois, et poursuivi sa conquête des eaux méditerranéennes vers l’Ouest, a atteint la région marseillaise. Mais sur le Chaouen, même si nous n’en voyons pas lors de la descente du côté de la coque, c’est du côté des structures exposées aux courants, que les gorgones rouges sont parfois recouvertes de cette substance cotonneuse blanchâtre. Mais c’est surtout le mât-radar qui a été touché et a, de ce fait, revêtu un inhabituel manteau blanc. Mais rien de bien méchant, comparé à certains sites que l’on dit complètement envahis.

WRECK DIVING : le Chaouen, 3 juillet 2015

D’autres belles rencontres me ravirent : par trois fois, de mini gorgonocéphales, accrochés sur leur gorgone jaune ou rouge, tendaient leurs bras délicats dans le faible courant. A croire que, tout récemment, les larves planctoniques d’Astrospartus Mediterraneus ont choisi de s’établir en ce lieu pour s’offrir aux mirettes des plongeurs. Je me souviens d’ailleurs avoir observé l’un de mes plus beaux spécimens sur le Tombant du Planier, il y a quelques années.

WRECK DIVING : le Chaouen, 3 juillet 2015
WRECK DIVING : le Chaouen, 3 juillet 2015

Après la coque et l’hélice, les premières structures arrières, puis le mât-radar et les structures centrales, nous nous aventurions quelque peu à l’intérieur de l’épave. Puis nous nous dirigeâmes vers le tombant à la rencontre des dentis et mérous, avant de revenir effectuer nos faibles paliers au-dessus de l’ancre.

Presqu’une heure ultra zen passée sous l’eau, avec la méchante envie de ne pas ressortir.

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 13:50

Alors que ce vendredi 1er mai, toute la France se mouillait les pieds, seul un petit pourtour méditerranéen, bien que fort nuageux, gardait la tête au sec. Idéal pour mouiller ses palmes !

Originellement partis pour plonger sur le Riou, c’est, après quelques péripéties, vers l’Ile Maire et les Farillons, que le Corail d’Atoll Plongée de Marseille nous menait pour cette plongée du 1er mai.

Le Liban a étalé ses vestiges sur une telle distance qu’une seule plongée ne peut suffire pour en explorer tous les recoins. Malgré plusieurs plongée sur cette épave, j’avais déjà survolé rapidement la proue, mais je n’avais jamais eu la possibilité de m’attarder sur l’avant du vaisseau.

WRECK DIVING : le Liban, 1er mai 2015

C’est donc sur la partie avant que notre plongée se réalisa. Durant environ trente minutes, nous avons fait deux fois le tour de la proue, examiné tous les bossoirs encore en place, cherché les petites bêtes réfugiées à l’intérieur de la coque.

Barbiers, sars et castagnoles forment un comité d’accueil virevoltant. Rascasses et gobies profitent de ce récif artificiel. Les bossoirs constituent à eux seuls de véritables microcosmes : algues, ascidies, éponges, alcyonnaires, bryozoaires, gorgones, petits poissons, vers plats, limaces diverses et variées…

WRECK DIVING : le Liban, 1er mai 2015
WRECK DIVING : le Liban, 1er mai 2015

Après la proue et son étrave écrasée sur la roche, nous tentons une escapade vers le centre de l’épave, passons au milieu des structures encore débout, passons la base du mât effondré, longeons les chaudières. Mais nous n’irons pas plus loin, notre regard est attiré par deux poulpes sagement lovés dans deux trous réguliers de la carcasse. Nous restons quelques minutes en leur compagnie, puis nos ordinateurs nous rappellent à l’ordre en nous annonçant les paliers.

WRECK DIVING : le Liban, 1er mai 2015

Notre plongée s’achève après 42 minutes d’immersion, et malgré les remous en surface, notre pilote nous aperçoit rapidement. Mais nous devrons encore patienter de nombreuses minutes, sur le bateau, et sur une mer quelque peu agitée, que nos compagnons en recycleurs daignent remonter.

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 18:42

Depuis mars 1944, repose au pied du Planier, par 44 mètres de fond, un avion allemand, abattu lors d’un accrochage avec un bombardier américain et les chasseurs qui l’escortaient. Le pilote a survécu au crash de façon rocambolesque, histoire que je ne vous narrerai pas ici. Vous pouvez aisément la retrouver sur sur le web.

 

Me109_G-6_D-FMBB_1.jpg

 

Dimanche 19 octobre 2014

 

Voilà une plongée qui avait des relents de plongée corse, outre l'ensoleillement maximum.

Tout d’abord un avion, mais contrairement à mes récentes plongée insulaires, il s’agit là d’un engin allemand. Comme les P47 et autres B25 et 17 américains, cet avion a fini sa carrière aérienne durant la seconde Guerre Mondiale. 

Il s’en est fallu de peu qu’il y ait plus de monde. Croisant deux plongeurs alors que nous descendions, je craignais de trouver deux ou trois palanquées sur le site. De plus, les "recycleux" de notre bateau devaient nous suivre de près, pour ensuite rallier l’épave du Chaouen, à l’ouest de l’îlot. Un petit souci à la mise à l’eau les a finalement contraints à changer leurs plans.

 

Nous plongions avec un bloc de déco nitrox, histoire de profiter pleinement de cette immersion au-delà des 40 mètres. Les plongées de dix minutes avec quinze minutes de paliers, j'ai connu. Mais ça, c’était avant !

Mariusz, de Massilia Plongée, nous avais promis une visi catastrophique. C’est donc avec grande surprise que nous vîmes apparaître de loin, ce fameux Messerschmitt, alors que nous n’étions qu’à la profondeur de 30 mètres. Les indications étaient bonnes : à l’approche de la patate annoncée, nous prîmes une légère direction Est, et c’est là que la masse apparue. Ce fatras de tôle, qui autrefois fut un avion, m’a vite fait penser au vaisseau de Luke Skywalker. La carlingue retournée et le train d’atterrissage sorti, à un X-Wing, il ressemblait. Qui serait venu se perdre sur la Planète Terre.

 

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Dès notre arrivée sur l’épave, une folle nuée d’anthias vint se réfugier sur ce mini récif. Là, au beau milieu d’une grande étendue de sable, la carcasse offre les mêmes atouts qu’un récif corallien : nombreuses sont les cachettes possibles, et ce léger courant qui apportent sans doute quelques particules nourricières.

 

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Depuis le crash, l’avion reposait sur le dos. Bien que la partie arrière soit presque complètement détachée de l’avant, elle est longtemps restée alignée avec le reste de l’appareil. Tempêtes, filets de pêche et surtout plongeurs indélicats ont fini par retourner cette partie, qui se trouve maintenant à l’endroit, et totalement désaxée.

 

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L’épave est bien abîmée, il ne reste qu’une seule pale de l’hélice, presqu’entièrement ensablée. Le canon de la mitrailleuse, placé dans le moyeu de l’hélice est toujours visible. Un congre y aurait élu domicile.

 

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Je profitais de ces moments de solitude sur le site pour inspecter les trous, les débris, les trappes, les cassures. Une murène s’enfonça rapidement à mon approche, dans les débris de l’aile, alors que deux chapons attendaient patiemment dans le fuselage, au bord de la cassure.

 

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Il nous fallait faire attention à l’imperceptible courant qui pouvait facilement nous diriger sur des débris métalliques, ou nous embarquer au loin. De bons coups de palmes étaient nécessaires pour rester maîtres de nos mouvements.

Quand mon binôme s’approcha à son tour, je m’éloignais un peu pour découvrir de nouveaux points de vue de l’épave. Nous sommes restés un peu moins de vingt minutes à cette profondeur. Alors qu’une palanquée arrivait, nous décidions de quitter les lieux et d’attaquer la remontée, en direction de la roche, et effectuer nos paliers à six puis à trois mètres. Les seize minutes annoncées à trois mètres nous permirent de regagner tranquillement le côté ouest du Planier, au-dessus du Chaouen. Et là, y avait du monde !

 

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BLOC-Notes :

les photos sont sur Google + et Facebook

https://plus.google.com/u/0/photos/106061858289039016385/albums/6074468651691904513

https://www.facebook.com/bloc.dixhuit/media_set?set=a.712401212169830.1073741847.100001998732783&type=1

 

En savoir plus sur le Messerschmitt BF 109 :

http://scubaspot.free.fr/epaves/messerschmitt.html

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 16:31

Août 2014

 

Avant ce séjour en Corse, je n’avais jamais plongé sur une épave d’avion. Je me suis bien rattrapé depuis : un B25, un B17 et 4 P47. Nombreux sont les avions américains naturalisés Corses.

Mais il existe une épave que je voulais par-dessus tout découvrir : l’Alcione C. Ce fut chose faite dès le jour de mon arrivée sur l'île. Et je doublais la mise lors de ma dernière plongée insulaire, lors d’une "by night" mémorable.

 

05-plongee-1-sur-l-alcione-22-aout--62-.jpg

 

D’abord connu sous le surnom de cargo de Campoloro, l’épave finit par livrer sa véritable identité. Il débuta sa carrière en 1915, en tant que navire garde-côte britannique sous le nom de HMS18, il fut ensuite transformé en pétrolier sous le nom d’HMS Anam. Acheté par une firme italienne en 1924, il devint alors l’Alcione C, nom qui lui restera jusqu’à sa triste fin en 1943. Alors qu’il effectuait une traversée entre La Maddalena, en Sardaigne, et Bastia, escorté par trois vedettes, il est attaqué par un avion, ou par un sous-marin (les deux versions ont cours actuellement), qui le torpille à tribord arrière, au large du port de Taverna (Campoloro). L’eau s’engouffrant rapidement, l’Alcione coule par l’arrière, et va violemment se poser 33 mètres plus bas. Il repose depuis, bien à plat, sur un fond de sable.

Long de 54 mètres et large de 10, le pétrolier semble aujourd’hui prisonnier des filets qui ne cessent de l’accrocher, et continuent de semer la mort chez les poissons. Parfois, certains plongeurs viennent faire le ménage.

 

Cette première plongée corse se fit avec cinq autres personnes, tous membres de Corsica Photosub. David, qui sera mon binôme durant toutes mes plongées sur le littoral oriental, ayant déjà plongé (très) profond le matin, plongera au nitrox, alors que je plongerai à l’air.

Le site est signalé par un corps mort immergé, il faut se mettre à l’eau pour amarrer le zodiac. La descente se fait au bout. La visi n’est pas exceptionnelle, mais l’imposante épave se devine rapidement. Nous entamons la visite par l’avant, l’ambiance est celle d’une plongée profonde : sombre, même si nous ne sommes qu’à 30 mètres. Algues et éponges  sont omniprésentes, les structures ont été entièrement colonisées.

 

05-plongee-1-sur-l-alcione-22-aout--5-.jpg

 

Mais c’est la salle des machines qui m’intéresse. Ce grand espace, vu maintes et maintes fois en photo, agit sur moi comme un aimant. Nous y ferons deux passages. Malheureusement, un mauvais branchement de la fibre optique empêche mon flash de se déclencher. Je dois essayer de profiter de la lumière diffusée par David, qui plonge avec une caméra Gopro, associée à deux phares Azuru diving (made in Corsica).

Corbs et petits mérous égayent la visite de la salle des machines, lorsque THE mérou (plus balèze, tu meurs) fait son apparition ; mais au lieu de nous fuir, il parade, fait le beau, nous signifie, qu’ici nous ne sommes que des visiteurs. Il s’approche de moi, m’autorisant à le "shooter" jusqu’à l’overdose.

 

05-plongee-1-sur-l-alcione-22-aout--54-.jpg

 

Nous restons quelques minutes, puis nous laissons la place à une autre palanquée. Nous passons sous la proue, les ancres sont à poste. Les couleurs des éponges explosent sous la lumière des phares. Puis nous refaisons un second passage dans la salle des machines pour profiter des jeux de lumière époustouflants.

 

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Nous nous  dirigeons ensuite vers la poupe. David me montre l’impact sur la coque, le trou par lequel l’eau s’est engouffrée, provoquant le naufrage. La poupe s’est abîmée en s’écrasant sur le sable. Cette épave représente un sympathique terrain de jeux, où l’on s’oublie rapidement. Mais mon ordi me rappelle à l’ordre en affichant les paliers, je le signale à David, je le laisse gérer cette plongée qu’il connaît par cœur. Après 34 minutes de plongée, nous entamons la remontée. Premier arrêt de trois minutes à six mètres, puis nouvel arrêt, un peu plus long cette fois, de 18 minutes à trois mètres. David attend sagement avec moi, alors que les autres palanquées sont remontées depuis un moment.

 

L’Alcione "by night"

 

Arrivée vers 23h sur le site.

Cette fois, c’est moi qui me mets à l’eau pour amarrer le zodiac à la bouée immergée, dans un grouillement de larves planctoniques et de petits calmars, attirés par la lumière projetée par David. Ce soir, nous ne plongeons qu’à deux, au nitrox 32.

Plongée de nuit, sur l’Alcione, et qu’à deux … voilà une immersion qui s’annonce bien agréable.

 

Et elle le fut !

 

Même topo : la proue, la poupe, les structures extérieures, et la salle des machines. David m’avait averti que nous pouvions rencontrer des dentis sur le pont. Alors que les mérous allaient se réfugier plus profondément dans les entrailles de l’épave.

Premier passage dans la salle des machines, qui n’a plus du tout la même allure que la journée : encore plus de nuit, il faut faire très attention à tous ces morceaux de métal et aux câbles qui trainent de-ci de-là. Nous nous attardons ensuite sur le pont, où, effectivement, deux magnifiques dentis se reposent, pas du tout effrayés par nos lumières.

 

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Nous restons quelques minutes en leur compagnie, puis inspectons rapidement le reste de l’épave. Cette plongée fut plus courte que la première. Au bout de trente minutes, nous attaquons la remontée, toujours encerclés par une myriade de particules planctoniques. Nous mettons la tête hors de l’eau au (tout) petit matin, il est minuit passé de quelques minutes, nous sommes passés en septembre. Et je conclus mes plongées corses de fort belle manière.

 

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BLOC-Notes 

Plongées corses :

- le B17 de Calvi

- le B25 d’Aléria

- le P47 de Punta d’Arcu

- les P47 du combat aérien

- le P47 d’Anghione

 

Les liens pour Corsica Photosub

http://www.corsica-photosub.fr/

https://www.facebook.com/corsicaphotosub?fref=ts

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 16:50

Le P47 d’Anghione, 29 août 2014

Après une plongée profonde sur le P47 de Punta d’Arcu et sur les deux P47 du Combat Aérien, il nous restait assez de jus dans nos blocs pour aller finir cette journée spéciale sur le P47 d’Anghione. David, de Corsica Photosub, me menait donc sur le quatrième P47 de la journée. Celui-ci repose tranquillement sur un fond à dominante verte, comme s’il était venu atterrir ici, sur une piste de posidonie, à 16 mètres de profondeur.

 

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Même si le moteur et l’hélice sont séparés du reste de l’appareil, l’avion reste bien conservé. Les algues et les éponges ont colonisé la tôle depuis ce jour d’avril 1944, quand l’appareil, touché lors d’une mission en Italie, ne put rejoindre la base d’Alto toute proche et dut se poser en mer. Le pilote s’en sortit indemne.

La bonne visibilité nous permit de faire le tour, par-dessus, par-dessous, les mérous se réfugiant souvent sous les ailes. Le cockpit est "propre", la verrière en bon état, les ailes recèlent encore quelques munitions, mais les mitrailleuses ont disparu. Aux alentours, la posidonie semble vouloir avaler l’engin tout entier . Déjà les pales de l'hélice peinent à être vues, toutes noyées qu’elles sont dans les plantes aquatiques.

 

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Nous avons pris tout notre temps pour découvrir cette épave, gérant au mieux notre réserve d’air. Après 27 minutes de visite, nous pouvions remonter effectuer notre palier de sécurité sous le bateau. Ainsi s’achevait cette journée spéciale P47, bien qu’il en reste encore plusieurs à découvrir en Corse, "à croire que l’industrie de guerre américaine n’a inventé ce type d’avion que pour se perdre sur la côte orientale de la Corse." (JP Joncheray)

Ce P47  a fait se télescoper la petite et la Grande Histoire.

En 2002, le Lieutenant J. Ray Donohue, pilote du P47 Thunderbolt Razorback, du 57è Fightergroup, revenait en Corse, pour recevoir en remerciement, une partie du "manche à balai", que des plongeurs étaient allés découper sur l’épave.

 

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Cette émouvante scène est visible dans le film "Sur la piste d'Alto", de Daniel Costelle et Isabelle Clarke. Même si tout le film est intéressant (et que je conseille vivement de le voir en entier), ladite scène se trouve vers la 44è minute. Bon visionnage !

 

http://www.youtube.com/watch?v=UkWnhnfbEcE&feature=youtu.be

 

 

BLOC-Notes

- le B17 de Calvi

- le B25 d’Aléria

- le P47 de Punta d’Arcu

- le Combat Aérien

 

A lire sur les P47 :

http://normandie44.canalblog.com/archives/2012/02/20/23564863.html

 

Les photos sur

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allez aussi jeter un œil sur ce magnifique album de David, sur le Combat Aérien et le P47 d’Anghione

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.416475111726934.90015.163101503730964&type=1

 

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 17:19

Le Combat Aérien, 29 août 2014

 

Après le P47 de Punta d’Arcu (lire l’article précédent), et un petit intermède alimentaire, nous repartons au large de Folleli. Là, à 18 mètres de profondeur, reposent deux P47 qui se sont heurtés en vol.  Ce site est connu sous le nom de Combat Aérien, même si ça n’est point, là, le résultat d’un combat. Nous plongeons avec des blocs gonflés au nitrox 31. Ils nous serviront pour les deux plongées de l’après-midi.

 

Très vite, à la descente, par une visibilité très correcte, le premier engin apparaît, posé bien à l’endroit, le moteur gisant quelques mètres en avant.

Cet avion surprend par le fait qu’il soit entier ; il s’agit d’un P47 Thunderbolt à verrière coulissante. Même si le moteur et son hélice sont séparés du corps de l’appareil, même si le tableau de bord et les mitrailleuses ont disparu de leur compartiment, même si l’engin a subi les outrages du temps, il reste un formidable et très accessible témoignage de cette époque.

 

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Reposant sur un herbier de posidonie et une plage de sable vaseux, il demande une bonne maîtrise de son palmage et de sa flotabilité. Gare aux coups de palmes intempestifs pour qui veut encore y voir après quelques minutes.

Poste de pilotage, moteur, hélice décrochée, pales tordues, verrière, ailes, queue concrétionnée, … tout y passe. David à la caméra et moi, avec mon appareil photo, nous nous régalons de cet instant privilégié. Ayant, par la suite, vu des clichés du même appareil avec les ailes totalement envasées, il me semble que nous avons, effectivement, eu de la chance.

 

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Chacun poursuit son chemin sans perdre l’autre de vue. Mon binôme m’appelant parfois pour me faire découvrir ici, un mérou caché sous l’aile, là, les trappes des ailes où demeurent encore quelques cartouches (sur les 3400 d'origine).

Après une petite dizaine de minutes, David me guide jusqu’au second appareil.

 

Si le premier visité est quasiment intact, le deuxième fait vraiment pitié : un poste de pilotage par ci, une aile par là, un empennage ici, un moteur là … Le cockpit en piteux état sert de refuge aux apogons. Le blindage pare-balle dorsal est venu percuter le tableau de bord.

 

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Cet éparpillement permet cependant de faire des photos "dégagées".

Il faut une sacrée dose d’imagination, ou une solide connaissance en aéronautique,  pour recoller mentalement les morceaux. Ce P47, selon certains, serait un P51 !!!

Je m’attarde sur les pales de l’hélice qui sont presqu’entièrement recouvertes d’éponges. Parfois une limace apporte un léger mouvement au tableau.

 

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Quinze minutes de visite, puis nous retournons sur le premier avion, nous y passons encore cinq minutes avant de regagner notre bateau, j’atteins alors les cent photos prises sur le site. Il faut toutefois remonter et garder assez de "jus", notre bloc devant nous servir pour la dernière plongée du jour.

 

BLOC-Notes

- le B17 de Calvi

- le B25 d’Aléria

- le P47 de Punta d’Arcu

 

Les photos sur

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 17:29

B25 … coulé

B17 … touché, coulé

P47 … touchés, coulés !

Plonger en Corse, c’est comme jouer à "bataille navale".

 

Dois-je rappeler que la Corse fut le premier département français à se libérer de l’occupation germano-italienne, en septembre 1943 ? Dès lors, l’île allait devenir une grande base aérienne américaine, abritant 17 terrains d’aviation militaire, d’où partaient chasseurs, bombardiers et avions de reconnaissance vers l’Italie toute proche, l’Allemagne et l’Autriche.

Surnommée l’USS Corsica, l’île était assimilée à un porte-avion insubmersible, et de par sa position stratégique, a joué un rôle important durant la campagne d'Italie et le débarquement de Provence. 50 000 soldats américains ont été stationnés en Corse, d’innombrables avions ont décollé des pistes aériennes, et certains ne sont pas revenus et ont entamé, au fond de l’eau, une seconde carrière plus pacifique.

 

29 août 2014, l’ami David, de Corsica Photosub, m’a concocté une journée spécialement dédiée aux chasseurs P47. Comme pour le B17 de Calvi, nous ne serons que deux pour ces trois plongées.

 

Le P47  de Punta d’Arcu


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Pour cette première plongée du jour au-delà de 40 mètres, David a préparé des blocs au nitrox 29 et des blocs à l’oxy pur. Posé sur un fond de sable à 45 mètres, ce P47 Thunderbolt était à l’origine beaucoup plus profond. C’est un pêcheur qui l’a trainé sur une grande distance lorsque l’épave s’est prise dans ses filets. Du coup, il ne reste plus qu’une structure presqu’informe, empêtrée dans les débris de filets. La queue a disparu, mais l’avion reste intact. Une aile est entière. Les mitrailleuses sont encore visibles, encroutées d’éponges oranges et prisonnières des filets.

 

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La verrière, version "bubble top", bien concrétionnée, est en place. Seule une petite partie manque, suite à l’intervention de l’armée américaine venue récupérer, en 2007, les restes du pilote demeuré coincé dans son cockpit lors du crash. C’est d’ailleurs par ce trou que je pus jeter un œil à l’intérieur et y découvrir un congre de belle taille.

 

Ce qui m’a frappé durant ces quinze minutes à tourner autour de cette relique, c’est l’extraordinaire faune qu’elle abrite : myriade de castagnoles, congres, murènes en pagaille, crevettes nettoyeuses, énormes pagures, langoustes téméraires, dont une qui est carrément venue me voir alors que je shootais  un bernard l’hermite en vadrouille.

 

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Après ces quinze minutes de découvertes, nous entamions la remontée, qui nécessita un palier à six puis trois mètres sur la seconde bouteille, pour un temps de remontée totale de onze minutes. Je sortais de l’eau en marmonnant un grand merci au pêcheur qui eut l’amabilité de nous placer cette épave  en un endroit accessible !

 

BLOC-Notes

- le B17 de Calvi

- le B25 d’Aléria

 

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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 17:51

Aléria, août 2014

 

Février 1944, un bombardier B25 Mitchell décolle de la base de Solenzara, pour une mission sur la proche Italie. Malheureusement, cinq minutes après, il subit une panne de moteur. Il amerrit d’urgence après avoir largué ses bombes. Il n’y eut aucune victime, les six membres d’équipage étant repêchés par une vedette venant de Bastia dans l’heure qui suivit. L’avion descendit se poser sur un fond vaseux, à vingt mètres de profondeur.

 

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Soixante-dix ans après, avec David, Stéphane et Valentin de l’asso Corsica Photosub, nous nous immergeons pour un voyage dans le passé. Dès les premiers mètres, nous savons que la visibilité ne va pas être extraordinaire. Les premières formes de l’appareil apparaissent, mais paraissent sortir du brouillard. Il faut s’approcher pour commencer à profiter de l’épave. Celle–ci semble s’enfoncer progressivement dans sa gangue de vase. Mais paraît-il que selon les saisons, elle est plus ou moins dégagée.

 

09-2e-plongee-sur-le-B25-d-aleria-24-aout--3-.jpg

 

Nous débutons la visite par l’avant de l’avion. Le nez de l’appareil a disparu et les hélices se sont tordues sous le choc de l’amerrissage. Je jette un petit coup d’œil dans le cockpit, où cadrans et manettes gardent les traces d’une colonisation par les vers et les hydraires. Sur le toit, l’antenne ne ressemble plus trop à une antenne, mais à un support de culture d’algues. Quant au radar en forme de ballon de rugby, lui n’a plus de forme du tout, à part celle qu’une imagination débordante veut bien lui donner.

 

09-2è plongée sur le B25 d'aléria-24 aout (6)

 

 En poursuivant, je tombe sur la tourelle et ses deux mitrailleuses toujours dressées vers la surface. Passé avant moi, David a fait le ménage, et je peux voir quelques munitions toujours posées dans leur logette.

 

09-2e-plongee-sur-le-B25-d-aleria-24-aout--29-.jpg

 

Continuant le trajet au-dessus de l’appareil, j’évite de trop m’approcher du fond et soulever la vase traîtresse, ennemi du photographe. En suivant la carlingue, j’arrive sur la queue à double empennage. Algues, éponges, hydraires, bivalves recouvrent la presque totalité de la structure. Ces invertébrés accrochés au métal constituent un véritable récif où se développent des populations de castagnoles, gobies, petits mérous, pagures, flabellines …

 

09-2e-plongee-sur-le-B25-d-aleria-24-aout--10-.jpg

 

Avant de remonter, nous jetons un dernier coup d’œil, espérant avoir une vue d’ensemble correcte, mais nos passages ont soulevé des myriades de micro particules vaseuse. Cette visite aurait mérité meilleure visibilité.

Mais à quatre, nous étions déjà trop. A l’instar de la plongée sur le B17 de Calvi, celle-là aussi j’aurais du la faire tout seul.

 

B25mitchell.jpg

 

Bloc-Notes :

Corsica Wreck Diving :

- Plongée privée sur le B17

 

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 16:20

Calvi, août 2014

 

01-calvi.JPG

 

Suite à un quiproquo/oubli/malentendu, la plongée que j’avais prévue à 14h fut miraculeusement avancée à 12h30. J’ai l’outrecuidance de parler de miracle, parce que se retrouver tout seul sur l’épave de ce fameux B17, en plein mois d’août, relève simplement d’un prodige.

 

C’est Pascal, de Calvi Plongée, qui me proposa cette solution, ayant d’autres plans pour l’après-midi. Il m’amena donc sur le site, au pied de la citadelle, en quelques minutes de navigation, me guida jusqu’à l’épave, et me "laissa faire ma vie", patientant sagement vers 20 mètres, alors que je profitais pleinement de cette plongée, seul au monde.

Ce club de Calvi m’avait été conseillé par deux personnes différentes : Gérald Vulliez, plongeur suisse et remarquable photographe, et l’autochtone David Paoli, de l’asso Corsica Photosub. Une bien bonne idée qu’ils eurent là !

 

Revenons à notre épave !

Après le survol des rochers immergés sous la citadelle, puis un vol stationnaire quelques mètres au-dessus de la tôle, le temps d’une vue panoramique du site, nous descendions en piqué sur l’objet de ma convoitise. Pas une bulle, pas une palme, pas une particule soulevée par un quelconque prédécesseur. Et surtout pas une seule silhouette dans mon champ de vision.

 

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Pascal m’a en effet laissé faire ma vie, jouant avec ses bulles dans son coin, jetant de temps en temps un coup d’œil vers le bas pour s’assurer que j’étais toujours là. J’eus tout le loisir de découvrir les murènes cachées dans les restes du cockpit ou dans l’extrémité cassée de l’aile droite, les chapons au repos à l’intérieur de cette même aile, quelques antennes aussi trahissaient la présence de petites langoustes … sans parler du banc de sars qui semble avoir élu domicile sous l’aile gauche. Le cadre est grandiose : l’épave, bien qu'incomplète, repose bien droite sur le sable, entourée de posidonie et de rochers, et présente tout de même une très belle partie avant de la forteresse volante qu’elle fut jadis.

 

41-dans-l-aile-droite.jpg

 

Sorti des usines Boeing de Seattle, ce B17 finit tristement sa vie aérienne en février 1944, au pied de la citadelle de Calvi. En mission en Italie, il fut pris pour cible par des chasseurs allemands, qui tuèrent deux membres de l’équipage et en blessèrent un troisième. De retour vers la base de Calvi, non prévue pour un si gros appareil, le pilote tenta l’amerrissage et le réussit tant bien que mal, à près de 200 mètres des murs de la citadelle, après avoir largué près d’une tonne de munitions. L’appareil, dans le choc, se cassa en deux, la queue se séparant de l’avant. Peu après, le B17 entama, par 27 mètres de profondeur, une seconde vie, celle qui attire les plongeurs du monde entier.

 

Donc, tout seul sur cette grandiose épave, je débutai ma visite par l’aile droite, puis ses deux moteurs. Je fis ensuite une petite incursion dans ce qu'il reste de la carlingue, juste le temps d’effaroucher une murène, je jetai un œil sur le cockpit et les sièges des pilotes.

 

26-carlingue

 

Puis ce fut au tour de l’aile et des moteurs gauches. Avant un retour vers le fuselage, et un deuxième passage sur l’aile droite. Après 30 minutes à tranquillement explorer ces vestiges, je me décidai à remonter et rejoindre Pascal, qui voyait ses paliers enfler à vue d’œil, ayant déjà plongé deux fois avant mon arrivée. Je quittais le site, mes yeux ne distinguant plus que la forme de l’appareil dans le bleu, encore tout heureux de la chance qui me fut offerte. Et, encore une fois, je remercie vivement Pascal pour ce voyage !

 

34-aile-gauche.jpg

 

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 18:25

Une asso est née : l’ASPEPO !

 

L'Association pour la Sauvegarde du Patrimoine des Epaves des Pyrénées-Orientales se donne pour mission de faire connaître ces épaves, les mettre en valeur et les protéger. Parmi celles-ci le célèbre Alice-Robert, au large d’Argelès-sur-Mer. Mais aussi des « amas » de tôles méconnus, gravement menacés, notamment par les filets de pêche.

Et pourquoi ne pas en découvrir de nouvelles !

 

 alice-robert.jpg

                                 (Photo P.Strazzera, publiée avec l’accord de l’auteur)

 

L’ASPEPO lance un appel via son site : http://aspepo.blogspot.fr/

 

« Vous avez plongé sur une ou plusieurs épaves de la Côte Vermeille ? Vous pouvez nous aider à réaliser une étude concernant la plongée sur ces épaves.

A ce jour, aucune donnée statistique n'existe permettant de savoir par exemple quelle est la perception des plongeurs au sujet de ces épaves, quels types de plongeurs les visitent ou encore quelles seraient les améliorations à apporter pour favoriser la plongée tout en protégeant ces vestiges historiques.

En répondant au questionnaire anonyme, vous participez à l'acquisition de données qui serviront à dessiner les contours d'une activité aux impacts patrimoniaux, environnementaux et économiques très mal définis. »

 

Je vous invite à visiter le site et remplir le questionnaire :

https://docs.google.com/forms/d/1hYQbaeuL97e1nOptXJoiIznFvzgT9iFnIcBj2K8Ul6E/viewform

 

 

Moi, c’est fait !

 

LONGUE VIE A L’ASPEPO !

 

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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 15:23

Avant notre aventure sur le Grand Congloué, déjà relatée sur ce blog, nous avions plongé la veille, histoire de nous réadapter à la fraicheur méditerranéenne. N’ayant pas trempé mes palmes depuis mon retour de Cuba, il m’a bien fallu descendre à 45 mètres, au Moyades, pour me remettre dans le bain. Sympa, la thermocline à -30 mètres !

Rien de bien nouveau sur ce site, excepté que nous l’avons abordé du côté sud.

Alors qu’en cette période, certains montent au filet, nous, nous y sommes descendus.

 

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Le projet de la journée était de se faire une épave. Ce fut chose faite l’après-midi, avec la visite du Liban, sur le site des Farillons. C’était ma troisième plongée sur cette épave, la dernière remontant à mars dernier. Cette fois, la visi était très correcte malgré trois mètres de purée de pois, qui nous a fait présager le pire. Passés ces trois-quatre mètres d’eau verte et "épaisse", nous passions la thermocline, sacrément remontée avec le mistral frémissant. Je regrettais presque d’avoir laissé ma souris et mes gants dans le sac.

 

La visibilité était loin d’être excellente cependant. De nombreuses particules longues et effilées, se collaient à tout : gorgones, structures, … et nous me donnait l'impression d’une piscine publique rarement nettoyée.  Ne manquaient que les cheveux et les pansements !

 

Alors que nous avions laissé filer les autres palanquées loin devant, nous nous retrouvions quasiment seuls sur l’épave : quel pied ! Seule cette silhouette vintage aperçue à l’arrivée sur les chaudières nous rappela que le lendemain allait être épique.

 

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Après quelques clichés effectués sur ces chaudières, nous priment la direction de la poupe, espérant pouvoir profiter des bonnes conditions du jour. Machinerie, bossoirs, structures diverses, nous empruntions le chemin classique. La poupe, séparée du reste de l’épave, repose sur son côté tribord. En nous éloignant autant que la visibilité le permettait, nous avons enfin pu avoir cette magnifique vue, par l’arrière. Semblant surgir du sable à 36 mètres de profondeur, la structure penchée était entourée d’une myriade de poissons. Malgré le drame qui s’est joué ici en 1903, la vie a bien repris ses droits.

 

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Après quelques minutes à profiter du spectacle, en oubliant complètement d’aller voir l’hélice, nous prenions la direction de la cabine, à l’écart, puis le grand mât, où un énorme congre avait élu domicile. C’est par une grande cassure que je vis sa tête apparaître, puis le reste de son corps filer quand il se mit en mouvement.

 

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Le temps nous était compté, alors nous prîmes la direction de la proue, sans avoir l’occasion de visiter les structures centrales et les cales, en faisant juste quelques photos en passant. En arrivant au niveau des bossoirs avant, un saint-pierre rajouta un peu de piment à cette plongée, en coupant notre trajectoire et en se mêlant rapidement aux nombreux sars, castagnoles et barbiers.

 

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Un dernier regard sur la proue posée à 28 mètres, quelques clichés, et l’ascension débuta vers les arches. Nous retrouvions au-delà du "vortex", les autres palanquées en pleins paliers.

Nous pensions déjà à la suite des évènements !

 

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 10:10

La journée printanière du lundi 17 mars nous mena à Marseille pour une plongée un tantinet spéciale.

 

Alors en voilà une comme je les aime : visi de malade, luminosité d’exception, pas de courant, pas de particule, pas de palier après plus d’une heure d’immersion à – 100 ans, dans la Grande Histoire.

 

comex drome 4

                        (photo Cédric Fournier)

 

Le truc sympa quand on connaît des gens qui connaissent des gens qui connaissent des gens, c’est que des portes s’ouvrent, et certaines des plus inattendues. Et cette fois, ce furent celles de la COMEX, entreprise experte en travaux sous-marins, dont le siège se situe à Marseille.

Saviez-vous que la COMEX recèle en son sein un Monument Historique ?

 

Le rapport avec le « Wreck Diving » me direz-vous.

En 1977, l’entreprise renfloua un sous-marin au large du Lion de Mer, à Saint Raphaël. Et pas n’importe lequel : l 'Alose.

L’Alose était un sous-marin de la Marine Nationale de la classe Naïade, qui compta jusqu’à vingt vaisseaux aux noms évocateurs de Phoque, Otarie, Esturgeon, Anguille, Bonite … C’est donc le plus vieux sous-marin français existant.

 

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Lancé en octobre 1904, il est désarmé en 1914, et finit sa carrière en 1917, comme cible pour l’aviation et l’expérimentation d’une nouvelle arme contre les sous-marins. Petit clin d’œil de l’Histoire, c’est le commandant Yves Le Prieur qui le coula le 28 mars 1918, en lâchant dessus deux bombes de 70 kg.

Et juste retour des choses, c’est un plongeur qui le localisa : en août 1975, Jean-Pierre Joncheray découvrait l’épave du sous-marin, par 53 mètres, empêtrée dans les filets de pêche. Il fut désenvasé et renfloué peu après, et c’est en février 2008 qu’il obtint le statut de Monument Historique.

L’Alose trône aujourd’hui au centre d’un parking, entouré d'engins crées par la COMEX.

 

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     (longueur 23.76 m pour 2.26 m de largeur)

 

J’entends déjà les esprits chagrins chouiner, comme quoi ce n’est pas une épave.

De 1917 à 1976, l’Alose fut effectivement une épave, planté à l’horizontal dans le sable varois. Découvert en 1975 par l’archéologue sous-marin, Jean-Pierre Joncheray, sa valeur historique lui valu d’être remontée en surface pour entamer une seconde vie, à l’air libre.

 

2.2.O.verticale-bis.jpg

                                       (photo d'époque amicalement fournie par le découvreur)

 

Et comment expliquer notre présence sur les lieux ?

C’est à la demande de J-P Joncheray que Marc, cité lors de ma plongée sur le Chaouen, devait prendre quelques photos de la bête. Ces clichés iront enrichir un ouvrage en préparation. C’est donc en petit comité que nous nous sommes rendus au siège de la COMEX, pour « plonger » sur cette épave.

 

articles-2013-0855-.jpg

 

Notre plongée se déroula sans encombre, même si la palanquée se sépara très vite, oubliant les principes de sécurité de base. On osait à peine toucher la relique de peur qu’elle s’effrite, de nombreuses miettes de tôle jonchant la pelouse. Certes, l’épave manquait cruellement de vie : pas de gorgone, pas de concrétion ; faune et flore se résumant à l'herbier sur lequel repose le bâtiment, aux aiguilles tombées du pin voisin et aux guêpes qui ont élu domicile sous le plafond. L'épave reçoit, de temps à autre, la visite d’un (natif du) poisson.

 

 

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N’écoutant que son courage, Marc n’hésita pas à déroger à la règle du sacro-saint « on ne touche pas » pour sortir The cliché.

 

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Nous nous engouffrâmes même dans l’antre de la bête, où l'on ne craignait pas le palmage intempestif de son binôme. Aucun risque de se perdre dans un nuage de vase. Une fois dedans, nous nous rendîmes compte de l'exiguïté des lieux, où treize membres d'équipage œuvraient durant les immersions de  24 heures, et qui pouvait atteindre les 30 mètres de profondeur.

 

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Beaucoup de débris métalliques garnissent le sol, même si certaines pièces sont encore en place, comme ce moteur électrique qui servait à la propulsion sous-marine.

 

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Après avoir observé l’Alose sous toutes les coutures, nous avons terminé notre plongée sur les engins de la Comex et autres appareils sous-marins.

 

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                                  (module d’intervention profonde destiné à l’observation, 600m)



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                                    (tourelle de plongée Uranus 50, pour deux plongeurs, 460m)



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            (caisson de décompression russe)

 

Et pour finir, nous avons effectué notre palier de sécu au niveau de l’hélice de la Drôme, affalée à l’entrée de l’entreprise.

 

 

       

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En savoir plus :

http://sous.marins.musees.free.fr/index.php/france/alose?showall=1  

http://le-scaphandrier.blog4ever.com/avant-le-scaphandre-les-fusees-du-cdt-le-prieur 

 

comex-01.jpg

          (photo Cédric Fournier)

 

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 12:28

Malgré une visibilité très moyenne, quelques images ont mérité ce petit montage.

Alors, embarquez pour la visite du Liban :

 

 

http://www.dailymotion.com/video/x1hi58i_epave-du-liban-marseille-mars-2014

 

Revoir l’article :

Wreck Diving : le Liban

 

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 22:49

 IMGP0797.JPGProfitant d’une promesse d’un vendredi printanier, avec Binôme Air-One, nous sommes partis rendre une petite visite à Atoll Plongée, à Marseille.

Et avec Atoll, on voit de la tôle …

Y a qu’à demander !

 

Après le Chaouen dimanche dernier, c’est sur le Liban que Mariusz nous amena. J’avais déjà plongé sur le Liban, mais ça n’avait été qu’un survol, en direction des arches et du tombant des Farillons, au sud de l’île Maïre.
Pour l’occasion, nous étions rejoints par un plongeur de lac, qui a sans doute trouvé à la chaleur de l’eau (14°C), une touche tropicale.

 

Cette fois-ci, l’objectif clairement donné était de passer un maximum de temps sur l’épave.

Et ce fut fait : près de trente minutes passées sur la carcasse de ce paquebot coulé en 1903 suite à une collision avec un autre paquebot.

 

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Après une descente rapide, nous arrivions très vite sur les premiers vestiges, puis les chaudières, facilement reconnaissables, malgré une visi à peine meilleure que sur le Chaouen. Le temps de quelques clichés et nous prîmes la direction de la poupe, point le plus profond du site.

 

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Déambulant parmi les bouts éparpillés de la structure, à la recherche d’un hypothétique gros homard signalé dans le coin, nous arrivâmes sur ce qu’il reste de la poupe. La multitude de particules en suspension rendait la tâche du photographe peu aisée. Comme sur le Chaouen, le flash restait inutile une grande partie du temps. Nous remarquâmes tout de même que les structures métalliques ont été largement colonisées. Certes ce n’est pas ébouriffant, pas de profusion de gorgones rouges, nous ne sommes pas sur le Donator, mais des gorgones jaunes et rouges, des anémones, des éponges, des ascidies, des vers tubicoles, des doris, des étoiles de mer …

La poupe, bien que plus inclinée que le reste de l’épave, reste bien conservée. Elle repose à 36 mètres de profondeur.

 

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Sans nous attarder, nous attaquâmes le retour vers les chaudières, survolant des mâts couchés, diverses machines gisant sur le sable, visitant la cabine un peu à l’écart.

 

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Mais le temps filait et nous devions accélérer le train si nous ne voulions pas devoir remonter sans voir la proue. Quelques bossoirs sont encore en place (pour combien de temps ?), le siècle passé sous l’eau n’en ayant pas encore eu raison. A peine le temps de jeter un œil à la proue, fracassée contre la roche à 28 mètres, et nous voilà en train d’attaquer la remontée vers la grande arche où nous effectuâmes nos paliers.

 

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Plongeant au nitrox, j’eus juste une minute de palier affichée à mon ordi, mais les 14 minutes de binôme Air-One me parurent d’une longueur monotone. Cette attente me permit de m’intéresser de plus près à ces toutes petites anémones qui ornent les parois des Farillons, et qui sont beaucoup plus présentes en Atlantique qu’en Méditerranée. Elles recouvraient de très grandes surfaces, allant même jusqu’à rendre invisible les coquilles des nombreux bivalves accrochés à la roche.

 

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          (anémones bijoux, corynactis viridis)

 

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 17:38

Alors que les plages marseillaises étaient prises d’assaut, ce dimanche 9 mars, par les glandeurs locaux, en manque d’UV depuis bien trop longtemps, le Planier était pris d’assaut par les bulleurs de la région. Tous les clubs du secteur s’étaient filé rencard sous le célèbre phare.

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Parti avec la Team de Bulles de Rêve, club du Vaucluse, pour se faire une épave avec Atoll Plongée Marseille, je revenais sur le Planier après deux ans d’absence. Pendant que, dans un premier temps, nous larguions les tekkies "recycleux" sur le Messerschmidt, trois nouveaux bateaux se pointaient, et venaient s’ajouter aux trois déjà présents. Ca promettait une circulation intense sur le Chaouen !

Petit rappel historique, le Chaouen, cargo marocain, est venu s’échouer sur l’îlot du Planier en 1970, laissant sa cargaison d’oranges se déverser dans les eaux de la rade. Au fil du temps, il a glissé et s’est totalement immergé, allant se poser sur le sable à 36 mètres de profondeur. Comme on dit, il ne tombera pas plus bas !

 

Malgré une température extérieure pré-estivale et un ciel bleu intense, nous avons laissé la thermocline sur le quai. Quatorze degrés en surface, et autant au fond. Nous sommes pour ainsi dire rentrés très vite dans le VIF du sujet.

A cette température bretonne est venue s’ajouter une visi normande. L’eau n’était ni bleue, ni verte, mais plutôt d’un genre marron aux abords immédiats de la tôle, et d’un bleu-vert cradasse en s’éloignant. La forte influence du jour venue rompre la quiétude des lieux, les particules avaient déjà entamé leur folle sarabande à notre arrivée.

 

Notre projet du jour était de visiter les principaux sites touristiques du coin : l’hélice au point le plus profond, le mât-radar, l’ancre, avec quelques incursions dans l’antre de la bête. Après notre immersion, nous avons donc longé la coque pour rejoindre l’hélice et ses pales colonisées.

 

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Après contournement de la poupe, direction le mât-radar et sa posture si particulière. Du bout de ce mât, on ne voyait plus l’épave.

 

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Puis retour vers le pont, d’où l’on devinait à peine l’extrémité du mât. Les cassures dans la tôle offraient quelques passages vers les cales.

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Inutile d’expliquer la difficulté de sortir des clichés décents de cette "cagade". Le flash déporté  m’a été d’une inutilité à peine descriptible. Cette épave se prêtant bien à des photos d’ambiance, j’ai axé les prises de vue sur les jeux de lumière, les formes et les contre-jours. Seules quelques bricoles flashées viendront s’accumuler dans ma photothèque. Parmi ces bricoles, cette superbe anémone alicia (alicia mirabilis) dans sa tenue diurne ; c’est la photo bio du jour : anémone dégottée sous un amas de ferraille, épargné par les traînées de particules qui nous ont accompagnés tout au long  de cette plongée.

 

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Après plus de trente minutes passées sous les 25/30 mètres, nous regagnâmes la roche, pour survoler cette ancre, et effectuer nos paliers.

 

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Parti avec mon bloc gonflé au Nitrox 32 à 220 bars, j’ai optimisé ma plongée au maximum. Seul le froid qui commençait, durant mon unique minute de palier, à me chatouiller le bout des orteils, restait un obstacle à une immersion plus longue.

 

La réussite de cette journée réside finalement dans la rencontre "en vrai" de certaines personnes connues sur le réseau social mondial : Joëlle, Marc, Cédric, Maxime, … (pardon à ceux que j’oublie) et la découverte de cette très sympathique Team Bulles de Rêve, dont la conception de la plongée a retenu toute mon attention : chez eux, on plonge en circuit ouvert, au nitrox, au trimix, en bi-10, en bi-20, en déco’ diverses, en recycleur... Bref, on optimise sa plongée.

 

Cerise sur le gâteau, nous rencontrons Francis Le Guen, venu à la rencontre de Marc avec un vieux bloc de 20 litres destiné à un collectionneur, bloc qu’il avait utilisé dans son expédition de sauvetage en Grèce, aventure relatée dans  "Narcoses" : séance de dédicaces et de photos, quelques échanges entre passionnés.

Info du jour : le Tome 5 de la série "Carnets de plongée"  qui s’intitulera "Requins" est en cours d’écriture par Gérard Soury, déjà auteur de "Géants".

Par contre, le Tome 6, "Epaves" est en cours de pas-grand-chose, Francis Le Guen étant actuellement pris par un autre projet. Certains amateurs vont être déçus.

 

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BLOC-Notes :

Les photos du jour sur 

Facebook :

https://www.facebook.com/bloc.dixhuit/media_set?set=a.599119876831298.1073741835.100001998732783&type=3&uploaded=23 

Google + :

https://plus.google.com/photos/106061858289039016385/albums/5989199417747737873?authkey=CPOpnP_ttsv_WA

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 18:42

L’année qui s’achève fut propice en découverte ou redécouverte de vieilles tôles.

La Mer Rouge et la Méditerranée furent des terrains de jeu bien fournis.

Pas moins de 11 épaves sont venues enrichir ma collec’.

croisiere-mixte 6900-                                                               (le Giannis D, juin 2013)


Du Giannis D au Grec, de 20 à 60 mètres, de la roche au sable, de la gorgone rouge au corail des mers chaudes, des myriades de glassfishes aux myriades de sars, de la tranquille murène javanaise au débonnaire mérou, ces plongées estampillées « rouille » m’ont offert de multiples possibilités de clichés.

Jouant avec la lumière, jonglant avec les formes, ou accompagné des espèces locales, je me suis tout simplement éclaté à parcourir passerelles et coursives, cales et cabines, salles des machines et cheminées, ancres et hélices, et autres débris en tout genre.

  

Rien ne prédisait en début d’année que je m’enticherais de ce style de plongée.

Comment expliquer cette passion, devenue irrationnelle, pour les vaisseaux engloutis ?

Les possibilités de clichés y sont infinies. Le cadre, la lumière, la visibilité, la faune, tout apporte un petit quelque chose, le petit plus qui rend une plongée inoubliable. Et la même épave peut se révéler différente d’une plongée à l’autre. Sans parler des histoires particulières à chaque site, et de l’Histoire avec un grand H ! bloc-IMG 9920

                                                                                              (le Grec, octobre 2013)

 

Cette passion du « WRECK DIVING » m’a conduit à créer un groupe sur un réseau social bien connu. Ce groupe « Plongée sur épaves / Wreck diving » compte aujourd’hui près de 1400 membres. On y partage photos et vidéos, on s’extasie devant les clichés des « pointures », on y pioche des idées, on prend des infos, on échange les bons plans, on y dévoile des photos-mystère, on s’y éclate en somme, entre fondus d’épaves !

Des amitiés y sont nées, virtuelles certes, mais qui ne demandent qu’à se concrétiser … autour d’un vaisseau ensommeillé, of course.

(le groupe FB, https://www.facebook.com/groups/plongeesurepaves/ )

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Chaque plongée a donné lieu à un post sur ce blog.

- le Giannis D

- le Rosalie Moller

- le Thistlegorm

- le Yolanda

- le Dunraven

- le Numidia et le Aïda

- le Rubis

- le Togo

- le Donator

- le Grec

 

2013, l’année des épaves, le film !

Un petit clin d’œil musical à mon binôme attitré, qui se reconnaîtra.

 

 

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Bloc18 Ray Manta - dans Wreck Diving
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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 18:00
Le Grec, de son vrai nom "le Sagona", coula enDessin_Grec.jpg décembre 1945, après avoir heurté une mine à proximité de l’île de Porquerolles. Depuis lors, les
organismes marins n’ont cessé de redonner vie à cette imposante carcasse.  
Posé sur un fond de 47 mètres, le Grec fut coupé en deux par l’explosion. C’est la partie arrière du cargo qui se visite. La partie avant se trouve à quelques dizaines de mètres.
 
 
     
Avec binôme Air-One, nous avons planifié cette plongée, en nous traçant mentalement le trajet que nous allions suivre. C’était pour nous deux, notre deuxième passage dans le coin ; ça aide pour savoir où l’on doit aller.
Lors de ma première immersion (en tant que Niveau 2), l’encadrant nous avait mené sous la poupe à 45 mètres (c’était encore permis à l’époque). Le souvenir d’une vision grandiose était encore tenace.
Notre objectif était donc de descendre à l’hélice, à 47 mètres. Pour ce faire, nous avons parcouru les abords des coursives bâbords, pour rejoindre la poupe (et croiser le chemin du mérou local) puis filer droit vers le fond, afin d’avoir une vue générale du site.
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(arrivée sur la poupe)
 
Plus nous descendions, plus la lumière nous faussait compagnie. A cela s’ajoutaient les nombreuses particules soulevées par les plongeurs qui nous avaient précédés. Une fois passés sous la poupe, s’offrait à nous une vue fantomatique du site.
 articles-05-9913.JPG
 
En nous éloignant quelque peu vers tribord, l’imposante silhouette se détachait dans le bleu profond, alors que castagnoles et girelles s’agitaient de toutes parts.
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Une étoile de mer repérée à proximité fit un premier plan de choix pour ce cliché :
 articles-05-9923-v.jpg
 
Mais à 47 mètres, les minutes semblent s’écouler plus vite ! Le temps de remonter vers le flanc tribord venu, tranquillement nous amorcions une ascension le long de la coque, puis des coursives, colonisées par de foisonnantes gorgones rouges (variété caméléon).
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Encore quelques clichés ou prises de vue vers les 35 mètres de profondeur, et le mano afficha 80 bars.
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Comme convenu, la visite s’achevait, la lente remontée débutait, dans une ambiance planctonique des plus surprenantes : méduses, cténophores et salpes défilaient devant nos masques, égayant ainsi nos douze minutes de paliers.
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(salpe thétys – thetys vagina)
 
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(Bolinopsis -  bolinopsis infundibulum )
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(guirlande de salpes – salpa maxima)
 
Après la plongée de la veille sur la Gabinière, cette immersion sur cette épave de grande renommée, dans une eau à 21° et sans courant, clôturait, de belle façon, notre week-end dans le Var.
 
 
En savoir plus :   
 
 
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Bloc18 Ray Manta - dans Wreck Diving
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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 10:31
Mes plongées estivales en Bretagne ne m’ayant pas permis de découvrir les épaves locales, c’est avec grande impatience que je me rendais dans le Var pour m’immerger sur deux joyaux méditerranéens : le Rubis et le Togo. Ma collection  d’épaves a encore pris de l’importance avec un week-end spécial carcasses.
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Deux plongées, deux épaves, distantes de quelques kilomètres, mais que beaucoup de choses séparent.
-Nous avons d’un côté un engin militaire qui a traversé sans encombre le deuxième conflit mondial, pour finir coulé volontairement après de bons et loyaux services.
De l’autre, un navire civil qui fut victime de la première guerre mondiale !
-D’un côté, une épave toute jeune ; de l’autre, une vieille dame bientôt centenaire.
-D’un côté, une épave presque nue ; de l’autre, de la taule envahie par une surabondance d’organismes fixés.
 
Ce qui rapproche cependant ces deux plongées, c’est la profondeur : celle qui vous limite le temps d’immersion. Et le point commun à ces deux plongées, c’est que l’on reste sur sa faim, avec la méchante envie d’y revenir !
C'est avec le club de l'Eperlan, basé à Cavalaire, que nous partions à la rencontre de ces "mythes" de la plongée sous-marine.
    
 
ENVIE DE RUBIS
En ce samedi 7 septembre, nous voilà partis découvrir ce bijou de la Méditerranée.
Ce petit sous-marin mouilleur de mines, de 66 mètres de long, est considéré comme un lieu de plongée incontournable dans le sud de la France.
De 1931, date de son lancement, à 1957, date de sa retraite, il servit la Marine, traversant la guerre sans dégât, puis servant de base d’instruction ou de base sous marine. Il fut coulé en 1958, allant se poser sur un fond de sable à 40 mètres de profondeur.
En arrivant sur les lieux du « naufrage », nous remarquions les excellentes conditions qui nous attendaient : grand soleil, mer calme, pas de vent, pas de courant … alors que l’endroit est connu pour ses courants qui peuvent être fort désagréables. Et cette plongée s’est effectivement déroulée sans problème.
Après une descente le long du bout (toujours se méfier des courants traitres), nous nous dirigeâmes, avec binôme Air-One, directement vers l’avant, afin de découvrir l’engin dans son ensemble, croisant la route de mérous et de dorades royales. En passant au dessus du kiosque, je fis une halte pour admirer la vue.
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rubis-02.jpg
rubis-03.jpgrubis-09Puis en nous éloignant de l’épave, je cherchais un organisme digne de figurer sur un cliché. Je trouvais cette étoile, en position d’éjection de gamètes.
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Sachant que notre temps était compté ici bas, nous nous sommes surtout intéressés à l’épave dans son ensemble, bien aidés par la visibilité et la luminosité.
Nous profitions de courts instants de répit pour photographier la proue, sans aucun plongeur autour.
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Posé de la sorte, le sous-marin semblait être en phase de « décollage ».
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Mais nous n’étions pas seuls sur les lieux, et comme tout le monde voulait être sur la photo …pas mal de très grosses particules apparaissent de-ci de–là !
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Un court passage sur l’arrière détruit du bâtiment, et déjà, l’heure de remontée arrivait. Après 17 minutes de plongée, nous attaquions donc une lente ascension, limitant notre temps de palier à 7 minutes au total. Je n’ai jamais été un grand fana des paliers longs. 
 
 
TOGO, « GO, GO ! »
En ce dimanche 8 septembre, étant resté un peu sur notre faim la veille avec le Rubis, nous étions prêts à en découdre avec ce fameux « Togo ». Son ancienneté, sa profondeur, ses « garnitures », font de cette épave un autre site remarquable dans le secteur.
Nous avions affaire là à un navire bien plus ancien que le Rubis. Construit en 1882, il transportait du charbon, lorsqu’il heurta une mine en mai 1918. Il se cassa en deux et coula immédiatement, allant se poser sur un fond sableux, en pente, à plus de cinquante mètres de profondeur. Découverte en 1976, cette épave fait depuis le bonheur des plongeurs. 
Les conditions de plongée étaient les mêmes que la veille, sauf le soleil qui jouait à cache-cache avec les nuages : mer calme, vent inexistant, courant imperceptible. Le bateau s’approchant pour nous larguer palanquées après palanquées, au cri de « GO GO ! », nous basculions à la rencontre de cette épave mythique. Alors que nous attaquions notre descente dans le bleu, nous croisions la route de ceux qui remontaient déjà.
A nouveau, nous prenions la direction de l’avant, sauf que d’où nous étions, nous ne savions pas où était l’avant. Nous nous sommes fiés au nombre de plongeurs, que nous estimions plus importants sur l’avant. Que nenni, nous nous retrouvions vite sur la cassure. Peu importe, la luminosité n’était pas aussi belle que la veille, et la profondeur accentuait encore la puissance du bleu profond. Les photos de l’épave dans son ensemble semblaient bien compromises.
Ce qui attira très vite l’attention en arrivant sur la carcasse du Togo, ce fut la surabondance des gorgones rouges, qui ont eut ici, tout le loisir de s’étoffer, au cours du siècle passé.
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Là où les gorgones ne se sont pas installées, la place a été occupée par d’autres organismes : éponges, algues, ascidies, vers, bryozoaires …
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Le long de la coque, ces satanés anthias captaient toute la lumière de mon flash, et de ce fait, aucune photo tirée n’est exploitable. La vidéo fournie en fin d’article étayera bien mon propos.
Estimant qu’aller se fourvoyer à plus de 50 m, avec une visi moyenne et une luminosité réduite, allait limiter notre temps de plongée, nous sous sommes résignés à rester au-dessus du navire. Descendant tout de même à 49 mètres, j’eus la surprise de trouver cette étoile glaciaire tranquillement posée sur une arête métallique.
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Le mano et l’ordi nous intimaient alors l’ordre de remonter, avec un court palier à 6 mètres, puis 12 minutes à 3 mètres. Vous ai-je déjà dit que je n’étais pas fana des longs paliers ?
Là aussi, nous restions sur notre faim !!! 
 
Mais tout ne s’arrêtait pas ainsi ! Alors que nous nous morfondions au palier, nous pouvions voir de grosses gouttes de pluie venir s’écraser sur la surface de la mer. Et lorsque nous sortîmes la tête de l’eau, au niveau de la bouée lâchée par l’Eperlan, ces gouttes vinrent s’écraser sur nos masques. Nous eûmes tout juste le temps de signaler notre présence, que déjà le bateau disparaissait derrière les mouvements de l’onde. La Provence nous distillait une averse comme elle sait si bien le faire : le vent, la pluie, et une mer beaucoup moins calme qu’à notre arrivée.
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Le plus surprenant, c’est le calme qui régnait sur l’Eperlan. D’habitude, après une plongée, tout le monde raconte ses exploits, révèlent les magnifiques espèces rencontrées … et là, rien !
Parkas, cirés, bonnets et chapeaux étaient sortis ; les gens se blottissaient les uns contre les autres. Avec binôme Air-One, nous en avons profité pour rincer notre matos à l’eau de pluie.
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Cette sortie agitée fut un peu la cerise sur le gâteau, après deux jours relativement calmes, pour venir clore ce week-end « spécial épaves ». J’adore ça !  
 
 
Pour en savoir plus sur ces épaves :
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Bloc18 Ray Manta - dans Wreck Diving
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